Méteo / FLux temporel et rumeurs


2016
Le flux mène au 16 février 2016.
En europe et en France en particulier, la météo est déréglée. Les températures sont au dessus des normes et on a plutôt l'impression d'être au printemps. Partout ailleurs dans le monde, la météo est conforme aux normes.

De nombreuses failles temporelles émergent, partout sur le globe, et d'anciennes figures qu'on croyait disparues refont surface. Les surhommes, désormais appelés "super héros", sont maintenant de notoriété publique et certains ont même des comics relatant leurs exploits.
Certains groupes datant de l'époque chimérique font à nouveau parler d'eux...

1934
Le flux mène au 02 janvier 1934.
A paris, le ciel est agréable et ensoleillé. A Londres, températures fraiches mais ciel dégagé. Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Un meurtrier en série sévit en ce moment à Paris, découpant les mains de ses victimes.

Une enquête est menée sur les laboratoires privés Flamel et leur soit disant "produit miracle".

Le scientifique français Henri George Ben a disparu...< /div>

1921
Le flux mène au 21 février 1921
A paris, le temps est clément, mais il fait assez sombre.
A Londres, il pleut et la température est basse.
Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Une folle rumeur court sur la résurgence d'une ethnie Fae et leur lien avec "la fée verte" reste à démontrer...

    Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

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    Max Corey

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:26


    L’argent du doute


    Les périodes de somnolence et de réveil se suivent, apportant leur lot de questions, de doutes, de certitudes également. Celle que je ne supporterai pas qu’on me l’enlève, mon soleil et sa mer émeraude. Celle aussi que la police ne me lâchera pas. Ils doivent me faire des tests, évaluer ma fiabilité. Frakir n’est jamais loin. J’ai accepté cette bizarrerie. Qui est-il ? Pourquoi est-ce qu’il veille sur moi ? Je commence à comprendre que je sombre petit à petit dans un monde ou les rêves deviennent des rêves, où je pourrais me laisser aller contre quelqu’un comme Nate, sans avoir peur, sans avoir honte, sans subir de conséquence autre qu’un manque de plus en plus intense alors que je m’éloignerai de lui…

    J’ai envie de ressentir ce manque. J’ai envie d’être accepté dans son manque à lui.. Je nourris l’espoir de lui manquer, et de lui apporter le réconfort des retrouvailles, sans cesse, sans cesse, comme sa mer bleu sur ma peau de sable brulée par un soleil réconfortant… D’avoir un cordon qui me relie à lui, même si il est loin, même si je suis sur terre, et que je le regarde me regarder depuis une autre planète, si lointaine, si lointaine, avec comme seul véhicule pour le rejoindre, celui de mon corps ; comme seul carburant, un fol espoir, partir d’ici, pour un ailleurs, pour sa planète…

    J’ai l’impression que certains des mots qui dansent dans ma tête ne font pas parti de ce moment, maintenant… Je ne sais plus ce que je dois faire, alors je veille sur lui, j’en reviens aux fondamentaux, je suis un loup qui veille sur son frère, le seul en qui j’ai confiance. Non pas parce que je le connais depuis longtemps, mais parce que c’est lui, et qu’il y a tellement de sentiments qui luttent pour se faire une place, qu’il n’en reste aucune pour les doutes. Frakir semble l’avoir adopté, lui aussi, ce qui ne fait que renforcer ma conviction. Alors que nous nous trouvons de nouveau ensemble, je lui prend la main, et la caresse doucement, une angoisse chevillée au corps. Il m’a laissé poser mes lèvres sur les siennes, mais j’ai l’impression d’avoir profité d’un moment de faiblesse. Il faut que je lui parle, mais ce n’est pas le moment. De nouveau, je m’attarde sur cette affirmation. Ce n’est pas le moment, je ne suis pas dans le bon moment… Je n’y comprends rien, mais cette phrase tourne en boucle dans ma tête, et je suis au bord de la panique lorsque je rencontre de nouveau son visage…Je pose une main délicate sur ses lèvres, résistant à l’envie d’y gouter à nouveau.

    Je l’observe, jamais loin, alors que les médecins l’ausculte. Je remets à plus tard mes propres soins. Je fronce les sourcils quand je sens que quelque chose cloque, je lui souris lorsqu’il me regarde, je lui fais des signe. J’ai hérité d’un bas de pyjama informe alors que nous bénéficions enfin des soins. La douleur n’est que passagère, et je sais que c’est pour mon bien, alors j’accepte de bonne grâce la désinfection, les pansements, les coutures… Aurai-je des cicatrices ? Quelle importance ça aurait, maintenant ou plus tard ? J’étais à peu près sur de mourir, dans cette guerre qui n’en finissait pas…

    Les nouvelles pour Nate sont alarmante. Les tympans crevés, à priori. J’ai envie de faire quelque chose pour lui, mais je ne sais pas quoi. Alors je lui assure ma présence, mon soutien. Parfois, quand nous sommes entre deux certitudes, nous nous collons l’un à l’autre, sans rien demander d’autre, sans savoir quoi demander d’autre. J’aime le contact de sa main dans la mienne, et j’aime qu’il recherche mon contact également.
    Les heures, les jours se suivent, alors que nous reprenons des forces, frakir jamais bien loi, mais semblant totalement transparente pour quiconque à part Nate et moi. J’apprends avec angoisse qu’ils envisagent d’envoyer Nate à l’église des réfugiés, loin de moi… Je ne supporte pas l’idée. Alors que nous nous nourrissons, succombant aux besoins impérieux de nos corps, d’autre besoins se font sentir. J’ai besoin de lui parler, de lui expliquer, au moins de lui dire…

    On m’emmène de temps en temps faire des tests. Des tests compliqués, que je ne cherche même pas à comprendre, et on me pose des questions, sur ce que je suis, sur ma mission, sur les hommes que je connais ou non. Ma mémoire me revient, petit à petit, ou plutôt par à-coup, chaque fois que j’ai besoin de répondre à un problème précis. Je ne suis pas déserteur. Non je n’ai aucune idée de qui sont ces hommes. Oui je me souviens que je dois sécuriser le périmètre, aidier les réfugiés, signaler tout mouvement suspect. On me test physiquement aussi. Je réussi parfois. Je sens que mes forces reviennent, mais ma foi s’éloigne.
    Et puis la MP revient, nous cherchant des yeux. Frakir se redresse, inquiet.
    -frakir, tais toi lui dis-je. Mes yeux rencontrent ceux de Nate. Je lui fais comprendre que je ne sais pas comment c’est possible. Je le regarde s’éloigner, et j’ai soudain la conviction que sa planète sera bientôt hors de portée, que je n’ai presque plus de carburant à lui consacrer, et qu’il faut que je fasse vite…
    Lorsqu’il revient, je vois la rage qui l’anime, et quand il pose son oreiller sur ses oreilles, je comprends qu’ils l’ont poussé à bout. Je m’approche doucement de lui, alors que le MP et son acolyte semble ne pas être d’accord sur son cas.. Je repousse une mèche de ses cheveux, et je me mets à genoux pour qu’il me voit, qu’il puisse m’entendre, alors que je murmure.

    -Nate. Je te laisserai pas.. Je vai leur parler. Et si ils t’envoient loin de moi, alors nous partirons tous les deux. On marchera, on ira aussi loin qu’on peut. Si tu peux plus marcher, je te porterai. Je te porterai toujours, Nate… Et… Je regrette rien. Je lui pris la main, et , profitant des autres lits qui nous cachaient aux regards indiscrets, je déposai, la gorge nouée, un baiser sur ses paupières meurtries, puis de nouveau sur ses lèvres, rageant de ne pouvoir m’y attarder d’avantage.
    -je ne regrette rien, Nate.. Son sourire et les lumières qui l'illuminent, tout comme ses yeux, me récompensent de ma témérité.
    Alors, ayant pris ma décision, je m’éloigne, à la rencontre du Mp.
    -Écoutez, si vous compter vous passer d’un tel avantage, dis-je en pointant Nate de la main, j’aimerai que ce soit clair entre nous. Vous avez profité de ma faiblesse passagère pour envoyer foutre le protocole, mais non de dieu ! Je suis toujours Lieutenant. Et si vous voulez des rapports, je vais en fournir. Comptez sur moi pour ne rien omettre. Comme par exemple, l’abandon volontaire d’un atout stratégique DECISIF en la personne de Nathaniel. Et si il vous faut une raison pour déclencher une enquête de votre enquête, et me permettre de vous humilier par des rapports accablants, en voila une !

