Méteo / FLux temporel et rumeurs


2016
Le flux mène au 16 février 2016.
En europe et en France en particulier, la météo est déréglée. Les températures sont au dessus des normes et on a plutôt l'impression d'être au printemps. Partout ailleurs dans le monde, la météo est conforme aux normes.

De nombreuses failles temporelles émergent, partout sur le globe, et d'anciennes figures qu'on croyait disparues refont surface. Les surhommes, désormais appelés "super héros", sont maintenant de notoriété publique et certains ont même des comics relatant leurs exploits.
Certains groupes datant de l'époque chimérique font à nouveau parler d'eux...

1934
Le flux mène au 02 janvier 1934.
A paris, le ciel est agréable et ensoleillé. A Londres, températures fraiches mais ciel dégagé. Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Un meurtrier en série sévit en ce moment à Paris, découpant les mains de ses victimes.

Une enquête est menée sur les laboratoires privés Flamel et leur soit disant "produit miracle".

Le scientifique français Henri George Ben a disparu...< /div>

1921
Le flux mène au 21 février 1921
A paris, le temps est clément, mais il fait assez sombre.
A Londres, il pleut et la température est basse.
Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Une folle rumeur court sur la résurgence d'une ethnie Fae et leur lien avec "la fée verte" reste à démontrer...

    Trois auvergnats à Paris

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    Matthieu Morel

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    Trois auvergnats à Paris

    Message  Matthieu Morel le Dim 21 Fév - 17:07

    Trois auvergnats à Paris



    Le soleil se lève, illuminant les volcans d’Auvergne d’une lueur rosée.

    - Rose du matin, commente Laurent,
    - Temps incertain, poursuit Jules.
    - Avançons, dis-je en remontant mon col pour me protéger de l’humidité matinale et de la rosée.

    Par soucis d’économie et aussi pour nous retrouver tous les trois, nous avons décidés de ne pas prendre le bus qui dessert notre village natal. Nous faisons donc à pied, le chemin qui nous descend du massif central jusque dans la vallée de la Saône, où nous comptons attraper le train pour la capitale.

    Nos ombres s’étirent avec le soleil levant. Jules gambade devant, je suis aux côtés de Laurent. Nous sommes chacun chargés d’un grand sac à dos de toile, plus un bagage plus personnalisé. Je sens déjà ma sacoche de médecin me peser lourdement sur le bras. Elle est gonflée comme une baudruche, car j’y ai mis tous ce que je pouvais y faire rentrer. Nous ne reviendront pas avant longtemps...

    Nous quittons la région qui nous a vu naître pour la grande ville, la capitale, Paris. Ce n’est pas que nous ne nous sentions pas bien chez nous. Mes frères et moi avions la possibilité d’y vivre sereinement. Je n’avais qu’un an à attendre pour reprendre les patients de notre médecin de famille qui s’en va à la retraite. Laurent et ses doigts de fée pour la mécanique n’est jamais en peine de travail et Jules… Jules papillonne de petit boulot en petit boulot.

    Nous n’étions pas spécialement attirés par la vie citadine qui nous apparait comme promesse de contraintes, mais ce qui s’est passé dans les tranchées nous a irrémédiablement changé. Mes frères ont été les premiers impactés et si cela nous a tous effrayé, avec le recul, je crois que cela leur a sauvé la vie. D’ailleurs, je me demande si ce n’est pas le facteur déclenchant, car j’ai pris conscience de ma propre mutation lorsque je me suis fait attaquer à Paris quand j’enquêtais pour comprendre ce qui arrivait à Laurent et Jules.

    A mon retour nous avions fait un conseil fraternel et avons décidé de monter tous les trois sur Paris pour en savoir plus. Père et mère ne savent rien de notre transformation. Ce sont de gentilles personnes qui n’ont jamais quitté l’Auvergne. Ils ont bien appris par les journaux, certaines conséquences des gaz utilisés dans les tranchés. Mais ni mes frères, ni moi n’avions eu le courage de leur avouer qui nous avions été impacté tous les trois.

    - Matt’, ça caille ! Fait quelque chose bordel !
    - Je ne suis pas un radiateur ambulant Jules !
    - Si
    - Non.
    - Si.
    -… On verra plus tard, je garde mes forces pour marcher.
    - Pff !


    Nous avons tout à apprendre de nos facultés que je devine évolutives. Je me perds dans mes pensées et avance en essayant de suivre le rythme que nous impose Jules.

    (…)

    Nous avons traversé la Loire au nord de Saint-Étienne, remontés sur les monts du lyonnais et maintenant nous voyons en contre bas Lyon et la Saône qui serpente comme un long serpent endormi. Plein est, le mont Blanc culmine les Alpes, majestueux, au nord s’étend la Bourgogne alors qu'au sud la vallée du Rhône se prolonge à l'horizon et ses promesses de chaleur.

    - Avec un peu de chance nous pouvons attraper un train à Lyon dans la journée de demain.

    J’aime ce voyage, même s’il nous mène vers l’inconnu. Depuis notre transformation, mes frères et moi n’avons jamais été si proches. Nos caractères respectifs sont toujours là, et nos railleries habituelles également. Mais maintenant plus que jamais, les triplés que nous sommes savent ne faire qu’un. Comme pour cette décision de partir sur Paris. Une évidence aucunement discutaillée, alors qu’une simple partie de pèche pouvait prendre des heures pour choisir un ruisseau ou un étang.




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    Laurent Morel

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Mar 23 Fév - 23:58

    Trois auvergnats à Paris



    Il y avait quelques heures déjà que Laurent s'était muré dans son silence, entendant sans y porter attention les palabres et autres jacassements que ses frères, lorsque Jules revenait à leur hauteur, s'échangeaient davantage pour meubler le temps que pour discuter réellement.  Lui, il était obnubilé par le tintement des sangles mal attachées des sacs de ses frères. C'était bien là un détail qui trahissait leur état de civils avant la conscription, versus sa formation militaire. Le carillon qu'ils formaient à eux deux ne le dérangeait pas vraiment. Il l'absorbait simplement, comme un point central auquel sa concentration était attirée irrésistiblement. 
    Ti-ding! Ti-ding! Ti-ding! 
    Cliiing! Cliiing! 
    Ti-ding! Ti-ding! Ti-ding! 
    Cliiing! 
    Ti-ding! Ti-ding! 
    Cliiing! Cliiing! 
    Il pouvant sans problèmes identifier les tintements plus rapides et aiguës du bagage de Jules, et ceux plus lents et sourds de Matthieu.

    Ils avaient préparé leurs trois sacs ensemble, sous la supervision de Laurent, qui s'était assuré de la bonne répartition du poids, du matériel et des vivres. Il avait insisté pour emporter de quoi se faire un abri de fortune, une rêve en l'occurrence. Au bout de nombreuses heures de tri, il avait fini par sangler une trousse à outils assez semblable à celle qu'il avait durant son service, avec quelques bonus qui correspondaient à des besoins plus civils.  Matthieu avait pris la trousse de premiers soins et Jules, le réchaud. Chacun avait sa propre gamelle parmi ses maigres affaires et ils marchaient à un bon rythme malgré les entraves du poids.

    Ils étaient partis au petit matin et la journée, longue et éreintante, atteignit son paroxysme au sommet de cette butte lyonnaise, et le paysage magnifique qui se dévoila devant les triplés.  C'était dans des occasions comme celle-là que Laurent se souvenait pourquoi il avait prêter serment de protéger et préserver cette patrie.  Malgré la vue bucolique et enivrante, l'heure n'était pas encore au repos, ils devaient rejoindre la cité avant qu'il ne fasse trop nuit.

    -Vous voulez faire une pause ou pas, avant de descendre?

    L'ingénieur se tenait prêt à poursuivre son trajet sans halte et il savait que ses frangins devineraient ses intentions rien qu'à le voir.  Le plus vite ils trouveraient un établissement pour se nourrir et pour se loger, idéalement le même, le moins ils auraient de soucis a se faire.

    -À moins que vous vouliez camper ici?

    Après tout, c'était probablement leur dernière chance de dormir en plein air avant un moment. Et ça leur reviendrait moins cher qu'une chambre pour la nuit... Sans compter que ça prouverait l'utilité de la tente!


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    Dernière édition par Laurent Morel le Mar 1 Mar - 13:56, édité 1 fois
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    Jules Morel

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Jeu 25 Fév - 17:32

    Trois auvergnats à Paris





    Ce mille-pattes était d’une lenteur exaspérante. Surplombant l’insecte, Jules s’appuyait d’une main au tronc glacial depuis au moins trois secondes entières et l’animal avait si peu avancé qu’on aurait cru Matthieu monté sur les épaules de Laurent. Chargés de tous leurs barda médico-bricoleux. Par jour de grand vent. Un sourcil haussé, le benjamin des Morel parvint à conserver son poste d’observation le temps d’un Mississipi de plus puis son regard reprit son autonomie propre dès que son esprit se déconnecta. Hey, ça n’était pas une termitière là-bas ??

