Méteo / FLux temporel et rumeurs


2016
Le flux mène au 16 février 2016.
En europe et en France en particulier, la météo est déréglée. Les températures sont au dessus des normes et on a plutôt l'impression d'être au printemps. Partout ailleurs dans le monde, la météo est conforme aux normes.

De nombreuses failles temporelles émergent, partout sur le globe, et d'anciennes figures qu'on croyait disparues refont surface. Les surhommes, désormais appelés "super héros", sont maintenant de notoriété publique et certains ont même des comics relatant leurs exploits.
Certains groupes datant de l'époque chimérique font à nouveau parler d'eux...

1934
Le flux mène au 02 janvier 1934.
A paris, le ciel est agréable et ensoleillé. A Londres, températures fraiches mais ciel dégagé. Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Un meurtrier en série sévit en ce moment à Paris, découpant les mains de ses victimes.

Une enquête est menée sur les laboratoires privés Flamel et leur soit disant "produit miracle".

Le scientifique français Henri George Ben a disparu...< /div>

1921
Le flux mène au 21 février 1921
A paris, le temps est clément, mais il fait assez sombre.
A Londres, il pleut et la température est basse.
Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Une folle rumeur court sur la résurgence d'une ethnie Fae et leur lien avec "la fée verte" reste à démontrer...

    Reload Feat Max

    Partagez
    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:34





    Reload


    New York, la grande pomme. Il n’y a pas mieux comme ville pour se perdre et s’isoler du monde. Des millions de gens se croisent chaque jour sur les trottoirs de cette mégapole. Flots contraires d’une foule de personnes qui se croisent sans se voir. A croire que plus il y a de monde, plus les gens deviennent individualistes. Cet état me convient pleinement. Je refuse de me faire remarquer plus que de mesure. Toute mon histoire avec Max a bien commencé ainsi : quelqu’un m’a remarqué…

    Le retour en 2014 avait été rude pour mon organisme, mais moins que lors de mon allé dans le Londres de l’année 1941. Cette fois, je savais à quoi m’attendre et je ne venais pas de me faire rouer de coups juste avant. J’avais minutieusement attendu le bon moment. Pris le temps de faire des tests afin d’être certain de moi, ou du moins de maximiser mes chances de retourner à mon époque. Quitter la chambre où Max dormait à poings fermés, confiant, m’avait brisé le cœur.

    Me retrouver sur le carrelage de mon appartement de Londres, seul, soixante-treize ans plus tard en moins de temps qu’il ne le faut pour compter jusqu’à cinq, me laisse l’âme fracassée. Peut-on mourir d’amour ? Quand je vois que l’appartement est sans dessous, certainement fouillé par ceux qui m’avaient kidnappé afin d’utiliser mes pouvoirs pour un vol de haute voltige, je regrette ma décision d’être revenu dans mon temps. Là-bas j’avais quelqu’un qui m’aimait sincèrement, ici… je suis traqué pour mon pouvoir… Le sacrifice est trop dur et maintenant je me moque des paradoxes temporels que je pouvais créer en restant… Mais c’est fait… Maintenant Max est probablement mort. J’espère pour lui qu’il a pu se sortir indemne de cette guerre et… trouver quelqu’un qui l’accompagne dans sa vie. Même cette idée me brûle.

    ***

    J’ai appelé mon client britannique et lui ai expliqué que je ne resterai pas un moment de plus dans cette ville. Comme il me rappelle les termes de mon contrat, je lui explique que rien de n’empêche de le briser avec les clauses données : je perds mon salaire et la traduction déjà effectuée. Mais je m’en moque, je veux quitter cette ville. J’argumente tout de même qu’il est tout à fait acceptable de travailler à distance et qu’à part lui aucun de mes autres clients fait de difficultés. En clair, soit il se met à internet, soit je casse notre accord…

    ***

    Je suis enfin rentré dans mon appartement. La première semaine, j’ai vécu en ermite. Faisant un maximum de courses pour ne pas avoir à sortir. Je dors le jour, veille la nuit. Je suis perdu et malheureux comme un chien abandonné. Sauf que c’est moi qui ai abandonné Max… Avant de quitter Londres, je suis allé aux archives de l’armée pour savoir ce qu’il était advenu de Max. Je devais savoir… Honnêtement, je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais découvert qu’il avait fondé une famille, eut des enfants… Seulement je n’ai rien trouvé sur Max. Il a soudainement disparu de la circulation peu après mon propre départ. Étrangement c’est comme s’il n’avait jamais existé. Au début, je ne le souhaitais pas, mais je suis allé à son adresse. J’avais peur de ce que j’allais trouver. Avec les bombardements, le quartier avait dû changer de figure.

    La maison était toujours là. Elle accusait son âge, mais je l’avais immédiatement reconnue. Un homme d’une cinquantaine d’année prenait soin d’un rosier sur le devant. Après moult hésitation, je l’ai interrogé. D’après lui, cette maison est habitée par sa famille depuis plus d’un siècle. Il y est même né. Et surtout il n’a jamais entendu parler de Max Corey. Par contre, il me dit que sa famille avait préféré habiter chez des cousins, plus loin dans les terres que de rester à Londres pendant les bombardements de 1941… Je ne savais pas que penser de cela. Aurais-je rêvé tout cela ? Je porte pourtant des cicatrices faites par cet officier allemand… Suis-je allé dans une réalité alternative ? Puis je repense à Max qui semblait découvrir sa maison tout comme moi, lorsqu’il m’y a emmené la première fois. Sa mémoire lui faisait défaut. Il y avait pourtant bien des photos de lui et du chien… Frakir… Ce chien qui ne meure pas…

    ***

    Les jours passent, puis les mois. J’ai repris mon rythme d’avant cependant je me fais plus casanier. Trois mois et demis que je suis « revenu ». Dire que je ne pense plus à Max serait mentir. Mais j’ai de plus en plus de mal à me le représenter, de me rappeler son odeur et l’éclat si particulier de ses yeux clairs. J’ai peur que ma mémoire gomme les détails et me laisse une image de lui surannée. Mais d’un autre côté, cela me permet de dormir, de ne pas pleurer aussi… de moins pleurer. Trois fois que je biaise pour éviter une invitation de ma libraire. Je ne peux pas… Notre liaison si on peut appeler ça ainsi est très informelle et plutôt une connivence pour combler nos solitude quand le blues se fait trop oppressant.

    Mon premier écart… non ma première réintégration dans la vie s’est faite après cette conférence sur les nouvelles technologies. J’avais sorti le nez de mes bouquins et accepté de remplacer au pied levé le traducteur de russe victime d’un accident. La suite avait été agréable avec Yitzhak. Mais finalement, ne m’étais-je pas trompé sur ses intentions initiales ?

    Petit à petit je ressors de ma coquille, et consent à accepter de nouveau des sorties entre amis. Je n’ai évidemment rien dit de ce qu’il m’est arrivé à Londres. J’enferme ce secret dans mon cœur. La vie reprend son fil. J’ai fini mes traductions sur la trilogie en chinois qui m’avaient valu toute cette aventure. Je me serre de temps en temps de mon don. Yitzhak a finalement raison, c’est idiot de ne pas utiliser les facilités que cela me donner. Ce sont souvent mes sacs de courses qui bénéficient de ce voyage spatiotemporelle jusqu’à mon appartement.

    Aujourd’hui je suis sorti pour m’aérer l’esprit et le corps. Les écouteurs visés dans les oreilles, je pars en petites foulées et vais courir le long de Long Beach. Le coin est habitué à voir passer les citadins sportifs de tout genre. Totalement perdu dans mes pensées, je finis par heurter une personne, je m’excuse et repars.

    Après une bonne demi-heure, je reprends le chemin de mon appartement. J’ai une faim de loup et je sais que mon frigo est vide. Je m’arrête donc à une roulotte qui vend des hot dog et des sandwichs. Mais voilà qu’au moment de payer, je m’aperçois de l’absence de mon portefeuille dans la poche de ma veste de sport.

    - Tin’, ce n’était pas un incident…

    J’explique au vendeur que je viens de me faire voler mon portefeuille. Il hausse simplement les épaules et repose mon hot dog dans son étal. Il ne faut pas rêver en Amérique, rien ne se donne gratuitement. Je m’éloigne l’air boudeur. Mon appartement n’est pas tout près. Le frigo étant vide, cela signifie qu’il va falloir que je ressorte avant de pouvoir me caler le ventre… Le vent, pour bien me narguer, m’apporte l’odeur délicieuse des saucisses… Je sais que c’est mal, que je ne devrais pas. Je me promets même de venir rembourser l’homme plus tard, mais je n’y tiens plus. Le hot dog apparait dans ma paume. Ma faim est mauvaise alliées et au lieu de m’éclipser dans un coin tranquille, je mords dedans avec délectation.

    - Au voleur !

    Me voilà pris sur le fait. Je suis surpris, je panique et m’enfuis. Je cours aussi vite que mes jambes me le permette ainsi que mon souffle. Après déjà avoir bien fait travailler mon corps, je ne suis pas à mon maximum. Une intersection se profile devant moi. Il y a du monde, la circulation est dense. Je plonge dans le flot des gens qui attendent que le feu passe au vert. J’essaye de me faire tout petit, avec un peu de chance…

    Mais ce type ! Punaise ! Dingue comme il ressemble à Max… C’est si troublant, que je me demande si ce n’est pas tout simplement son fils. L’homme regarde devant lui. Son profil est en tout point identique… Mais Max est mort soit sous les bombes en 1941, soit et je l’espère pour lui de vieillesse.

    - Le voleur ! Il est là !

    M*rde ! L’interjection du vendeur attire l’attention du sosie de Max. Nos regards se croisent le temps de quelques poignées de secondes. Mais je sens un mouvement dans mon dos alors je me précipite sur la chaussée. Comment j’arrive de l’autre côté de la rue sans blessures relève du miracle. Je me rappelle juste avoir marché sur un capot et roulé sur un autre. Pas le temps de regarder en arrière, je m’enfuis dans un concert de klaxon. J’aurais aimé interpeller ce type qui lui ressemble trop… On aurait pu… faire connaissance…

    Je me secoue mentalement. C’est totalement idiot. Puis la ressemblance tenait vraisemblablement à pas grand-chose. Un jeu de lumière, un angle de vue…. Pourtant ce type avait le même regard si clair… Ma traversée d’une rue en pleine heure de pointe me vaut d’avoir semé le marchand et quelques bleus à la cuisse et sur le dos. Je finis mon hot dog que je n’ai pas lâché durant toute la poursuite. Je dois appeler ma banque pour faire opposition sur ma carte bancaire et signaler le vol de mes papiers.

    - Quelle galère… Bon c’est presque la routine à New York…

    Je rentre enfin chez moi et commence par l’essentiel : bloquer la carte bancaire. Heureusement j’en ai une autre, je vais pouvoir ressortir et faire les courses pour remplir le frigo. Mais plus tard, là je suis exténué par cette cavalcade. Je file sous la douche pour un peu de bien être.




    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:35


    Retrouvailles


    Un justicier. Qui l’eut cru ? Il y a une éternité j’étais un soldat, obéissant aux ordres, tout en sachant que quelque chose se brisait chaque fois que je tuais, même pour protéger. Mon idéal se heurtait à ma réalité, comme l’alcool se heurte à une plaie ouverte. Et pourtant je ne protestais pas, ne criait pas, je serai la mâchoire et je faisais mon devoir. Et puis il y avait eu Nate. La seule chose de merveilleusement dramatique qui pouvait m’arriver. Son départ avait sonné le glas de ma raison, mais aussi le retour de mes pouvoirs et de toutes les responsabilités qui allaient avec. Frakir était redevenu le bracelet invisible à mon poignet, m’ôtant par la même la présence du seul être vivant à m’avoir aimé autant que Nate… Je sentais pratiquement les ondes de ses pensées, comme des impulsions nerveuses dans tout mon corps. Elle ne pensait pas vraiment. Elle m’avertissait du danger. Mais parfois, elle envoyait une petite onde électrique comme pour me dire « je suis là ». ça arrivait quand je commençais à devenir cynique, parlant à mon propre reflet au fond de mon verre de brandy, de whisky ou de cognac, comme ce soir… Ce n’est pas parce que j’éliminai rapidement les effets de l’alcool que je devais me passer du moment où j’arrivai à ne plus penser à tout ce gâchis.

    J’avais envoyé des sondes mystiques pour tenter de le trouver, mais il existait tellement de versions alternatives de Nate. Je ne voulais pas de version alternative. Je voulais le retrouver lui. Et puis petit à petit, comme la vague sur les rochers sans reliefs de ma raison, mon optimisme s’était fracassé, inexorablement rabroué par mes échecs. Je m’étais alors lancé corps et âme dans mon projet de super ordinateur quantique, pour le proposer à la Young Force. Je DEVAIS faire quelque chose de bien dans ma vie. J’avais coupé tous les ponts avec ma vie d’avant, et vous savez quoi ? J’en avais rien à foutre d’être Duc du Kolvir, Barron des Marches de L’ouest ou encore prince du chaos ! J’étais Max Corey, et si je pouvais faire quelque chose pour améliorer le monde, et bien je le ferai !
    J’avais contacté un assassin très renommé, mais je n’avais pour le moment aucune nouvelle de lui.

    J’ai eu une période disons… légère, concernant mes tabous… Mais malgré ce que les observateurs de mes soirées pouvaient penser, je n’ai que très rarement ramené quelqu’un chez moi. De simples flirts. La seule fois où j’avais cru retomber amoureux, le malheureux qui avait partagé mon lit s’était retrouvé éviscéré par une créature venue me tuer. Je n’avais pas le droit de mettre en danger des gens simplement pour me sentir moins seul…

    Et qu’aurai-je fait si j’avais retrouvé Nate.. « oh, salut, Nate.. tu me croiras jamais.. en fait je viens d’une dimension parallèle.. ».. Et puis quand bien même il arriverait à me croire. Il avait assez souffert pour moi. Et si je le retrouvai, quel âge pouvait-il avoir ? J’étais prêt à utiliser toutes mes ressources magiques pour le faire rajeunir, pour pouvoir vivre ce que nous n’avions pas pu vivre sous les bombes d’un Londres moribond… La guerre… Il y en a eu d’autres… Ici.. D’où je viens…

    C’est avec ses pensées, qui étaient loin d’être originales, pour les avoir eut si souvent, que je déambulais dans les rues, les mains dans les poches… Je n’avais pas tenté de retrouver ma « famille » terrienne, car je n’aurais pu expliquer mon ingérence dans cette ligne temporelle. Et puis à quoi bon… Max Corey n’avait pas existé, c’était mieux comme ça… Je ne comprenais toujours pas le but de cette visite dans le passé, ni comment ça avait pu tourner comme ça.

    L’autre jour, une super héroine a été attaqué, pour la deuxième foi, par cette folle furieuse qui passait parfois aux médias. Si les autres justiciers n’étaient pas intervenus, je crois bien que j’aurai vécu mon premier et dernier jour en tant que héros de ce nouveau groupe… Mais on s’en était tiré. Et pour une fois, je m’étais senti moins seul, avec des coéquipiers, même si c'était des coéquipiers temporaires. Je sais qu’ils se méfient tous plus ou moins de moi. Ils me trouvent étrange… Et ils ont peur, je crois, que je les trahisse pour des affaires de famille de ma dimension, alors qu’ils me demandent de m’impliquer avec eux, ici et maintenant. J’espère pouvoir les rassurer sur ce point. J’ai par contre renoncé à leur expliquer les ramifications de ma magie et du Logrus. Ces concepts sont trop étrangers à cette terre.

    Humant l’air de la grande pomme, je sens les odeurs contradictoires, alléchantes ou rebutantes. Je ne sais pas pourquoi, je ressens comme une nostalgie aujourd’hui. Soudain, Frakir se contracte autour de mon poignet, m’annonçant un danger imminent.

    - Le voleur ! Il est là !

    Plus par réflexe qu’autre chose, je tourne la tête pour recevoir le plus grand choc de ma vie depuis que ma mémoire m’était revenu. Ce n’est pas possible ! Ce regard que j’accroche, ça ne peut pas… Combien de chances sur les millions de combinaisons génétique pour que ça se produise ? Les mêmes yeux, le même visage, le putain de même sourire angoissé quand il ne sait pas quoi faire et qu’il se sent mal ! Mon cœur bat à cent à l’heure et je me retrouve mu par une angoisse et une urgence absolue lorsque je comprends qu’il s’enfuit, se mettant en danger ! Tellement choqué par cette vision, j’en pers tous mes moyens, humains ou magiques… Je n’ai pas le temps de le rattraper, ce qui pourtant en temps normal serait chose aisée, et je n’arrive plus à le voir, perdu dans la foule.

    Mais mes pensées s’organisent enfin un peu.. Quoi faire… Inutile espérer le rattraper à présent. Mais j’ai un mince espoir. Si c’est lui, si c’est vraiment lui, même si je ne vois pas comment c’est possible, alors je peux accrocher une sonde au médaillon que je lui avait offert. L’a-t-il seulement gardé ? J’avais déjà fait cet essai, maintes fois, mais il en existait plusieurs exemplaires, dans d’autres réalités. Là, je pouvais restreindre le champ des possibles, goutant à toute l’ironie de la chose. Si ça marchait, ça voulait dire qu’on était dans le même monde, dans la même ville.

    Je sentis comme une hésitation, puis soudain le contact se fit, sans aucun doute possible… Je me laissai guider par ce fil entre moi et le médaillon, mon propre fil d’Ariane, vers mon salut ou mes désillusions. Finalement, arrivé en bas d’un immeuble, le cœur battant, je finis par trouver plusieurs initiales pouvant correspondent. Quelques pas plus tard, je me retrouve devant une porte, ne sachant pas si je dois… Avec un sentiment d’impuissance, je finis par sonner à la porte, mes tempes douloureuses à cause de mes battements de cœur. Et si c’était lui, mon dieu, qu’allais-je faire ?





    Dernière édition par Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:42, édité 1 fois



    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:35





    Reload


    Les yeux fermés je jouis du bien être que me procure la douche. Je ne suis pas vraiment fier de ma cavalcade. Sous l’effet de l’énervement de m’être fait voler mon portefeuille, j’ai cédé à la facilité. Je suis confus avec l’utilisation de mon don. Après mon retour de Londres, j’étais resté plusieurs mois dans l’utiliser, le considérant plus comme une malédiction qu’un cadeau du ciel. Ma mutation ne me valait que des tourments. Même s’il était sur le point de se fracasser sur le trottoir, j’avais coupé mon petit frère en deux en découvrant ainsi mon gêne X sous l’urgence et la précipitation. Ce même gêne, m’avait ramené dans le passé alors que je visais le sol de mon appartement. J’avais découvert l’amour, mais avait dû me résigner au pire, partir sans explications pour conserver la cohérence de ce monde.

    Ma rencontre avec cet étudiant lors d’une conférence sur les nouvelles technologies m’avait donné un autre point de vue. Yitzhak qui développe une mutation sensiblement différente de la mienne, mais un peu dans le même domaine, m’avait fait part de son point de vue. Nous sommes nées ainsi et ne pas s’en servir serait à ses yeux comme se priver d’un de nos sens par pseudo équité envers les non-mutants. En gros est ce qu’un voyant au pays des aveugles doit fermer les yeux ? Lors de cette soirée, j’avais fini par tout lâcher, acceptant de gouter aux plaisirs qu’offre la vie. Porter le poids de l’univers sur mon dos ne me rentrait pas meilleur et encore moins l’homme que j’avais laissé en 1941 dans un Londres ravagé par les bombardements allemands.

    On m’a volé, j’ai volé… Par le passé, avant Max, j’avais déjà commis de menus larcins comme ce matin. Comme ce jeu vidéo dont le dernier exemplaire était en vitrine et trop de monde dans la file d’attente pour me laisser l’espoir de l’acheter, ou ce livre vraiment sur abusé sur le prix dans une librairie où je ne mets que rarement les pieds vu leurs tarifs prohibitifs…

    Je ferme l’eau et attrape ma serviette pour me sécher. C’est à ce moment-là que la sonnette de mon appartement raisonne.

    - Tsss !