    Et mon direct du droit vola avec souplesse et rapidité sur son visage, ou je vis se peindre l’incrédulité. Il était à terre, le nez en sang, furieux.
    -provoque moi encore, petite raclure… Il regarda son collègue, et ce dernier lui fit non de la tête…
    -ce n’est rien, ce n’est rien.. Dit-il aux gens aux alentours… Il me fit un signe de tête. Il accepta la situation. Je ne saurai dire ce qui m’avait pris au juste, mais quelque chose c’était déclenché en moi… Une certaine.. Autorité. J’avais l’impression que mon regard c’était associé à mon esprit, et j’avais « poussé » en quelque sorte en les regardant. En même temps j’avais sentis fléchir leur volonté…
    Je me retournais, rejoignant Nate.

    -pas d’église, pas de prière, pas d’attente… Tu es mon espoir, je n’ai pas besoin d’en savoir plus… Je luis souris, apaisé. Personne ne me l’enlèvera. Pas avant que j’ai pu faire la paix avec ce qu’il déclenchait en moi. Pas avant que nous puissions faire la guerre, la seule que j’envisageais, avec nos deux corps comme champ de bataille, et le plaisir comme promesse de victoire…
    Frakir vint poser son museau sur le lit. Elle / il tenait dans sa gueule le portefeuille de Nate. Nous le regardions tous deux, avant d'éclater de rire..




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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:26





    Et si tu n’existais pas…



    Je suis furieux contre ce qui m’arrive, et j’enrage de devoir me justifier alors que je n’ai rien fait. Je cache mon impuissance et mes larmes sous mon oreiller, comme si cet artefact de bouclier peut me protéger de ce qui me tombe dessus. J’ai envie de me rouler en boule, de m’endormir et de faire l’autruche. Mais mon mal de crane lancinant et ma colère ne sont pas prêts à me lâcher pour un sommeil réparateur et amnésique. Alors que je serre les mâchoires à m’en faire mal, une main dégage une de mes mèches rebelles qui me cache les yeux. Le geste est doux et affectueux. Dans ma grotte à l’abri de mon oreiller, je vois le visage de Max qui s’encadre dans mon horizon restreint. J’essaye de ravaler mes larmes, je ne veux pas qu’il pense que je suis faible ou bien lâche. Je ne veux pas qu’il croit que je suis un type mélancolique et pleurnichard. J’aimerai tant qu’il me voit sous ma vraie facette. Mais l’homme que je suis, appartient au XXIème siècle. Ma façon d’être ne peut cadrer avec cette époque.

    - Nate. Je te laisserai pas.. Je vais leur parler. Et s’ils t’envoient loin de moi, alors nous partirons tous les deux. On marchera, on ira aussi loin qu’on peut. Si tu peux plus marcher, je te porterai. Je te porterai toujours, Nate… Et… Je regrette rien.

    - Max…

    Je murmure son prénom, j’écoute la douce musique de sa voix. Il se fait canot de sauvetage dans cette tempête qui se déchaine autour de moi. Je le scrute, regarde ses yeux et ses lèvres qui prononcent ces mots si rassurants. Il ne me laisse pas le temps de comprendre ce à quoi il fait référence, quand il dit ne rien regretter. Sa main a saisi la mienne, je la serre doucement. D’un coup, Max se penche vers moi et ses lèvres effleurent mes paupières, puis mes lèvres. Il réitère son geste de l’autre fois. Je réponds à son baiser, si tendre au milieu de ce monde de violence. Une chaleur intense coule dans mes veines. Il est mon assurance de ne pas être seul. Avec regret, je sens qu’il s’écarte. Son souffle me manque déjà, il est mon oxygène, et actuellement ma seule raison de me battre pour survivre. Max… Je plante mes yeux dans son regard si clair. Je n’y vois aucun doute.

    - Je ne regrette rien, Nate…

    Encore ces mots. Ils effacent cette stupeur et horreur que j’avais lues dans son regard quand il s’était réveillé et avait constaté ses gestes intimes sur moi. Ces quelques mots sont la promesse qu’il restera près de moi, pour moi. Je lui offre mon sourire et la certitude qu’il est important à mes yeux.

    Max s’éloigne vers le MP qui s’était rapproché. Je sors la tête de mon refuge précaire et assiste ébahi à une joute entre Max et l’autorité militaire. Il s’est redressé, le menton volontaire et affirme toute son autorité. Ce qu’il dit me parvient étouffé par mes tympans malmenés, mais je comprends parfaitement ce qu’il dit et le risque qu’il prend. Et quand il envoie une beigne dans la mâchoire de l’autre, je ne peux m’empêcher de sourire et dois me retenir de pousser un cri de victoire.

    - Provoque-moi encore, petite raclure…

    Max rayonne, là il n’est pas un simple lieutenant mais général des armées. Il s’impose par la force et la volonté. Dieu qu’il est beau. Autour de nous, tout le monde s’est tût. Le MP fléchit rapidement et calme le jeu.

    - Ce n’est rien, ce n’est rien… Dit celui qui vient de se manger le poing de Max.

    Les tests que Max a dû passer doivent être concluants, car le MP semble se ranger à l’idée que je peux les aider. Il demande au médecin de me garder le temps nécessaire pour que je sois vraiment autonome pour marcher seul. Mon futur immédiat et à moyen terme semblent être assurés et cela grâce à l’intervention fracassante de Max. Je le regarde avec reconnaissance quand il revient vers moi.

    - Pas d’église, pas de prière, pas d’attente… Tu es mon espoir, je n’ai pas besoin d’en savoir plus… Me dit-il en souriant.

    - Tu viens de m’offrir un futur, lui réponds-je, reconnaissant.

    Max s’est assis sur mon lit, je me suis redressé. Je me gratte la tête, le bandage me démange. Je dois avoir une tête de Caliméro. Je passe mes doigts sur ma barbe d’une semaine. Il faudrait que je me rase, puis je me souviens du coupe-chou posé sur la tablette de la salle de bain de Max. C’est encore un coup pour que je m’égorge avec ce truc ! Un problème à la fois. Il faut déjà que l’on sorte de cet hôpital. Une boule d’énergie poilue vient s’insérer entre nous. Frakir ! Le chien tient mon portefeuille dans sa gueule. La scène nous fait rire. Que c’est bon de retrouver un moment d’insouciance, comme la soirée passée à déguster le repas que j’avais préparé et l’alcool qui avait réchauffé nos réticences.

    Mon cœur fait un bond quand j’aperçois mon téléphone portable glissé dans le portefeuille. Je prends rapidement les objets et les mets à l’abri dans ma poche. J’aimerai être honnête avec Max, mais au mieux il me prendra pour un fou, au pire je crée un paradoxe et peut-être change le cours de l’histoire…

    Le lendemain, le MP revient et me donne une feuille d’affectation. Je suis étonné qu’avec si peu d’information fournie on me colle aux services de renseignement si facilement. J’avais lu une lueur d’intérêt quand j’avais affirmé parler le russe. Avec mon affectation, il y a aussi un papier pour un accès à un dortoir militaire. Max qui lit en même temps que moi, prend la feuille et la rend au MP disant que j’ai déjà un logement. Je le regarde, la bouche jouant au poisson rouge. Je balbutie un merci. Il tient sa promesse jusqu’au bout. Je ne le verrai pas dans la journée, mais savoir que je pourrai le retrouver le soir, lui qui est la seule chose de bien qui me soit arrivée depuis mon enlèvement.

    Nous quittons l’hôpital l’après-midi même. Le médecin m’a confirmé que les poches de sang se sont résorbées après une nouvelle radio. En effet, j’ai moins mal à la tête. Pour mes tympans, c’est une question d’une ou deux semaines. Max a reçu aussi sa feuille de mission réactualisée. Il doit sécuriser le périmètre de la ville. L’infiltration des allemands a inquiété en haut lieu.

    Nous prenons un bus pour rejoindre la maison de Max. Je pose ma joue contre la vitre et regarde la Tamise charrier des eaux d’un gris sombre. Je demande à Max où était passé Frakir. Il hausse les épaules, me disant qu’on le retrouvera certainement en rentrant. Je ne le questionne pas sur ce chien étrange, car poser des questions, en amènerait d’autres sur moi. Le chien nous attend effectivement sur le pas de la porte. Je m’écroule fatigué sur une chaise de la cuisine et pose ma feuille de mission sur la table.

    - Bien je commence demain, j’espère que je vais assurer, dis-je. Et je ne sais pas comment te remercier pour ce que tu fais pour moi.