    La journée touchait à sa fin. Malgré ses agaceries à l’attention de son radiateur de frère, Jules trouvait que pour un mois de février, il ne faisait pas si froid. L’air était sec et piquant, parfait pour marcher. S’apercevant que les deux autres tardaient à le rejoindre, l’agité en chef jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et abandonna mille-pattes et termites. Chien fou du trio, il avait fait tant d’allers et retours ces derniers jours qu’il devait bien avoir parcouru le double de ses frangins. Ça ne le dérangeait pas vraiment. Son sac de toile ballottait contre sa hanche avec un tintement auquel il s’était habitué si vite qu’il l’avait déjà oublié et, le cœur léger et le pied sûr, ou peut-être le contraire, le jeune homme profitait du voyage. Avisant enfin la silhouette des deux tiers de la triplette qui s’avançaient dans le crépuscule, il se pressa pour les rejoindre :

    « Hey Matthy ! Qui gagne à la course à ton avis, un mille-pattes ou un termite ?? »

    Un temps, les trois hommes progressèrent de front. Le sentier s’était élargi et la descente s’en trouvait facilitée. Si leur débat, de la plus haute importance scientifique scandait Jules, tourna vite court, il ne manquait pas d’idées pour relancer une énième discussion farfelue et y entraînait le pourtant fort raisonnable Matthieu, sous le regard tranquillement moqueur de leur aîné.

    « Vous voulez faire une pause ou pas, avant de descendre ?

    — Hmm ? Quoi ? »

    Langue tendue et tête renversée pour chercher les dernières gouttes qui traînaient au fond de sa gourde, Jules n’avait rien écouté de la question de Laurent. A la posture et l’expression de l’ingénieur (son absence d’expression aurait argué les médisants qui ne connaissaient pas son frère aussi bien que lui), il comprit pourtant avant même que le jeune homme n’ait besoin de se répéter.

    « Ah non, pas encore une ! On descend ! »

    A son grand déplaisir, il y eut malgré tout halte pendant quelques minutes, le temps de déplier la carte. Le sentier sur lequel ils se trouvaient actuellement serpentait jusqu’à la vallée et ne semblait pas compliqué à suivre, même dans le noir, d’où un consensus rapide. Autant continuer.

    Lorsqu’ils parvinrent enfin aux portes de la ville, la nuit était bien installée. Longtemps, les trois frères errèrent. Trouvant la gare déserte et le guichet clos, les Morel firent groupe : un conseil fraternel s'imposait.

    « J'ai faim. » Annonça Jules, aussitôt soutenu par le gargouillement de son estomac.


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Le Golem le Sam 27 Fév - 18:01

    Bonjour, je prends la main à partir de maintenant sur tous les Pnjs introduits dans le rp, et ceux qui arriveront ensuite. (bien sûr, les animaux et Pnjs que vous avez comme contact / alliés etc sont aussi sous votre contrôle, mais il faudra éditer une action pour eux si vous voulez leur faire tenter quelque chose ou si vous voulez qu’ils apportent une connaissance vous estimez qu’ils ont). Il en va de même pour les décors introduits et les situations. Vous aurez bien sur suffisamment de marge de manœuvre, mais ne pourrez pas contrôler (sauf pouvoir spécial) les réactions des autres personnages.
    C’est parti, et bon jeu !

    Les nuées ardentes





    Le gargouillis dans le ventre de Jules n’a rien d’inhabituel, mais ce qui l’est en revanche un peu plus, c’est le nombre de personnes attendant près de la gare. A bien les regarder, on a l’impression qu’elles se sont rassemblées. De loin ils n’étaient pas trop visibles, et encore moins audibles, car ils ne festoient pas. Ils ont l’air fatigués et maussades. Ils ont pour la plupart, un ou deux gros sacs d’affaires… Même les enfants , habituellement surexcités à cette heure-là, surtout dans la perspective d’un voyage, semblent calmes…

    Vous les observez et, pour les plus attentifs d’entre vous, vous ne diriez pas qu’elles se connaissent spécialement. Ça ressemble beaucoup plus, surtout pour Mathieu qui a étudié le comportement humain, à une sorte d’instinct… Les visages ont l’air angoissés, les gens se seraient-ils rassemblés, si tardivement, parce qu’ils craignent quelque chose ?

    Çà et là, des feux miroitent, et certaines personnes boivent, pendant que d’autres se font griller des saucisses. Même les agents de sécurité semblent tolérer ce rassemblement peu ordinaire, d’autant plus qu’ils partagent le repas.

    L’odeur alléchante de victuailles en train de cuire ne calme pas du tout les gargouillis de Jules.
    Vous espérez pouvoir prendre le train demain matin, mais vu le nombre de personnes, il va surement falloir jouer des coudées franches pour avoir une chance d’avoir une place…. Au bout d’un moment, vous semblez avoir été aperçus car une grosse femme, le visage rougeaud, sans doute parce que c’est elle qui semble s’occuper d’une grande partie de la nourriture, vous fait signe…

    « Approchez, jeunes hommes… Fait pas bon rester tout seul, ces temps-ci… »

    Les autres personnes, vous diriez, à vu de nez, une trentaine, vous regardent, l’air curieux mais pourtant las sur le visage… Une femme pleure silencieusement, se balançant d’avant en arrière, le regard dans le vide, son gamin accroché à elle, qui la regarde sans comprendre visiblement son attitude…

    A peine vous arrivez proche du "camp" improvisé, que la bonne femme, la seule a avoir l'air joviale, vous tend une écuelle avec ce qui ressemble à du ragout et des saucisses grillées... L'hygienne de la personne semble douteuse, mais la sincérité sur son visage ne laisse aucun doute.


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Matthieu Morel le Dim 28 Fév - 16:37

    Trois auvergnats à Paris



    Avec Laurent nous sortons la carte. Jules se renfrogne de ce délai dans notre cheminement. Je lui passe ma gourde car il a terminé la sienne. Tris chemins s’offre à nous. L’un est direct mais passe à travers bois et champs sur des chemins qui sont potentiellement boueux en cette saison. Nous avons la possibilité de passer par la route goudronnée, mais cela nous fait un beau détour et la journée est bien avancée. Laurent propose une troisième voie qui mixte les deux. Nous descendons sur Lyon au rythme de nos sacs dont les embouts métalliques des sangles tintent en se cognant. Aux portes de la ville, Jules clame sa famine. Sans aller jusque-là, je reconnais avoir faim. Nous avons marchés toute la journée, du repos et un bon repas seraient les bienvenues. L’air est frais, et le fait de s’arrêter nous fait sentir la fraicheur du soir qui tombe.

    Nous reprenons et suivons un panonceau indiquant la gare. Dix minutes après nous tombons sur une gare vide et close. Alors que Jules remue et bougonne, je lis les panneaux d’affichage avec Laurent.

    - C’est une gare secondaire dit Laurent.
    - Oui, il faut aller à celle de Perrache pour les départs sur Paris, poursuivis-je.
    - Donc encore marcher… termine Jules en partant dans la mauvaise direction.

    Il est une chose de marcher dans la campagne, en ville c’est éreintant. Les trottoirs de ciments nous renvoient la lourdeur de nos pas. Les bas de nos pantalons sont maculés de boues. Et avec notre barda, il est évident que nous n’apparaissons pas comme des citadins mais bien des campagnards. Clermont-Ferrand est déjà à nos yeux la grande ville, alors Lyon nous fait figure de mégapole.

    Quarante-cinq minutes que nous avons abordé la ville et la gare de Lyon-Perrache nous apparait seulement. Je suis  surpris par la foule de gens qui est massée là. L’ambiance est si étrange que même Jules qui marchait en sifflotant se tait. Je regarde Laurent qui me retourne un haussement d’épaule. Cela me rappelle les mouvements des civiles des villes prêt des lignes de front lors de la guerre. Les gens fuyaient leur maison et leur ville ravagée par les combats.

    Plus nous avançons parmi ces gens qui se sont tout bonnement installés, plus je trouve une similitude sur leur visage avec ce que j’ai déjà vu. Ils ont l’air épuisé et hagard. Un rassemblement aussi massif n’est pas anodin. Leur mine fatiguée, cette gamine sur les genoux de sa mère qui ne semble pas comprendre ce qu’il se passe. Je pense qu’il va être difficile d’attraper un train demain, si nous sommes aussi nombreux. Où vont-ils seulement ?

    - Ils ont l’air de fuir quelque chose, murmuré-je à mes frères.
    - Approchez, jeunes hommes… Fait pas bon rester tout seul, ces temps-ci…

    Une femme nous interpelle. Son air jovial tranche avec l’ambiance où les mines sont maussades. Elle s’occupe d’un brasero où cuisent des saucisses. Non loin de là une femme pleure en silence, en se balançant d’avant en arrière. Ce geste est typique d’une profonde dépression. J’ai juste le temps de taper sur la main de Jules qui tente de s’emparer de l’écuelle que nous tend la femme. L’hygiène me semble douteuse, mais la femme sincère.

    - Bonsoir Madame. Pouvez-vous nous dire que font ces gens ici ?

    J’écoute la réponse de la femme


    >> La femme te regarde, l'air embarassée..
    "vous êtes pas du coin, vous.. trop d'affaires, ça se voit... Ecouttez.. je sais que ça parrait dingue mais il se passe des choses pas catholiques, ici, messieurs... On préfère quitter le coin pendant qu'il est temps... Il y a des gens qui disparaissent.. Voyez la gamine la bas ? Sa mère lui a ordonner de se taire, mais on a tous entendu ce qu'elle a dit avant.. Pauvre gosse.. Elle dit que son papa a disparu dans une ombre entourée de flammes.. Et c'est déjà au moins la vingtieme disparition dans les envirrons... ". Elle termine en faisant un signe de croix et replonge ses yeux fievreux dans la tambouille.