    Cela doit être le concierge. J’attends un colis de livres. Elle a dû me voir monter et me les amène. Je ne peux lui en vouloir, car en principe les résidents sont censés aller prendre leur colis à sa loge, mais elle fait quelques exceptions dont je fais partie. Originaire du Mexique, elle aime pouvoir me parler en espagnol. Je lui accorde donc ce plaisir de bonne grâce.

    - Voilà, j’arrive !

    J’enroule ma serviette autour des reins. La brave femme en a vu d’autre et a l’habitude de mes tenues décontractées. Comme je bosse à domicile, je passe souvent des journées sans prendre la peine de m’habiller. Nonobstant, je fais des efforts de style quand je sors.

    - Bien le bonjour Madame…

    Ma bouche reste ouverte sans aucun son qui en sort. Mon esprit semble amorcer un reboot général face à un freeze écran, ou plutôt de mon corps. Cela ne peut pas… C’est carrément imposs… C’est… Mon regard s’oriente vers la commode non loin de la porte d’entrée. Le médaillon que Max m’avait offert est là, prouvant la véracité de ce que j'ai vécu avec lui. Je l’avais quitté après avoir passée cette soirée avec Yitzhak… par respect pour Max. Le dit Max qui se dandine d’un pied sur l’autre sur le seuil de ma porte.

    C’est le gars que j’ai furtivement aperçu au passage piéton. Je reconnais la veste. D’abord là-bas, maintenant ici, cela ne peut pas être une coïncidence. Les questions se bousculent dans ma tête. Quand ? Comment ? Pourquoi ? L’eau qui ruisselle de mes cheveux dans mon dos et sur mes épaules me ramène au présent. Plus tard les réponses des comment et des pourquoi.

    - Ma… Max ?!

    Je vois son regard si clair s’éclairer d’une lueur d’espoir. Cela ne peut qu’être lui ! Cette façon de se tenir, de me regarder… Je tends le bras, attrape le devant de sa chemise et le tire vers moi. De l’autre main, je repousse la porte pour la fermer.

    Je le prends dans mes bras, niche mon nez dans son cou, et le trempe à son tour. Je le serre très fort pour m’assurer qu’il est bien réel. Mes mots viennent, laborieusement, le comble pour le linguiste que je suis.

    - Je… Max… Pardon… Tu… m’as manqué !

    Deux bras qui se referment dans mon dos, m’arrachent des larmes d’émotion.



    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:35


    Retrouvailles


    J’ai sonné à la porte et j’ai l’impression que cette épreuve est la pire de toutes celles que j’ai eu à affronter. Donnez-moi un démon à bannir, un sorcier maniaque à ridiculiser ou même ma mère à affronter dans un duel de sorcellerie. Mais ça ? Prêter mon cœur à une déception de plus ? Il y a si peu de chance que ce soit lui. Le médaillon que j’ai pu sentir avec ma sonde est authentique, mais je peux encore tomber sur une version alternative, ou Nate a pu perdre le médaillon, il se serait transmis à un collectionneur, ou encore… Milles craintes et scénarios se déroulent dans mon esprit, et les secondes semblent être complices de cette torture.

    Je suis planté devant cette porte, avec la peur chevillée au ventre, mais aussi un fol espoir. Et si c’est vraiment lui ? Comment lui expliquer ? Comment comprendre ce que lui-même a pu faire ? J’ai envie de fracasser cette porte et de trouver enfin une réponse derrière. Si ce jeune homme n’est pas celui que je crois, je débarrasserai le plancher et lui enlèverai les souvenirs de ma visite. J’irai alors panser ma blessure au cœur dans un bar en compagnie d’un habitant d’un monde d’une ombre voisine.

    - Voilà, j’arrive !

    Cette voix. Mon dieu, cette voix ! Mon cœur bat à tout rompre, l’attente m’est insupportable. Quand enfin la porte s’ouvre, j’ai une boule dans la gorge, je n’arrive pas à sortir un seul mot. Je le regarde, son corps enroulé dans une serviette, à la fois différent et semblable à mes souvenirs. Mes yeux s’attardent sur sa barbe naissante.

    - Bien le bonjour Madame…

    Son menton. La courbe de son nez, de son cou. Et son corps encore humide de la douche qu’il vient de prendre. Je capte son regard, qui se tourne vers la commode derrière lui. J’y vois le médaillon que je lui avais offert. Je ne peux plus avoir de doute à présent. Comment est-ce possible ? Suis-je encore le jouet du destin ? Je regarde l’eau perlée au bout de ses cheveux, et tomber sur son cou, ses épaules. Je reconnais ce grain de peau, que j’avais trouvé si délicat dans une époque ou nous vivions au jour le jour. Ce grain de peau qui avait souffert de blessures pour moi. Il avait été torturé, tout comme moi. Et tout me reviens. Je suis bouleversé. J’aimerai ne pas rêver. Pitié, faites que je ne rêve pas.

    - Ma… Max ?!

    Je ne peux pas parler. Mes yeux sont humides. Je lui fais simplement signe de la tête. Oui. Oui, c’est bien moi. Et j’ai traversé l’enfer pour te retrouver…

    Lorsqu’il me tire vers lui, s’accrochant à ma chemise, et refermant la porte derrière nous, je ne peux que sourire, même si une larme coule sur ma joue. Nos retrouvailles sont si tendres, si pleines d’amour, quand je sens enfin son visage niché dans mon cou, ses bras autour de moi. Je me fiche totalement d’être trempé par sa faute, je l’enserre à mon tour, mes mains se perdant dans ses cheveux humides un peu bouclés. Son odeur, sa voix. Comme tout cela m’a manqué.

    - Je… Max… Pardon… Tu… m’as manqué !

    -je t’ai cherché partout, je t’ai cherché partout, Nate… Je ne rêve pas ? c’est bien toi ?

    Je referme ma prise sur lui, je ne veux plus le lâcher. Mes mains caresses son dos, et finalement, cédant à l’émotion, je le couvre de baisers.. Je n’ose l’embrasser comme nous le faisions il y a si longtemps. Mes baisers sont plus fraternels. J’ai envie de plus. J’ai envie de savoir ce qui lui est arrivé. Ma joue contre la sienne, je sens la texture de sa barbe naissante et une idée me fait sourire.
    Lui prenant la main, je m’oriente au jugé, dans cet appartement que je ne connais pas.

    -viens,Nate. On a tant à se dire. Mais on y arrivera pas. Pas comme ça.

    Ayant trouvé la salle de bain, je l’installe face au miroir et au lavabo et je fais couler de l’eau chaude. Son reflet dans le miroir est intrigué. Il se demande ce que je fais. Je lui souris, mon regard lumineux de le retrouver. Je ne sais pas comment commencer mon histoire. Alors je me lance dans une démonstration.

    -je suis bien Max. Le lieutenant que tu as connus. Mais je suis aussi un voyageur, tout comme toi. Ma mémoire m’est revenu après ton.. départ. J’ai voulu mourir de te savoir loin de moi. Je ne pouvais pas envisager une vie sans toi, tu as emmené mon cœur, peu importe ou tu allais à ce moment-là..

    Pendant que je lui parlait, je cherchai avec le Logrus ce dont j’avais besoin pour la suite de nos retrouvailles. Un savon à barbe apparu devant nous, sur le lavabo. Et je fis le geste de cueillir dans les airs un objet invisible. Le couteau à barbe que j’avais de nombreuses fois utilisé sur Nate accrocha la lumière, devant un Nate surpris.

    -et puis frakir m’a empêché de mettre fin à mes jours, et tout m’est revenu. Je peux faire certaines choses, comme de convoquer ce couteau de barbier que tu connais si bien. Lorsque j'ai vu que je pouvais accéder à ces nouveaux mondes, ces autres réalités, je t'ai cherché comme un forcené. Mais je ne t'ai jamais trouvé. Quelle ironie ! Je suis dans cette ville depuis plusieurs années maintenant... Et tu étais à deux pas de moi. A une éternité de moi...

    Nate tenta de dire quelque chose, mais je lui murmurais à l’oreille, déclenchant des frissons sur son corps encore humide.
    -laisse-moi m’occuper de toi, comme avant. Comme quand j’étais heureux. Comme lorsque j’aimais…

    Mes mains caressèrent ses épaules, puis je pris milles précautions, et le rasait lentement, comme j’avais pris l’habitude de faire lorsque nous étions si proches. Je ne veux pas m’imposer à lui. C’est un peu égoïste, de faire ce que je fais.
    -si.. Tu as vécu ta vie, je ne peux pas te le reprocher. Je suis heureux de t’avoir retrouvé, et je pourrai sortir de ta vie le cœur plus léger de savoir que tu vas bien. Mais laisse-moi ce privilège, encore une dernière fois…







    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:35





    Retrouvailles


    - Je t’ai cherché partout, je t’ai cherché partout, Nate… Je ne rêve pas ? c’est bien toi ?

    - Oui c’est moi Max… Comment tu as…

    Les bras de Max se resserrent encore un peu plus sur moi. Jamais je n’aurais imaginé retrouver cette sensation unique que lui seul est capable de m’apporter. C’est comme mettre enfin la dernière pièce d’un puzzle trop longtemps inachevé. Je me sens revivre. Le prodige de sa présence me laisse perplexe. Déjà des millions de questions m’assaillent et aussi une nouvelle peur, celle de le voir repartir. C’est trop beau pour être vrai ou d’avoir une chance qu’il reste avec moi.

    Je suis trop abasourdi pour faire un quelconque geste. Max me couvre de baisers chastes et m’enveloppe de sa présence rassurante. Il me semble identique à celui que j’ai quitté il y a quelques mois, mais aussi différent. Son regard n’a plus cet air incertain d’autrefois.

    - Viens, Nate. On a tant à se dire. Mais on y arrivera pas. Pas comme ça.

    Max me prend la main et m’entraine dans cet appartement qu’il ne connait pas. Il semble satisfait quand il trouve la salle de bain encore pleine de vapeurs de la douche que je viens à peine de quitter. Il me positionne face au miroir. A Londres, c’est lui qui m’a rasé avec ce coupe chou impressionnant que je ne me sentais pas capable de manipuler. C’était notre rituel, j’offrais ma gorge à sa main armée sans hésitation. Par ce geste, je sais que c’est vraiment lui. Cependant, Max semble dédaigner mon Wilkinson qui trône sur la tablette. Je l’observe par le biais du miroir. J’aime la lueur que je vois dans son regard.

    - Je suis bien Max. Le lieutenant que tu as connu. Mais je suis aussi un voyageur, tout comme toi. Ma mémoire m’est revenu après ton… départ. J’ai voulu mourir de te savoir loin de moi. Je ne pouvais pas envisager une vie sans toi, tu as emmené mon cœur, peu importe où tu allais à ce moment-là…

    J’ouvre la bouche pour parler, puis la referme en voyant du savon à barbe qui apparait sur le lavabo. Max est un mutant comme moi ! Il déplace aussi les objets. Mon cœur se réchauffe, car cette similitude entre nous me rassure. Cela m’assure de ne pas passer pour un monstre à ses yeux. Comme un gamin, je le regarde tel un magicien faire apparaitre ce fameux rasoir dans sa main habille. Je souris. Je retrouve ses moments que nous avons passés tous les deux dans sa salle de bain. Je renoue avec ce paradis, ce bonheur.

    - Et puis Frakir m’a empêché de mettre fin à mes jours, et tout m’est revenu. Je peux faire certaines choses, comme de convoquer ce couteau de barbier que tu connais si bien. Lorsque j'ai vu que je pouvais accéder à ces nouveaux mondes, ces autres réalités, je t'ai cherché comme un forcené. Mais je ne t'ai jamais trouvé. Quelle ironie ! Je suis dans cette ville depuis plusieurs années maintenant... Et tu étais à deux pas de moi. A une éternité de moi...

    - Max ! Je suis si…

    - Laisse-moi m’occuper de toi, comme avant. Comme quand j’étais heureux. Comme lorsque j’aimais…

    Je frissonne quand il pose ses mains sur mes épaules. Je tais mes questions et mes remarques pour laisser à l’instant présent toute son importance et son intensité. Je clos mes paupières et lève légèrement le menton. Je sens le blaireau caresser ma peau. La mousse de savon est chaude et offre un parfum qui pour moi est synonyme de moments avec Max. Lorsque j’étais revenu de Londres, je ne m’étais pas rasé pendant presque un mois. Cette tâche était celle de Max. Quand je m’étais enfin résigné à enlever ces poils qui me donnaient une tête de nounours, j’en avais chialé comme un gosse. Car cela soulignait la fin de cette vie avec lui.

    La lame crisse sur mes joues. La main de Max est toujours aussi experte. Je le laisse me manipuler à sa guise, son rasage sera irréprochable. C’est encore plus plaisant qu’avant dans cette salle de bain moderne. La température y est douce, l’espace vaste et bien éclairé. Je ne veux plus sortir d’ici. J’ai peur de me réveiller comme tant de fois, avachi sur le canapé avec un livre entre les doigts et les souvenirs éthérés d’un rêve plaisant.

    - Si... Tu as vécu ta vie, je ne peux pas te le reprocher. Je suis heureux de t’avoir retrouvé, et je pourrai sortir de ta vie le cœur plus léger de savoir que tu vas bien. Mais laisse-moi ce privilège, encore une dernière fois…

    J’ouvre les yeux, alors qu’il bascule sur l’autre côté de mon visage. Je ne peux lui répondre au risque que la lame affutée ne me coupe. Mais mon regard brillant ne lâche pas son reflet. Je le laisse finir son travail qu’il fait avec maestria. J’assemble mes pensées, interprète ses mots. Alors quand plus aucune trace de savon ne macule mon visage, je me retourne et prends son visage entre mes mains.

    - A partir d’aujourd’hui, il est hors de question que mes doigts touchent à nouveau un rasoir Max Corey. Je suis « rentré » de Londres que depuis quatre mois. Si tu m’avais retrouvé avant, je n’aurais pas su qui tu es !

    Doucement, j’approche mes lèvres des siennes. Mon baiser se veut amoureux et possessif. J’ai mainte fois imaginé retourner dans le passé, le retrouver, lui expliquer ce que je suis pour le ramener avec moi. Combien de fois j’ai été à la limite de le faire ? Combien de fois je me suis écroulé en me disant que je n’avais pas le droit de déranger la vie qu’il avait eu après mon départ ? Et j’apprends maintenant qu’il est capable comme moi de changer de monde. Je ne sais pas ce qu’est ces « autres réalité », personnellement, je n’ai accès qu’aux lignes du temps. Mon aventure m’a montré que je pouvais revenir dans le passé, mais cela relève de l’exploit mental. Mon retour s’est mieux passé car j’étais préparé. Mais cela reste une épreuve. D’autres à ma place, tenteraient surement des voyages temporels audacieux, mais je n’ai pas cette trempe. Je n’ai pas l’étoffe d’un héros, et cela me convient parfaitement.

    - Max, depuis mon retour je ne suis qu’un fantôme. Je survie, mais ne vis pas. Bon sang ce que tu m’as manqué.

    Je le serre dans mes bras, je me sens si bien dans cette salle de bain. Cela me rappelle toutes les heures qu’on y a passées ensemble dans ce Londres du passé. Puis soudainement mon cœur se glace. Il est ici depuis plusieurs années… A-t-il…

    - Tu… tu as quelqu’un ? Et où est Frakir ? Je l’aime bien ton chien.

    Si la réponse à ma deuxième question m’intéresse, je la pose surtout pour adoucir l’amertume que je risque de ressentir à la réponse de la première...



    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:36


    Retrouvailles


    Mes mains sont faites pour son visage. C’est une certitude, quand je passe le savon sur sa peau, pour la préparer au rasage à l’ancienne. Je procède souvent ainsi, pour moi aussi. Et souvent je repense à lui, avec l’amertume des regrets, du gâchis. Mais soudain, ce ne sont plus des regrets qui m’enveloppent, mais sa présence. Sa peau est douce contre moi. Je suis trempé de son étreinte, mais ça ne me gêne pas. La température de la pièce est agréable. Alors je répète ces gestes que j’adorai exercer quand nous étions cernés par le danger, et que nous n’étions pas sûr de pouvoir renouveler ce moment.
    Jamais je n’aurais cru pouvoir renouveler ce moment.

    -j’ai prononcé ton nom dans les vapeurs d’un volcan de divination. J’ai bravé les interdits sur la route d’onyx pour trouver une image de toi.

    Le couteau glisse sur sa peau, la laissant douce et lisse, et mon pouce s’attarde sur son visage au fur et à mesure que je progresse.

    -j’ai lancé des sondes, comme un plongeur de l’abysse, de plus en plus loin. Et moins j’avais d’espoir de te retrouver, plus j’avais envie d’accepter cette guerre de succession, d’où je viens… Pour avoir le pouvoir de te retrouver plus facilement. Mais j’ai tenu bon.

    Je me doute bien que mes paroles doivent lui être incompréhensibles, je ne fais qu’énumérer les extrêmes jusqu’où j’ai osé aller pour lui. Plus tard, il comprendra, s’il veut de moi près de lui. Je lui expliquerai mon monde, d’où je viens et pourquoi je préfère être ici.
    Lorsque mon travail est terminé, Nate se retourne vers moi, prenant mon visage entre ses mains.

    - A partir d’aujourd’hui, il est hors de question que mes doigts touchent à nouveau un rasoir Max Corey. Je suis « rentré » de Londres que depuis quatre mois. Si tu m’avais retrouvé avant, je n’aurais pas su qui tu es !

    Je le vois s’approcher comme au ralentis, et j’ai de la musique en tête, comme lorsque je conçois un nouveau sortilège. Si je devais donner le nom de Nate à un sortilège, ce serait un enchantement qui emprisonne le cœur et l’esprit… Nous nous embrassons, et je savoure enfin de nouveau ce que signifie vivre réellement.
    Si je l’avais retrouvé plus tôt, il ne m’aurait pas reconnu. Il voyage donc sur les lignes du temps, quand moi je voyage sur les autres mondes. Quand je peux à nouveau parler, je le lui explique.

    -je ne peux pas voyager dans le temps. Mais dans d’autres mondes. Et sur certains d’entre eux, le temps s’écoule plus vite ou plus lentement, c’est pour ça que j’ai pu traverser les époques, sans vraiment maitriser ce qui m’arrivait.

    -Max, depuis mon retour je ne suis qu’un fantôme. Je survie, mais ne vis pas. Bon sang ce que tu m’as manqué.

    Je lui caresse le visage, et le prend de nouveau dans mes bras, lui chuchotant à l’oreille des mots en Thari, ma langue natale. Ils n’ont pas de traduction immédiate, mais véhiculent respect, amour, passion, envie, abnégation.

    - Tu… tu as quelqu’un ? Et où est Frakir ? Je l’aime bien ton chien.

    Je le regarde un peu tristement. Finalement je déroule mon lacet invisible, et lui ordonne d’apparaitre, révélant un argent brillant, lumineux.
    -voici Frakir. Elle ne peut plus exprimer aussi bien ses sentiments…

    Je la vois se dérouler, puis grimper comme une chenille sur le bras de Nate, très rapidement, et se dérouler pour le chatouiller, parcourant ses épaules, son autre bras, pour finalement revenir sur moi, en pulsant de plaisir.
    -mais je crois qu’elle t’aime bien. Je te raconterai comment elle est venue à la vie. Et pour te répondre, non je n’ai personne dans ma vie. Mais je te dois d’être honnête. J’ai tenté de retrouver ce que je pensai avoir perdu à jamais après toi. Mon lit a été plusieurs fois accueillant pour d’autres hommes. Pas si souvent que ça, mais tout de même…

    Ma main caresse son visage, crispé par une petite tristesse.

    -je ne savais pas… et à aucun d’entre eux, je n’ai montré ça…

    Lui prenant la main, je lui montre ce que je n’ai encore jamais montré à aucun terrien. Je fais des pas, lentement, dans l’espace qui est son appartement. J’y superpose doucement des images, utilisant la traversée des ombres. Une fleur ici, la même que lorsque nous nous étions connus. Un vase qui n’était pas la, les rideaux qui changent, puis nous passons dans le salon, les tapis sont d’herbe verte. L’herbe s’étant à présent, sous nos pieds nus, ayant ôté mes chaussures et ma chemises trempée. Nous repassons par l’arche de la porte qui était la salle de bain, pour y découvrir un sentier d’herbe verte et entendre au loin le son cristallin d’un lac clapotant.