    Max nous sert à boire après avoir rallumé le poêle à bois. Pendant qu’il s’affaire à ranger le désordre mis dans le salon lors de la bagarre avec les allemands, je jette les restes de notre repas qui a moisi. Le courant a été coupé, débranchant le frigo. J’en profite pour mettre de l’eau à chauffer pour le bain, je ne me ferais pas avoir une deuxième fois. Je regarde ma tête dans la glace qui est dans le hall… affreux ! J’enlève le bandage qui m’enserre la tête. J’ai du sang séché dans les oreilles. Le médecin m’a conseillé de garder la bouche ouverte lors des bombardements, pour éviter les dépressions brutales. Il nous a donné quelques médicaments, pour Max aussi.

    - Tu veux te laver le premier ? Demandé-je à Max.

    Je me gratte les joues, j’aimerai bien voir comment il s’y prend avec son coupe gorge. Je rêve soudain de mon quatre lames et sa grille de protection.




    © Fiche par Mafdet MAHES



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:26


    At Home ?


    Ils me regardent tous, comme si ce que je venais de faire était juste, normal, mais en même temps je sens un trouble dans leur regard, dans leur comportement. De nouveau cette impression d’avoir « poussé » leur esprit avec le mien, mais c’est tellement étrange. Étrange ? Et que penser de mon chien, Frakir, qui semble changer de corps comme de chemise, et qui, de plus, passe totalement inaperçu auprès du personnel. Les seuls à le voir sont moi et Nate. Décidément, si je n’avais pas passé les tests avec succès, je me serai vraiment inquiéter pour ma santé mentale. Il devait y avoir autre chose. Après avoir bien ris, Nate avait récupéré ses affaires, les rangeant bien vite, comme sil il avait peur qu’elles disparaissent de nouveau. Tellement de frustrations accumulées ces derniers temps, que mon coup de poing et mon coup de gueule m’avait libérés d’une tension dont je n’avais pas eu encore conscience.

    Déviant… J’avais hâte d’avoir cette conversation avec Nate. J’avais envie de l’embrasser pour de vrai, et je m’en voulais pour ça. Ce n’était pas un comportement digne, et j’avais profité de sa faiblesse. Une jolie jeune fille devait l’attendre quelque part. J’avais cru que c’était le cas pour moi aussi. De nouveau, je tournai, du pouce, l’anneau qui ornait mon doigt. J’étais sûr à présent que ce n’était pas un anneau de fiançailles… Mais j’éprouvai comme une sorte d 'écœurement et de malaise à l’idée de m’en défaire… Comme si il était intimement lié à moi.
    Après une nouvelle batterie de test, ils finissent par conclure qu’ils peuvent me faire confiance, et donc, par extension, à Nate également. Nous arrivons à un accord, celui de le garder le temps qu’il se rétablisse.
    - Tu viens de m’offrir un futur, me dit Nate. Je lui affiche un sourire douloureux, mais sincère. Nous sommes tous les deux assis sur son lit, et je le vois recommencer ce geste, il n’aime pas avoir cette barbe qui lui mange le visage. Nous passons les heures restantes de cette journée à marcher un peu, se faire soigner par le personnel médical, et prendre un peu de repos. Ma présence semble apaiser Nate, alors autant se faire que peu, je reste près de lui, ne m’éloignant que pour mes propres soins, ou les tests qu’on me fait passer. Mes nerfs sont mis à rude épreuve, alors que je dois prouver et reprouver ma bonne foi, et mon engagement. Mais au final, tout semble rentrer dans l’ordre. Une patrouille est allée voir ma maison, et s’est débarrassé du cadavre des hommes, et du chien… Je les en remercie, et ajoute Frakir dans ma liste étrange à résoudre.

    Quand, le lendemain, je vois qu’ils ont finalement pris la décision de donner à Nate une mission, je suis satisfais.
    -parfait, nate. Je t’avais dit que tu serais important. Mais alors que je le félicite, je vois Nate avec une sorte de tristesse et d’angoisse se peindre sur son visage. Je lui arrache le papier des mains pour découvrir qu’on lui a alloué un dortoir. Je fais la moue, puis prend la feuille afin de la rendre au MP.
    -il a déjà un logement. Quelques secondes se passent, pendant lesquelles le MP plisse les yeux, pour finalement hocher la tête, a priori d’accord. Balayant de la main les remerciements de Nate, nous nous préparons à rentrer… chez moi… chez nous, du moins pour un temps. Les médecins étant plus rassurants, nous finissons par quitter l’hôpital, ma propre feuille d’affectation en poche. Ce qu’on me propose me convient, même si je n’ai pas mon mot à dire. Sécuriser la ville, ça veut dire rester à portée de Nate. Accourir si besoin. Ça veut aussi dire prendre des risques, mais qui est hors de danger de nos jours ?

    Alors que nous prenons le bus, je l’observe, essayant de trouver comment je vais réussir à lui parler. Je le re devine, sous les blessures, sous la barbe, sous la saleté, et je me remémore cette image quand j’ai cru être mort. Il regarde par la fenêtre, mais chaque fois que son regard croise le mien, ses épaules se détendent, sa tension s’atténue… J’ai encore un rôle à jouer pour lui. Frakir a disparu, mais je suis persuadé qu’on va le retrouver assez vite. Effectivement, il m’attend, toujours sous sa dernière forme, sa queue battant frénétiquement sur le perron. Après une accolade qui m’arrache quelques jurons de douleur, je retrouve mon espace de vie… Et invite Nate, pour la deuxième fois, à entrer chez moi.
    -Bien je commence demain, j’espère que je vais assurer, dit-il. Et je ne sais pas comment te remercier pour ce que tu fais pour moi.

    Je hausse les épaules, et lui souris.
    -si tu assures, ce dont je ne doute pas, tu auras fait pour moi bien plus que moi pour toi… Nous prenons le temps de nous poser, j’allume le feu et nous buvons pour que la chaleur se propage un peu plus vite. De son côté, Nate fait chauffer de l’eau, ce qui me fait le taquiner un peu.
    -pas très partisan de l’eau froide, finalement ?
    Cela le fait sourire, alors qu’il enlève ses pansements.
    - Tu veux te laver le premier ? me dit-il.
    -non vas-y. Tu as besoin de cette chaleur, je peux attendre. Je le vois encore se gratter, ce qui me fait immédiatement trouver ma prochaine occupation.
    -pendant ce temps je vais me raser, comme ça je te prêterai mon rasoir, pendant que je me laverai.

    Un froncement de sourcil, suivit d’un regard presque angoissé vers l’endroit où se situe mon rasoir me fait vaguement penser qu’il n’a pas l’habitude de le faire. Peut-être que dans sa vie d’avant il avait un domestique, ou un barbier ? Il semblait être à la mode, du moins il portait des vêtements que je n’avais pas encore vu, donc il devait être avant-gardiste.
    Nous partons alors tous les deux pour la salle de bain. Aussi bien lui que moi nous sommes vu dans le plus simple appareil, aussi je le laisse se déshabiller, et se glisser dans la baignoire, qu’il a remplis d’eau chaude cette fois ci. J’enlève alors le haut de mes habits, m’arrachant de nouveau quelques grognements de douleur, et je m’installe devant le miroir, faisant mousser le savon, après avoir appliqué une serviette chaude sur mon cou et mon visage. D’un mouvement souple, avec la force de l’habitude, je me rase, m’aidant du savon. J’avoue regarder de temps en temps dans le miroir, même si je m’en veux, du côté de Nate. A un moment nos regards se croisent, par le truchement du miroir, et je rougis, me coupant un peu… Merde ! Le reste de mon rasage se fait beaucoup plus concentré.

    Je détourne le regard quand il sort de l’eau pour s’essuyer, enroulant une serviette autour de sa taille, et je me débarrasse de mes habits pour me glisser à mon tour dans l’eau. La chaleur me fait un bien fou, même si la douleur accompagne chacun de mes gestes pour me débarrasser de plus que cette crasse. La douleur n’est pas aussi forte qu’avant. Je résiste à regarder du côté de Nate, et m’allonge plutôt dans la baignoire, fermant les yeux… Aucun bruit, alors que j’aurais dû entendre l’eau, le frottement du savon, les mouvements du rasoir. Je risque alors un regard vers lui, et je le vois comme pétrifié, tenant le rasoir dans ses mains…. Je l’observe un moment, avant de prendre ma décision. Je me lève, il me regarde, rougit, tourne la tête, alors que je m’approche. Je me sèche rapidement et ne prend pas la peine de m’enrouler dans une serviette. Est-ce volontaire de ma part, après coup je pense que oui, mais je m’en fiche.