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    Jules Morel

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Sam 5 Mar - 10:12

    Trois auvergnats à Paris





    Montagnard crotté jusqu’au bout des ongles, Jules ne savait plus où donner de la tête. Ses séjours en ville se comptaient sur les doigts d’une main, voir sur la main d’un blessé de guerre si on excluait les brèves garnisons militaires. A vue de nez, Lyon lui semblait bien plus grand que Clermont, qu’il avait déjà toujours trouvé démesuré. Il n’était heureusement pas sujet à la claustrophobie, beaucoup trop occupé à essayer de tout voir en même temps. Les rues avaient beau être désertes ou quasi à cette heure tardive, son regard curieux accrochait le moindre détail sans parvenir à s’arrêter sur l’un d’eux et bientôt, fatigue et faim furent oubliées. Guilleret, il avait repris la tête de leur petit convoi, mais son sifflotement mourut alors qu’ils débouchaient sur la place de la gare.

    Devant le spectacle inattendu du groupe de réfugiés, les trois frères restèrent immobile un instant, interdit, et Jules hocha la tête à la réflexion de Matthieu. Oui, c’était tout à fait ça, mais voilà quelques années qu’il n’avait pas été confronté à ce genre de spectacle.

    « Approchez, jeunes hommes… Fait pas bon rester tout seul, ces temps-ci… »

    La chaleur du brasero et l’odeur de nourriture auraient suffit à appâter le benjamin des Morel qui rejoignit le groupe sans se faire prier, entraînant ses frères à sa suite en remerciant leur bienfaitrice. Une atmosphère curieuse flottait dans l’air. L’inquiétude se lisait sur les visages et les pleurs silencieux achevèrent son sentiment d’insouciance. Pas son appétit cependant et il glissa un regard outré à Matthieu qui lui tapait sur la main pour l’éloigner de la gamelle au contenu si appétissant. Heureusement, pris dans la conversation, le médecin ne fit bientôt plus attention à lui et Jules put se saisir de l’écuelle. Aux explications de la brave femme, ses yeux se tournèrent vers la mère et son enfant et pendant que ses deux frères continuaient à discuter avec la cuisinière, il s’installa sans façon aux côtés de la petite, non sans adresser son sourire le plus doux à la pauvre femme traumatisée.

    « Bonsoir. Vous avez mangé un peu ? C’est chaud, ça fait du bien. »

    Plongeant sa cuillère dans le ragoût fumant, il souffla un instant dessus avant d’en avaler le contenu. Ce n’était pas de la grande gastronomie mais c’était exactement ce dont il avait besoin pour le moment. Adressant un nouveau sourire à la mère et sa fille, il leur présenta son assiette à peine entamée :

    « On partage si vous voulez ! »

    Cette gamine avait besoin d’une maman, et quoi de mieux qu’un peu de ragoût chaud pour vous ramener dans le moment des vivants ?

    « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »


    >>D'abord méfiante, la mère semble se radoucir en voyant le ton que tu emploies avec l'enfant. D'ailleurs la gamine t'observe, comme si tu étais enfin quelque chose d'intéressant à voir, ce qui ne doit pas être loin de la vérité pour elle.. Depuis combien de temps attendent-ils ? Et avant ça, depuis combien de temps vivent-ils dans cette situation qui n'a pas l'air enviable ?
    Alors que tu proposes ton écuelle, la jeune fille regarde sa mère pour lui demander la permission, qui lui ai finalement accordée avec un soupir de la part de la jeune femme.
    "merci à vous, c'est gentil.. nous ne sommes pas des mendiants, mais nous sommes partis si vite... nous voulons rejoindre paris... La bas, il ne pourra plus rien nous arriver..."


    "tu peux aller manger un peu plus loin et jouer avec le gros chat, si tu veux, marie".. La gamine regarde sa mère d'un air soupçonneux, mais finit par s'éloigner. Loin des oreilles, mais pas du regard de sa maman, qui ne la lâche pas des yeux alors qu'elle te répond..
    "je tiens le coup, pour elle.. Mais... Mon mari.... le plus horrible c'est la façon dont ça s'est passé... trop.... trop de choses horribles arrivent en ce monde..."
    elle semble soudain terrifiée...


    Test : Sensibilité + 3dés de compétences.. difficulté 12.
    a toi de jouer




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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Sam 5 Mar - 21:57

    Premier lancer de dés /o/
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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Miss Karma le Sam 5 Mar - 21:57

    Le membre 'Jules Morel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé de compétence' :

    Résultat : 1, 2, 6
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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Le Golem le Dim 6 Mar - 8:09

    Les nuées ardentes





    Echec (de peu).. La femme, qui s'était adoucie en t'écoutant, te regarde soudainement avec une certaine colère...

    "vous êtes sans cœur ! Me faire repenser à ça ! Je suis veuve depuis deux semaines à peine ! Je lui souhaitait une bonne journée , je lui faisais signe depuis la fenêtre, et l'instant d'après il n'était plus la ! Comme une ombre qui l’engouffrait, entouré de flammes ! Marie à tout vu, pauvre gosse ! Laissez moi tranquille, maintenant !".

    Elle va rechercher la gamine, qui est déçu de ne plus pouvoir embêter le chat, et vous regarde, toi et tes frères, les sourcils froncés...


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Mer 9 Mar - 0:41

    Trois auvergnats à Paris




    Jules avait décidé et les deux aînés l'avaient suivi de leur rythme militaire, non sans avoir vérifié leur trajet d'abord.  L'appétit dans les talons, la triplette arriva en ville comme la nuit tombait.  Elle suivit le chemin hasardeux des nuits jusqu'à une gare qui n'était pas celle qu'ils recherchaient.  Ce fut bien entendu Laurent qui s'en aperçut le premier, et ils reprirent route vers la gare de Perrache comme ils l'avaient fait jusqu'à maintenant, sorte de caravane étrange qui déambulait au cœur de Lyon.  La gare principale était pour sa part bien loin d'être déserte.  Un attroupement s'y trouvait en fait, et si ce n'était pas de l'absence de cette lueur d'espoir au fond des yeux, comme une promesse de confiance, Laurent aurait pu jurer qu'il s'agissait de réfugiés fuyant la guerre.  Non, définitivement, ils n'avaient pas ce regard auquel il s'était habitué, des années auparavant, et croyait avoir oublié.  Ce regard qui redonnait du courage aux troupes alors qu'elles les croisaient en ville ou en gare, qui les soutenaient d'un espoir généralement silencieux et les encourageait à vaincre les envahisseurs, leur promettant d'un clignement mille récompenses en échange.

    Non, ces gens semblaient simplement perdus, désemparés.  Matthieu avait raison. Ils étaient en fuite, certes, mais c'était comme si ils ne savaient pas eux-même ce qu'ils fuyaient.  Par réflexe, la main de Laurent se glissa dans sa poche et il fit tourner sa médaille entre ses doigts.  C'était là l'un de ses nombreux tics nerveux.

    -Je suis affamé. annonça l'aîné à ses cadets, du même ton qu'il aurait commenté la moins extravagante des météos, alors qu'ils s'approchaient de l'attroupement.  Ils avaient bien quelques rations  séchées encore dans leurs sacs – ou du moins lui en avait – mais il ne refuserait pas un repas chaud, dusse-t-il ne rien goûter.

    Laurent se servit une écuelle à la suite de Jules, non sans remercier la cuisinière, en écoutant les explications qu'elle offrait à Matthieu.  Il laissa Jules papillonner avec les gens : c'était bien là quelque chose en quoi il excellait bien mieux que ses frères.  Il y avait donc eu plusieurs disparitions, une vingtaine, et une témoin parlait d'une ombre entourée de flammes.  Ce n'était qu'une gamine et elle pourrait très bien avoir l'imagination débordante, ou avoir mal compris ce qu'elle avait vu, mais tout de même.  Laurent et Matthieu s'échangèrent un regard lourd de sens.  Sans compter qu'ils cherchaient eux-mêmes des explications à leurs propres problèmes et que de rater le train du lendemain ne les rapprocherait ni de Paris, ni d'une meilleure connaissance d'eux-mêmes.

    Comme un miroir discret, Laurent fit un signe de croix à la suite des explications de la pauvre dame, avant de jeter un coup d'oeil par-dessus son épaule à Jules.

    -Merci. répéta-t-il en s'éloignant.  Il se dirigea vers l'un des agents de sécurité qui était le plus à l'écart des civils et entreprit de lui faire la discussion.

    -Bonsoir, monsieur.  Comment allez-vous?

    Patiemment, Laurent échangea les politesses de circonstance avant d'aborder doucement ses questionnements plus profonds.

    -Pensez-vous que toutes ces braves gens pourront trouver place à bord de prochain train, ou les sièges sont-ils déjà tous réservés?

    Laurent prit une lampée de son ragoût avant de poursuivre son enquête.

    -Si mes frères et moi devions passer quelques jours en ville avant de nous diriger sur Paris, nous aimerions nous assurer que nous serons en sécurité, vous savez.  Ce n'est pas la première impression qui se dégage ici... Les forces de l'ordre ont-elles la situation sous contrôle?