    -ça ne marche que si j’ai de l’espace pour marcher. On a tant à se dire, j’ai pensé qu’une jolie vue pourrait nous y aider…

    Marchant toujours, nous ne sommes plus dans son appartement, mais sur un chemin que nous finissons par quitter. Pourpre le ciel, et le vent chaud qui nous enveloppe. Bleu, l’herbe, puis de nouveau verte. Jaune, rouges, lilas, les fleurs et les oiseaux parcourant le ciel éclairé par un soleil orangé, comme à son coucher, alors qu’il est haut dans le ciel. Et puis enfin nous arrivons sur la plage de sable blanc, aux bords d’un lac émeraude presque transparent. Il fait bon, nous n’avons pas froid. Nous sommes arrivés la ou je le voulais, sans avoir été ici auparavant.
    -tout existe, quelque part. Et le sang qui est en moi, ainsi que les épreuves que j’ai subies me permettent d’accéder à ces endroits. Il me faut juste du temps, et la possibilité de marcher.

    Le laissant regarder le paysage, j’adore voir ses yeux émerveillés. Quand ils se reposent sur moi, je me présente.
    -je suis Maximus d’Ambrecour, Duc du Kolvir, Baron des Marches de L’ouest, et prince des Cours du Chaos. Mais on s’en fout totalement. Je suis Max. Et je t’aime. Je te laisserai plus jamais souffrir pour moi.. Oh. Et je suis un super héros maintenant.. Tu as entendu parlé de "chaos" ? C'est mon nom de code...

    Ma mimique comique nous fait éclater de rire tous les deux…






    Dernière édition par Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:45, édité 1 fois



    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:36





    Retrouvailles


    - Je ne peux pas voyager dans le temps. Mais dans d’autres mondes. Et sur certains d’entre eux, le temps s’écoule plus vite ou plus lentement, c’est pour ça que j’ai pu traverser les époques, sans vraiment maitriser ce qui m’arrivait.

    Je crois que je saisis ce Max essaye de m’expliquer. Mais cela me plonge dans le concept que d’autres mondes existent dans un autre plan. A l’époque où nous vivons ce n’est pas si incongru. Mais je ne fréquente guerre les héros et les autres mutants. Je crois qu’en fait tout cela m’effraie. Yitzhak m’avait dit que s’était dommage que je n’utilise pas mon gêne X au mieux. Je l’ai utilisé aujourd’hui pour voler un hot-dog… Je m’arrange avec ma morale en expliquant mon geste par le fait que je m’étais fait voler mon portefeuille juste avant. Suis-je en train de céder à la facilité et au côté obscure que peut avoir tout pouvoir surhumain ? Ce qui est certain là, c’est que Max a bien plus de capacité que je n’ai pu l’imaginer. Moi qui pensais qu’il était qu’un simple humain possédant un chien spécial… Il a bien plus à m’en montrer que l’inverse. Dire que j’avais peur de l’effrayer avec mes capacités…

    - Voici Frakir. Elle ne peut plus exprimer aussi bien ses sentiments…

    Le bracelet que porte Max semble animé de vie propre. Ébahis je le vois ramper sur mon bras. Arrivé à mes épaules, le lien se glisse sur ma peau et me chatouille. Je crois reconnaitre l’espièglerie du chien, mais ce n’est pas un animal. C’est… un objet doué de vie ? Je ne comprends rien à tout cela.

    - Mais je crois qu’elle t’aime bien. Je te raconterai comment elle est venue à la vie. Et pour te répondre, non je n’ai personne dans ma vie. Mais je te dois d’être honnête. J’ai tenté de retrouver ce que je pensai avoir perdu à jamais après toi. Mon lit a été plusieurs fois accueillant pour d’autres hommes. Pas si souvent que ça, mais tout de même…

    Sa main caresse mon visage. Je penche la tête pour accentuer le contact. Je ne réponds rien à son aveu. Que dire de plus ? Que nous ne nous sommes rien promis, que j’ai pris la fuite très lâchement et qu’ en quatre mois je suis aussi allé voir ailleurs une fois. Alors forcément, lui qui est ici depuis des années sans savoir je suis de cette époque…

    - Tu n’étais lié par aucun sermon Max… Puis c’est moi qui suis parti…

    - Je ne savais pas… et à aucun d’entre eux, je n’ai montré ça…

    Max me prend la main. Soudainement mon appartement s’estompe et un paysage fabuleux apparait. Nous marchons un peu pour arriver près d’un lac aux couleurs impossibles. Nous avons dépassé le périmètre de mon appartement, ce n’est donc pas qu’une simple illusion.

    - Tout existe, quelque part. Et le sang qui est en moi, ainsi que les épreuves que j’ai subies me permettent d’accéder à ces endroits. Il me faut juste du temps, et la possibilité de marcher.

    - C’est… c’est beau Max…

    Bouche bée, je tourne sur moi-même pour admirer ce paysage qui n’existe pas dans ma dimension. Les couleurs sont exceptionnelles. On dirait un tableau peint par un artiste. Je ne lâche pas la main de Max, de peur de me perdre dans ces méandres inconnus. Max me scrute et observe mes réactions. Je le sens tendu à l’extrême. Il a peur de mon jugement. Alors je lui fais un sourire chaleureux. Je serais un ingrat si je faisais la moue car il m’a caché ceci, de plus il s’en souvenait pas lors de notre rencontre.

    - Je suis Maximus d’Ambrecour, Duc du Kolvir, Baron des Marches de L’ouest, et prince des Cours du Chaos. Mais on s’en fout totalement. Je suis Max. Et je t’aime. Je te laisserai plus jamais souffrir pour moi.. Oh. Et je suis un super héros maintenant.. Tu as entendu parler de la Young Force ?

    Il me fait une grimace amusante et nous rions. La Young Force… évidement mon fier lieutenant ne pouvait pas ne pas s’engager pour une cause.

    - Oui, difficile de ne pas être au courant des différentes factions qui occupe le globe terrestre… Je… je reste un peu en dehors de tout ça… mon gêne X…

    Max s’est présenté, mais finalement il ne me connait pas non plus, ni les raisons qui m’ont parachuté en 1941. Je suis heureux de le retrouver et il semble disposer à reprendre là où nous nous étions arrêtés. Cependant son engagement avec la Young Force va forcément avoir des répercussions sur moi. Et ma totale neutralité dans les affaires « héroïque » va en être remuée. Je ne peux rien présager de l’avenir, mais je sais que je suis prêt à beaucoup de sacrifice pour rester auprès de lui.

    - Sacrée carte de visite… Max ? Je crois que maintenant que nous nous sommes retrouvés, il faut que l’on se dise qui on est. Ce qui m’a amené en 1941 à Londres… Là-bas je ne savais pas… je ne pouvais pas te dire ce que j’étais bien que tu ais deviné que j’étais un peu spécial. Max, je ne veux rien te cacher pour que tu comprennes ce qui je suis maintenant. Et je ne me fous pas de ton identité, explique moi qui tu es vraiment Max… Maximus

    Nous avons beaucoup à nous dire et cette fois je ne lui laisserais aucune zone d’ombre sur mon passé et ma vie en général. Mais avant cela… Le goût de ses lèvres est trop délicieux pour ne pas passer avant les explications. Nous avons tant à rattraper.

    - Dieu que tu m’as manqué…




    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:36


    Retrouvailles



    Je ne connais pas cet endroit. En fait, ce n’est pas important. Du moins, ça pourrait facilement devenir problématique, si c’était un endroit sous conflit. Mais Frakir m’aurait averti. Elle sait quand le danger me guette, et je ne serais certainement pas resté avec Nate dans un lieu dangereux. En fait le seul danger qui le guette, lui, ce sont les grains de sables qui vont se glisser sous sa serviette. Je le regarde, attendris. Il est tellement comme un gamin à regarder le paysage, qu’il ne se rappelle même plus qu’il est vêtu d’une simple serviette, offrant un spectacle sublime à mon regard gourmand.

    Ma main caresse son visage, et à envie de plus. J’aime le voir se pencher, fermer les yeux, découvrir que j’ai encore ce pouvoir sur lui, tout comme il l’a sur moi. Il m’a pardonné mes écarts, je ne le savais pas vivant, et c’est lui qui m’a initié à ces plaisirs, rien n’a pu égaler nos étreintes jusqu’ici.

    Lorsque je lui parle de ma carrière de justicier, je scrute sa réaction. Il soupire, visiblement en conflit interne, avant de me répondre.

    - Oui, difficile de ne pas être au courant des différentes factions qui occupe le globe terrestre… Je… je reste un peu en dehors de tout ça… mon gêne X…


    Il m’aurait parlé de ça à l’époque où nous nous sommes connu, je n’aurai rien compris. Mais à présent, je comprends ce qu’il est. Un mutant. Je n’en ai pas peur, j’ai vu beaucoup de mutants depuis que je suis sur terre. Ils ont eux aussi un fardeau, et des espoirs, comme n’importe qui. Certains veulent juste être libre, d’autres veulent et peuvent agir avec leurs pouvoirs. Et certains, bien sûr, abusent de leur pouvoir.

    - Sacrée carte de visite… Max ? Je crois que maintenant que nous nous sommes retrouvés, il faut que l’on se dise qui on est. Ce qui m’a amené en 1941 à Londres… Là-bas je ne savais pas… je ne pouvais pas te dire ce que j’étais bien que tu ais deviné que j’étais un peu spécial. Max, je ne veux rien te cacher pour que tu comprennes ce qui je suis maintenant. Et je ne me fous pas de ton identité, explique moi qui tu es vraiment Max… Maximus

    Je le regarde. Si désirable.
    -je vais tout de dire, même si ça prendra longtemps. Mais ce temps, nous l’avons, cette fois ci. Viens par la.
    Je lui ouvre tout grand les bras, et il vient s’y réfugier. Nous nous embrassons passionnément. Je me rappelle ce qu’il déclenche en moi, comme il me rend plus vivant, plus fort.

    -tu m’as manqué aussi, nate…

    Mes mains le caressent et viennent se perdre sous sa serviette, qui tombe au sol.  Il me regarde, mutin, et je ris quand il téléporte mes habits plus loin. Mais je connais la réalité du romantisme de l’amour sur la plage. Le sable dans les endroits intimes, non merci… Alors je nous fais marcher, tous les deux nus, jusqu’à un endroit pas très loin, où nous attend une tente, avec des voiles fins, qui ne gâchent pas le paysage, mais filtrent le vent et le sable. Il y a des couvertures, des oreillers, et de quoi boire.

    -cette tente n’existait pas il y a encore quelques minutes. J’en profite pour t’expliquer une partie de mes pouvoirs. Pour atteindre quelque chose, qui existe, quelque part, je dois marcher. Pour amener autre chose à l’endroit où nous sommes, je peux procéder de la même façon. Ça s’appelle la marche des ombres. Mais si on parlait de ça plus tard ?

    Je lui fais un croche pied, et nous tombons tous les deux sur notre lit improvisé. Mes mains et mes lèvres sont déjà fébriles, alors que je le redécouvre

    (…)

    Il est allongé sur moi, je le caresse, appréciant chaque instant.
    -tu comprends ? Dans les cours, je suis héritier du trône, même s’il y a plusieurs personnes avant moi. Mais là-bas, les assassinats et coups du destin ne sont pas rare. Et à Ambre, je ne peux prétendre au trône, du moins il y a beaucoup trop de personnes avant moi, et ma double ascendance me rend suspect.

    Je lui avais expliqué mon épreuve, à la fois la Marelle, et le Logrus, et comment Frakir était venue à la vie. Je lui avais expliqué également la situation politique des cours et d’Ambre, et toutes les manœuvres sournoises de la part de mes « parents », cousins et cousines pour accéder au pouvoir.

    -j’ai longtemps été entrainé au maniement des armes blanches, au combat au corps à corps, et à la sorcellerie. Je ne peux pas t’enseigner cette dernière, mais je peux t’enseigner le combat. Ce monde ou nous sommes maintenant toi et moi est dangereux. C’est très égoïste de ma part, mais je te veux près de moi. Ce qui signifie que tu seras en danger… Si tu es près à ça, alors je t’entrainerai. Je t’aime. Je ne veux pas te perdre, et tu ne supporterais pas que je te surveille et que je te couvre de sortilèges pour te protéger.

    Nous nous embrassons de nouveau, et je ne peux résister longtemps au feu qu’il rallume en moi. Sa peau, ses cheveux en bataille, son odeur, son gout, j'aime tout.




    Dernière édition par Max Corey le Mer 3 Fév - 10:54, édité 2 fois



    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:37





    Retrouvailles


    Retrouver Max vivant était mon vœux le plus cher. Le retrouver vivant et pratiquement pas changé… Cela ouvre des perspectives que je n’avais jamais espérées, celles de reprendre où nous en étions restés. Et c’est ce que nous faisons alors qu’il me sert dans ses bras. Nos gestes sont fiévreux, conséquence de notre souffrance mutuelle quand nous nous sommes perdus de vue. Ma serviette finit par glisser de mes hanches et tomber sur le sol. Je ne sais pas s’il y a des gens dans cette dimension où Max nous a amené et je m’en moque.

    Je le dévore du regard et le trouve bien trop habillé alors que je suis nu. Ses vêtements retombent mollement au sol un peu plus loin alors que je le regarde avec provocation. Je n’ai plus à lui cacher mes capacités, je comprends après coup, que même dans ce monde, je peux jouer avec les plans temporels. Ce qui veut dire que dans l’absolu, je pourrais m’y transporter, si l’épreuve n’était pas risqué et éprouvante.

    Max reprend ma main et nous marchons quelques pas. Le paysage change un peu, une tente apparaît avec tout un confort romantique.

    - Cette tente n’existait pas il y a encore quelques minutes. J’en profite pour t’expliquer une partie de mes pouvoirs. Pour atteindre quelque chose, qui existe, quelque part, je dois marcher. Pour amener autre chose à l’endroit où nous sommes, je peux procéder de la même façon. Ça s’appelle la marche des ombres. Mais si on parlait de ça plus tard ?

    - Si tu v…

    Je n’ai pas le temps de finir qu’il me fait basculer sur les coussins. Je lui souris, simplement heureux d’être là avec lui. Ses mains qui reconquissent mon corps, son souffle sur mon cou m’envoient au paradis. Alors que je traînais ma peine et mon chagrin comme un forçat traîne ses fers, me revoilà l’esprit léger et enflammé.

    Beaucoup d’informations se télescopent dans ma cervelle. J’essaye de calmer toutes mes interrogation et de me concentrer sur le simple fait que Max est là et qu’une vie à deux, ensemble est de nouveau possible. Je savoure nos retrouvailles comme un presque noyé savoure l’air qui entre à nouveau dans ses poumons. Il nous faut un moment pour nous rassasier de l’autre et nous apaiser. Je renoue avec le bonheur d’être allongé sur lui.

    - Tu comprends ? Dans les cours, je suis héritier du trône, même s’il y a plusieurs personnes avant moi. Mais là-bas, les assassinats et coups du destin ne sont pas rares. Et à Ambre, je ne peux prétendre au trône, du moins il y a beaucoup trop de personnes avant moi, et ma double ascendance me rend suspect.

    Max m’explique son monde, cela ressemble à un jeu de fantasy avec des épreuves de bravoure à passer. Avec ce qu’il a vécu et l’éducation qu’il semble avoir eu, je me demande comment il peut être si doux et attentionné avec moi.

    - J’ai longtemps été entraîné au maniement des armes blanches, au combat au corps à corps, et à la sorcellerie. Je ne peux pas t’enseigner cette dernière, mais je peux t’enseigner le combat. Ce monde ou nous sommes maintenant toi et moi est dangereux. C’est très égoïste de ma part, mais je te veux près de moi. Ce qui signifie que tu seras en danger… Si tu es près à ça, alors je t’entraînerai. Je t’aime. Je ne veux pas te perdre, et tu ne supporterais pas que je te surveille et que je te couvre de sortilèges pour te protéger.

    - Plus question que je te lâche Max. Je… je suis parti car j’étais une anomalie dans cette époque. L’allemand l’avait compris et un autre aurait pris sa relève. Ma connaissance du futur aurait pu créer un paradoxe si s’était tombé entre de mauvaises mains… J’avais le choix entre notre histoire et celle du monde entier. Je n’imagine pas ce que nous serions maintenant, si l’Allemagne nazie avait gagné la guerre…

    Max me serre contre lui et m’assure qu’il comprend mon geste, ma fuite sans explication. Car en donner, compromettait ceux pour quoi je nous sacrifiais. Alors je lui explique ma vie, ce que je n’ai pas pu lui dire en 1941. Je comble les trous de mon histoire. Je raconte comment j’ai atterri en 1941 au lieu de notre époque actuelle. J’avais été battu, je ne m’étais jamais déplacé moi-même et surtout je l’avais fait dans l’urgence. Je lui explique mon métier, mes parents séparés, mais en bons termes, ma mère qui exerce le même métier et mon père basé à Londres toujours pris par ses affaires...
    Je tais le drame de mon petit frère. Je ne veux pas gâcher nos retrouvailles par ce deuil et mon geste qui a fait souffrir Ethan.

    - On fait quoi maintenant ?

    Je frotte les cheveux de Max quand il me répond avec un regard gourmand. Il sait que je veux parler du concret. Il s’installe chez moi ? Moi chez lui ? Il me colle tout de suites dans ses emmerdes ? Il m’entraîne d’abord ? Cette partie ne va pas être triste, je n’ai jamais appris à me battre…



    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Mer 3 Fév - 11:40


    Retrouvailles



    C’est comme avoir marché pendant des heures sous une pluie glacée, et ce dire qu’il faut tenir, que si on tiens suffisamment longtemps, on finira par arriver chez soi, au chaud, et on pourra se laisser aller au plaisir simple d’être en sécurité, et entouré de bien-être.

    Nate est le rayon de soleil qui me fait tenir, celui qui me motive. L’avoir de nouveau près de moi, c’est comme être enfin arrivé chez soi, et sentir la douce chaleur dissiper les rémanences de la douche glacée subie pendant des mois, des années..

    J’ai depuis longtemps compris que rien n’est acquis, et les possibilités de la vie sont infinies. Parfois, on a l’impression que tout est sombre, et que le sort s’acharne contre nous. Et, de temps en temps, on tombe sur des personnes comme Nate, qui donnent envie de croire, de se battre pour elles. Tout existe, quelque part, et mon pouvoir peut m’y amener. Mais jamais, dans mes envies les plus folles, je n’aurai pensé pouvoir trouver Nate, l’original, et pas une de ses ombres. Et je saurai reconnaitre l’original n’ importe où. Rien ne pourrait me tromper. Son grain de peau, sa voix, et surtout son attitude, son vécu, les lumières hypnotisantes dans ses yeux.

    Ma main semble indépendante de ma volonté alors qu’elle se perd dans ses cheveux, sur ses hanches…
    Il semble avoir une maîtrise plus importante de son pouvoir, ou du moins il n’a plus peur de l’utiliser, en témoigne mes vêtements à présent éparpillés au sol. Le lieu où je nous ai amené est agréable, pour la température, aussi nous n’avons pas froid.
    Allongés sur les coussins, dans notre cocon improvisé, nous profitons enfin l’un de l’autre. Je l’aime tellement. La personne que j’étais à notre première rencontre était troublée par cette attirance, que je jugeais anormale.

    La personne que je suis aujourd’hui apprécie dans les moindres détails la proximité de Nate et je n’ai plus honte de mes envies ni de mes sentiments.
    Alors qu’il est allongé sur moi, je lui caresse doucement le dos, comme une plume, légère, déclenchant quelques frissons de plaisir. Je lui explique un peu les subtilités de mon monde, sa cruauté aussi, et le danger quasi permanent d’y habiter. Le jeu politique y est mortel, et les conséquences dépassent les simples personnes impliquées…
    Je suis persuadé que, si je devais y remettre les pieds, je serai immédiatement happé par les embrouilles familiales et les perversités politiques. Sans compter, bien sûr, les répercussions mystiques, vu que la plupart des gens peu recommandables ont la fâcheuse habitude d’avoir aussi des capacités hors normes et donc les moyens d’ourdir de sombres desseins.