    -bon, on a un problème à ce que je vois ? Il me sourit, gêné. Je prépare alors du savon et l’étale en le taquinant sur son visage, à l’aide du blaireau. Je lui prend le rasoir des mains, et m’approche, puis je me met à le raser, doucement, en lui commentant la façon de faire.
    -doucement, de bas en haut, pour ne pas se couper. C’est comme une caresse, tout en douceur, pas d’affront. Je lui oriente la tête au fur et à mesure. Nos corps se frôlent et j’ai du mal à contenir mon envie, ce qui me fait regretter ma témérité et l’absence de serviette autour de ma taille.
    -Nate. Il faut que je te parle. J’en profite lâchement que tu as du savon en mousse sur le visage, pour que je puisse parler sans que tu m’interrompes. Tout en continuant de prendre soin de lui, de le débarrasser de sa barbe, je tente de faire mon mea culpa.
    - je ne regrette rien, mais je suis désolé. Je sais que ce n’est pas bien ce que j’ai fait, et ce que je m’apprête à faire de nouveau. Deux hommes…. Ce n’est pas naturel… Et je suis désolé de t’avoir imposé ça. Mais j’ai l’impression de lutter à contrecourant, de remonter un fleuve en déluge, alors que je tente de résister. De résister à faire ça
    Je lui embrasse le cou, vierge de toute barbe.
    -et ça.
    Je dépose un baiser sur ses lèvres, timide, et rapide.
    -j’ai envie de plus, Nate, et je veux que tu me pardonnes pour ça. Je n’avais aucun droit, et tu dois avoir une jolie fille qui t’attend quelque part…

    Son visage est à présent débarrassé de toute trace de barbe, et je repose le rasoir près du savon. Mes deux mains libres, je lui enserre la taille, me collant à lui, arrivant par miracle à contenir, pas vraiment complètement, mon désir qui pulse et qui n’est pas caché, contrairement à lui. Il me sourit, troublé, et je le suis aussi. N’y tenant plus, je prend sa tête entre mes mains, délicatement, pour ne pas qu’il souffre de ses blessures, et je l’embrasse réellement. C’est un nectar que je bois, profitant de chaque instant. Je sais, à sa réponse, que je ne lui impose rien, et mon cœur fait un bond, soudain léger… Mais je veux qu’il soit pleinement remis pour envisager une suite, alors, discrètement, dans mon dos, je prends de nouveau le blaireau et je barbouille. S’en suis une bagarre de mousse, nous faisant bien rire, et frakir qui jappe joyeusement sur le pas de la porte… Finalement je finis par me choisir un peignoir, afin de reprendre un peu de dignité, et je vois cette lueur que j’aime tellement dans ses yeux.





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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:27





    At home, is what you like


    Max me taquine gentiment sur le fait que je fasse chauffer de l’eau pour notre toilette. Je viens du futur, logiquement, je dois m’en sortir. Mais je m’aperçois que je suis l’esclave de la modernité de mon époque et que sans toute l’informatique qui gère ma vie, je suis assez démuni. Max se pose clairement en protecteur avec moi. Dans mon époque normale, je m’en serais offusqué, voir vexé. Mais ici et maintenant, non. C’est même un peu honteux que je dois admettre que cela me plait et me convient. Sa présence me rassure. Il y avait un tas de gens biens à l’hôpital, des bénévoles qui s’occupent avec dévouements de ceux qui n’ont plus rien. Des gens qui auraient pu bien s’occuper de moi. Mais il y a quelque chose qui colle si bien avec Max, je ne sais définir ce que c’est. C’est indicible, mais bien réel. Max propose que je me lave en premier pendant qu’il se rase.

    - Pendant ce temps je vais me raser, comme ça je te prêterai mon rasoir, pendant que je me laverai.

    Je pose les brocs d’eau chaude sur le sol de la salle de bain et regarde avec effroi le rasoir de Max. Bon, un problème à la fois… Je mets un peu d’eau froide et verse l’eau chaude essayant d’obtenir une température correcte. Je dose la chaleur un peu à la hausse pour que Max ait encore une agréable sensation quand il se baignera. Comme, il semble vouloir rester avec moi, je me déshabille sans plus tarder et grimace quand je plonge un pied dans la baignoire. Je remets un peu d’eau froide. Après un temps d’adaptation j’attrape le savon et commence à me laver. Cela fait du bien, même si cela picote un peu au niveau de mes plaies. Enfin je pose la nuque sur le rebord et profite de ce moment agréable.

    C’est le crissement de la lame sur sa peau qui me fait regarder Max. Il est torse nu, et a le visage recouvert de mousse à raser. Ses gestes sont sûrs et précis. Je le regarde avec envie et admiration. C’est beau un homme qui se rase ainsi. J’observe comment il s’y prend, l’inclinaison de la lame. A le voir faire, cela semble si facile… Je capte son regard clair dans le miroir, sa main hésite, s’arrête. Un « aïe » et une goutte de sang qui colore la mousse me font comprendre qu’il vient de se couper. Gêné, je regarde brusquement mes pieds et termine de me laver en me rinçant les cheveux. L’eau commence à tiédir, je sors donc rapidement pour qu’il puisse lui aussi bénéficier du bien-être d’un bain chaud. Une fois séché, j’enroule ma serviette autour de mes reins. Dans mon dos, j’entends Max qui se plonge avec un soupir d’aise dans le bain. J’aimerai le regarder par le truchement du miroir, contempler son corps magnifique, mais la lame du rasoir qui m’attend sur le lavabo me pétrifie. Je finis par le prendre en main. La lame est encore chaude, elle brille parfaitement nettoyée grâce aux soins de Max. Prêter son rasoir est un geste presque tabou à mon époque. Mais ce n’est pas les éventuelles maladies que Max peut me transmettre qui me tétanisent, mais bien l’idée de m’égorger. Je teste la souplesse de la lame sur ma paume. Mon regard va du blaireau, au savon, à la lame. Je…

    - Bon, on a un problème à ce que je vois ? Dit Max que je n’ai pas entendu sortir de la baignoire.

    Je sursaute en le regardant dans le miroir. Il est juste dans mon dos. Je lui souris avec un air penaud, je rougis un peu aussi en me demandant ce qu’il va pouvoir penser de moi. Mais il ne commente pas plus et attrape le blaireau et s’affaire à me barbouiller le visage de mousse. Je suis à la fois soulagé et effrayé de ce qu’il s’apprête à faire. Enfin, il me prend doucement le rasoir des mains et se place derrière moi. Dans le miroir, je réalise qu’il n’a aucune serviette qui cache son anatomie. Alors lorsque ses bras m’entourent, une de ses mains pour m’orienter la tête et l’autre prête à me raser, sa proximité qui m’effleure me réchauffe d’une autre manière. Je frissonne de bien être, je m’alanguirais contre lui, si la pression de la lame sur la base de mon cou ne me rappelle l’engin de mort qu’il tient, avec certes une belle dextérité. Fasciné, je regarde dans le miroir la lame glisser sur mon cou. Max commente ses gestes, il en est presque poète, je veux lui sourire, mais la proximité du rasoir m’oblige à fixer mon expression. Je ne bouge pas d’un poil, même ma respiration s’est faite superficielle pour éviter toute amplitude de mouvement.

    - Nate. Il faut que je te parle, dis Max. J’en profite lâchement que tu as du savon en mousse sur le visage, pour que je puisse parler sans que tu m’interrompes.

    Ça c’est clair, que je ne vais pas risquer de bouger un muscle, alors que la lame me débarrasse de ma barbe. Parfois je sens ses doigts qui vérifient que le rasage est parfait. Cette caresse est agréable. Max poursuit tout en continuant son travail

    - Je ne regrette rien, mais je suis désolé. Je sais que ce n’est pas bien ce que j’ai fait, et ce que je m’apprête à faire de nouveau. Deux hommes….

    J’ai envie de l’interrompre, mais le rasoir sur ma moustache coupe toute velléité de parole. Je comprends ce qui le gêne et j’aimerais le rassurer sur ce que j’en pense et sur ce que je ressens.

    - Ce n’est pas naturel… Et je suis désolé de t’avoir imposé ça. Mais j’ai l’impression de lutter à contrecourant, de remonter un fleuve en déluge, alors que je tente de résister. De résister à faire ça.

    Ses lèvres se posent sur mon cou, leur contact m’électrise. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il réitère en posant un baiser léger sur mes lèvres. Max me fait face, je suis content d’avoir serré la serviette sur mes reins, car cette séance de rasage sensuel a largement réveillé mes ardeurs. Et les propos de Max ajoutent un comburant au feu qui commence à me chauffer le bas ventre.