    >> Peu habitué, visiblement, à parler, du moins depuis quelques jours, l'agent, d'abord méfiant, finit par se détendre et répondre poliment à tes questions et amabilités.
    "pour tout vous dire, c'est comme ça depuis au moins 5 jours... Vous trouverez de la place, mais faudra surement être debout une bonne partie du trajet.. les gens sont plutôt bonne pâte, et se relaient pour avoir une place assise... c'est triste de voir un tel flot de départs..."
    Les yeux dans le vague, l'homme à l'air plutôt mélancolique, voir résigné...

    A ta dernière question cependant, il se redresse, comme si tu mettais en doute ses capacités...Mais il sent en toi quelqu'un habitué aux termes reliés à la loi...

    a toi de jouer : 3 dés de compétences + allure + magistrat, difficulté 12.
    (si tu veux augmenter tes chances, tu peux dépenser un point de karma pour, au choix : forcer le destin (et lancer un dé chimérique en plus), OU lancer un dé de compétence de plus)




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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Jeu 10 Mar - 0:50

    \o\ Deuxième jet de dés /o/
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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Miss Karma le Jeu 10 Mar - 0:50

    Le membre 'Laurent Morel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Le Golem le Jeu 10 Mar - 16:09

    Les nuées ardentes





    Reussite ! L'homme se redresse, comme face à une inspection. Tu sembles lui avoir fait bonne impression. Dans le doute, il a l'air de penser que tu es un homme affilié à la loi, bien que ton accoutrement lui parraisse étrange, ainsi que ton allure un peu négligée...

    "Écoutez, pour être franc, nous ne savons pas vraiment ce qui se passe. Il y a eut une vingtaine de disparitions.. Nous avons pensé au début à un criminel, mais les deux dernières disparitions ont des témoignages concordants qui font froid dans le dos... Cette histoire d'ombre et de flammes... Nous avons doublés les patrouilles, mais il nous faudrait plus d'hommes... Les gens prennent peur et veulent partir, ce que je peux comprendre.. Mais n'allez pas ébruiter ça, la dernière chose dont nous aurions besoin, c'est une rumeur propageant la panique...".

    Baissant un peu la voix, il ajoute :
    "il parait qu'en haut lieu, ils sont en contact avec Paris et leur demande un avis disons... moins officiel"..


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Matthieu Morel le Jeu 10 Mar - 22:10

    Trois auvergnats à Paris



    Jules en profite pour se saisir d’une assiette de ragout pendant que Laurent et moi écoutons ce que dit la femme qui s’occupe du brasero.

    - Vous êtes pas du coin, vous.. trop d'affaires, ça se voit... Ecoutez.. je sais que ça parait dingue mais il se passe des choses pas catholiques, ici, messieurs... On préfère quitter le coin pendant qu'il est temps... Il y a des gens qui disparaissent.. Voyez la gamine la bas ? Sa mère lui a ordonner de se taire, mais on a tous entendu ce qu'elle a dit avant.. Pauvre gosse.. Elle dit que son papa a disparu dans une ombre entourée de flammes.. Et c'est déjà au moins la vingtième disparition dans les environs...

    Je regarde la fillette en question auprès de laquelle Jules s’est installé pour manger. Le signe de piété que fait la femme montre que l’affaire reste floue et mal cernée. Une ombre entourée de flamme ? Depuis notre « radiumisation » j’essaye de me tenir au courant des avancées technologiques majeures. Notre monde change et évolue, cependant les mentalités restent souvent ancrées dans le passé, comme le prouve le furtif signe de croix de la femme. Ce n’est pas cela qui va la protéger ou encore ces pauvres gens autour de nous. J’ai bien capté le geste similaire de Laurent. Nous sommes issus de la campagne profonde et immanquablement nous sommes imprégnés du traditionnel cantalou et de ses croyances. Par expérience, je sais qu’il est inutile d’aller contre cette foi aveugle et souvent mécanique. Mes études de médecine m’avaient ouvert les yeux sur une certaine philosophie de vie où dieu n’est en rien responsable de la maladie qui vous tombe dessus ou de la perte du dernier né. L’ignorance et l’obscurantisme ont encore un fort ancrage dans les mentalités. Il n’y a pas si longtemps que les affaires de l’état et celle de l’église étaient mélangées. Le savoir est encore difficilement accessible à tous et les sciences restent pour beaucoup encore affiliées à la magie d’avant.

    Laurent et moi finissons par accepter son ragout en la remerciant chaleureusement. Je reste debout, avec ma gamelle entre les mains, mangeant distraitement. Jules avec son air de doux rêveur, a réussi à apprivoiser la fillette et ainsi que la maman. Je ne les regarde pas spécialement, mais reste attentif à ce que la mère lui raconte alors qu’elle envoie sa fille jouer un peu plus loin avec un chat peu farouche. Les propos de la femme corroborent avec ce que nous a dit la cuisinière. Mais elle se fâche soudainement contre Jules et nous regarde irritée avant de s’éloigner. Une ombre entourée de flamme… Cela pourrait être une hallucination, mais ils semblent être plusieurs à avoir vu ce phénomène, sans parler de l’absence bien réelle de ceux qui ont disparu dans cette ombre. Je songe quelques instants à un habile tour de passe-passe. Mais qui ferait ça ? Et en plus sur une telle envergure !

    Laurent s’éloigne pour se rapprocher d’un agent de sécurité. Pragmatique, le frangin s’inquiète de savoir si nous pourront monter dans le prochain train en partance pour Paris. Le type hésite un peu à lui répondre puis finalement coopère. Nous apprenons que cette fuite des habitants dure depuis cinq jours. Je trouve étonnant que justement le mouvement de panique dont il craint l’ampleur, n’ait pas déjà commencé si cela a commencé il y a presque une semaine. Je m’approche à mon tour et me présente comme médecin. Comme de toute façon nous sommes coincés ici jusqu’au lendemain, j’avertis l’agent de sécurité que je vais faire un tour parmi les gens présents pour voir si personne nécessite de soins. Sans lui dire que c’est aussi une manière pour moi de laisser trainer mes oreilles. Laurent et Jules se chargent de nous installer un coin plus ou moins confortable pour la nuit. Je déambule entre les gens. J’écoute les petits tracas, comme les plus graves. Je soigne un bobo par-là, rassure une femme ici sur l’état palot de son enfant. L’apathie des gens est évidente.

    De retour près de mes frères, je leur dis qu’à part une profonde tristesse et un abattement certains, les gens n’ont rien de grave. Je me cale contre Laurent, cherchant une position confortable sinon pas trop dure pour passer la nuit et dormir un peu. L’air s’est rafraîchit. Nous nous servons de la tente comme de couverture et coupe-vent. L’instinct fraternel nous fait nous resserrer. Si dans la journée, il n’est pas rare que nous nous cherchons des noises, dans l’inquiétude et la tension nous resserrons les rangs. La chaleur et la présence de mes frères me réconforte. C’est étrange à dire, mais près d’eux, je me sens entier.  Doucement, je me mets à somnoler, rêvant d’ombres entourées de flammes. C’est un sommeil cauchemardesque qui m’attend. J’espère que nous pourrons monter dans le premier train demain matin. L’agent de sécurité a laissé entendre que l’autorité lyonnaise s’en référait à Paris sur un plan moins officiel. Ce phénomène aurait-il avoir ce qui nous impacte mes frère et moi ? Laurent bouge à côté de moi, ou bien c’est Jules ? A moitié endormi, je ne sais plus comment nous nous sommes finalement installés. Quelle heure est-il ? Le train arrive-t-il ?


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Ven 18 Mar - 0:22

    Trois auvergnats à Paris




    Pour un œil non avisé, l'imperceptible changement de ses traits passerait inaperçu.  Seuls ses frères et ses parents savaient lire avec justesse les mouvements des ridules de son visage, la tension de ses muscles faciaux, la dilatation de ses pupilles, l'ouverture de ses narines autant que de ses paupières.  Tous ces petits indices trahissaient désormais son expression satisfaite, bien qu'un badaud vous aurait garanti qu'il affichait toujours le même air neutre que le moment auparavant.  Certains téméraires ajouteraient même un qualitatif à cet air : blasé, demeuré, sévère, inquisiteur, critique, attentif... Ce dernier adjectif était généralement près de la réalité.  Par exemple, en ce moment même, derrière son expression imperceptiblement satisfaite, Laurent avait rivé son attention entière sur l'agent de sécurité et les informations qu'il lui fournissait.

    -Évidemment.  Ces informations sont confidentielles, commenta systématiquement l'aîné alors que l'agent lui demandait de ne pas ébruiter l'affaire.  Il n'avait pas dit cela pour rassurer son vis-à-vis, mais seulement pour s'assurer que les choses soient au clair.  On négligeait trop souvent l'impact que pouvait avoir l'omission d'un point sur un i ou d'une barre sur un t.

    -Savez-vous si motif particulier a été observer quant à ces disparitions?  Une quelconque particularité : nom, vicinité géographique ou d'âge, apparence, métier, n'importe quoi?

    Un plan se tramait à l'arrière de son esprit, mais avant de s'avancer auprès des forces de l'ordre, il préférait en parler d'abord à ses frangins.  Surtout si l'un d'eux devait servir d'appât.  Matthieu se joignit à la discussion à ce moment.  