    - Plus question que je te lâche Max. Je… je suis parti car j’étais une anomalie dans cette époque. L’allemand l’avait compris et un autre aurait pris sa relève. Ma connaissance du futur aurait pu créer un paradoxe si s’était tombé entre de mauvaises mains… J’avais le choix entre notre histoire et celle du monde entier. Je n’imagine pas ce que nous serions maintenant, si l’Allemagne nazie avait gagné la guerre…

    Je le regarde, intensément. Mon appétit est toujours intact, mais nous avons besoin de paroles, les corps peuvent attendre.

    -je comprends, tu as fait un choix qui te dépassait. Je comprends, Nate. Je me suis attaché, beaucoup, à cette terre, et c’est parce que je me suis attaché, beaucoup, à toi. La plupart des membres de ma famille restent, au mieux, quelques années sur ce qu’ils appellent une Ombre. Mais moi je me sens bien ici.. Et avec toi… Le jeu politique a Ambre ne m’intéresse pas. Mais je ne suis pas dupe, tôt ou tard je devrai y retourner, ne serait-ce que pour une visite diplomatique. Je suis, au même titre que tous les princes la bas, tenu à des obligations qui dépassent ma simple enveloppe mortelle… C’est un fardeau qui me paraitra beaucoup moins lourd à porter à tes côtés..

    Alors que je le serre contre moi, je réfléchis à ce qu’il pourrait devenir, la bas. Quelqu’un avec un don tel que le sien pour les langues serait extrêmement apprécié… Il faudrait que je lui apprenne le Thari, ma langue natale.

    -Tu sais, Nate, si tu venais avec moi a Ambre, au palais, ou ma personne est beaucoup moins importante qu’aux cours, tu pourrais être très apprécié, et surement avoir une fonction diplomatique officielle. Avec ton don pour les langues, et sachant qu’Ambre traite avec de nombreux territoires de langues et cultures différentes, tu pourrais être très apprécié… Et puis, j’avoue, de façon un peu égoïste, ça rendrait mes propres visites la bas moins.. Protocolaires

    Il me raconte alors sa vie, ce qu’il a fait, qui il est. Comment il a atterri en 1941. J’ai un geste protecteur envers lui quand je repense à ses blessures.
    - On fait quoi maintenant ?

    Mon regard parle pour moi, et Nate chahute mes cheveux… Il parle de l’avenir.
    -on fait tout, pourvu que ce soit ensemble… Je veux plus jamais te perdre, même si tu vas surement me détester à certains moments.. Je peux être un vrai aimant à problèmes… Mais il y a quelque chose que je dois régler, d’abord. A chacun de mes anniversaires, une personne tente de me tuer… Je ne veux pas te mettre en danger. Maintenant que je t’ai retrouvé, je vai mettre les bouchées double pour le retrouver, lui, et en finir une bonne fois pour toute. Ensuite on pourra vraiment vivre ensembles.

    Il semble déçu, mais je ne veux pas qu’il soit en danger, de nouveau, à cause de moi. La dernière personne à avoir partagé mon lit la veille de mon anniversaire à été déchiquetée au petit matin pendant que je prenais ma douche, par une créature envoyée par mon meurtrier potentiel.

    J’essaie de l’imaginer, vêtu des habits à la mode locale, il aurait fière allure. Sa peau claire, ses cils soyeux, la couleur de ses cheveux.. Quelles couleurs lui iraient ?
    Il me regarde, amusé, en train de l’observer, les sourcils arqués.
    -je t’imagine avec tes habits, ta touche personnelle, que tu pourrais avoir la bas. Il est de coutume d’associer des couleurs à une personne. Je suis habituellement associé au pourpre, argent et gris, parfois au vert profond, pour ma part.. Et toi.. hmmm.. Voyons.

    Avec un sourire et un regard mutin, je me relève, et lui tend la main pour l’aider à se relever. L’embrassant dans le cou, je le fais tourner sur lui-même. Quand, finalement, il a fait un tour complet, je suis derrière lui, l’enserrant dans mes bras, et une grande psyché nous fait face, dans lequel j’admire sa plastique. Je suis presque déçu de la recouvrir de tissus, même si ils sont de bonne qualité.

    Hors de question de l’envelopper d’un pantalon bouffant, avec un fessier comme le sien, ce serait un crime de le masquer par des tissus trop lâches. C’est donc un pantalon cintré, noir, qui le recouvre, puis une chemise a col ouvert, blanc crème, avec des plis d’un bleu profond. Une ceinture de cuir ouvragé, gravée d’arabesques cuivrées, une cape à la mode ambrienne, portée sur une seule épaule, bleu profond, broche cuivrée.
    -bleu profond, noir, blanc crème, cuivre.. Cela te va à ravir, mais ça te convient ? C’est tes couleurs, après tout ?

    Je l’admire. Il a fière allure. Je suis sur le point de me vêtir à mes couleurs également, mais il avorte mon geste, préférant visiblement que je reste dans le plus simple appareil, près de lui.
    Nous nous sourions dans la psyché.




    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Lun 8 Fév - 11:59





    Reload


    Je n’en reviens toujours pas. J’avais fait mon deuil de Max et me voilà allongé contre lui, peau contre peau. Il m’a emmené dans un lieu paradisiaque simplement en marchant dans mon appartement. C’est si irréel que je crains que cela ne soit qu’un rêve. Max est un peu différent de celui que j’avais quitté il y a trois mois, il y a un siècle… J’ai si peur d’être dans un de ces merveilleux rêves où mes espoirs se matérialisent et dont les réveils sont froids et tristes. Cependant je veux y croire, que ce n’est pas un tour que me joue mon esprit, que Max est bien là, réel et que nous deux est encore possible. Alors je m’accroche à lui et lui fait toutes les promesses et tous les serments possibles. Je crains son jugement sur mon départ sans réelles explications, tel un lâche.

    - Je comprends, tu as fait un choix qui te dépassait. Je comprends, Nate. Je me suis attaché, beaucoup, à cette terre, et c’est parce que je me suis attaché, beaucoup, à toi. La plupart des membres de ma famille restent, au mieux, quelques années sur ce qu’ils appellent une Ombre. Mais moi je me sens bien ici.. Et avec toi… Le jeu politique à Ambre ne m’intéresse pas. Mais je ne suis pas dupe, tôt ou tard je devrai y retourner, ne serait-ce que pour une visite diplomatique. Je suis, au même titre que tous les princes là-bas, tenu à des obligations qui dépassent ma simple enveloppe mortelle… C’est un fardeau qui me paraitra beaucoup moins lourd à porter à tes côtés..

    - Max, cette fois rien ne se mettra entre nous. Je te suis où tu veux, quand tu veux. OK ?

    Je sais que je suis loin de comprendre ce dans quoi je m’engage. Mais il y a des moments où il faut sauter le pas, se lancer dans l’inconnu sans filet de protection, sans garantie que l’on ne va pas se manger un mur. Et ce moment est venu pour moi. Le choix qui s’offre à moi n’en est pas un. Avec ou sans Max, ma décision est vite prise. Je devine que son monde est complexe et très politisé. Trafics d’influences, complots, et autres manœuvres sournoises… jusqu’ici j’ai tout fait pour éviter de me trouver confronté ou impliqué dans ce genre de problèmes. Mais pour lui, je me sens le courage de foncer dans la mêlée et de lui apporter mon aide indéfectible.

    -Tu sais, Nate, si tu venais avec moi à Ambre, au palais, ou ma personne est beaucoup moins importante qu’aux cours, tu pourrais être très apprécié, et surement avoir une fonction diplomatique officielle. Avec ton don pour les langues, et sachant qu’Ambre traite avec de nombreux territoires de langues et cultures différentes, tu pourrais être très apprécié… Et puis, j’avoue, de façon un peu égoïste, ça rendrait mes propres visites là-bas moins.. Protocolaires

    - On fait quoi maintenant Max ? Et oui, je veux apprendre ta langue. A Londres dans ton sommeil, parfois tu disais des mots que je ne comprenais pas. J’aime la sonorité de ton langage. Il n’existe pas vraiment de chose comparable sur Terre.

    - On fait tout, pourvu que ce soit ensemble… Je veux plus jamais te perdre, même si tu vas surement me détester à certains moments.. Je peux être un vrai aimant à problèmes…

    - Je suis pas mal dans le genre aussi… Tu as bien vu la manière dont on s’est retrouvé… moi en train de voler un sandwich car je me suis fait voler mon portefeuille.

    - Mais il y a quelque chose que je dois régler, d’abord. A chacun de mes anniversaires, une personne tente de me tuer… Je ne veux pas te mettre en danger. Maintenant que je t’ai retrouvé, je vais mettre les bouchées double pour le retrouver, lui, et en finir une bonne fois pour toute. Ensuite on pourra vraiment vivre ensembles.

    - Non, ne m’écarte pas alors que l’on vient à peine de se retrouver. Max…

    Je suis peiné de ne pas mettre en application immédiate cette vie à deux dont on rêve l’un et l’autre. Cependant, Max est déjà passé à autre chose, il me scrute attentivement. Je lui renvoie un regard étonné. A quoi pense-t-il ?

    - Je t’imagine avec tes habits, ta touche personnelle, que tu pourrais avoir là-bas. Il est de coutume d’associer des couleurs à une personne. Je suis habituellement associé au pourpre, argent et gris, parfois au vert profond, pour ma part.. Et toi.. hmmm.. Voyons.

    - Tss…

    Il vient de m’avouer que quelqu’un cherche chaque année à l’abattre le jour de son anniversaire et maintenant il me parle chiffons. Mais le regard amoureux qu’il m’offre envole ma frustration et je me relève quand il me tend la main. Max me fait un vrai numéro de magicien, il me fait tourner sur moi-même. Un miroir apparait, dévoilant ma nudité sous le regard avide de mon compagnon. Puis je sens du tissu me plaquer la peau. Des habits de très bonne qualité m’enveloppent. Le style me parait un peu antique, comme un gentilhomme d’une cours. Au début, je me sens un peu déguisé, mais je me fais vite à l’image que me renvoie mon reflet. Le pantalon est de coupe semblable à ce que j’ai l’habitude de porter. C’est la chemise, le ceinturon et la cape portée sur une seule épaule qui me ramènent quelques siècles en arrière.

    - Bleu profond, noir, blanc crème, cuivre... Cela te va à ravir, mais ça te convient ? C’est tes couleurs, après tout ?

    Je souris à mon reflet. J’ai l’air classe comme ça. Sans parler du regard de Max qui me dévore littéralement des yeux. Son monde à l’air complexe et dangereux. J’espère être à la hauteur de la vie qu’il me propose. Moi qui jusque-là avais plutôt tendance à calquer mon comportement sur celui d’une souris prudente, je me prends des envies de félin prédateur, ou plus raisonnablement d’exploiter mes capacités au mieux de leurs possibilités. Max ébauche un geste pour se vêtir, mais je l’en empêche.

    - Parle-moi dans ta langue, dis-je en le poussant sur les coussins. Je ne veux plus attendre, je veux apprendre.

    Alors que nos corps parlent un langage millénaire, Max me parle en Thari. Je refuse qu’il me traduise ce qu’il me dit. Je souhaite simplement qu’il me baigne de cette nouvelle sonorité. Les règles de grammaire viendront après. L’immersion totale est la meilleure manière d’apprendre une nouvelle langue. Au bout de quelques minutes, je sais déjà dire « Je t’aime », « Tu es beau » et un autre mot que je devine plus salace, mais dont je n’arrive pas à coller un équivalent en anglais. Max rit quand je me lance à prononcer ces mots. Il me les répète, je me corrige. Nous passons un moment quasiment idyllique, en marge des soucis qui sauront bien nous retrouver quand nous reprendrons pied dans notre réalité quotidienne. Mais savoir que nous pouvons nous isoler ainsi du reste du monde, a quelque chose de rassurant.

    Nous passons un temps fou à nous redécouvrir. Sa mémoire intact, Max se donne pleinement à cet amour qu’il a pour moi sans le filtre moralisateur du Londres de la seconde guerre mondiale. Il n’y a plus de tabou, ni de gêne entre nous, tout est parfait… A part mon estomac qui me rappelle que j’ai volé un sandwich bien trop petit pour le contenter. Max commence à lever le doigt, je le stoppe, disant qu’il ne faut pas abuser de la facilité de ses capacités. Nous retournons dans mon appartement newyorkais. L’ordinateur ouvert sur la page de ma banque me rappelle que je me suis fait faucher mon portefeuille.

    - Euh… dis-je en regardant Max avec un air contrit. Finalement la facilité…

    Avec un sourire amusé, il lève la main vers moi, tenant mon portefeuille. Quelque part, un voleur doit être bien dépité de son larcin finalement raté.

    - Aller, en remerciement je t’invite à l’italien qui est à un pâté de maison de là. Comment dit-on « J’ai faim » en Thari ? Et restaurant ? Et le verbe manger ? Et…

    Max me fait taire à sa façon. J’aime bien ça aussi.



    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Sam 20 Fév - 8:55


    Retrouvailles



    - Max, cette fois rien ne se mettra entre nous. Je te suis où tu veux, quand tu veux. OK ?
    Oui, cette fois je ne te lacherais pas, Nate… On ne se rend compte d’une absence que lorsqu’on a la chance de retrouver celui pour qui on la ressentais… Cette chance ne se produit jamais deux fois de suite. Alors je ne suis pas du genre à la laisser filer, et encore moins fuir devant ce que ça implique. Je sais que je n’arriverais pas à le convaincre de rester en dehors de mon monde, si dangereux.

    Alors je prends une résolution. Je vais l’instruire, l’entrainer, pour qu’il survive à mon monde. Mieux que ça, pour qu’il devienne quelqu’un qu’on redoutera, à qui on ne voudra pas se frotter… Inévitablement, ceux qui veulent me manipuler s’en prendront à lui. Mais Nate a un pouvoir, sur l’espace, ce que chaque initié du Logrus ou de la marelle a, mais surtout sur le temps, et aucun de mes parents ne peut se targuer de ce pouvoir. En remontant les fils du temps, il pourrait déclencher une série d’événement qu’aucun membre de ma famille ne prendrait à la légère.

    Avec l’entrainement aux armes, il serait paré pour survivre à Ambre et ses environs. Paré pour me survivre.
    Je le regarde, dans le miroir. Je le trouve beau. Vraiment. Dans le sens primal du terme. Pas simplement une attirance. Ça façon d’être gêné, ses yeux qui se baissent, mais qui finalement affrontent le reflet, pour me voir moi. Ses cheveux rebelles, son attitude altière. Dans les habits que je lui ai magifacturé, il est plus noble encore que dans mon cœur, et ce n’est pas peu dire.

    -On fait quoi maintenant Max ? Et oui, je veux apprendre ta langue. A Londres dans ton sommeil, parfois tu disais des mots que je ne comprenais pas. J’aime la sonorité de ton langage. Il n’existe pas vraiment de chose comparable sur Terre. Je repense à sa question, et à ma réponse.

    -non, le Thari est un mélange particulier… Il est parlé du côté des cours, mais Ambre a appris à le parler aussi, pour raison diplomatiques. Les sonorités sont spéciales, car empruntés à une langue démoniaque. Oh, ça n’a rien à voir avec vos légendes sur les démons, vraiment aucun rapport. En fait, bon nombres de démons sont bien plus noble de cœur et d’actes que les humains…  Certains sont un peu étranges et cruels, c’est vrai... Comme le sont certains humains

    J’avoue que mon tour de passe passe avait aussi pour but de détourner les pensées de mon amant de mes turpitudes, ces tentatives d’assassinat notamment, mais je suis tout de même content du résultat.

    Je l’imagine à Ambre. Je m’imagine avec lui à Ambre. Les aventures qu’on pourrait y vivre, ce que je pourrai lui apprendre. Et le fait de le libérer, chaque fois qu’il le souhaiterait, des contingences matérielles de la terre. Et pourtant, lui comme moi, nous aimons cette terre. J’ai le pouvoir de me transporter ailleurs, et lui aussi. Pourquoi ne pas en profiter ? Je veux découvrir d’autres mondes avec lui, et revenir, toujours, pour profiter de celui que nous avons en commun.

    -Parle-moi dans ta langue. Je ne veux plus attendre, je veux apprendre.

    Il m’a empêché de revêtir mes habits à mes couleurs. C’est pourtant une jolie couleur pourpre qui reste sur mon visage. Le fait qu’il soit habillé et pas moi me rend tout chose. Son corps sur le mien, nos lèvres qui se trouvent, tout est parfait. Comme il me le demande, je lui parle en thari. Je ne saurais décrire l’effet de ce langage. De certaines langues, on parle de son gutturaux, ou pincés, ou encore syntones… Mais le Thari pourrait plutôt se décrire comme « épicé ». Il y a un certain orientalisme, une saveur dans les mots. On a presque l’impression de gouter ce langage.

    Je commençais par le plus simple, le plus évident, car il ne voulait pas que je traduise
    « Je t’aime ». Lorsque je lui caresse les cheveux, le visage, le corps « tu es beau ».. Et aussi d’autres choses dont je vous tairai la signification mais qui vous feraient à coup sûr rougir…
    Nous rions beaucoup, surtout quand il se lance dans ces prononciations. Je ne me moque pas de lui, je serai incapable de mémoriser autant de langues qu’il le fait…

    Finalement, après avoir avorté une tentative de sorcellerie culinaire, nous nous retrouvons dans son appartement, que nous avions quitté dans des tenues plus que légère, le concernant. C’est amusé que je constate que les rôles sont inversés, puisqu’il est habillé et moi nu.
    Envoyant une sonde, je finis par retrouver mes habits éparpillés et les laisse en boule sur le canapé. C’est toujours plus simple quand je sais où chercher... Sinon j’aurai pu tomber sur des versions alternatives de ces vêtements, ce qui pourrait être un peu ... Étrange. Alors qu’il me regarde rappeler à moi mes fringues, je lui explique le principe, moins je connais les lieux où se trouve quelque chose, plus j’ai de risques de ramener une « ombre » de ce quelque chose. D’où mon désespoir de n’avoir aucune chance de le retrouver, lui…

    Désespoir qui n’a plus lieu d’être, alors que je le taquine, utilisant la même technique pour lui ramener son portefeuille dérobé. Il m’avait indiqué suffisamment de circonstances pour que je le retrouver lui et pas un autre portefeuille.

    - Aller, en remerciement je t’invite à l’italien qui est à un pâté de maison de là. Comment dit-on « J’ai faim » en Thari ? Et restaurant ? Et le verbe manger ? Et…
    Je n’y tiens plus et l’embrasse fougueusement.
    -toi, je te lâche plus… Mais je suis d’accord, allons à cet italien. Et peut-être fringués autrement… Tu sais, il ne faut pas croire, aucun membre de ma famille, moi y compris, n’aimons se faciliter autant la tâche. C’est arrivé à certains d’entre nous, et au final ils deviennent fous, mégalomanes et ça se termine immanquablement par une tentative de renversement du pouvoir… Très peu pour moi.


    Abandonnant visiblement ses habits ambriens avec regret, je le regarde s’habiller, le regard brillant, pendant que je me change également. Ou plutôt que je fais en sorte de ne pas commettre d’attentat à la pudeur en allant au restau d’en face…
    Le diner est l’occasion d’échanger sur des choses banales, de la vie quotidienne. Il m’explique son travail, ce qu’il n’avait pas pu faire à l’époque, et je comprends mieux la facilité avec laquelle il avait œuvré pendant la guerre. Les choses devaient lui paraitre bien désuètes à l’époque.