    - J’ai envie de plus, Nate, et je veux que tu me pardonnes pour ça. Je n’avais aucun droit, et tu dois avoir une jolie fille qui t’attend quelque part…

    Je secoue doucement la tête. Non personne ne m’attend vraiment. Pas de fille en tout cas, peut-être ma mère qui s’inquiètera la première de ne plus avoir de mes nouvelles. Quand Max m’encadre délicatement le visage, je comprends heureux, qu’il a l’intention d’aller au bout de son désir, faisant taire ce que lui dit son éducation. J’entoure son corps si bien fait de mes bras alors qu’il m’embrasse. Je me plaque contre lui, prenant un peu l’initiative, je lui mange littéralement les lèvres. Je retiens avec peine mes mains de descendre sur son anatomie et ses fesses. Je le sens encore tiraillé par cette attirance, je ne veux pas le brusquer, juste lui faire comprendre que ce qu’il ressent est réciproque. Une alarme hurle dans un coin de ma tête. Elle me crie de ne pas m’attacher. Je la fais taire, je me sens si bien dans ses bras. Je n’ai pas vraiment le temps de m’appesantir, que le blaireau vient s’écraser sur ma joue imberbe. Je réplique en attrapant de la mousse qui traine sur le savon. Nos éclats de rires sont accompagnés des jappements joyeux du chien. Frakir… Ce chien étrange m’accepte, a-t-il compris ce que je suis ? Alors que Max attrape un peignoir pour se rentre présentable, je m’agrippe au rebord du lavabo, le sol semble tanguer. Le médecin m’avait averti que je risquais d’avoir des problèmes d’équilibre le temps que mes tympans guérissent. Comme Max me regarde inquiet, je fais un geste du doigt pour expliquer que ça tourne un peu.

    - Ça va, mais je pense que je serais mieux en position allongé.

    Je m’excuse ne de pas me sentir d’attaque pour l’aider à ranger le bazar qui règne dans la salle de bain. Max m’assure qu’il aura vite fait de remettre tout en ordre et propose même de m’escorter jusqu’à sa chambre.

    - Je vais y arriver, c’est léger.

    C’est tout de même avec un grand soulagement que je m’écroule sur le lit. Mon corps est encore chaud de la passion que Max a fait naitre en moi. Je ne sens pas la fraicheur des draps. Les yeux fermés, je passe une main sur mes joues. J’ai la peau aussi lisse que celle d’un bébé. Je laisse mon corps se détendre, paupières closes j’écoute Max qui va et vient dans la maison. Le chien semble le suivre somme son ombre. Je m’interroge sur cette présence étrange. Max serait-il comme moi ? L’idée me séduit, car je répugne à lui cacher ce que je suis. Mais comment réagirait-il, s’il apprenait que je suis un mutant ? Son esprit semble déjà avoir des soucis avec une relation homosexuelle, si on y rajoute ma mutation… J’ai peur de lire un jour du dégout dans ses yeux. Il serait peut-être mieux que l’on ne s’attache pas l’un de l’autre. Je me rends compte que ça fait un moment que je n’entends plus rien, j’ouvre les yeux. Le beau regard vert de Max me fixe.







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    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:27


    Couvre-feu


    Je ne sais pas à quoi je m’attendai au juste, mais Nate me rend mon baiser au centuple, empli d’une passion contagieuse. J’apprécie à sa juste valeur chaque instant, et regrette presque mes taquineries qui suivent. Après l’angoisse, après la peur, l’horreur et les silences, ce sont les rires qui emplissent cette maison. Un son simple, pur, sans artifice, qui peut tout reconstruire. Nos yeux et nos voix chantent, meurtries, mais libérés, et je vois enfin un peu de joie se peindre sur le visage de Nate. Non, je ne regrette rien… Il y a comme un flottement alors que notre fou rire se calme, et que nous reprenons notre respiration. Les rires deviennent sourire, mais les yeux chantent toujours.

    Alors que je recouvre mon anatomie d’un peignoir qui n’est très jeune, Nate semble avoir des vertiges. Je m’inquiète un peu de son état, mais il me rassure en me disant qu’il a seulement besoin de s’allonger, et que le médecin l’avait prévenu que ça risquait d’arriver dans les deux ou trois prochaines semaines. Je fronce les sourcils, nouant la ceinture de mon peignoir, et ne le quitte pas des yeux alors qu’il part s’allonger. M’étant assuré qu’il allait bien, et l’ayant rassuré sur le peu de ménage que j’avais à faire, je me mets au travail. Je souris en voyant les restes de mousse un peu partout. Frakir me suis comme une ombre. J’ai soudain un pincement au cœur en pensant à ce mot. Un coup de poignard, plutôt. Il avait une sorte de résonance particulière, soudainement. Ce fut à mon tour de m’agripper, au bord de la baignoire, alors que tout tanguait et que j’avais l’impression, passagère, de voir une petite fleur bleue apparaitre à côté de la baignoire. Mais lorsque je cligne des yeux, elle n’est plus là.
    Je me fais donc la réflexion que je ne suis moi-même pas dans ma meilleure forme, et j’accélère un peu, me disant que je serai également mieux allongé. Frakir semble comprendre mon cheminement. Qui es-tu, étrange animal ? Je sais ce qui s’est passé, il a semblé changé de corps, il était également le rat qui est venu m’aider à m’échapper, j’en étai sur… Mais je ne comprenais pas ce qu’il était, et pourquoi il veillait ainsi sur moi… A bien y réfléchir, chaque souvenir que j’associe à sa forme précédente, je me rappelle qu’il / elle m’avertissait chaque fois qu’un danger me guettait… Mais il y a bien une chose que je sais, c’est que ce poser des questions sans avoir un début de piste à suivre n’aboutit en général à rien. J’accepte donc sa présence à mes côtés, et oriente mes pensées sur Nate.

    Qu’allai-je faire ? Cela faisait un petit moment que je tournai, rangeant des éléments qui n’avaient pas besoin de l’être, nettoyant des vitres propres… Je regarde le canapé dans le salon, remis en place, et soupire. Pas le moment d’être lâche, et ce ne serait pas juste pour Nate. Je ne peux pas me contenter de prendre ce qui me plait, puis de le nier et de recommencer chaque fois que je n’arrive plus à luter. Il me faut retourner près de lui. Je monte donc à l’étage, et, avant d’atteindre ma chambre, une couleur bleue vive attire mon regard… Près du broc d’eau, la même petite fleur que tout à l’heure. Je m’approche pour la regarder, et elle ne disparait pas. Je la regarde de plus près. Elle est toute petite, presque banale. Mais sa couleur est d’un bleu vif, virant à l’émeraude, et je n’en ai jamais vu de pareille. Elle semble fraiche, et je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’elle ne fanera pas… Je la prends dans mes mains, et respire son odeur. Son parfum est capiteux, mais frais, et il exhale une sorte de fragrance simple mais libératoire… Comme une promesse. Je la garde dans ma main, alors que je m’approche de la chambre.
    Je regarde Nate, qui commence déjà à s’assoupir, avec un sourire sur le visage. Nos regards se croisent, et à mi-chemin, ils posent leur valises, abandonnant leur questions. On embarque pour un morceau de route ensemble, sans avoir besoin de nos bagages, même si on ne sait pas où on va.

    Je m’approche doucement du lit, et me débarrasse de mon peignoir, avant de venir à côté de Nate. Il est tourné vers moi alors que je l’embrasse et que j’ai envie de plus. Je lui caresse la joue, le cou, le torse, et pose ma main sur sa hanche. Nous soupirons tous les deux, résistant chacun pour une raison différente à la suite logique des choses. Je le prends dans mes bras, pour lui prouver que ce n’est pas du rejet, mais du respect. Je caresse sa joue de mon pouce, et remarque que j’ai toujours cette étrange petite fleur dans la main. Son odeur nous enveloppe, si fraiche, si reposante. Son corps se love contre moi, et je pose la fleur sur l’oreiller au-dessus de nous, alors que nos chaleurs se mêlent, et nos envies prennent de la vigueur. C’est agréable, j’ai envie d’aller plus loin, j’ai envie de lui, mais, même si notre excitation ne peuvent être niées, pulsant l’une contre l’autre, nous arrivons avec beaucoup de difficulté à nous maintenir dans cet état.

    Les baisers reviennent, ainsi que les caresses. Il me murmure des mots que je ne comprends pas, mais dont j’aime la sonorité. Du pouce je suis la courbe de son dos, qui se cambre comme le ferait un chat, alors que je parcoure sa colonne vertébrale, puis je me tourne sur le dos, l’entrainant avec moi. Un bras protecteur sur ses épaules, sa tête repose sur mes abdominaux, qu’il couvre de baiser. Ma virilité n’est pas loin de sa bouche, mais il respecte cette trêve, ce marché de dupe. Je n’arriverai pas à me pardonner plus, mais peut être que, lorsque nous serons tous les deux remis, je me permettrai plus. Il le comprend, lorsqu’il me regarde, brulant d’envie, tout comme moi.
    Je laisse ma respiration le bercer, soulevant et abaissant sa tête, sentant ses muscles se détendre. Nos envies sont toujours exprimées, mais nous en sourions lorsque nos regards se croisent.