    Une information avait un prix, dusse-t-il n'être que celui d'une autre information en échange.  Information qu'il ne donnerait pas si facilement.  Tant qu'il ne comprenait pas trop ce qui leur arrivait, il se voyait mal dévoiler leur secret au premier venu.  Aussi, après une nouvelle cuiller de ragoût, il poursuivit toutefois à voix basse, en utilisant une formulation qui laissait croire qu'ils étaient les experts auprès desquels on cherchait conseil, et non l'inverse.  

    -Merci, mon bon ami.  Mes frères et moi nous rendons également à Paris pour des raisons moins officielles.  Mon frère, ici, est médecin, et je suis ingénieur.  Vous comprendrez l'utilité que nous nous y trouvions, j'imagine.


    >> Le type te regarde, et réfléchis visiblement intensément, voir si quelque chose lui échappe..Au bout d'un moment il hausse les épaules et te répond.
    "non.. ça semble frapper n'importe qui... Des jeunes, des vieux... Ils ne vont plus à leur travail du jour au lendemain, et personne ne sait ou ils sont... On a même retrouvé deux fois leurs affaires, intactes, avec les souliers et tout.. Par terre, comme ça, dans la rue.. Et des traces de suie ou de brûlure autour..."..

    A ta deuxième assertion, le bonhomme a l'air intéressé et presque soulagé.
    "vrai de vrai ? Plus il y aura de personnes qui en réfère en haut lieu, plus on aura de chances d'avoir des.. "experts" sur place."
    Vu la façon dont il a prononcé le mot, il semble vouloir parler de ces types, magiciens ou surhommes dont les feuilletonistes font des écrits si prisés.

    "eh bien mes gars, c'est une aubaine pour nous.. Voyez tous ces gens, ils partent, même si ils sont étrangement calmes... Mais nous autres, qui devont maintenir l'ordre, on reste sur place... QUi sait si ça va pas nous tomber dessus un de ces quatre matins...On peut faire quelque chose pour vous assister ? Mais j'ai entendu murmurer des gens, qui sont en contact avec paris, qu'il se passerait la même chose la bas.. Pour ce que j'en sais, si ça se trouve, il se passe la même chose dans toutes les grandes villes... Enfin... j'ai toujours eut une imagination trop grande pour mon bien me disait ma pauv' mère... Mais z'imaginez un peu ? Une vingtaine, une trentaine de disparitions, c'est déjà pas rien, mais multiplié par plusieurs villes... ça devient... "...
    Il blêmit soudain, les mains tremblantes.




    Il prit encore un peu de ragoût, puis salua l'homme de sécurité avec politesse et prit son congé.  En se retournant vers l'attroupement pour rejoindre Jules, ça lui sauta au visage.  La panique dont l'agent parlait, mais qui n'était pas; l'air mélancolique, presque détendu de l'agent, face à un tel drame; son propre sentiment de sécurité, comme s'il était un gamin blotti dans l'étreinte rassurante de son parent. Il n'y connaissait rien en psychologie, contrairement à Matthieu, mais ça lui semblait louche. Une force occulte comparable aux leurs était-elle à l'origine de cet apaisement généralisé?  S'agissait-il de l'influence de la cuisinière, solide et souriante comme un phare au milieu de la tempête?  Les avait-elle drogué?

    Rapidement, Laurent alla rejoindre Jules et lui résuma son échange avec l'agent de sécurité, alors que Jules l'informait des résultats de sa discussion avec la mère et sa fille.  Ils installèrent rapidement leurs affaires en discutant jusqu'au retour de Matthieu.  Laurent fit alors part à ses frères de ses soupçons quand à la ragoûtière. C'était déjà l'extinction des feux et la triplette se coucha rangs, mais Jules transforma rapidement leur structure ordonnée en quelque chose qui rappelait davantage une portée de chiots.  Le confort, quant à lui, lui rappelait davantage les tranchées et il ne dormit que d'un œil.  Il eut l'impression qu'il venait de fermer les yeux lorsqu'il les rouvrit, dérangé par Jules.  Aussitôt, il se dégagea et devant la tête endormie de Matthieu, qui ne semblait pas avoir l'énergie pour ouvrir ses yeux, Laurent le rassura d'une voix pâteuse en reprenant une position plus confortable.

    -C'est bon, Jules va aux toilettes, tu peux te rendormir.

    Il ne savait pas si c'était vrai ou non, mais si Jules tramait quelque chose d'autre que la miction au milieu de la nuit, aussi bien lui faire confiance et le laisser aller.  S'il pensait qu'il était mieux d'agir seul, aussi bien le laisser agir seul.  Il suffisait simplement de ne pas s'endormir avant son retour, songea Laurent en baîllant.



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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Mer 30 Mar - 18:11

    Trois auvergnats à Paris





    Le nez dans sa gamelle, Jules s’en était peu à peu détaché pour écouter le court récit de la mère esseulée. Naturellement expressifs, ses yeux s’étaient écarquillés de plus en plus, jusqu’à ce que, à bout, la pauvre femme s’en prenne à lui. Un chiot réprimandé n’aurait pas eu l’air plus piteux.

    « Je suis désolé, vraiment. Je ne voulais pas réveiller de mauvais souvenirs. »

    Préférant s’éclipser avant d’envenimer encore plus les choses, le jeune homme prit congé de la petite famille et rejoint Matthieu à l’écart. Laurent s’était éloigné pour discuter avec un des représentants de l’ordre. L’oreille aux aguets, Jules suivait leur conversation sans en avoir l’air, un œil sur son assiette, le second sur l’attroupement et la cervelle fort occupée à s’interroger sur ce qui pouvait provoquer de telles apparitions. Il semblait que l’autorité naturelle de son frangin  soit plus efficace que son propre charme et le benjamin des Morel échangea un long regard avec son aîné. Il avait bien au moins autant d’imagination que l’agent et il n’avait aucune peine à se représenter des attaques simultanées sur toutes les villes du globe.

    « T’imagines, murmura-t-il fébrilement à Matthieu, si c’est partout pareil ? Ils auront beau monter à Paris, ça changera rien. »

    Le médecin semblait aussi préoccupé que lui par la nouvelle mais esprit cartésien avant tout, il para au plus urgent en passant entre les réfugiés pour constater d’éventuelles blessures. Laurent ayant regagné le giron fraternel, les deux Morel désœuvrés entreprirent de monter un camp de fortune un peu à l’écart, temps et éloignement que Jules mit à profit pour inonder l’ingénieur taciturne sous ses délires de disparitions à l’échelle planétaire. Le retour de Matthieu ramena un peu de raison dans la conversation –ou plutôt le monologue- et les trois frères finirent par s’installer vaille que vaille pour passer la nuit, non sans avoir encore longuement discuté de la situation ainsi que des soupçons de Laurent.

    L’inconfort de leur installation ne dérangeait pas Jules. Il était capable de dormir à peu près n’importe où et, ses frangins auraient pu en témoigner, dans n’importe quelle position. Souvent au détriment de l’un d’eux, quoiqu’il ait passé l’âge de s’étaler par-dessus ses aînés dans le grand lit commun qu’ils partageaient, enfants. Comme à l’ordinaire, son sommeil fut agité mais court et lorsqu’il ouvrit les yeux, une aube grise commençait à peine à remplacer l’obscurité de la nuit. S’extirpant de leur campement improvisé, le jeune homme s’étira en baillant longuement, gratta sa joue mal rasée, puis s’éloigna en catimini. La volonté de faire quelque chose le démangeait, mais quoi ?? De toute façon, l'inaction n'avait jamais été son fort et à défaut d'un plan précis qui aurait plutôt été l'apanage de Laurent. L’œil et l'oreille en alerte, il erra sans but autour de la gare et dans les rues avoisinantes, se laissant guider par l'instinct pour prendre le pouls de la ville en attendant le réveil de ses frères.


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Le Golem le Dim 3 Avr - 14:20

    Les nuées ardentes





    La ville est étrangement calme alors que Jules se promène. Un couvre-feu ? Peut-être non officiel ? Toujours est-il qu’il y a de nombreuses lumières aux fenêtres, en revanche… La peur semble s’être installée et les gens ne trainent visiblement pas dehors… Bien sûr, certains, parce qu’ils n’ont pas le choix ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas conscience de ce changement émotionnel, continuent à exercer leurs activités nocturnes plus ou moins légales…
    Des prostituées, la posture résignée, tentent vaillamment d’arranger les quelques passants présents, et Jules ne fait pas exception… Des soulards, la démarche pas très assurée, tentent vaillamment de rejoindre leur pénates, ou peut être un des rares bars encore ouverts…
    Chaque fois que Jules regarde une fenêtre éclairée, ou presque, des rideaux se tirent, masquant tout juste la personne, l’air angoissée, qui regarde derrière…

    Et puis soudain un cri au loin, et un halo de lumière, comme du feu, attire le regard de Jules…Mu par son désir d’actions et sa curiosité maladive, il se rue dans le dédale de rues, pour finir par arriver devant une scène horrifiante…

    Une femme, très court vêtue et très maquillée, qui se tient la gorge, en hurlant, mais sans émettre, à présent, le moindre son… Autour d’elle, une ombre semble l’envelopper, mais à l’intérieur de l’ombre, des flammes ardentes. La pauvre femme gesticule, se tord de douleur et de peur…

    Devant une telle surprise macabre, tu sens que tu perds le contrôle de tes pouvoirs…. Tu te sens happer vers le lieu que tu ne sais pas nommer, mais que tu reconnais… A ta place, un petit être ailé a pris ta place…
    Tu peux reprendre le contrôle (en dépensant un point de karma) ou le laisser faire…

    Pendant ce temps, les deux autre frères morels, via les artefacts qui vous lient, vous sentez que Jules à céder la place à .. L’autre… Mathieu, tu sens que ce n’est plus vraiment Jules qui est ici. Laurent, tu peux tenter de communiquer avec lui avec ta médaille. Mais si ce n’est plus vraiment lui ??