    Je décide sur un coup de tête aimer la cuisine italienne.
    -je te propose un deal. Tu m’apprends des choses, comment devenir un meilleur humain. Et je t’apprends comment devenir une saleté d’ambrien…

    Mon sourire dément mon sarcasme. Je fais tourner le vin dans mon verre, et apprécie sa saveur… Il y a un vin particulier, à Ambre, que tout le monde apprécie. Les vignobles de Bayle. Le rouge est excellent. Le blanc, des cuvées spéciales est un délice. Mais le blanc qu’il destine aux auberges est appelé « la pisse de Bayle ».. Vous voyez le genre… Et pourtant très prisé aussi. Sa saveur est inimitable, et le sobriquet peu flatteur est du essentiellement à sa comparaison avec les crus plus nobles, mais pour autant il n’aurait pas à rougir d’être à la carte d’un restaurant chic.

    Je résiste à l’envie d’en importer ici, mais je soupçonne Bayle d’avoir une méthode pour tracer ses crus. Si je l’utilise sur un ombre proche d’ambre, pas de soucis. Mais si je l’importe ici ? Je n’ai pas envie d’attirer l’attention sur moi, surtout pour de telles broutilles. J’ai cependant, dans mon ombre personnelle, quelques crus que je me suis procuré de façon normale. Rien ne m’empêcherai d’importer ces crus-là. Je nous réserve ça pour plus tard.
    -plus sérieusement, que dirait tu d’une leçon d’escrime, dès demain ? si tu as le temps ? Si tu arrives à me blesser, tu pourras faire ce que tu veux de moi…

    Je vois à son regard qu’il est à la fois choqué de devoir me blesser, ce que je ne ferais pas moi vis-à-vis de mon Nate, et émoustillé de la récompense.
    -ne t’inquiètes pas, nous guérissons vite, c’est lié à notre sang.. Je ne te blesserai pas, promis…





    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Sam 27 Fév - 18:22





    Reload


    Alors que je harcèle Max de questions pour lui demander du vocabulaire de sa langue natale, il me fait taire gentiment en étouffant mon flot de parole avec ses lèvres. Je suis doublement passionné. Entre apprendre une langue qui n’a pas d’existence terrestre, une langue d’ailleurs et pouvoir parler avec celui que j’aime dans sa langue natale, je vais avoir du mal à m’assagir. Moi qui était devenu morose depuis mon retour de Londres me voilà guilleret et existé comme une puce.

    -toi, je te lâche plus… Mais je suis d’accord, allons à cet italien. Et peut-être fringués autrement… Tu sais, il ne faut pas croire, aucun membre de ma famille, moi y compris, n’aimons se faciliter autant la tâche. C’est arrivé à certains d’entre nous, et au final ils deviennent fous, mégalomanes et ça se termine immanquablement par une tentative de renversement du pouvoir… Très peu pour moi.

    Je comprends ce qu’il me dit. A mes yeux ses pouvoirs sont fabuleux. Il pourrait devenir quelqu’un de puissant sur terre. Cependant la sagesse avec laquelle il en parle me rassure. Je suis d’autant plus fier de lui, car il faut une âme pour comprendre qu’il ne doit pas succomber à la facilité.

    Max me fait remarquer qu’il est préférable que je laisse mes vêtements de facture Ambienne pour quelque chose de plus contemporain à mon époque. C’est avec regret que je quitte ces beaux habits. Le tissus, les coutures, les détails, tous est si.. parfait. Je troque donc la mise d’un prince contre un jean noir, un t-shirt blanc et un sweat basique. La lumière dans le regard de Max qui ne m’a pas quitté des yeux alors que je me changeais, me rassure. Même fringué ainsi, je lui plais toujours. Je lui prête des vêtements car il est revenu de l’ombre où il nous a amené sans ses propres vêtements.

    L’italien est à l’angle de la rue. Le repas est l’occasion de parler. Je lui raconte donc ce que je suis, mon travail de traduction, les langues que je parle, celle que j’aimerais apprendre. Bien sûr le Thari est maintenant ma priorité. Je lui répète « Je t’aime » dans cette langue musicale aux sonorités lentes et envoutantes. Je fais une analogie aux langues orientales, mais ce n’est pas cela exactement.

    - Je te propose un deal. Tu m’apprends des choses, comment devenir un meilleur humain. Et je t’apprends comment devenir une saleté d’ambrien…

    - Ok. Alors déjà, on ne colle pas sa serviette dans le col de ta chemise, tu la pose sur tes genoux. Ce sont aux enfants que l’on met la serviette ainsi. Adulte, tu es sensé savoir manger sans t’éclabousser.

    Je le taquine, Max rit. Qu’il est beau ainsi ! Son regard lumineux me semble le plus beau des soleils.

    - Plus sérieusement, que dirais tu d’une leçon d’escrime, dès demain ? Si tu as le temps ? Si tu arrives à me blesser, tu pourras faire ce que tu veux de moi…

    De l’escrime ? Le blesser pour gagner ? L’idée me fait horreur. Je veux bien apprendre mais de là à le blesser. Puis l’escrime… Il existe des armes plus pratiques. Comme chaque américain, j’ai un révolver planqué dans mon appartement. Lors de son acquisition j’avais pris des cours de tir. Depuis, je ne l’ai plus jamais retouché.

    - Ne t’inquiètes pas, nous guérissons vite, c’est lié à notre sang.. Je ne te blesserai pas, promis…

    - Je ne suis pas en sucre… Enfin… Je ne suis pas un guerrier. J’ai une formation de littéraire. Je combats avec des mots.

    Je passe le reste du temps au restaurant à lui parler. Je lui dis les livres qui m’ont plu, ma relation avec les différentes langues que je sais parler, celles où je connais que quelques mots usuels. Nous faisons un large détour par le parc. Je l’ai rassuré sur mon travail. Je bosse à mon compte, c’est donc moi qui fais mes horaires et je suis plutôt en avance sur mes traductions. Main dans la mains nous retournons à mon appartement avec un tas de boites acheté chez l’asiat’ du coin. J’ai décidé de tout faire gouter à Max, même s’il est sur terre depuis un moment. Mais je veux que l’on explore la gastronomie de mon monde ensemble, de la mal bouffe à la plus succulente. Demain, je vais avoir mon premier cours d’escrime. Je devine qu’il va m’emmener dans une de ces ombres. J’ai hâte, bien que la soirée qui arrive s’annonce comme un moment où nous allons rattraper notre séparation.

    - Max ?

    Nous sommes dans l’ascenseur. Il me regarde attendant la suite qui ne vient pas. Je l’ai inondé de parole depuis que nous sommes sortis et là plus rien ne sort. Ma joie de le retrouver, de se dire qu’on peut de nouveau être ensemble me noue la gorge. Max comprend mon émotion et me caresse doucement la joue.

    Nous sommes à l’aube de grandes aventures.



    © Fiche par Mafdet MAHES




    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Mer 16 Mar - 11:43


    Retrouvailles



    Je repense à ce que je lui ai dit.. Le pouvoir.. C’est toujours une question de pouvoir, au final… Au cours du Chaos, les gens pratiques des enchantements, petits pour la plupart, de façon presque naturelle. A ambre, la magie est beaucoup plus rare, car source de chaos et de changement, ce qui est opposé au principe même de la marelle.

    Mais pour autant, les membres de ma très nombreuse famille, du moins ceux qui ont passé avec succès le test de la marelle, ont eux aussi accès aux ombres et à la possibilité d’atteindre à peu près tout ce qu’ils souhaitent, pour peu qu’ils y passent du temps.

    Dans ces conditions, il n’est pas si étonnant que la proportion de mégalomanes assoiffés de pouvoir soit elle aussi plus forte dans ma double ascendance… Quand on a déjà un grand pouvoir, contrairement à ce qu’on dit sur terre, ça n’engendre pas de grandes responsabilités.. Juste une plus grande soif de pouvoir…

    Mon père, bien que n’ayant jamais, à la base, voulu du trône, à dû lui aussi se lancer dans le jeu du pouvoir. Il a créé sa propre marelle, déstabilisant l’équilibre séculaire entre la marelle originelle et le Logrus… Il me manque, je me demande ou il peut être. On le dit mort, mais je pense qu’il est encore vivant. Simplement, mes nombreuses tentatives pour le joindre se soldent la plupart du temps par une grosse migraine… Je m’imagine lui présenter Nate. Je pense qu’il l’aimera bien. Bien sûr, en tant qu’héritier du sang d’ambre et des cours, mon devoir est sans doute de procréer… Rien à foutre..

    Mon amant me reprend sur mes habitudes.
    - Ok. Alors déjà, on ne colle pas sa serviette dans le col de ta chemise, tu la pose sur tes genoux. Ce sont aux enfants que l’on met la serviette ainsi. Adulte, tu es sensé savoir manger sans t’éclabousser.

    Je ris face à sa gentille provocation… IL est vrai que j’ai du mal avec certaines coutumes de la terre, mais je me suis plutôt bien intégré, à part ça…
    Je vois à son regard affolé qu’il appréhende un peu la leçon d’escrime, surtout quand je lui ai dit qu’il allait devoir me blessé. Nous apprenons comme ça, a Ambre ou dans les cours. Notre sang particulier nous permet de guérir plus vite qu’un humain. Pourtant, il va falloir que je fasse attention, mon Nate n’a pas de sang Ambrien dans les veines, et je ne veux pas le blesser. Mon rôle de professeur d’escrime risque de ne pas être simple, car il faudra que je lui inculque les bottes et les feintes, sans le mettre en danger, ce que je n’ai jamais appris à faire…
    - Je ne suis pas en sucre… Enfin… Je ne suis pas un guerrier. J’ai une formation de littéraire. Je combats avec des mots.

    -t’es pas en sucre, mais t’es un vrai bonbon pour les yeux…. Je me lasse pas…

    Son teint rougissant est juste charmant… Comme il m’a manqué…
    Il m’impressionne alors qu’il me parle des livres qu’il a lu, qu’il connait, qu’il a traduit ou qu’il compte lire.. Il maitrise plusieurs langues à la perfection, et je le pense bien partit pour comprendre rapidement le Thari…

    Notre promenade, en passant par le parc, est l’occasion à tous les deux de nous rapprocher par les mots autant que par les gestes…Je comprends mieux ce qu’il est, ce qu’il a dû me taire à l’époque, quand nous étions si peu sur d’avoir un lendemain..

    En échange, je lui donne les noms des lieux pittoresques de mon monde d’origine. Le pic du Kolvir, les marches de l’ouest, rebma, la cité sous-marine, reflet d’ambre (rebma à l’ envers). Tir na Nog’th, l’ambre rêvé qui n’est accessible que le nuit, et uniquement lorsque la lune brille et se situe dans le ciel d’ambre. Le donjon des quatre Mondes, situés aux frontières de quatre mondes, et qui tire ses pouvoirs des forces élémentaires de ces quatre mondes… A chaque fois, j’insiste sur le côté sublime et également dangereux. Aucune ombre, même celle où je nous ai fait venir lui et moi plus tôt dans la soirée, n’est inoffensive. Chaque ombre, chaque monde, à ses propres lois, ses conflits… Il existe sans doute un paradis, ou tout n’est que luxe, calme et volupté, comme dit le poète, mais je ne l’ai pas encore trouvé…

    Dans l’ascenseur qui nous amène chez lui, Nate m’interpelle, visiblement ému. Ma main trouve tout naturellement sa place sur sa joue et je viens l’embrasser doucement sur le cou, puis les paupières, lui faisant fermer les yeux, et enfin la commissure des lèvres.
    « On a tout notre temps, à présent, « amour » ». J’ai prononcé ce dernier mot en thari. C’est un mélange de « amant » « amour » et « défi »… Je le lui dis. Il y a souvent, si ce n’est toujours, un aspect mystique, guerrier ou caché dans les mots forts en thari. Celui-ci ne fait pas exception.

    De retour dans son appartement, je m’amuse à céder à ses caprices, il me fait goutter plusieurs mets. Nous sommes sur la ligne « asiatique »… Heureusement que ma physiologie me permet de bruler rapidement les calories, car j’aurai déclaré forfait depuis longtemps, sinon…
    -tu sais, quand je me métamorphose, ce qui peut être douloureux, je dois ensuite compenser par une absorption d’énergie. Habituellement, de la bouffe
    Je lui souris.. Mieux vaut, parfois, m’avoir en photo qu’a sa table.

    (…)

    Allongé contre moi, sa tête sur mon torse, ma main posée sur la cambrure de ses reins, je lui caresse doucement le dos… J’ai envie de lui, mais une journée de travail nous attend demain. Sa propre main s’égare vers mon intimité, mais je le retiens, lui souriant.
    « D’une part tu as besoin de te reposer, et moi aussi. D’autre part, il faut garder un enjeu. Si tu me touches et me blesses, je suis complètement à toi… »
    Il fait une moue craquante, puis après un soupir, finit par s’endormir contre moi. Je suis le plus heureux des Ambriens…

    (…)

    -plus haute, la garde… Les pieds en quinconces.. Il faut que tu compenses… Jamais droit, jamais complètement courbé, les jambes un peu arquées, tu dois pouvoir changer ton appui à tout moment. Tu peux croiser les jambes pour faire des pas chassés, mais…

    Je le fais tomber sans méchanceté, mais sans le ménager non plus.
    « Pas si ça donne à ton adversaire une ouverture pour te déséquilibrer »

    Il est en sueur, et a depuis longtemps laissé tomber son t-shirt. Le soleil un peu mauve qui nous éclaire accentue son regard… Il est si craquant… Mais je dois me concentrer sur ma leçon.
    Je suis partit de mes propres leçons reçues à mes débuts, mais que j’adapte, car je ne peux pas me permettre de le blesser, pas comme je l’ai été moi-même, adolescent, mon instructeur comptant sur mes capacités de guérisons et mes dons de métamorphe pour déplacer mes organes vitaux…. Nous ne sommes pas dans les cours, et je n’instruit pas un chaosien ou un ambrien, mais l’homme que j’aime.

    Je n’ai jamais été un professeur… je trouve ça très dur.
    « on fait une pause… »
    « non ! » me dit-il
    « oh que si, même si tu me rends fier d’avoir dit ça ».
    Je viens me placer derrière lui, et après lui avoir tendu une bière avec un drôle de logo en forme de pieuvre, je lui masse gentiment les épaules, le dos, et les pectoraux… J’ai hâte que cette leçon d’escrime se termine…




    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Sam 26 Mar - 14:39





    Reload


    Max…  Maximus d’Ambrecour, Duc du Kolvir, Baron des Marches de L’ouest, et prince des Cours du Chaos. L’homme qui se tient devant moi a une carte de visite à faire pâlir les grands de ce monde.  Je ne me suis pas douté que derrière ce lieutenant dans la Londres en pleine guerre, se cachait un noble d’un monde parallèle. Cela plait au littéraire que je suis. J’ai finalement trouvé mon prince charmant au sens propre comme au sens figuré. J’extrapole sur ce que peut être son monde par l’habit dont il m’a revêtu. Je me sen s flatté qu’il pense que j’ai ma place à ses côtés, car je dois reconnaitre que sa carte de visite m’intimide. Je ne suis qu’un simple citoyen britannique immigré aux États-Unis. Issu d’une mère douée en langue et d’un père doué en affaire. Si je fais partie du haut de la middle class, je n’ai rien d’exceptionnel mis à part ce don qui m’a valu tant de malheur, mais aussi la chance de rencontrer Max.

    Il me souffle un mot en thari et m’en explique la signification. Sa langue natal est très riche, j’ai hâte de l’apprendre. Il ne devrait me falloir qu’un mois pour apprendre les bases rudimentaires qui permettent de se faire comprendre et de saisir le sens global d’une conversation. Mais je veux bien plus. Je veux pouvoir lui retourner ses mots d’amour avec toute la subtilité de son langage.

    - Tu sais, quand je me métamorphose, ce qui peut être douloureux, je dois ensuite compenser par une absorption d’énergie. Habituellement, de la bouffe
    - Métamorphose ?

    Max s’attache à me faire des câlins qui ne me font pas réitérer ma question. J’ai le temps de savoir qui il est. Pour l’instant je lui fais gouter des saveurs orientales et lui donne la becquée avec des baguettes. Cela fait un moment qu’il est dans mon monde et a certainement déjà gouté ce que je lui donne. Mais je veux lui faire gouter les saveurs que j’apprécie, le sucré de la sauce soja, ou le wasabi qui le fait devenir tout rouge.

    Mon appartement devient une bulle et une « ombre » à part entière. Je goute au plaisir de ne plus avoir rien à lui cacher. J’ai obligé Max a ne parler que thari. Je ne comprends pas les mots mais devine leur sens à son attitude ou le ton de sa voix. L’immersion est la meilleure façon d’apprendre. Je refuse toute traduction. Max rit devant mes efforts à répéter une séquence que j’ai comprise. Il corrige ma diction. Tous cela fini par des fous rires. La joie vient enfin habiter mon cœur, moi qui n’étais qu’une ombre depuis mon retour de Londres.

    - Maximus ?
    - ?
    - Rien, dis-je en thari avec ce qui me semble le plus proche de ce mot. Max m’en donne un autre plus adapté que je mémorise.

    - J’aime la sonorité de ton prénom entier dis-je en anglais.

    La nuit est tombée, et je goute à nouveau au bonheur de me coucher avec quelqu’un. Les mains de Max sont chaudes et lourdes sur mon dos, au creux de mes reins, à la naissance de mes fesses. Un prince… Le nez dans son cou, j’ai un gros plan sur sa peau. Avant de nous coucher il nous a rasé lui et moi. Ce geste, avec ce coupe chou ultra aiguisé, est notre rituel. Je lui confie ma gorge sans état d’âme. J’aime ce moment, ses doigts sur ma peau, la lame qui crisse et son regard que je croise dans le miroir. Je pourrais vivre enfermé avec lui et réduire la planète à mon seul appartement. Je ronronnerais presque comme une panthère de sentir ses doigts aller et venir dans mon dos. Ma main se fait aventureuse et part friponne vers sa puissance. Mais mon poignet se fait bloquer avant que j’atteigne ma cible.

    - D’une part tu as besoin de te reposer, et moi aussi. D’autre part, il faut garder un enjeu. Si tu me touches et me blesses, je suis complètement à toi…

    Je lui fais une tête de Chat Potté à faire craquer, mais il résiste le bougre. Toutes ses émotions ont finalement raison et je plonge dans le sommeil sans même m’en apercevoir, la tête calée sur un oreiller qui répond au doux nom de Maximus.

    ***

    - Plus haute, la garde… Les pieds en quinconces.. Il faut que tu compenses… Jamais droit, jamais complètement courbé, les jambes un peu arquées, tu dois pouvoir changer ton appui à tout moment. Tu peux croiser les jambes pour faire des pas chassés, mais…

    Bon sang, c’est le chinois est plus facile à apprendre que toutes ces postures qu’il faut combiner en même temps. Sans comprendre pourquoi, je chute au sol.

    - Pas si ça donne à ton adversaire une ouverture pour te déséquilibrer.
    - Greuh !

    Je suis en nage, et passablement épuisé, mais je me relève. Je ne veux à me décourager. C’est normal que cela soit difficile au début, je n’ai jamais appris à me battre.

    - On fait une pause…
    - Non !
    - Oh que si, même si tu me rends fier d’avoir dit ça.
    - …

    Max passe dans mon dos et me tend une Kraken. J’apprécie la fraicheur de la bière pendant qu’il me masse les épaules. Mon corps est endolori. Je ne le sollicite jamais ainsi. J’ai une bonne endurance en footing, mais là ce sont mes bras, mes épaules et mon dos qui ont été sollicités. Bon Rome ne s’est pas faite en un jour, je maitriserai le thari avant l’escrime.

    Je m’écarte un peu de Max dans ce monde au soleil aux nuances violettes. J’ai une petite idée. Je ne suis pas si démuni que ça en fait.

    - Pause terminée, dis-je en me remettant en garde.

    Max souris à mon air malicieux. Son épée vient croiser doucement la mienne. Je prends garde à mes appuis, mon équilibre. Je baisse un peu le menton et le scrute en le regardant à travers ma frange. J’engage, il pare. Je laisse passer quelques passes, puis me concentre en ouvrant légèrement ma main gauche alors que je fais une pirouette, tournant le dos à Max quelques instants. Le mouvement est dangereux, puisque je lui offre mon dos sans défense. Alors qu’il plonge pour me piquer avec son épée moucheté, sa main se referme sur le vide.