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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:27





    Pour savoir où commence
    la frontière du désir



    Depuis combien de temps m’observe-t-il ? Je lui souris doucement, plongé dans mes pensées, je ne l’ai pas entendu entrer dans la chambre. Il emplit la pièce de sa présence, de sa bonté et de son être. L’instant est suspensif, chacun est accroché au regard de l’autre. Je perçois ses doutes et ses hésitations, mais l’intensité de son attention me montre le feu intérieur qui le ravage.

    Un geste, un pas, cette trêve d’un quart de seconde se rompt. Max s’avance, son peignoir glisse au sol découvrant sa nudité, sans fard. Sans pudeur, je le contemple. Il doit comprendre que je le trouve beau et bien plus. Il n’est pas comme ces mannequins à la plastique parfaite mais sans âme présente à la fenêtre de leurs yeux. Non, Max exhale une présence et une force immensurable. J’ai l’impression qu’il est capable de soulever des montagnes et de résister aux pires épreuves. Alors qu’il se penche vers moi, je sens sa force brute, un peu animale. Il n’est pourtant que douceur avec moi, depuis que nos routes se sont croisées. Doux et prévenant, mais comme le ying et le yang, il s’équilibre avec cette autorité naturelle, cette force tranquille, comme il avait su imposer à l’hôpital.

    Nos lèvres se touchent, un volcan explose. Ses doigts dessinent le chemin de la lave qui s’écoule sur ma peau. Ses effleurements me brulent et pourtant je me cabre, cherchant son contact. L’hésitation qui le hante le rend encore plus désirable, il se contient et refrène son désir. Le supplice de ses gestes avortés, des miens qui jouent le jeu de ce faux amour platonique, colorent ce qu’on ne peut pas encore nommer des ébats, mais qui ne sont pas des gestes sages ou fraternels.

    Max a eu le cran de mettre des mots sur cette gravité qui le ramène constamment à moi. Son aveu qu’il se laissera succomber à cette attraction, me permet de me retenir aussi… Plus tard… Mais pour l’instant, je veux gouter sa peau, même si un coin de mon esprit me dit de ne pas le tromper, de ne pas lui laisser croire que c’est possible… Je n’ai pas le droit de l’emmener dans un tel lien, du moins pas avec moi. Je tente de me persuader que je ne souhaite que lui faire découvrir cet amour qu’il pense contre nature. De l’initier à ces gestes tabous, de lui fait ressentir ce plaisir d’un corps en accord avec un autre, sans préjugé de race ou de sexe.

    Un parfum de fleur envahi la pièce, mes sens me jouent des tours car aucune fenêtre n’est ouverte. La fragrance est délicate et puissante à la fois. Cela me fait penser à un ciel d’été couleur lapis-lazuli. Je me blottis contre Max qui m’entoure de ces bras protecteurs. Notre désir de l’autre est puissant, pourtant on se maitrise, lovés peau contre peau, sexe contre sexe, pleinement conscient de l’envie de l’autre. Il n’est pas prêt et je le respecte trop pour l’emporter dans un domaine que je préfère lui faire découvrir quand son cœur voudra bien s’y aventurer. Je ne le prends pas au piège charnel qu’il me serait si facile de refermer sur lui.

    Si j’évite les zones trop explicites, je l’entoure de mon attention et me fais câlin. Du bout des lèvres, je dessine un sentier tortueux sur sa peau partant de son épaule, je plonge dans la vallée de ses salières et remonte la colline de son cou et me pose en conquérant sur son menton, puis ses lèvres. Sa peau glabre est douce et parfumée de la mousse du rasage. Je lui murmure les mots de l’amour, ceux qui chantent et qui réchauffent. Je les ai appris dans une trentaine de langue, je lui murmure une mélodie dont il ne comprend pas les paroles, mais il en saisi parfaitement l’essence profonde.

    Ses doigts jouent dans mon dos, me tirant des soupirs l’aise, alors quand il plaque sa main sur mes reins et m’entraine en roulant sur le dos, je suis son mouvement, me calant, une jambe entre les siennes. Ma joue repose sur son ventre brûlant, l’objet de ma convoitise me nargue à quelques centimètres. Je ferme les yeux et embrasse ses abdos que je sens se tendre sous ma sollicitation. Enfin, je redresse la tête et regarde son visage. Nos yeux se happent, pour ne pas se lâcher. Je lui montre sans pudeur mon envie de lui. Doucement, je remonte un peu, m’éloignant de la zone de tous les dangers et repose ma tête sur sa poitrine. Je souris quand je sens ses lèvres se poser doucement sur mon front. Sa respiration me berce, ses bras me réchauffent. Mes yeux se ferment par intermittence, la fatigue s’abat sur moi telle une vague. Je plonge, doucement balancé au rythme de la respiration de Max, qui prend un tempo de plus en plus lent.

    J’ouvre les yeux, un regard noisette me fixe. La langue pendante, Frakir m'observe. Je souris au chien, il penche la tête sur le côté comme s’il me répondait à sa manière. Sous ma joue, le torse de Max se soulève doucement, j’entends son cœur qui bat doucement… J’aimerais tant le faire vibrer et provoquer une symphonie dans sa poitrine, je soupire et regarde de nouveau le chien. Ses oreilles se sont redressées, il semble s’agiter en silence… Je m’appuie sur un coude et observe Max qui dort.



    Tu ressembles aux étoiles
    Tu ne sors que la nuit
    Et tu vis comme un fou
    Tu ne sais pas faire de mal


    J’adresse une question muette à cet animal étrange. Est-ce que je ne vois que ce que j’ai envie de voir ? Et de lire dans son regard, la réponse que je souhaite entendre ? Ma main glisse doucement de l’épaule de Max pour aller suivre son flanc, je passe sa taille et m’arrête à ses hanches. Je sens sa fine musculature, il semble être sculpté par un artiste extraordinaire. Mes doigts glissent entre le matelas et ses fesses. Je déporte mon poids et pèse un peu plus sur son corps. Je ne lâche pas ses yeux aux paupières closes.

    Tu as le cœur d'un ange
    Et le sourire d'un loup
    Tu joues avec la vie
    Tu joues avec l'amour


    Mes gestes le réveillent. Je lui souris, mon regard se fait gourmand et affamé. Ma main libre noue ses doigts avec les miens.

    Tu as les yeux d'un homme
    Que tous les océans
    N'ont pas su retenir


    Mes lèvres viennent effleurer les siennes, les caressant sans les toucher, je l’embrasse simplement du bout de mon souffle. Je remonte doucement mon genou, soulevant sa cuisse. Je me cambre pour me coller à lui. Sa réponse est immédiate, je sens son envie reprendre vie et se gonfler de désir en résonance avec le mien.

    Tu as les yeux trop grands
    Pour savoir où commence
    La frontière du désir


    Je serre ses doigts, sa main libre remonte le long de ma colonne, l’onde de plaisir me hérisse les poils.

    - Pardon Max… mais je te veux…

    J’use de ma voix, abuse de mes intonations. Rien ne peut plus m’arrêter. Je sais les caresses qui vont pulvériser ses dernières barrières. D’ailleurs, n’a-t-il pas déjà abdiqué ? Sa main pèse sur ma nuque pour me coller contre lui, sa jambe remonte entre les miennes accentuant le contact sur mon intimité, je me cambre de plus bel.

    A leur voler leur âme
    Les faire crier d'amour
    Les faire aimer pour deux


    Je lâche sa main pour serrer sa taille. Ma bouche ne lui laisse aucun répit, aucune chance de se reprendre ou de raisonner. Son cou est le champ de bataille où mes lèvres règnent en maitre d’arme. Quand ses mains glissent sur le galbe de mes fesses, la mienne part empoigner son bâton de maréchal. C’est amusé que je me sens soulevé et plaqué sur le dos. Le lieutenant est de sortie.

    Tu te dis romantique
    Tu dis n'importe quoi
    Pourvu qu'il y ait des fleurs


    Les couvertures ont glissées, le lit est un vrai champ de bataille et le sommier à ressort me donne l’impression d’être sur un navire dont Max serait le capitaine. Il a laissé tomber toutes ses réticences et je découvre que lui aussi peut me montrer les choses de l’amour.