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Mer 6 Avr - 18:55

    Les nuées ardentes





    Drôle d’ambiance. Curieux, Jules fouinait le nez en l’air, attentif au moindre mouvement autour de lui. Il avait l’habitude de se promener seul dans le petit matin gris de son Auvergne natale, mais les sentiers de ses montagnes ou même la place de son village n’avaient rien en commun avec cette atmosphère aussi feutrée que tendue. Alors qu’il tendait le cou pour apercevoir ce qui se cachait derrière le rideau frémissant d’une fenêtre, celui-ci retomba aussitôt. Le moins qu’on puisse dire, c’était que la confiance régnait…

    Les rues n’étaient pourtant pas aussi vides qu’il l’avait cru au premier abord. Très vite, ses pas croisèrent ceux d’autres batteurs de pavé, quoique ses compagnons de fin de nuit fussent plutôt des compagnes. Sollicité, Jules bafouilla un temps mais se reprit vite : même du temps où il portait l’uniforme, il n’avait jamais eu autant de succès et en comprenant qu’il avait les poches vides, ses « conquêtes » se désintéressèrent bien vite de sa personne. Pensif, le jeune homme croisa les bras derrière la nuque en regardant l’une d’elle s’éloigner avec un geste dédaigneux de la main.

    Un cri brisa soudain la nuit. Vif comme un cabri, le jeune homme redressa le nez et bondit aussitôt. Il n’avait pas besoin d’excuses pour courir, que dire quand il en avait une. S’il avait su ce qui l’attendait, peut-être se serait-moins pressé. Franchissant le dernier coin de rue dans un dérapage presque contrôlé, Jules se figea d’horreur devant le spectacle qui l’attendait. Il avait vu des scènes terribles sur le front et pourtant… rien ne l’avait préparé à s’y retrouver confronté à nouveau, et de façon aussi brutale. Il fallait aider cette pauvre femme pourtant !! Mais comment ? Sa vue se brouillait et son cœur tambourinait dans sa poitrine comme un oiseau tentant de s’échapper d’une cage.  

    « Non non non… »

    Ce qu’il fit, d’ailleurs. Sans aucune prise sur le processus, le benjamin des Morel se sentir partir, laissant sa place à l’autre.

    >> ça t'ai déjà arrivé, bien que peu souvent. La sensation est étrange, tu as l'impression d'être conscient, mais comme en stase. Le lieu ou tu es n'est ni bon ni mauvais.. Si tu y étais venu de ton plein grés, d'ailleurs, tu penses que tu aurais pu le parcourir. C'est un lieu hors de la bonne vieille terre. A la périphérie de ta vision, tu sais qu'il y a d'autres créatures, inhumaines, issues des folklores ou encore plus étranges... Tu ne te sens pas en danger, mais il en serait peut être autrement si tu n'étais pas en "stase"... Tu as cependant, sans pouvoir vraiment agir à travers elle, les sensations de ce qui t'as remplacé bien ancrées au corps. L'espèce de pixie qui volète à présent à très grande vitesse dans la ruelle est d'une curiosité maladive..

    Soudain des cris, les gens ont vu la nouvelle victime, mais, surtout, ils voient à présent la créature qui vole dans tous les sens... Il ne faut pas longtemps pour que la crainte et la frayeur se transforme en chasse pur et simple. A peine quelques échauffés armés pour la plupart de battes de baseball et autres armes blanches.. Mais une balle siffle aux oreilles de la créature, maintenant pourchassée. Heureusement pour elle, elle est rapide, et elle se dirige instinctivement vers ses deux "freres"... oulala.. mauvaise idée...

    Spoiler:
    [HRP : On ne saurait trop le répéter, les frangins Morel ont la kamikaze attitude, alors va pour le free style sans dé chimérique ! Aligot donne nous la force è_é !]

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Mar 12 Avr - 0:08

    Trois auvergnats à Paris




    L'avantage de grandir avec un hyperactif et de partager, pour la plus longue partie de l'enfance, son lit avec un insomniaque, c'était qu'on développait soi-même une certaine tolérance au sommeil.  Laurent était donc resté allongé, les yeux entrouverts, à guetter le retour de la silhouette de Jules. Il avait rapidement laissé tomber de compter les secondes jusqu'à son retour, jugeant sa cadence forcément trop imprécise.  Les minutes passèrent néanmoins et Laurent dû bien s'avouer que Jules était parti bien plus longtemps qu'il ne l'aurait cru, ou qu'il aurait été raisonnable de disparaître. L'ingénieur se redressa et tourna la tête vers le médecin pour s'apercevoir qu'ils avaient simultanément fait le même mouvement. Rapidement sur leurs pieds, les deux frères d'entendirent sur le direction la plus vraisemblablement empruntée par leur cadet : Jules n'aurait pas été du genre à traverser la place entière, mais plutôt à piquer par la première bifurcation venue.

    Après avoir pris un petit sac contenant le strict minimum et avoir avisé son nouvel ami l'agent de sécurité qu'ils désirent rapidement de retour pour reprendre leurs affaires, Laurent suivi Matthieu dans les dédales de la ville.  D'instinct, il plongea sa main dans sa poche pour y récupérer sa vieille médaille. Il posa la porta lentement au niveau de son menton, sans le toucher, et commença à appeler son frère à voix basse.

    -Jules? Matthieu commence à s'inquiéter. Tu es où?  Il faudrait que tu reviennes rapidement si nous voulons nous assurer de ne pas rater le train.

    Bon, en réalité, ils étaient larges, mais c'était sans compter le flânage du plus jeune.   Laurent se dirigeait sur les trottoirs d'un pas assuré et d'une cadence exemplaire, à son habitude.  Bien qu'il ne semblait jamais diriger ses yeux vers le sol, le bricoleur évitait virtuellement toutes rainures ou fissures au sol d'un pas qui restait fluide.

    Laurent lança un regard en coin à son frère.  Il y avait peu de gens dans la rue, et peu d'entre eux étaient de ceux dont ils aimeraient se faire les amis, du moins à première vue.  Ça n'engageait à rien de bon pour Jules, entre toutes ces silhouettes louches.

    -Il va bien? s'enquit-il d'un ton à peu près égal à Matthieu, avant de poursuivre ses appels.
    -Jules? Répond-nous donc, ce n'est pas très courtois.

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Matthieu Morel le Mar 19 Avr - 21:32

    Trois auvergnats à Paris



    - C'est bon, Jules va aux toilettes, tu peux te rendormir.

    La voix endormie de Laurent transmet son message sans même passer par les méandres de mon cerveau. Le ton de sa voix suffit à mon subconscient pour ne pas me mettre en éveil total. Les frangins sauront bien me bouger s’ils devaient avoir besoin de moi.  Je tente néanmoins de trouver une position confortable. C’est une chose de se faire écraser par Jules qui avait toujours la fâcheuse manie de s’étaler sur Laurent et moi que dormir calé sur ce sol dur et froid. Je replonge dans un rêve sinistre et étrange. La dame du ragout est là, elle rit à la manière d’une vieille sorcière. La nuit est éclairée par des flambeaux qui font trembloter des ombres. L’ambiance est malsaine et glauque. J’ai en bruit de fond les harangues d’une foule que je ne vois pas.

    Je me réveille dans un sursaut. Je n’aime pas ces moments justes après un cauchemar, quand le mauvais rêve s’accroche à vos pensées et qu’il fait frissonner votre corps d’une sueur glacée et collante. Il en manque un ! C’est instinctif, compter mes frères. Nous sommes trois êtres à part entière, des triplés hétérozygotes, trois frères distincts, mais il faut croire que boire et pisser dans le même liquide amniotique crée des liens. J’avais demandé confirmation au médecin qui avait accouché notre mère que nous avions grandit dans la même poche. Ce médecin que je devais remplacer au lieu de partir ainsi pour Paris avec Laurent et Jules.

    Je me redresse à l’affut de Jules. Je croise le regard de Laurent qui le cherche aussi. Pas besoin de mot, nous nous relevons comme un seul homme, jugeant la direction la plus probable que Jules aurait prise et nous nous y engageons. Nous avons pris le minimum d’affaires avec nous, Laurent s’assurant auprès de l’agent de sécurité que nous ne tarderons pas à revenir reprendre le reste de nos affaires. Le jour peine à se lever. L’aube est blafarde et réfrigérante. J’ai une mauvaise sensation. Alors que je file devant Laurent, le pas rapide, ma main que j’ai mise dans la poche de mon pantalon pour la réchauffer touche ma médaille militaire. Mes doigts se referment dessus, je plisse les yeux pour ne laisser qu’une fente me permettant de ne pas heurter quelque chose ou quelqu’un. La médaille me permet de connaitre l’état de santé de mes frères. Je sens le cœur de Laurent pulser fort et un peu rapidement car il est inquiet. Celui de Jules répond à l’appel, mais… Ses battements sont légers et rapides comme ceux d’un petit animal.