    Je termine ma rotation et lui colle la pointe de mon épée sur la gorge et la sienne qui a fini sa course dans ma main de libre lui chatouille le ventre. Je le regarde avec un sourire victorieux et franchement fanfaron. Puisque je n’arrive pas à esquiver ses attaques, je lui ai carrément subtilisé son épée avec mon don.

    - Je ne veux pas faire couler ton sang, mais tu es à ma merci là. Donc… J’exige ma récompense ! Tu es complètement à moi…

    Autant, je sais que je serais capable de parler le thari comme si j’avais vécu dans son monde depuis mon enfance, autant je doute rivaliser un jour à l’escrime avec Max. Autant donc compensé avec les atouts que j’ai. Ce don que j’ai longtemps considéré comme une malédiction, sera ce qui me permettra de suivre Max dans son monde.

    - Max ? Ça te dit si on va dans un sauna avant de rentrer ? Je crois que cela fera du bien à mes muscles qui sont en train de me maudire pour l’effort fourni.



    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Mar 12 Avr - 17:18


    Retrouvailles



    Je suis très chanceux… Bien sûr, quelques langues de vipères de ma connaissance diront que je peux influencer la chance et que donc ça ne compte pas... Mais sur les milliers, les millions de possibilités, la chance que j’avais de pouvoir retrouver Nate, l’original et pas une ombre, était vraiment infime. Pas le genre que je puisse influencer… A le voir, ainsi, s’épuiser à apprendre le maniement de l’arme blanche, je me dis que c’est égoïste de ma part de le vouloir près de moi, et donc près des dangers… Mais si je suis tombé amoureux de lui, c’est bien parce qu’il n’a rien d’un type fragile et sans volonté. Je ne peux tout simplement pas le tenir à l’écart de moi…
    Dégustant nos bières à la facture étrange, même pour moi, je l’observe… Il a le potentiel d’un bon bretteur.. Il est athlétique, fin, rapide et observateur… Ma propre masse corporelle aurait pu être un désavantage, mais encore une fois ma condition d’Ambrien compense la lourdeur que j’aurais pu avoir sinon…

    C’est lui qui remet ça, décrétant la fin de la pause… Nous enchainons encore une fois les mouvements de base, mais je ne lui épargne pas pour autant les cales aux mains, et les courbatures qu’il aura immanquablement, le choc résonnant dans ses avants bras, ses muscles tout entiers. Les cuisses, les mollets, les épaules, les biceps, les abdominaux, tout est sollicité par ce sport… Je ne vais pas m’en plaindre, car il est déjà à croqué, et je sais ce qu’il deviendra au bout de quelques mois de cet entrainement… Et tout ça rien que pour moi…
    Je devrais me concentrer un peu plus, car lui il a l’attitude d’un gagnant…
    Il me surprend avec l’utilisation de son pouvoir, et c’est avec du vide que je le touche. Les épées qui sont maintenant siennes me menacent..

    « bien joué ! »
    - Je ne veux pas faire couler ton sang, mais tu es à ma merci là. Donc… J’exige ma récompense ! Tu es complètement à moi…

    Je soupire..
    « mais tu t’es fait avoir ! »
    Son froncement de sourcil est adorable. Il cherche ou est le piège…
    « J’étais déjà complètement à toi dès que je t’ai vu, si je veux être honnête…Et je parles de la première fois… Ce bleu de tes yeux au milieu de tout ce gris… Tu pouvais déjà faire ce que tu veux de moi… »

    Ouvrant mes bras pour qu’il s’y réfugie, même si c’est lui le vainqueur, je poursuis néanmoins, doucement, une main posée au creux de ses reins.
    « Mais si je t’apprends le maniement de l’arme blanche, c’est que c’est la seule chose, avec la magie, la marelle et le voyage en ombre, qui marche près d’Ambre… Si ça se trouve ton pouvoir marche aussi là-bas, mais nous ne pouvons en être sûr. Aucune arme à feu ne marche. Pas d’ordinateur non plus… Et la sorcellerie à des limites, et peut complètement changer d’une ombre à l’autre. Marcher ici, mais pas dans une autre ombre... Certains membres de ma chère famille cultivent des plantes qui annulent les pouvoirs, même la marche en ombre… D’autres s’essaient aux substances psychotropes pour rendre la marche dangereuse… Ils sont retords et ont des siècles d’existence…AU final, tout ce qu’il nous reste, quand les autres choses ne marchent plus, c’est l’épée… »

    Je ne veux pas lui faire peur, mais juste être honnête, qu’il sache dans quoi il s’embarque… Ambre est magnifique, mais ce n’est pas un conte de fée.
    - Max ? Ça te dit si on va dans un sauna avant de rentrer ? Je crois que cela fera du bien à mes muscles qui sont en train de me maudire pour l’effort fourni.
    Je lui souris, l’air fripon..

    « j’avoue que tu es déjà un bonbon pour les yeux, et que dans très peu de temps tes muscles qui te maudissent feront encore plus mon bonheur… Tu entends quoi par sauna ? Tu veux que je nous transporte dans un therme ? »

    Son hochement de tête négatif et son air fripon m’intrigue…
    « Il y a des saunas disons.. Pour les hommes, sur terre… Je n’aime pas trop y aller, mais avec toi… »

    « oh. »
    Je crois que je rougis, malgré moi… Après une halte dans son appartement, je le regarde poser fièrement son épée sur le couvre lit…
    « Tu peux être fier, tu seras un bon bretteur… Je t’aime »… Mon baiser dans son cou nous retarde un peu, mais finalement, après avoir pris les transports en commun, et laisser nos mains s’apprivoiser, nous arrivons à un établissement « men only », et, curieux, et un peu intimidé, pour une fois, je le suis à l’intérieur, l’imitant alors que nous nous déshabillons, et gardons simplement une serviette autour des hanches… La douche est le prétexte à des caresses tendres, mais qui s’arrêtent bien vite quand je m’aperçois qu’on nous observe, limite la bave aux lèvres… Un froncement de sourcil de ma part décide Nate à m’amener dans le hammam, ou nous nous détendons, puis dans le sauna sec… J’en profite pour lui masser les épaules et le dos, lui déclenchant des soupirs de plaisir… Finalement, nous atterrissons dans le jacuzzi, ou, heureusement, nous sommes seuls…. Allongé contre moi, mes bras l’entourant, je goute au plaisir de sentir ses cheveux humides contre mon torse, et sa peau douce contre la mienne… A mon tour de soupirer d’aise…





    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Mer 20 Avr - 21:08





    Reload


    - Bien joué ! Me dit Max alors que j’ai réussi à lui prendre son épée.

    - Je ne veux pas faire couler ton sang, mais tu es à ma merci là. Donc… J’exige ma récompense ! Tu es complètement à moi…

    - Mais tu t’es fait avoir ! Rétorque-t-il.

    Je cherche la ruse, et fronce les sourcils. Je m’attends à tout avec ses capacités extraordinaires. A quel moment me suis-je fait avoir ? Je me prépare à une contre-attaque que je n’aurais pas prévue.

    - J’étais déjà complètement à toi dès que je t’ai vu, si je veux être honnête…Et je parle de la première fois… Ce bleu de tes yeux au milieu de tout ce gris… Tu pouvais déjà faire ce que tu veux de moi…

    - Max…

    Je le trouve désarmant dans sa manière si simple et spontanée qu’il a de me dire qu’il tient à moi. La disposition qu’il a, de retourner la situation, ses aveux fougueux. C’est si doux de se sentir important pour quelqu’un d’autre. Alors quand il ouvre les bras, je m’y blottis même si c’est moi le  vainqueur de notre escarmouche. Max m’explique que mon don peut ne pas être opérationnel dans son monde. Et que souvent dans les ombres, seule l’arme blanche est assurée d’être efficace en cas de combat. Il faut donc que je m’entraine sérieusement et que j’arrive à le battre sans l’aide de ma mutation.

    - Max ? Ça te dit si on va dans un sauna avant de rentrer ? Je crois que cela fera du bien à mes muscles qui sont en train de me maudire pour l’effort fourni.

    - J’avoue que tu es déjà un bonbon pour les yeux, et que dans très peu de temps tes muscles qui te maudissent feront encore plus mon bonheur… Tu entends quoi par sauna ? Tu veux que je nous transporte dans un thermes ?

    Je secoue la tête négativement et souris avec un air entendu.

    - Il y a des saunas disons.. Pour les hommes, sur terre… Je n’aime pas trop y aller, mais avec toi…

    - Oh.

    Ces lieux sont vraiment agréables, cependant j’y vais rarement depuis mon retour de Londres car je me fais accoster. Et que jusqu’au retour de Max, je n’étais pas dans des dispositions libertines comme j’ai pu l’être avant de le connaitre. Il y avait bien eu Yitzhak, un soir… Mais nous avions plus uni nos solitudes que nos corps. Je ne sais pas ce qu’il devient. Nous avons « oublié » de nous échanger nos téléphones. Je ne sais pas à quelle école, il étudie. Il peut toujours écumer les conférences où il y a besoin de traducteur. Mais maintenant il ne peut plus rien se passer entre nous de charnel. Et je ne suis pas certain de vouloir que Max le connaisse. Cela entacherait notre relation. Je ne veux rien savoir de ceux qui sont passés après moi et je ne veux rien lui dire de mon unique fois après lui.

    Max a légèrement rougit en comprenant ma proposition. J’aime le voir ainsi, moins assuré que l’homme que j’ai retrouvé. Il me rappelle davantage ce lieutenant dans un Londres en guerre. Un lieutenant qui découvrait l’amour entre hommes. A ce moment-là j’avais l’impression de pouvoir lui apporter quelque chose. Maintenant… Je le regarde après avoir posé sur le lit l’épée qu’il m’a donnée. Max est si fort. Je suis impressionné par ce qu’il m’a expliqué, son monde, son ascendance, ses pouvoirs. Me mettre à son niveau, ou plutôt tenter de m’élever un peu afin de ne pas trop dépareiller à ses côtés, va me demander des efforts et de la persévérance. Il est bien plus indulgent avec moi-même que je ne le suis.

    - Tu peux être fier, tu seras un bon bretteur… Je t’aime.

    - Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

    ***

    C’est main dans la main que nous arrivons là où je souhaite amener Max. Les lieux ne sont pas mixtes. Lors de la douche qui marque notre entrée dans les différentes parties de ce que l’on peut nommer des thermes, nous avons du mal à ne pas nous rapprocher l’un de l’autre, attirant regards concupiscents ou réprobateurs. L’ombre qui passe sur le visage de Maxe m’enclin à l’emmener plus loin. Hammam, sauna, nos corps exsudent de la sueur, ouvrent les pores de la peau. Les mains fermes, mais délicates de Max m’offrent un massage qui détend mes épaules et mon dos. L’escrime est un sport exigent. Mon corps n’est pas encore habitué à ces mouvements. Je soupire d’aise alors qu’il pétrit mes muscles endoloris.

    Les jacuzzis sont nombreux et de taille variée, ce qui nous permet de plonger dans un ou nous avons la garantie de rester seuls. Après la suée, c’est aux bulles et à l’eau tiède de défaire les dernières contractures. Je me laisse aller contre Max, bercé par le ronronnement de la pompe et du bain qui bulle. Ses bras se font protecteurs. La sérénité m’envahit. Après tous ces mois à trainer ma tristesse, me voilà à nouveau heureux. Je lui ai demandé de me parler dans sa langue natale. Il y a de forte chance que je la maîtrise avant l’escrime. C’est le domaine où j’excelle. J’écoute les syllabes, lui demande parfois une traduction puis écoute encore. Mon oreille aguerrie, trouve la mélodie du Thari. C’est une belle mélopée aux accents chauds et envoutants. Je perce les structures de phrases et mémorise des mots clés.  Au bout d’un moment, je pense être capable de pourvoir tenir le langage d’un jeune enfant. Alors je me retourne et m’assois sur ses cuisses. Mes mains encadrent son visage et je plonge mon regard qu’il trouve si bleu dans le sien. Je lui parle dans ses mots à lui, avec sa langue qui doit lui manquer d’entendre. Mes phrasés sont simples. Je n’use que d’un temps, le présent. C’est suffisant, car c’est bien le présent que je veux savourer avec lui et non pas une promesse de futur, même si je ne la renie pas. Je lui dis qu’il est important pour moi, qu’il est unique. J’aime son sourire qui s’élargit, ravi et surpris de ma progression en si peu de temps. Jamais je n’ai été aussi motivé pour apprendre une nouvelle langue.

    Je clos ma logorrhée par un baiser. Les mains de Max se font possessives sur ma peau. Je presse mon bassin contre le sien. Les bulles n’ont plus la suprématie de l’agitation dans ce bain chaud.




    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Mar 26 Avr - 11:24


    Retrouvailles



    Je décide spontanément d’aimer ce lieu… Rien à voir avec les thermes que je connais et dont j’ai l’habitude, et, malgré mes craintes du début, je vois les avantages qu’il y a à réserver ce genre d’endroit à une clientèle purement masculine… Bien entendu je ne suis pas dupe, et tout n’est pas romantique, loin s’en faut, mais je passe un moment très agréable avec Nate et c’est l’essentiel.

    Nous nous sommes isolés dans un jacuzzi ou nous pouvons être tranquilles, juste lui et moi. Je sais très bien ce que peut ressentir Nate dans ses muscles, la douleur, la tétanisation, ses muscles ont été sollicités aujourd’hui. J’ai beau avoir une constitution avantageuse, due à ma double ascendance, je me rappelle très bien mes premiers entrainements et l’état dans lequel j’étais après. Alors je le masse, je prends soin de lui, pour que les séquelles soient minimes.
    Il est contre moi, je l’enserre, et je le sens se détendre petit à petit.

    Mon menton est posé sur son crâne, je l’entends soupirer d’aise et ses mains caressent mes avants bras protecteurs… Je savais qu’il me manquait, j’en avais profondément conscience, mais je suis soudain effrayé de le perdre. Je ne pourrais jamais le retenir, le mettre sous verre, mon petit tigre, mais ai-je le droit de l’emmener la ou le danger guette, aussi surement dans les couloirs, témoins de dagues assassines que dans les paroles à double sens de la plupart des membres de ma famille ?

    Je lui parle, puisqu’il me le demande, en Thari. Je lui parle de la beauté d’Ambre et des environs, pour masquer la cruauté dont elle fait preuve. Il est étonnamment doué pour comprendre la langue, et m’impressionne de nouveau.

    Finalement Nate décide de changer de position et viens s’assoir sur mes cuisses, offrant un magnifique spectacle à mon regard fiévreux. Je reste bouche bée en l’entendant s’exprimer en Thari. Pas simplement des mots, mais des phrases, des phrases simples, mais des phrases, alors que je lui enseigne depuis si peu de temps. Soudain je le vois dans ses habits princiers, dans mon monde, je me vois le présenter à la Cour, et lui qui s’élève grâce à ses talents de traducteur… Il y a beaucoup de commerce et de politique entre ombre, ce qu’on appelle le Cercle D’or, et d’autres ombres limitrophes… Nate pourrait rapidement devenir important là-bas… Mais aussi une cible pour entraver des négociations politiques ou tout simplement pour m’atteindre moi.

    Soudain, mes mains se font plus possessives, je ne veux pas le perdre.
    Nous nous embrassons et c’est un brasier qui coure dans tout mon corps. Lorsqu’il se presse contre moi, je n’y tiens plus et ma bouche parcoure son corps brulant, pendant que mes mains s’assurent de ne rien délaisser de leurs promesses.

    La première fois que nous avions fait l’amour, dans ce Londres si dangereux, c’était dans la baignoire, et j’appréhendais tellement ce moment, j’en avais tellement envie. J’ai envie de le revivre, mon désir s’exprimant déjà contre le sien, de plus en plus grand… Mais je ne veux pas de voyeurs ni d’interruption. En thari, je lui dis simplement que je nous invoque un peu d’intimité.

    Un bon sorcier à toujours sur lui, préparé, au moins cinq sortilèges… Deux d’attaques, un de protection, un de contrôle et un utilitaire. La plupart des sorciers, y compris des ombres, doivent les renouveler tous les jours car la magie est ainsi faite qu’elle s’étiole. Une autre solution s’offre à eux : les stocker dans des objets, qui peuvent se briser, le sont assurément à l’utilisation, ou être dérobés.... Mais les sorciers du Logrus, dont je fais partie ont un petit avantage, ils peuvent stocker leurs sortilèges dans le Logrus même. Je n’ai pas de sortilège préparé spécifiquement pour cette situation. Certaines mauvaises langues diraient donc que je suis un mauvais sorcier.

    « La bague qui nous intriguait tous les deux à Londres, et qui s’appelle un Aiguiller, est très ancienne et est une sorte de… matrice à sortilège, comme un super ordinateur dédié à ça, ce qui m’a d’ailleurs donné l’idée d’un projet dont je te parlerai et pour lequel tu pourras m’aider vu tes compétences en langue et sur le temps… En attendant, donc, je peux puiser dans la bague pour élaborer des sortilèges, dont celui-ci ».


    Je fais appel à deux forces auxquelles l’aiguiller impose son contrôle. Autour de nous, subtilement, se déploie une zone de silence, pour quiconque ne sera pas dedans, et qui repousse toute velléité de venir.

    « En gros, personne ne viendra s’intéresser à nous »
    explique-je à Nate…
    Je ne mets pas longtemps à retrouver mon ardeur à présent d’une taille respectable et Nate et moi nous arrivons bien vite à trouver une utilité à toute cette ardeur, cette chaleur et cette humidité…

    (…)

    Nous sommes de retour, mais cette fois ci dans mon appartement… Il est relativement spacieux, dans un style moderne et épuré, et j’ai dédié une pièce à mes études et travaux. J’y est mis, notamment, mon matériel à peindre et à dessiner, car si je veux concevoir un Atout durable, il faut que j’y mette le temps, le pouvoir et l’énergie.
    Nate pose donc pour moi, dans ses habits princiers que j’ai évidemment envie de lui enlever. Le décor est fait de draperies, élégamment disposées.

    « Je fais un Atout de toi. J’en ferais un de moi aussi. Ainsi, nous pourrons tous les deux nous contacter si rien ne bloque le contact. Et nous pourrons venir l’un à l’autre facilement, au cas où tu aies un problème avec ton propre pouvoir… Il pourra aussi te servir d’aide en cas de sondage mental. Je t’expliquerai tout ça. »


    Chaque maître des atouts, comme moi, à sa propre signature, son propre style. Entre initiés, on reconnait donc le travail d’un artiste des atouts et on peut en déduire un certain nombre de choses, comme les forces auxquelles il a accès, par exemple. C’est donc un risque que je prend de lui laisser un Atout qu’il portera sur lui, mais je tiens trop à lui pour ne pas prendre ce risque… Je lui explique tout ça, l'initiant de plus en plus aux arcanes de mon monde.Le travail prend du temps, mais beaucoup moins que l’art pictural classique. Après tout, les lignes que je traces sont faites d’encre, de peinture et de magie… Il me faut environ deux heures pour finaliser la carte, mais Nate n’a eu besoin de poser qu’un quart d’heure, le temps que je pose les traits de dessin. A présent, la matière, la peinture, les couleurs, je les pose avec mon pouvoir et mes pinceaux, Nate penché par-dessus mon épaule pour voir le résultat naitre sous ses yeux, sur la carte d’Atout le représentant…

    Comme à chaque fois que je me concentre pour réaliser un Atout, j’active son pouvoir par inadvertance et c’est un Nate surpris qui voit soudain bouger la carte, pendant que son contact devient froid à mon toucher, et, surtout, que ma présence s’impose à son esprit. Avant que nous ayons tous les deux mal à la tête, je romps le contact avec ma paume sur la carte.