    Tu ne seras jamais malheureux
    Parce que... tu as des yeux…


    Je m’agrippe à lui alors qu’il m’emmène au paradis ou en enfer. Je m’égare dans son regard si pur. J’en perds la raison et la maitrise de mes sens. Il s’excuse, a peur de me blesser. Je ne lui laisse pas le choix en lui empoignant les fesses et je me colle à lui, nous unissant enfin. Nous sommes deux à crier, notre peau devient moite de sueur dû à l’effort et au plaisir. Sa peau est mienne, mon corps est à lui, nous respirons d’un seul souffle. La jouissance promet d’être violente et absolue.


    La chambre est calme, la respiration de Max aussi. Le lit est en ordre et Frakir me regarde. Un œil sur les aiguilles phosphorescentes du réveil qui est sur la table de nuit, me fait comprendre que seulement quinze minutes se sont écoulées depuis que j’ai regardé le chien et sa langue pendante. Je viens de faire un rêve qui me semblait si réaliste ! Paniqué, je vérifie que je n’ai pas… Non, l’honneur est sauf. C’est moi, ou le chien vient presque de me sourire avant de se recoucher sur le sol, le museau entre les pattes.

    Je recale doucement ma tête contre l’épaule de Max qui semble vouloir me garder dans ses bras toute la nuit. Je regarde les minutes s’égrener en tentant d’oublier mon excitation. Je suis soulagé et étonné de ne pas l’avoir réveillé. Je bouge beaucoup en dormant, alors avec un rêve pareil… Je pense au travail de traducteur qui m’attend, ça le mérite de refroidir mes ardeurs. Je devine l’aube qui pointe, une journée va bientôt commencée.


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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:27


    Ensembles


    Mes blessures tentent de guérir les siennes, alors qu’elles se touchent, qu’elles se frôlent, qu’elles s’acceptent, finalement. Chacune de mes caresses me rapproche de ce que je souhaite exprimer. Chacune des siennes m’abreuvent de vie, de désir, d’incompréhension. Douce incompréhension… J’aimerai me libérer de ce que je suis pour renaitre contre lui, je sais qu’il serait d’accord, que nous pourrions être ensemble, complètement, pleinement, mais je n’arrive pas à lâcher prise, je n’arrive pas à endosser un autre costume de chair et d’esprit… J’aimerai pouvoir faire comme Frakir, qui semble capable de changer de corps, de vie… Mais je suis ici et maintenant, et j’ai contre moi un être que je souhaite protéger de tout, dont la présence me torture, dont l’éloignement me tue doucement, mais dont les baisers et les caresses me guérissent et me réconfortent.

    J’ai dépassé le stade ou je me dégoutai de revenir à lui de cette façon. Ses gestes sont forts, authentiques, et sa peau est douce contre moi. Nous souffrons encore tous les deux et nos corps sont meurtris, mais aucune douleur ne résiste à nos gestes, je le respire, je l’embrasse, je suis déjà accro à sa peau, ses cheveux, ses yeux et ses baisers… Si je dois vivre dans ce lieu chaque nuit avec lui, c’est d’accord. Il faudra juste laisser la porte entrouverte la journée, pour que je puisse encore jouer mon rôle de lieutenant. Je veux vivre pleinement cette histoire avec lui, j’en suis maintenant sûr, mais je dois agir pour nous deux. La vivre au grand jour nous condamnerait à mort.

    Ses lèvres parcourent mes épaules, mon cou, mon menton, mes lèvres, et son langage m’est inconnu, mais il m’atteint directement, ses sonorités parlant au-delà des mots. Je veux lui hurler de succomber alors que ses lèvres ne sont plus loin de mon envie qui a atteint son paroxysme, et la frustration est récompensée par un baiser encore plus passionnel. Je finis par poser mes lèvres sur son front, et je le sens s’endormir sur moi. Je voudrai lui dire tellement de choses, mais les mots sont perdus, cachés sur une plage ou nous avons échoués lui et moi. Demain, peut-être, je trouverai la force de les déterrer. Demain… A mon tour je m’endors, non sans avoir serré d’avantage Nate contre moi.

    Je m’attend plus ou moins à me retrouver dans ce lieu qui commence à me sembler familier, mais il n’en est rien. Je suis dans une pièce. Une pièce étrangement familière, loin , en dessous, entourée de murs épais, je sais que parvenir à cette pièce est déjà une épreuve. Il y fait totalement noir, mais pourtant on y voit très clairement. Un motif géométrique complexe est dessiné au sol, et chacune de ses courbes luisent d’une lumière bleutée. Il y a un chemin à parcourir, je le sais. Et je sais aussi que je l’ai déjà parcouru, qu’il est mortel, douloureux, qu’il m’a forcé à puiser une force d’âme qui m’a libérée de quelque chose d’insidieux… Alors que je tourne autour du motif sur le sol, je vois, au centre, Nate, allongé. Il est nu, plongé dans un sommeil artificiel et je sais que si je ne parviens pas au centre, il est condamné…
    Mon cœur panique à cette idée. Je me regarde, je suis tel que je m’en souviens dans cette réalité que je viens de quitter. Nu également, couvert de blessures en voie de guérison… Je sais que la souffrance sera terrible, mais j’ai conscience d’être dans autre chose qu’un rêve. Que cette épreuve est importante. Pour lui. Pour moi.

    Alors je m’approche de l’entrée du motif, qui me fait penser à une marelle complexe, et je met le premier pied. A partir de ce moment, je sais que je peux plus faire machine arrière. La douleur est instantanée et je lutte contre les spasmes qui m’animent. Je poursuis mon chemin, passant les courbes et les angles, et j’atteins ce que je sais être le premier voile. Mais j’ai déjà fait ce parcours, il me semble plus facile. Les flammes me brûlent, j’ai mal mais je continue et je finis par atteindre le deuxième voile. Il est plus insidieux, je dois me battre contre mes propres doutes pour parvenir à le passer. Mon corps lutte contre mon esprit, mais je tiens bon. Alors que j’atteins enfin le troisième voile, qui me sépare de Nate, je lutte contre une force immuable, qui s’oppose à moi, mais pourtant m’encourage. Je bouge au ralenti, chaque millimètre gagné est une torture et prend un temps infini. Finalement je sens que le voile cède, et je me retrouve, parangon de douleur, près de Nate.

    Alors que je m’approche de lui, en sueur, je vois qu’il ouvre les yeux. Je le prends dans mes bras, et nous nous retrouvons dans la même position que dans la réalité que je viens de quitter. Sans savoir pourquoi, ni comment, je sais qu’il est en train de se passer la même chose la bas, que nos gestes sont synchrones. C’est plus qu’un rêve. Nous vivons chacun notre envie en même temps.
    Sa main se glisse sous mes fesses, son autre main noue mes doigts avec les siens. Je vois dans son regard que son envie est intacte, et nos lèvres se joignent presque, alors que son souffle me frôle. Ma main remonte le long de sa colonne et Nate s’excuse alors que sa voix me pousse à aller plus loin, à céder, comme à céder le dernier voile. Alors que je parcours son corps, mes mains sur ses fesses, il empoigne mon sexe et ce contact m’électrise et fait tomber toutes mes dernières réticences. Je le couvre de baiser, je le plaque sur le dos et mon excitation est telle que je ne peux plus m’arrêter. Il s’agrippe à moi alors que je m’excuse, et que je le prend complètement, mon regard guettant le sien pour accentuer son plaisir. Je suis extatique, alors que nous finissons tous les deux par crier de plaisir, ses doigts laissant des sillons sur la sueur de mon dos. La marelle peut m’amener ou je veux, je le sais. Je souhaite être avec lui , auprès de lui.

    Une violente douleur à la tête me réveille en parti, et je sens Nate s’agiter contre moi.. Un rêve ? Plus qu’un rêve ! Mais pas tout à fait la réalité non plus.. Alors que Nate recale sa tête contre moi, me confirmant que je suis revenu dans ce monde incertain, je finis par me réveiller, luttant pour le faire. J’ai besoin de lui parler.. de savoir..
    -nate ? Dis-je en lui caressant les cheveux. Son regard plonge dans le mien
    -Nate… Je sais pas comment c’est possible, mais.. je crois qu’on a vécu la même chose, ensemble, cette nuit… et… une angoisse m’assaille, brisant ma voix..
    -et j’ai vraiment aimé, Nate. J’ai aimé que ta main vienne se glisser sous moi, j’ai aimé que tu me parles avec toutes ces intonations, j’ai aimé que nos regards ne se lâchent pas pendant que tu te donnais à moi. Et j’ai aimé, Nate.. J’ai aimé que tu te donnes à moi… Je te promet de ne jamais te faire de mal et.. et…
    Je le serrais un peu plus…
    -et demain je veux être éveillé et crier à ce monde qui ne veut pas de moi tel que je suis que j’ai tout ce qu’il me faut, dans ce lit, dans mes bras…
    Son émotion est magnifique à voir, quand il me regarde de nouveau, rougissant… Je ne sais pas pourquoi je lui ai dit tout ça, mais nate…
    -je regrette rien.