    - Laurent ! Jules a un problème.

    J’ouvre à nouveau pleinement les yeux et explique à mon frère que la « signature » de notre frère est anormale.

    - Essaye de communiquer avec lui.
    - Jules? Matthieu commence à s'inquiéter. Tu es où?  Il faudrait que tu reviennes rapidement si nous voulons nous assurer de ne pas rater le train.


    Laurent passe devant moi, interpellant à voix basse notre frère. L’inquiétude commence à nous envahir. Si Jules est d’un naturel farceur, il a toujours réagit quand on s’inquiétait réellement. Le peu de gens que nous croisons ne sont pas du monde bien recommandable.

    - Il va bien?
    - Il va… Mais c’est comme s’il était différent…
    - Jules? Répond-nous donc, ce n'est pas très courtois.
    - Dis-lui que je lui botte le séant s’il nous fait une vilaine blague !


    Une clameur nous parvient par-delà les ruelles dans lesquelles nous nous sommes engagés. Instinctivement, nous accélérons le pas pour nous mettre presque à courir. Un coup de feu retentit. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je me mets à courir…

    - Jules…

    Au détour d’une intersection nous le voyons. Enfin, cette entité… C’est lui, même si c’est bien plus petit que Jules. Que ça vole là où Jules coure et gambade. A ses trousses, une horde de gens qui lui veulent visiblement la peau. S’il y a bien quelque chose qu'il ne faut pas faire, c’est de s’en prendre à l’un de mes frères sous mes yeux, je vois rouge. Je suis d’un naturel calme. C’est indispensable pour être un bon médecin. Cependant mes frères peuvent en témoigner, il ne faut pas trop me chercher car je deviens vite explosif.

    Mini-Jules vole vers nous visiblement apeuré. Je ne sais pas ce que lui veulent ces gens, ou plutôt si. Avec l’ambiance qui règne à la gare, les disparitions étranges, la vue d’un lutin peut déchainer les chasses aux sorcières en plein XXème siècle.

    J’attrape mon frère au vol et le fourre dans la poche de mon manteau. Puis j’attrape le bras de Laurent et l’enjoins de faire demi-tour.

    - Il faut les semer dans le dédale des rues. Cours !

    Jules tente de sortir de ma poche. Je le recolle dedans.

    - Reste caché toi !

    Revenir à la gare est délicat. Même avec Jules caché, le contrôleur ne va pas manquer de s’interroger sur l’absence de notre frère.  Pour l’instant il faut fuir la foule.

    - Nous pouvons nous cacher dans une montée d’immeuble si une rue est assez déserte.

    Je réfléchis à ce que nous pouvons dire pour notre défense. Cacher Jules et affirmer que nous avons fui devant une créature étrange ? J’échafaude des plans quand Laurent me saisit à la manche et m’attire dans un renfoncement assez sombre. Jules sort la tête de ma poche. Enfin ce qui a pris la place de mon frère.


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Le Golem le Mer 20 Avr - 21:41

    Les nuées ardentes







    Jules a son petit cœur qui bat la chamade, mais il est si agile que ses cabrioles virevoltantes font des miracles. Il croit son heure arrivée, cependant, quand un jeune homme, très sportif et armée d’une batte de baseball s’approche suffisamment pour lui faire du mal. Puisant au fond de lui, exacerbant la peur qu’il ressent, il la projette sur le jeune homme qui s’enfuit en hurlant, faisant trébucher d’autres poursuivants derrière lui, et faisant surtout gagner de précieuses secondes à Jules, qui virevolte de plus belle dans un bordel monstrueux, en direction de ses frères. Il ressent une sorte d’appel, mais ne sait pas comment y répondre. D’ailleurs, il a plutôt l’impression que c’est son double en stase qui le reçoit, et que, par rebond, il l’entend aussi.

    Son instinct de survie le pousse droit vers Mathieu et c’est en protestant dans un étrange langage qu’il se laisse, non sans gesticuler, placer dans la poche de son frère..

    « méchants hommes ! Ils me laissent pas voir de plus près les flammes qui dévorent » finit-il par dire à vous deux, dans votre langage, donnant des coups de pieds dans la poche, faisant tinter ce qui s’y trouve.

    Alors que vous courez dans les rues, il tente de s’extirper, mais Mathieu le recolle dedans… C’est en lui tirant la langue qu’il accepte à contre cœur de rester dans cette poche qui sent mauvais les produits chimiques…

    Finalement, vous arrivez à vous cacher dans ce qui sera connu plus tard comme des traboules. On dirait une devanture de maison, mais en fait, ça cache un passage qui peut mener bien plus loin… N’osant pas trop s’y aventurer, de peur de surgir n’ importe où dans la ville, vous y demeurez le temps que ça se calme. Vous entendez un peu plus loin des bruits de pas précipités, et des exclamations, mais au bout de quelques minutes, plus un bruit.
    Ce n'en ai pas moins angoissant, d'ailleurs.

    Jules finit par sortir sa drôle de petite tête et vous dit

    « J’ai tout vu. Une femme très maquillée s’est fait dévorée par une ombre qui s’illuminait de l’intérieur, comme des flammes… Et jai PRIS ça ! » dit-il, tout fier, vous montrant un portefeuille qui a l’air d’être plutôt celui d’un homme, en cuir sombre… Il ne perd pas de temps pour fouiller dedans, faisant voltiger des billets, tomber des papiers visiblement administratifs ou d’idendité, et tomber des pièces, visiblement ravis du bruit qu’elles font.. Tout d’un coup il relève la tête vers vous. Il est toujours accroché à la poche.

    « oh oh »… Son regard a l’air perdu… En fait, à bien y regarder, il ressemble de plus en plus à celui du vrai regard de Jules… Il a la main crispée sur une étrange petite figurine également, mais déjà son poids se fait sentir de plus en plus sur le tissus tendu de la poche, et un petit craquement de mauvais augure se fait entendre.


    (on passe à une autre scène)


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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Matthieu Morel le Sam 23 Avr - 13:45

    Trois auvergnats à Paris



    «- Méchants hommes ! Ils me laissent pas voir de plus près les flammes qui dévorent. »

    Les paroles de Jules me reviennent à l’esprit maintenant que nous avons échappé à ses poursuivants. Avec prudence, nous restons cachés dans un passage entre deux blocs d’immeuble. Il semble aisé de se cacher par ici, comme de s’y égarer. Nous restons cois le temps de reprendre nos esprits et intégrer ce dont nous avons été témoins... sauf Jules évidemment.

    - J’ai tout vu. Une femme très maquillée s’est fait dévorée par une ombre qui s’illuminait de l’intérieur, comme des flammes… Et j’ai PRIS ça !

    Sans attendre nos questionnements, Jules mini pouce fouille le portefeuille qu’il a dérobé. Cet objet appartient plutôt à un homme qu’à une femme vu sa facture masculine. Papiers d’identité et autres tombent au sol avec de la menue monnaie.

    - Tu as pris ce portefeuille à la femme ou à quelqu’un d’autre ?

    Jules n’a pas le temps de me répondre, je sens son poids peser lourdement sur ma poche…

    Pas le temps de nous éterniser sur ce que Jules a vu ou sur ce qu’il lui est arrivé, j’entends du bruit dans la montée d’escalier qui est près de nous. Avec précipitation, j’enfourne le butin de la fouille de mon cadet dans ma poche intacte et entraine mes frères à sortir de là.

    Nous retournons vers la gare, nous méfiant de chaque regard posé sur nous. D’un coup sec, je tire sur le lambeau de la poche de ma veste, et l’arracher complétement avec un regard agacé vers Jules… Ce phénomène qui peut arriver à chacun de nous est encore un mystère et reste à étudier. Je lance un regard à Laurent lui désignant notre frère. Il hoche la tête. Il sera bien temps de cuisiner Jules pour cet intermède spectaculaire. Dans l'heure, nous devons quitter Lyon.

    De retour vers le reste de nos affaires, je sors discrètement les papiers subtilisés par Jules pour les lire. Je lève la tête croyant entendre un train au loin et me replonge dans ma lecture, enjoignant Laurent à lire avec moi.

    >> Tu découvres rapidement ce que tu soupçonnais : c'est bel et bien un portefeuille appartenant à un homme, surement dérobé par la jeune femme qu'a décrit Jules. Tu y trouves donc l'identité d'un certain Alphonse Duhamel, quelques billets, une carte estampillé "Muséum d'Histoire Naturelle", avec des précisions : délégation lyonnaise, assistant du Pr Alfred Lacroix.
    Tu trouves également une représentation, un dessin assez fin, représentant une divinité... Il faudrait sans doute s'y connaitre en mysticisme pour la reconnaitre, ou faire appel à quelqu'un qui s'y connait... A regarder ce qu'était devenu Jules, tu te demandes si....



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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Jules Morel le Mar 3 Mai - 20:58

    Les nuées ardentes





    Intercepté en plein vol au milieu de sa course folle, le lutin eut un couinement de protestation. Sa panique laissait place à une colère outrée et il se débattit lorsque Matthieu le fourra dans une poche sans autre forme de procès.

    « Reste caché toi !