    « Cette carte est pour moi, je vais t’en faire une de moi pour toi. Le principe sera le même… Il suffit que tu prennes la carte et que tu te concentres sur elle. Le contact deviendra froid, voir glacial, et si la personne ne résiste pas, moi en l’occurrence, tu pourras imposer ta présence à son esprit, nous pourrons donc discuter par l’entremise de l’atout. Mais ce n’est pas tout. Tu pourras me faire venir à toi, ou inversement, en tendant le bras à travers l’atout. C’est un peu bizarre à expliquer, mais nous ferons l’essais tu verras. »


    Je lui explique brièvement l’intérêt des atouts. Une défense mentale, un moyen de se transporter, car ils peuvent aussi représenter des objets ou des lieux, un moyen de communiquer aussi. Il faudra que je lui explique comment bloquer un contact, résister ou couper la vue pour que la personne ne puisse pas le voir, mais juste l’entendre s’il ne souhaite pas que celui qui le contacte sache où il est.

    « Oui car le décor changera, pour refléter celui où tu es. Une personne très observatrice pourrait donc déduire le lieu où tu te trouves. Je t’apprendrai à bloquer ça… »

    Je sais que je lui fais un cours accéléré du parfait Ambrien, mais c’est pour son bien, et je le crois capable de tout apprendre avec rapidité. Mais maintenant..

    « Et si tu m’enlevais tout ça maintenant ? J’ai eu envie de t’arracher tes fringues depuis que j’ai commencé ton Atout »..
    Son rire est chaud, il est mon bonheur.





    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Sam 30 Avr - 14:56





    Retrouvailles


    Je l’ai surpris en lui parlant dans sa propre langue. Mes phrases sont simples, je ne suis pas certain de mes accords, cependant je pense ne pas avoir trop faux dans mes intonations. Une langue s’apprend d’abord à l’oral, les subtilités de l’écrit viennent après. Max me regarde, ravi et visiblement fier de ma prouesse. Connaitre son univers est pour moi fondamentale dans notre relation. Je perçois bien qu’il est important dans son monde, son ombre. Alors je me dois d’être à la hauteur de cette importance. Déjà pour ne pas lui faire honte quand il m’emmènera chez lui, et aussi pour pouvoir le seconder efficacement.

    - La bague qui nous intriguait tous les deux à Londres, et qui s’appelle un Aiguiller, est très ancienne et est une sorte de… matrice à sortilège, comme un super ordinateur dédié à ça, ce qui m’a d’ailleurs donné l’idée d’un projet dont je te parlerai et pour lequel tu pourras m’aider vu tes compétences en langue et sur le temps… En attendant, donc, je peux puiser dans la bague pour élaborer des sortilèges, dont celui-ci.
    - Un projet sur lequel je peux t’être utile ! J’en rêve Max.

    Émerveillé comme un gamin, je le regarde faire des gestes étranges. Tout d’abord, je ne vois rien, puis le silence se fait autour de nous. Les bruits de l’établissement qui nous parvenaient étouffé s’efface pour un silence non pas oppressant, mais apaisant et sécuritaire.

    - En gros, personne ne viendra s’intéresser à nous, me murmure Max.

    Et c’est en tout point parfait. Nous pouvons nous lâcher comme si nous étions chez moi. Personne pour nous interrompre et nous déranger. L’assurance de Max dans les gestes de l’amour n’en rend nos ébats que plus puissants. Il n’est plus le timide lieutenant du Londres des années quarante. J’aime l’homme que j’ai retrouvé, surtout sa façon de me regarder, protecteur et possessif. J’aime mon indépendance et ai horreur d’être « la chose » d’un autre. Mais là, rien de tout cela. Ses sentiments sont vrais et je me fais aussi attentif à lui, que lui l’est pour moi. Il faudra dans le temps trouver une bonne adéquation pour ne pas nous étouffer l’un l’autre. Je sais les risques qu’il y a à être fusionnel.

    C’est deux hommes avec un sourire radieux qui sortent de l’établissement de bains et affronte la marée humaine qui sévit sur les trottoirs de New York. Max a décidé que m’emmener chez lui. Je suis curieux et excité de voir le lieu où il habite. JE souhaite tout savoir de son quotidien, même du plus banal.

    Son appartement est spacieux, plus grand que le mien. Ou le mien parait plus petit à cause des rayonnages de livres et du bazar ambiant que je laisse prospérer. J’aime bien l’ambiance moderne et sobre de son intérieur. Une pièce est dédiée à ses travaux et la peinture. JE ne peux pas m’empêcher de toucher à tout du bout des doigts. Max fronce les sourcils, il n’a visiblement pas l’habitude de voir quelqu’un fouiner dans son atelier. Avec un sourire penaud, je range mes mains dans mon dos. Mais Max me prend dans ses bras et me serre fort contre lui, me disant qu’il me fait confiance pour ne rien casser. Il ne fallait pas me le dire deux fois, me voilà repartit en exploration. J’ouvre délicatement des boites, des flacons et autres pots de peintures ou autre. « Il y a des choses magiques là » me dis-je. Je m’attends à ce que quelque chose me saute dessus, mais non. Je fais des oh et des ah, Max me regarde avec amusement. Je découvre l’antre de Max. Je caresse les poils soyeux de ses pinceaux, le grammage du papier qu’il utilise. Je l’ai connu lieutenant, je découvre un artiste.

    Max m’explique que tout cela lui sert à confectionner des atouts. Il m’en avait parlé, mais me réexplique le concept et me demande de poser pour lui. C’est ainsi que je me retrouve à nouveau vêtu de ces beaux habits qui me font ressembler à un prince. Je ris et m’émerveille. J’ai l’impression de vivre un conte pour enfant. Max installe un « décor », je fais un peu le malin avant de reprendre mon sérieux et poser pour lui. Je crois que je ne saisis pas toute l’ampleur ce ces atouts, mais que m’importe. Max veut me peindre, je me plie à sa volonté.

    - Je fais un Atout de toi. J’en ferais un de moi aussi. Ainsi, nous pourrons tous les deux nous contacter si rien ne bloque le contact. Et nous pourrons venir l’un à l’autre facilement, au cas où tu aies un problème avec ton propre pouvoir… Il pourra aussi te servir d’aide en cas de sondage mental. Je t’expliquerai tous ça.

    - D’accord.

    Je suis encore bien néophyte sur tout ce qui à trait à son monde, mais je lui fais une confiance aveugle. Tout en s’exécutant, Max m’en apprend d’avantage. Je comprends que son ombre est toute en subtilités et nuances. Les conflits ne sont pas forcément ouverts, les attaques habilement orchestrée. Je ne suis pas un guerrier, cependant l’art du langage m’a donné une capacité d’analyse assez aiguë. J’ai l’habitude d’entendre ceux que l’on me demande de traduire, dire totalement l’exacte opposé de ce qu’ils affirment en clair, oubliant que je suis dans les parages ou que leur micro est resté ouvert…  Les doubles discours… Je sais les reconnaitre rien qu’à la manière qu’ont les gens qui mentent de placer leur voix. Pas besoin de super pouvoir pour cela, juste de mon oreille habituée depuis l’enfance à capter la moindre variation de ton ou d’amplitude. JE ne sais pas quels seront mes progrès en escrime, mais dans l’art de la parole et du dialogue, Max pourra compter sur moi.

    Je n’ai pas eu à poser longtemps. Je fouine dans l’appartement de Max pendant que celui-ci dessine ses atouts. Quand j’ai fait le tour de son antre, je me poste dans son dos et regarde par-dessus son épaule. Nouvelle surprise en voyant le papier bouger seul. Je suis toujours resté loin des autres mutants, et je n’avais jamais croisé la route d’un sorcier. La présence de Max s’amplifie autour de moi et dans ma tête. La sensation s’arrête avec un geste de Max.

    - Cette carte est pour moi, je vais t’en faire une de moi pour toi. Le principe sera le même… Il suffit que tu prennes la carte et que tu te concentres sur elle. Le contact deviendra froid, voir glacial, et si la personne ne résiste pas, moi en l’occurrence, tu pourras imposer ta présence à son esprit, nous pourrons donc discuter par l’entremise de l’atout. Mais ce n’est pas tout. Tu pourras me faire venir à toi, ou inversement, en tendant le bras à travers l’atout. C’est un peu bizarre à expliquer, mais nous ferons l’essai tu verras.

    - Je crois que je saisi le principe. C’est en fait similaire avec mon pouvoir tout en étant différent sur le principe. Je vois les lignes de temps et finalement ce que toi tu appelles des ombres. Mon fils conducteur est le temps… Et pares ce que j’ai fait à Londres… J’ai matière à explorer autrement que pour voler un Hot dog car je ne peux pas me le payer faute de portefeuille envolé dans la main d’un voleur.

    Max m’inonde d’informations. Je ne saisis pas tout mais engrange comme une éponge. Je ferai les connections plus tard. J’ai hâte de le suivre dans les ombres. Je comprends le danger et tente de me faire bon élève.

    - Et si tu m’enlevais tout ça maintenant ? J’ai eu envie de t’arracher tes fringues depuis que j’ai commencé ton Atout.

    Je ris à ses mots, mais m’esquive un sourire mutin aux lèvres. Enfin je peux être moi. Tout ce que j’ai bridé depuis la mort de mon frère se libère. Je ferme les yeux à moitié et visualise mon appartement et plus précisément mon lit et l’épée que Max m’avait donnée.

    - Viens donc me les enlever si tu l’oses ! Dis-je en le tenant en garde avec l’épée brusquement apparue dans mes mains.

    Ce bourricot au lieu de reculer s’approche à se faire piquer la poitrine. Évidemment, je baisse ma garde pour ne pas le blesser. Il en profite et m’attrape. Une belle bataille nous mène jusqu’à son lit qui prend des allures d’océan écumeux le temps de nos ébats. Jamais je ne me lasserai de lui.

    ***

    - Max ?

    - Hum…

    - Tu dors ?

    - Humm…

    - Apprendre c’est bien, mais quand est-ce que tu me mets en situation ?

    Une intrépidité me galvanise et New York me parait soudainement fade.




    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Dim 22 Mai - 16:28


    Retrouvailles



    Je l’avais observé en train de marquer pratiquement son territoire. De toucher à tout, comme un petit démon des failles curieux. Regardant mes encres, mes accessoires de peintures, mes livres étranges et mes petites figurines ou objets hétéroclites. Mon appartement était plutôt épuré, moderne, mais la grande pièce qui me servait à mes travaux occultes, que ce soit les atouts ou autre chose, ressemblait beaucoup à ce qu’on pouvait se faire comme idée d’un atelier du type « leonard de vinci ». J’ai lu beaucoup de choses sur lui et je trouve son travail fascinant. Je le soupçonne d’ailleurs d’être un sorcier d’ombre.
    Lorsque je lui explique le principe des atouts, je je me rend compte que ce concept, si naturel à toute ma famille d’Ambre, quand bien même les maitres des atouts, comme moi, sont rares, est loin d’être naturel ici et je peine un peu à décrire le principe. Le mieux est d’essayer, me dis-je, pragmatique.

    - Je crois que je saisi le principe. C’est en fait similaire avec mon pouvoir tout en étant différent sur le principe. Je vois les lignes de temps et finalement ce que toi tu appelles des ombres. Mon fils conducteur est le temps… Et pares ce que j’ai fait à Londres… J’ai matière à explorer autrement que pour voler un Hot dog car je ne peux pas me le payer faute de portefeuille envolé dans la main d’un voleur.

    -oui il y a de cela, effectivement. Tous les membres de ma « famille » à Ambre ont leurs jeux d’atouts. On reconnait un artiste d’atout à son style. Tous les membres de ma famille ne sont pas capables d’en faire, c’est assez rare en fait, mais par contre tous peuvent en utiliser un. Il n’est même pas nécessaire d’avoir du sang d’Ambre pour ça. Simplement un mental renforcé, ou un pouvoir y faisant appel, comme toi. TU n’auras donc aucune difficulté à les utiliser. Je garde en permanence à portée de main mon jeu personnel, pour me permettre de parer à de nombreuses éventualités. Toutes les cartes ne sont pas de moi.

    Son regard s’arrêtant, étonné sur les écrits et les schémas de De Vinci qui sont étalés sur un des plans de travail, je le fais rire en lui disant que je le soupçonne d’être un sorcier d’ombre. Il existe dans les ombres des sorciers qui peuvent être très puissants, bien que n’ayant pas la possibilité de voyager comme ceux qui ont le sang d’ambre. Leonard était peut-être l’un d’eux, sur terre… Quand l’âge de la magie existait encore.

    Lorsque, bouillant de désir, je lui intime d’enlever ses fringues avant que je ne le fasse moi-même, il matérialise son épée avec facilité, et me menace avec. Qu’importe, j’ai trop envie de lui pour reculer alors je m’approche et la pointe me pique le pectoral. Il résiste, bien sûr, au début, ou serait le jeu sinon. Mais rapidement je goute à nouveau à sa peau nacrée, ses lèvres sucrées et appétissantes et mon lit subit les assauts de nos deux corps. A bouts de souffle, nous nous enroulons, lovés l’un contre l’autre, et je ne souhaite plus jamais marcher dans les ombres, pas tant que je l’ai lui dans mes bras.

    (…)
    - Max ?

    - Hum…

    - Tu dors ?

    - Humm…

    - Apprendre c’est bien, mais quand est-ce que tu me mets en situation ?

    Je me réveille, une mèche devant le visage, son regard bleu me scrutant. Si tôt ? Maintenant ?
    Après tout, je le crois apte à une visite diplomatique, ou peut être a quelque chose de plus surprenant… La dernière fois que je suis allé à Rebma, le reflet sous-marin d’Ambre, j’ai anéantis une tornade d’ombre qui menaçait le palais et sa reine. J’ai été un vrai gougeât à ne pas donner de signe de vie à Llewella, la conseillère de la reine Moire et sa sœur, en plus d’être la régente en l’absence de la reine Moire.

    « Pourquoi pas après tout. Je dois retourner voir une reine et sa sœur. Je te préviens, Tu risques d’être surpris. Llewella est presque ce qu’on pourrait se faire comme idée représentative d’une ondine. Très belle, de longs cheveux bleus marines, des yeux en amande. Sa sœur, la reine Moire nous ressemble beaucoup plus. Rebma est le reflet sous-marin de la cité d’Ambre. L’on y croise des tritons, des dauphins, et des êtres étranges. Je les ai sauvés d’un mauvais pas la dernière fois, aussi nous y serons bien accueillis. Il est temps de mettre en pratique le voyage et le contact d’atout… J’aimerai beaucoup t’y amener comme ça, je me lasse pas de te voir ainsi… » dis-je , ma main parcourant son torse. « Mais je ne crois pas que ce soit très protocolaire. Alors revêtons nos couleurs princières…

    Nous habillant en nous chamaillant un peu, je tiens à apporter la touche finale en ceignant l’épée de Nate à la mode Rebmienne. Il est beau. Vraiment beau. Son teint nacré et ses yeux vont faire fureur là-bas, et je pense avoir bien choisis ses couleurs. A le regarder me dévorer des yeux, je ne dois pas être si mal non plus.

    Fouillant dans la poche de mon surcot, je fais rapidement défiler les cartes d’atouts jusqu’à arriver à la représentation de Llewella. Moire est un peu trop protocolaire, quand sa sœur, Llelwella est plutôt d’humeur mutine en général. Mon choix est éclairé.
    Nate regarde, fasciné, l’image de la belle régente s’animer. Les premières paroles de Llewella lui échappent, car je suis le seul à voir le contact. Je lui prends la main et la pose sur mon épaule, le connectant à la conversation.

    « .. de partir ainsi nous laissant morts d’inquiétude ! Maximus tu as carrément été happé par l’explosion de la tempête d’ombre après l’avoir nourri d’une énergie chaotique, et ceci dans un des fiefs de l’Ordre ! Est tu tombé sur la tête ? et... Mais ? Qui est ce jeune homme ? »

    Je souris à Llewella, car en posant sa main sur mon épaule, Nate est apparu dans sa vision et peut faire maintenant parti de la conversation.

    « Je ne suis pas tombé sur la tête, je suis tombé amoureux, Llewella. » Son rire cristallin me plait beaucoup. Pourtant je remarque immédiatement son regard scrutateur. Elle analyse avec une intelligence aigue Nate, et remarque sans doute bons nombres de détails nous échappant à tous les deux. Malheur au fou qui la considérerait comme négligeable. Son intelligence est redoutable et elle a une affinité avec les miroirs tout à fait étonnante. Elle poursuit en Thari, sans doute pour tester Nate. Quand ce dernier lui répond, dans la même langue, je suis fier de voir un étonnement dans son regard.

    « Je te présente Nathaniel Wade, Promis à l’épée au quatrième cadran de la lame d’argent, protégé du duc du Kolvir, et sans doute, lorsque vous aurez appris à gouter à ses différents talents, lui trouverez-vous des titres et des occupations forts lucratives pour Rebma. »

    Je reconnais ce regard. Elle est intéressée, fascinée même. Je viens en effet de lui indiquer que j’avais pris un élève, ce qui n’étais pas anodin. Mais en lui précisant « quatrième cadran », je lui indiquais un rapport privilégié, amoureux. Quant à l’argent, elle indique des compétences diplomatiques et stratégiques. Le langage est subtil, et en peu de mots, je peux délivrer bon nombre d’informations. Nate pourra l’apprendre sans problème.

    Soudain, elle tend la main à travers la carte. Sa main ne sort pas vraiment de la carte, mais c’est cette représentation mentale que nous avons. Sans hésitation, je tends ma propre main, en enserrant la taille de Nate. Llewella a une force impressionnante, que ne laisse pas deviner sa magnifique silhouette. Elle porte en permanence un bijou de corail vert, faisant ressortir ses yeux. Le décolleté très échancré de sa robe n’est en rien vulgaire. Elle pourrait être habillée d’un haillon qu’elle serait encore perçue comme une reine, ce qui est pourtant le statut de sa sœur, Moire.

    Autour de nous, des soldats tritons pointent leur lance vers nous. A l’intérieur du palais, ils ont leur jambe. Levant les yeux au ciel, exaspérée, Llewella leur ordonne d’un ton sec de la lâcher un peu. Je ris sous cape. Elle n’a jamais été protocolaire.

    « C’est bon, gardes... Allez garder ailleurs »… Un peu confus, ils finissent par s’éloigner, nous laissant sous le regard analytique et appréciateur de Llewella. Elle ne perd pas de temps pour tester de nouveau Nate. Tendant sa main suffisamment haut pour favoriser un baise-main, suffisamment bas pour une poignée de main. Que vas faire Nate ?





    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Mar 31 Mai - 23:31





    Atout cœur


    Ma cervelle bouillonne et reste sans cesse en effervescence depuis que je l’ai retrouvé. Dormir me semble une perte de temps, même si mon corps m’en rappelle la nécessité. Déjà le revoir lui, tient du miracle, mais quand Max m’a expliqué qui il était et ce qu’était son monde… C’est comme si une évidence était enfin mise à jour. Je fais l’affront de penser que je suis celui dont il a besoin à ses côtés. Bon il va falloir que je m’améliore à l’escrime, mais je me suis déjà emparé de sa langue maternelle. Car il s’agit bien de ça. Chaque fois qu’il me parle, je bois chaque mot, chaque intonation. Son langage est si subtile, que même sans la motivation que ce soit le sien, le linguiste que je suis ne peut que tomber amoureux d’un tel langage. Je me tourne et me retourne comme un gamin la veille de noël. Je n’en peux plus et réveille Max. Loin de s’en fâcher, il me regarde amusé.

    Il me dit ce que l’on pourrait faire. Il me parle d’une femme très belle à la chevelure bleue vivant à Rebma qui est le « verlan » d’Ambre. Autant je n’aime pas ce langage actuel qui dénature les racines de notre langue en parlant à l’envers, autant je sais qu'en Thari, la structure de la langue est construite sur ce genre de subtilité. Max me parle d’une cité aquatique avec des tritons et des dauphins. Je pense au dessin animé de la petite sirène que j’avais vu quand j’étais môme avec mon frère et une amie à lui. J’étais le « grand » qui surveillait son frère. Je me souviens avoir râlé ce jour-là que l’on m’oblige à aller voir un dessin animé pour fille. J’avais quand même eu du mal à garder les yeux secs et heureusement Ethan avait chialé comme une madeleine, ne voyant pas ma propre émotion. Sérieusement ! Disney a traumatisé des générations de bambins !

    « Mais je ne crois pas que ce soit très protocolaire. Alors revêtons nos couleurs princières… »

    Je raccroche à ce que me dit Max les mains baladeuses et ris de bon cœur. Je laisse le soin à Max de me revêtir de ces vêtements qui semblent d’un autre temps. En le regardant faire, j’ai un peu l’impression qu’il joue à la poupée avec moi, mais dans son regard je lis quelque chose qui me réchauffe. Il est fier de moi, fier de m’emmener avec lui de me montrer son monde et en retour de me présenter aux siens. Cependant quand il ceint à mes hanches l’épée qu’il m’a offert, je doute être à la hauteur de ce monde fabuleux et si précis dans ses codes. Je le regarde, il porte son habit avec tant d’aisance alors que j’ai l’impression d’être déguisé. Max sort ses atouts et en choisit un. Effectivement, la femme représentée sur la carte est très belle, mais pas comme un mannequin, il y a en elle une attitude régalienne qui lui donne une belle aura. Je vois l’image s’animer et une communication silencieuse s’établit avec Max avant qu’il ne me pose ma main sur son épaule. Je suis époustouflé.

    « .. de partir ainsi nous laissant morts d’inquiétude ! Maximus tu as carrément été happé par l’explosion de la tempête d’ombre après l’avoir nourri d’une énergie chaotique, et ceci dans un des fiefs de l’Ordre ! Est tu tombé sur la tête ? et... Mais ? Qui est ce jeune homme ? »

    Je rougis car la belle darde son regard sur moi. J’ai l’impression d’être une biche prise dans les phares d’une voiture. Ma main ressert imperceptiblement son emprise sur l’épaule de Max.

    « Je ne suis pas tombé sur la tête, je suis tombé amoureux, Llewella. »

    La réponse de Max finit de me faire virer au rouge écrivisse. La spontanéité avec lequel il annonce notre liaison m’embarrasse, mais aussi m’enchante. Je ne connais pas les mœurs dans son monde. Si ma mère sait que si mon cœur oscille entre les deux sexes, avec tout de même une nette préférence pour… les beaux princes d’Ambre… Mon père par contre me croit hétérosexuel. Pour lui j’ai toujours été « le fils de ma mère », cela a été pire après la mort d’Ethan. Il ne me connait pas… Autant j’imagine sans mal présenter Max à ma mère, autant je n’en vois pas la nécessité avec mon père sinon par politesse.

    La belle Llewella me scrute attentivement. Je sais que je passe un véritable examen d’entrée. Alors je me souviens de ce que me disait ma mère : « tient toi droit ». Tout prend valeur de vérité ou de force quand on se tient droit. Elle m’avait appris à gérer ma gestuelle. Beaucoup de langue orientale sont riches d’une gestuelle associée aux mots. En chinois par exemple, le même mot peu avoir une signification différente si on regarde ou pas son interlocuteur dans les yeux. La technologie tend à simplifier ces subtilités qui ne peuvent pas être transcrite dans la bande son d’un film par exemple. La belle régente m’interroge en Thari. On m’a suffisamment fait le coup pour tester mes capacités que je lui réponds dans la même langue. Mes phrases doivent avoir la maturité d’un enfant de dix ans, mais c’est amplement suffisant pour répondre sans commettre de bévue. A son air étonné, je sais que j’ai fait mouche, sans parler de Max qui semble se gonfler comme un coq. La suite m’est un peu difficile à suivre car je devine bien que le titre bien ronflant que Max me donne cache des informations que je ne sais pas encore décoder.

    « Je te présente Nathaniel Wade, Promis à l’épée au quatrième cadran de la lame d’argent, protégé du duc du Kolvir, et sans doute, lorsque vous aurez appris à gouter à ses différents talents, lui trouverez-vous des titres et des occupations forts lucratives pour Rebma. »

    La lueur intéressée dans l’œil de la belle, me dit que Max a vanté mes mérites. J’espère ne pas le décevoir et être à la hauteur de ses espérances et des miennes qui sont de le satisfaire. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il se passe quand Max me prend par la taille et saisit la main tendue qui n’est pas vraiment là de Llewella. Changement de décors. L’appartement de Max cède la place à un… palais. Des gardes étranges nous entourent, menaçants. Je viens d’atterrir dans le palais d’Ariel la petite sirène ! Llewella est magnifique sans parler de l’endroit qui en impose pour un pauvre new-yorkais comme moi. Son ordre claque sèchement pour renvoyer les gardes. Tout cela est très protocolaire. Mon métier m’amène régulièrement près de politiques ou de dirigeants. En tant que traducteur j’ai appris à me faire oublier, n’étant qu’une voix. Mais là sous le regard de la régente, je ne peux pas m’effacer. Max compte sur moi, alors je soutiens son regard en essayant de ne pas paraitre effronté en souriant doucement puis baissant les yeux juste ce qu’il y a de nécessaire.  

    Sa main qui apparait dans mon champ de vision, un peu haut pour une poignée de main me désarçonne un instant. Si j’applique le code sur terre, je dois m’en saisir et baiser le dos de sa main. Je ne la connais pas,  et encore moins le protocole en vigueur dans ce lieu, alors je fais comme toujours quand je me trouve dans un lieu dont j’ignore tout. Je me fie à l’intonation et à la gestuelle de la personne qui me parle. Elle défie Max en me défiant moi. Un sourire éclaire un coin de mes lèvres. Je me saisis délicatement de sa main tout en relevant mon regard vers elle. Maximus d’Ambrecour, Duc du Kolvir, Baron des Marches de L’ouest, et prince des Cours du Chaos ne s’encombre pas d’un simple bellâtre qui sait aligner deux mots pour amant !

    D’un mouvement délicat, je fais pivoter sa main et dépose un léger baiser à la naissance de son poignet sans lâcher son regard. J’assortis même à mon sourire mutin, un clin d’œil. Ensuite je lâche sa main délicate pour reposer la mienne sur l’épaule de Max, marquant de ce fait mon appartenance à un seul être.




    © Fiche par Mafdet MAHES



    avatar
    Max Corey

    Messages : 36
    Points : 42
    Date d'inscription : 04/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    2/2  (2/2)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Max Corey le Lun 27 Juin - 21:13


    Retrouvailles



    Je me demande comment va réagir Nate à tout ça. Rebma est une cité magnifique, mais tellement perturbante pour quiconque la découvre. Même en étant fan de récits fantastiques, elle est bien loin de ce qu’on pourrait s’imaginer, par exemple, en pensant à Atlantis. Au final, Rebma est bel et bien le reflet aquatique d’ambre. Avec donc tout un tas de chausses trappes, de couloirs, de miroirs et de jeux de perspective. Comme dirait un certain auteur, l’on y trouve même des perspectives non euclidiennes. Et, hélas, bel et bien des monstres des profondeurs.

    J’observe Nate à la dérobée pendant que lui-même subit un véritable scanner façon Llewella. Ce n’est pas elle la reine, mais tout le monde sait qu’elle tire les ficelles ici. Elle est d’une intelligence rare, et beaucoup ont fait l’erreur de la prendre pour une superficielle, à cause de son physique plutôt avantageux. Lorsqu’elle est avec des personnes de confiances, comme moi, ou tout simplement des personnes qui la connaissent réellement pour ce qu’elle est, elle ne cache pas son esprit acéré. Mais lorsqu’elle apparait pour la première fois, officiellement comme ambassadrice ou « juste pour accueillir les nobles personnes », elle fait volontiers la jolie gourde pas du tout dangereuse.

    Dans l’heure qui suit, en principe, Moire, la véritable reine qui siège à Rebma depuis plusieurs centaines d’année, est au courant des moindres faiblesses repérées par Llewella.
    Mais nate ne ploie pas, il se redresse, au contraire, faisant ma fierté. Les yeux plissés de Llewella en disent long, elle fait face à une difficulté, et son mental rencontre une résistance hors du commun. La réponse, certes perfectible de Nate la prend totalement au dépourvu, et elle a tout de même le temps de me glisser un regard « à la Llewella ». Fierté, reproche pour moi, de lui avoir appris la langue d’ambre ? Dur à savoir avec un tel personnage.

    Bien entendu elle n’en a pas fini avec lui, et lui propose une autre épreuve. Le baisemain. Intervenir serait extrêmement grossier de ma part, et surtout humiliant pour Nate et Llewella. Alors j’avoue être un peu tendu en guettant la réaction de mon protégé.
    Je me mords la joue intérieurement pour ne pas éclater de rire lorsque Nate lui dépose un baiser au creux du poignet. Dans certaines régions limitrophes de Rebma, ce geste est utilisé par les assassins à la dague de serpent des mers, avant d’achever leur victime. Mais Llewella se doute bien que Nate n’en a aucune idée, et elle est allé suffisamment sur terre, monde de prédilection pour bon nombre de mes cousins et cousines, pour reconnaitre un petit défi, et également une flaterie sincère. Nate la trouve belle, mais il respecte son intelligence. Son rire cristallin est une surprise pour tout le monde, y compris les gardes, qui, bien que restés en arrière-plan, s’étaient crispés, prêts à en découdre suite à ce geste.

    « Voilà qui est très rafraichissant. Tu t’es trouvé un compagnon fier et noble, semble-t-il. Très charmant, et inattendu. Je vous déconseille cependant de faire la même chose avec ma mère Moire. »

    Parfois, certaines personnes pensent que Moire et Llewella sont sœurs, mais il n’en est rien. Les flux temporels troublent tout.
    Alors, pendant que Llewella nous invite à prendre une collation, avec des plats sucrés typiques de Rebma, nous laissant un peu seuls, comme l’exige le protocole, afin que l’invité s’acclimate, j’explique un peu le contexte à Nate.

    « Rebma est gouverné par la reine Moire. Elle y gouverne depuis des centaines d’années, ayant pris la suite de Mor’Sen. La lignée des reines de Rebma, société matriarcale, remonte aux fondations même d’Ambre et se perd dans la nuit des temps. De tous temps, Rebma a toujours soutenu Ambre. Mor’sen donna une fille à la maison noble Moir Terat. Mais peu de temps après, selon des circonstances étranges, elle eut aussi une fille, Llewella, d’Oberon, le roi d’Ambre, causant beaucoup de troubles et de gêne dans les deux palais. »

    Je vois nate me sourire et je lui rends avec plaisir.
    « Oberon reconnu officiellement Llewella, ce qui bien sur pourrait en faire l’héritière d’Ambre et donc la mit en danger rapidement. Mais elle était non seulement très intelligente, mais maitrisait aussi une étrange magie avec les miroirs. Les assassinats tentés contre elle furent tous un échec et elle acquit rapidement une réputation de dangereuse proie. ».

    La dangereuse proie en question revient à ce moment-là, toujours seul et visiblement un peu contrariée.
    « Je ne sais pas où est la Reine, elle ne m’a pas prévenue d’une absence. Nous devions recevoir une délégation du cercle d’or… Accepteriez-vous d’y assister ? Votre présence à tous les deux devraient les faire réfléchir… Maximus est connu de certains de la délégation, mais pas vous. Vous êtes donc un atout. »

    Bien entendu, cela avait la valeur d’une demande officiele, à laquelle je ne pouvais que souscrire. Elle venait de me demander de lui donner l’atout de Nate, persuadée que j’en avais fait un.
    Avec un soupir résigné, mais un sourire pour elle, je lui tendis donc.
    « vous pouvez aller faire un tour de cheval marin, si vous voulez, nous avons le temps, il n’arrivent qu’en fin d’après-midi.. Max pourrait vous faire découvrir le paysage somptueux. »
    Ce n’était, la encore pas vraiment une suggestion.

    Alors, après nous être changés, ayant troqué nos habits pour des tenues de cavaliers, j’improvise pour Nate et moi-même un sortilège de sphère de respiration, qui se déploie autour de nos têtes. Le prix à payer pour ce sortilège est une légère déformation de la vision à la périphérie, mais la sphère elle-même est invisible.

    Arrivés aux écuries marines, c’est un Nate émerveillé que je vois approcher du palefrenier triton. Les chevaux marins sont magnifiques. Ce ne sont pas des hypocampes géants, mais des chevaux qui ressemblent aux nôtres, si ce n’est leur robe cuivrée, bleue sombre ou marine et leurs crinière d’algues fines…

    Des bêtes magnifiques.







    avatar
    Nathaniel Wade

    Célébrité : : Chace Crawford
    Messages : 69
    Points : 80
    Date d'inscription : 03/01/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Reload Feat Max

    Message  Nathaniel Wade le Mer 29 Juin - 21:01





    Atout cœur


    Je suis bien moins assuré que je ne le laisse paraître. Mon geste est irrévérencieux. Je prends un risque moyennement calculé. Je ne sais rien des us et coutumes de ce monde. J’espère de ne pas m’être condamné à mort en agissant de manière aussi libertine. Je me suis fié à mon instinct. La belle Llewella m’a semblé être assez laxiste sur le protocole. Cependant Max reste dans une attitude prudente. Je dois donc m’attendre à des difficultés. Il m’avait expliqué comment sa famille était douée pour les intrigues et les pièges. Mais quoi qu’il en soit, les dés étaient jetés. Je deviens moins à l’aise en voyant les gardes se crisper. Mais le rire en cascade de notre hôte vient désamorcer la tension qui n’avait pas manquée de s’installer.

    - Voilà qui est très rafraichissant. Tu t’es trouvé un compagnon fier et noble, semble-t-il. Très charmant, et inattendu. Je vous déconseille cependant de faire la même chose avec ma mère Moire

    J’offre un sourire contrit en guise d’excuse. Je préfère me taire, n’osant pas me risque à un impair de plus. Cependant j’apprends vite, c’est le propre d’un linguiste de s’adapter à l’inconnu. Je dois comprendre comment marche la politique comme les règles de bienséance dans ce monde qui m’apparait comme fabuleux. J’ai l’impression d’être tombé dans un monde de conte de fée avec ses rois, ses princesses et toutes les intrigues qui y sont associées. Mais Rebma ou Ambre n’ont pas la naïveté des contes de des frères Grimm. Ce monde est bien plus fabuleux, mais aussi d’une dangerosité bien plus perfide. La construction même du thari démontre les principes de penser de ses habitants. Tout est dans le non-dit ou le double sens. Il faut savoir lire entre les lignes. Me fondre dans ce monde est un pari audacieux que je relève volontiers pour Max.

    Nous suivons la fille de la reine dans une pièce somptueuse. Une collation nous ait offerte ainsi qu’un moment seuls Max et moi. La richesse du lieu est enchanteresse. Mon métier de traducteur m’a déjà amené à pénétrer dans des lieux raffinés que peu de gens peuvent espérer voir un jour. Mais je faisais partie de la décoration comme le personnel de service qui va et vient comme des fantômes invisibles. Un bon traducteur se reconnait à sa capacité à se faire oublier. Seule ma voix était présente dans ces lieux d’un faste indécent.

    Là, la situation est différente car je suis considéré comme un invité. Alors je regarde d’un œil émerveillé la nourriture qui m’est proposé pendant que Max m’explique l’essentiel de ce que je dois savoir. Je l’écoute attentivement, non sans goûter à une sucrerie délicieuse.

    - Rebma est gouverné par la reine Moire. Elle y gouverne depuis des centaines d’années, ayant pris la suite de Mor’Sen. La lignée des reines de Rebma, société matriarcale, remonte aux fondations même d’Ambre et se perd dans la nuit des temps. De tous temps, Rebma a toujours soutenu Ambre. Mor’sen donna une fille à la maison noble Moir Terat. Mais peu de temps après, selon des circonstances étranges, elle eut aussi une fille, Llewella, d’Oberon, le roi d’Ambre, causant beaucoup de troubles et de gêne dans les deux palais.

    Je souris à Max. Une reine qui est là depuis des siècles, des amours capricieux, des pôles de pouvoirs qui peuvent basculer… la routine. Les intrigues, Les conspirations, cela existe depuis que l’homme est devenu grégaire et qu’il y a eu une place de chef à prendre. Le but est universel depuis des millénaires, celui de la course au pouvoir et ensuite de le garder. Le monde de Max se démarque de ce qu’il se passe sur terre par le maintien d’une certaine apparence et des manières royalistes. Max poursuit ses précisions.

    - Oberon reconnu officiellement Llewella, ce qui bien sur pourrait en faire l’héritière d’Ambre et donc la mit en danger rapidement. Mais elle était non seulement très intelligente, mais maitrisait aussi une étrange magie avec les miroirs. Les assassinats tentés contre elle furent tous un échec et elle acquit rapidement une réputation de dangereuse proie.

    Je comprends donc que la fille de la reine est loin d’être la femme futile qu’elle laisse paraitre. J’espère avoir réussi mon examen d’entrée auprès de la belle. Je pense qu’elle doit avoir l’habitude que les gens la jouent serviles face à elle, ce qui n’est pas forcément un gage de loyauté. Je crois donc sincèrement avoir marqué un point avec ma malice de tout à l’heure.

    - Je ne sais pas où est la Reine, elle ne m’a pas prévenue d’une absence. Nous devions recevoir une délégation du cercle d’or… Accepteriez-vous d’y assister ? Votre présence à tous les deux devraient les faire réfléchir… Maximus est connu de certains de la délégation, mais pas vous. Vous êtes donc un atout.

    Je la regarde un peu désemparé. Me faire assister à une entrevue officielle n’est-il pas prématuré ? Je ne sais rien de leur protocole et je risque de me montrer impoli ou irrespectueux sans le vouloir. Puis j’ai du mal à voir en quoi je peux leur être utile. Je regarde Max dans l’espoir de trouver un soutient et une réserve quant à cette invitation. Mais je m’aperçois que j’ai mal saisi le sens des propos de Llewella. Ce n’est pas une invitation et avec appréhension je vois Max lui donner l’atout qui me représente. Je viens à peine d’expérimenter le pouvoir d’une de ces cartes et il ne m’a pas encore appris à réagir à un appel. C’est non sans inquiétude que je vois mon atout disparaitre dans un pli du vêtement de Llewella. Mon apprentissage du monde de Max va se faire en accéléré. Première leçon : on ne refuse rien à Llewella. Alors quand elle nous propose une activité semble-t-il ludique, je cherche ce que cela peut cacher.

    - Vous pouvez aller faire un tour de cheval marin, si vous voulez, nous avons le temps, ils n’arrivent qu’en fin d’après-midi… Max pourrait vous faire découvrir le paysage somptueux.
    - Merci. Gentil. Content.

    Mon désarroi fait fuir le peu de grammaire que je maîtrise. Pourtant, je ne peux m’empêcher de montrer ma surprise et mon intérêt. Des chevaux marins ? Je m’imagine de grands hippocampes. J’ai l’impression d’être dans le monde de la petite sirène. D’autant plus que nous sommes invités à nous changer. Le style de notre tenue reste dans le néo-médiéval. Je suis étonné car nous sommes sous l’eau et m’attendais à l’équivalent d’une tenue de plongée. Mais quand Max, grâce à un sortilège, m’enferme la tête dans une bulle d’air, je me rappelle qu’ici il faut que j’oublie ce qui est la norme sur terre. Quand nous arrivons aux écuries, je suis pire qu’un gosse qu’on amène à Disneyland. Les chevaux sont bien des chevaux et non une variété d’hippocampe. Leur couleur est différente de celle de leurs homologues terrestres. Je me retourne vers Max avec des étoiles dans le regard. J’ai oublié que Llewella possède mon atout ou que nous sommes attendus en fin de journée pour une réunion officielle. J’ai dû monter une fois sur un cheval lors d’un camp d’été. Je sais que je vais être ridicule, quoique l’eau devrait m’aider à tenir en selle. Mais qu’importe, je veux monter là-dessus et aller me balader dans l’océan.

    Océan… A quelle profondeur sommes-nous ? Si la physique n’a jamais été ma matière préférée, il me reste quelques notions sur la relation entre profondeur et pression. Mon exubérance est subitement douchée par des constatations physiques. Un peu inquiet, je me rapproche de Max. Il me regarde avec assurance, alors je reprends confiance. Je vais aller faire un tour de dada des mers. Peu sur terre peuvent se vanter de l’avoir fait !




    © Fiche par Mafdet MAHES




    Contenu sponsorisé

    Re: Reload Feat Max

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 22 Aoû - 1:48