    — Méchants hommes ! Ils me laissent pas voir de plus près les flammes qui dévorent. »

    Ses protestations ne remportèrent pas un franc succès, ce qui ne l’empêcha pas d’envoyer un vigoureux coup de pied dans une pièce qui traînait là avant de tirer la langue à son grand lutinnappeur puant. Bringuebalé à droite à gauche pendant la course de ses frères, il finit par sortir à nouveau le nez lorsque l’agitation sembla se calmer et son excitation reprit le dessus.

    « J’ai tout vu. Une femme très maquillée s’est fait dévorée par une ombre qui s’illuminait de l’intérieur, comme des flammes… Et j’ai PRIS ça ! »

    Triomphalement, l’alter ego ailé de Jules brandit son trophée et très vite, papiers et pièces volèrent autour de lui. Les deux grands idiots qui l’accompagnaient semblaient plutôt intéressés par les premiers quand de son côté, le lutin se ravissait de la jolie musique du métal tintinnabulant au sol. Sa joie fut pourtant de courte durée. Relevant soudainement un nez perdu, le petit être cligna des paupières alors que ses yeux semblaient changer d’éclat. Un murmure s’échappa d’entre ses lèvres :

    « Oh oh… »

    Crac ! Sous le poids d’un Jules tout droit revenu de sa stase, la poche dans laquelle il était perché jusque là s’arracha, entraînant le jeune homme qui tomba les fesses par terre.

    « Aoutch. »

    S’il avait pu percevoir les sensations de son double depuis cet autre monde si étrange, il était bizarre de retrouver soudainement l’usage de son corps. Le jeune homme eut un instant de flottement qui ne dura pas : il sauta presque aussitôt sur ses pieds et répondit à l’expression agacée de son frère par un regard fiévreux. Matthieu ne lui laissa pas le temps de débiter le torrent de paroles qu’il avait au bord des lèvres, les entraînant aussitôt vers l’extérieur en jetant un regard inquiet par-dessus son épaule.  Pour une fois ses frangins pressaient le pas, n’obligeant pas l’excité de service à ralentir le sien pour rester à leur niveau.

    « C’est quoi ? C’est les papiers de qui alors ? »

    Quand il put enfin y jeter un coup d’œil, sa frénésie ne fit que grandir :

    « Faut qu’on aille le voir, ce type ! »

    Devant le regard sceptique de Laurent, le jeune homme tenta de prendre un air raisonnable :

    « De toute façon, faut bien qu’on lui rende son larfeuille… »

    Le naturel le rattrapa cependant vite au galop :

    « Et peut-être qu’il a vu quelque chose si elle était avec lui juste avant ! »

    Ses yeux, incapables de se fixer plus de quelques secondes, revinrent aux documents que Matthieu tenait en main, et il tapota du doigt le dessin :

    « Je sais pas où on va quand… Enfin vous savez, quand c’est l’autre qui vient, mais je suis sûr qu’on pourrait y rencontrer des choses de ce genre là. »

    Une pensée en entraînant toujours très vite une autre chez lui, son regard se tourna vers son propre poing fermé qu’il ouvrit précautionneusement, examinant de plus près la figurine qui s’y trouvait :

    « Et ça au fait, c’est quoi ? »

    >> vous avez l'habitude de la rapidité de pensée de Jules ainsi que de son manque de concentration. Cependant, lorsqu'il brandit la figurine, vous regardez tous attentivement.

    a vous de jouer (lisez vos alter ego et leur capacités / profils également au cas ou, et vous pouvez donc décider de déclencher un pouvoir ou une transformation avant de faire les tests).
    - vous pouvez chacun répondre à ce post et faire un lancer de dés (3 dés de compétences + cognition + mysticisme)
    - vous pouvez également vous en remettre au karma et lancer chacun individuellement un dé de Karma
    Les renseignements obtenus ne seront pas les mêmes..




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    Laurent Morel

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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Laurent Morel le Mar 10 Mai - 1:44

    Trois auvergnats à Paris




    Laurent lança un regard blasé à son jumeau.  Non, il n'allait pas passer la menace à leur triplet.  Déjà, parce que c'était d'une immaturité innommable, mais également parce qu'ils venaient de tomber sur une foule en furie.  Ils mirent fin à leur course, attirés par la clameur, pour se retrouver face au Pixie qui n'était autre que l'alter ego de Jules.  Laurent désigna à Matthieu la créature qu'il avait déjà également vue.  D'un regard en coin, l'ingénieur vérifia que son deuxième frère était toujours en contrôle et ne laissait pas place à cette ombre de personne qu'il devenait parfois.  Matthieu réagit plus rapidement, s'empara de la fée et ils coururent de nouveau, bras-dessus, bras-dessous. Ce qui n'était pas la meilleure technique, il fallait se l'accorder, mais ce fut suffisant pour un instant, puis ils se séparèrent de quelques décimètres.  Ils avaient le désavantage du terrain : ils ne connaissaient que bien trop peu la ville.  Courant côte à côte, Matthieu théorisait sur le sexe des anges et tentait d'établir le plan le plus infaillible.  Laurent, plus pragmatique, observa le paysage qu'ils faisaient défiler à grandes enjambées et, voyant un recoin sombre, il jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule.  Les ombres de leurs poursuivants, allongées par l'angle des rares lampadaires, venaient à peine d'atteindre l'intersection derrière eux.  Ils auraient le temps.  Ne faisant ni une ni deux, le militaire attrapa son médecin favori par la manche et l'attira dans les traboules.  Les frères avancèrent de quelques mètres, essoufflés, et se terrèrent là, le temps que les lyncheurs se dispersent.

    Micro-Jules leur parle d'une ombre enflammée qui avait dévoré une femme.  Les pièces tintaient au sol et Matthieu trahit le raisonnement de Laurent : à qui le pixie avait-il subtilisé le porte-monnaie?  Une nouvelle esclaffe entraîna la fratrie, un Jules désormais grandeur réelle compris, dans les dédales sans qu'ils ne demandent leur reste.  Matthieu était visiblement énervé et il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'il risquait à tout moment de laisser place à l'un de ses alter-égo.  Soit l'espèce de fantôme, soit le garçon colérique et blessant qu'il n'avait jamais appris à maîtriser, depuis leur plus tendre enfance.  Laurent hocha la tête en réponse au regard de Matthieu.  Oui, ils devraient parler de ce qui venait de passer, mais mieux valait attendre, histoire de ne pas s'énerver pour rien.

    De retour à la gare, ils se mirent à lire les documents retrouvés.  Matthieu passa le dessin à Laurent, qui le passa à son tour à Jules.  L'air neutre, Laurent tenta de mémorisé cette espèce d'entité mystique.  Qu'est-ce que cela venait faire avec le muséum d'histoire naturelle?

    « C’est quoi ? C’est les papiers de qui alors ? »
    -Un certain Alphonse Duhamel.  Tu le connais?
     Genre, ils avaient été bergers ensemble.  Il passa également le document à Jules, qui commençait à avoir les mains pleines.
    « Faut qu’on aille le voir, ce type ! »
    Un éclat passa dans le regard de Laurent, qui n'était pas aussi convaincu que leur cadet.
    « De toute façon, faut bien qu’on lui rende son larfeuille… »
    « Et peut-être qu’il a vu quelque chose si elle était avec lui juste avant ! »
    -Et comment veux-tu justifier la possession de son portefeuille?  « Pardon, Monsieur Duhamel, la fortune voulut que nous trouvions vos documents dans la rue, après qu'une hum... dame ait été emportée par un vortex démoniaque. Par ailleurs, nous sommes enchanté de faire votre connaissance et vous souhaitons la plus agréable des journées. »
    Et il mima de lever son chapeau en signe de salutations.  Il arrivait à Laurent d'être cynique, mais si peu souvent...

    De toute manière, l'attention de Jules s'était déjà reportée ailleurs, et il revint au dessin.
    « Je sais pas où on va quand… Enfin vous savez, quand c’est l’autre qui vient, mais je suis sûr qu’on pourrait y rencontrer des choses de ce genre là. »
    -Ou d'en rencontrer ici, qui viennent aussi de là-bas?


    Jules fourra la paperasserie dans les mains de Matthieu en leur demandant s'ils avaient la moindre idée de ce que pouvait être la petite statuette qu'il venait de trouver.

    -Vous en diriez quoi de ne prendre le train que demain?  Fais voir, Jules. demanda Laurent en prenant la statuette que son frangin lui tendait.

    Laurent examina la statuette pour voir si il n'avait jamais rien vu de similaire ou si elle semblait liée au dessin qu'ils avaient également trouvé puis, l'air songeur, il suggéra:

    -Vous croyez que nos Autres pourraient savoir, eux, si ça représente vraiment quelque chose de là-bas?  On pourrait aller à l'écart pour que vous testiez...  Et je leur parlerai

    Il entraîna ses frères dans une zone à l'abri des regards, avant de leur passer de nouveau la statuette.

    Spoiler:
    Cognition =5, Mysticisme=0
    Lancé de dés :2, 5, 6, total=13
    Grand total = 18
    J'ai droit à une peluche? Very Happy

    POOL KARMA :
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    Dernière édition par Laurent Morel le Mar 10 Mai - 1:46, édité 1 fois
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    Re: Trois auvergnats à Paris

    Message  Miss Karma le Mar 10 Mai - 1:44

    Le membre 'Laurent Morel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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    Re: Trois auvergnats à Paris

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