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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:28





    Two Souls



    Un sifflement me réveille. J’ai chaud, car je suis collé contre Max. Je décolle un peu mon oreille de son torse, le sifflement disparait. Avec mes tympans blessés, je dois souvent équilibrer la pression en avalant ma salive. Je me recolle sur son épaule, il fait encore nuit, mais le matin va bientôt arriver. Max bouge un peu, puis je sens sa prise sur moi se raffermir. Il s’éveille.

    - Nate ?

    - Oui ? Dis-je en levant les yeux vers lui.

    Je les ferme un instant, alors que ses doigts se perdent dans mes cheveux. La sensation est exquise et sensuelle.

    - Nate… Je sais pas comment c’est possible, mais... je crois qu’on a vécu la même chose, ensemble, cette nuit… et…

    - La même chose ? Murmuré-je sans vraiment comprendre.

    - Et j’ai vraiment aimé, Nate. J’ai aimé que ta main vienne se glisser sous moi, j’ai aimé que tu me parles avec toutes ces intonations, j’ai aimé que nos regards ne se lâchent pas pendant que tu te donnais à moi. Et j’ai aimé, Nate… J’ai aimé que tu te donnes à moi… Je te promets de ne jamais te faire de mal et… et…

    Mon rêve… comment est-ce possible. Je lui offre un sourire un peu penaud et sens mes joues rougir. Comment a-t-on pu faire le même rêve ? C’était si intense… Ses bras me serrent contre lui, je me sens bien là, collé à lui, même si j'ai vraiment trop chaud. Son corps est une vraie bouillotte.

    - Et demain je veux être éveillé et crier à ce monde qui ne veut pas de moi tel que je suis que j’ai tout ce qu’il me faut, dans ce lit, dans mes bras…

    - Je… Je suis heureux de t’avoir rencontré Max.

    J’étais bien plus loquace cette nuit, me cachant derrière le paravent confortable de langues qu’il ne connait pas. C’est une chose que d’utiliser les mots pour donner un effet, c’en est une autre que de dévoiler ses sentiment, de se mettre à nu. Moi, Nathaniel Wade né à Londres en 1985… Que puis-je dire à cet homme que je trouve magnifique et pas seulement d’un point de vue physique. J’aime ce rêve érotique, les souvenirs qui s'accrochent à ma mémoire, ce moment où nous nous sommes unis, d'avoir lu dans son regard le plaisir qu’il y a prit, reflet fidèle de ma propre volupté.

    - Je regrette rien.

    Encore ces trois mots. Sa sincérité me touche. Je ne sais quoi lui répondre. Je ne souhaite pas lui mentir, mais ne peux déjà pas lui dire qui je suis, ni d’où je viens réellement. Et ces sentiments que je sens naître dans mon cœur, et qui trouvent écho dans mon ventre… Max est sincère avec moi, ses yeux sont plein d’espoir, celui de pouvoir vivre cette passion tabou. Malheureusement, je ne peux lui promettre un « toujours », ou un « pour la vie ». Je ne suis pas à ma place, et je sais pertinemment que si j’arrive de nouveau à maitriser mon don, je prendrais à nouveau le risque de me « déplacer ». L’incertitude est trop grande pour que je l’invite à ce voyage. Le corps de mon frère coupé en deux me hante toujours. Je ne suis même pas certain non plus de réintégrer mon époque, ne vais pas encore reculer ? L’idée m’angoisse, je me blottis contre Max qui me serre doucement. Je cherche des mots à lui dire, des mots qui ont un sens à ses oreilles. Des mots qui donnent sans trop promettre.

    - Tu… tu m’as sauvé la vie Max, et… même sans cela… sache que je suis à toi, si tu veux bien de moi…

    Ma voix se casse sous l’émotion. Je me donne à lui, mais pour combien de temps ? Quand vais-je reprendre ce que je lui offre ? Mais je suis incapable de lui résister, et il y a toujours l’option que je n’arrive pas à repartir, que je reste… Je me noie sous mes propres excuses. J’essaye de faire le vide dans mon esprit et me concentre sur les doigts de Max qui me caressent çà et là. Il sait se faire si doux, même dans ce rêve, jamais amant ne m’avait amené à un tel plaisir. Est-ce que le sexe est plus jouissif lorsqu’on aime d’amour ? Frakir interrompt mes réflexions intérieures quelques secondes avant que le réveil ne sonne. Je m’étire dans le lit, Max me fait un baiser chaste sur le front, je lui souris doucement. On s’habille chacun de notre côté. J’espère gagner assez d’argent pour au moins pourvoir me payer quelques vêtements et aussi participer aux frais que j’occasionne en squattant ici. Max fait une liste des courses urgentes à faire. Avec un pincement au cœur, je le vois se munir de tickets de rationnement.

    - Tu penses que je vais y avoir droit aussi ? Je refuse d’empiéter sur tes rations.

    Il me rassure, me disant qu’il s’assurera que j’aurais tout ce qu’il faut, que je suis précieux et que je suis l’avenir, son avenir. Cela me gêne qu’il me mette sur un piédestal. Alors que j’ai simplement des facilités et bénéficié d’une mère qui ne m’a jamais parlé dans notre langue natale. Je prends un café qui n’en a le goût que le nom. Le rationnement est sévère. Mais je ne me plains pas, c’est de l’or qu’on me propose en cette période noire où l’Angleterre fait face seule au troisième Reich et au bloc soviétique alors que la France a capitulé et que les ricains se battent dans le pacifique contre les japonais. La guerre est loin d’être finie et les privations aussi.

    Nous prenons le même bus. On reste discret, mais je remarque un soupçon de sourire naitre au coin des lèvres de Max quand les cahots du bus font se frôler nos genoux. L’envie, la passion sont là, étouffées, brimées par un carcan de morale et de pensées convenables. Mon beau lieutenant descend le premier, on se lâche du regard quand les portes se referment. Je vais au QG central, c’est là qu’est le centre d’écoute.

    L’endroit fourmille de monde, je demande mon chemin, m’égare dans les labyrinthes des couloirs pour finalement croiser celui qui avait testé mes connaissances linguistiques. Il me salut froidement et m’escorte jusqu’au bon service. J’ai du mal à contenir mon effarement devant… les antiquités de télécommunications qui sont pourtant à la pointe de la technologie pour cette année 1941. Je suis rapidement pris en charge par le gradé qui s’occupe de ce service. Il semble impatient de me montrer quelque chose. On s’arrête devant un appareil qui ressemble à un gramophone. Il ne va tout de même pas me faire écouter de la musique ! J’observe attentivement ses gestes quand il pose un disque de cire sur la platine et vient poser l’aiguille d’acier qui termine un bras articulé. Les pointes diamant ou saphir viendront dans les années cinquante, plus tard.

    Le disque crachote, ce n’est pas de la musique mais une conversation que j’entends. Le lieutenant m’explique que les disques de cire sont précieux, qu’ils ne gravent que ce qui leur parait important. Ils ont besoin de moi car cette conversation se passe en allemand et en russe, et qu’ils n’ont personne pour traduire le russe. Il est visiblement rassuré quand je traduis ce que j’entends, le disque poursuit alors qu’il me donne un cahier et m’explique quelques principes de base pour repérer mes traductions et aider ainsi à l’archivage.

    Subitement, mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je reste bouche bée à écouter cet accent de Bavière. Je n’ai croisé cet homme que le temps de me bousiller les tympans, mais je reconnais parfaitement ses intonations et sa suffisance dans les mots qu’il choisit. Les deux protagonistes parlent dans leur langue maternelle, mais se comprennent parfaitement. J’explique ce que je viens de reconnaitre. Immédiatement, la zone radio entre en effervescence. On m’amène des piles de disques. Les gens s’agitent et s’affolent presque du contenu que je vais enfin leur traduire. Le disque qui tourne est arrêté, et remplacé par un plus récent. Il n’est plus question que j’écrive, une sténodactylographe est mise à contribution pour gagner du temps.

    Trois heures plus tard, je demande une pause, j’ai mal au crâne et aux oreilles. Je suis épuisé par cette concentration de devoir passer d’une langue à l’autre pour traduire dans une troisième. L’exercice n’est pas difficile en soit pour mes capacités, mais c’est le contenu qui est éprouvant. L’Allemagne s’organise avec les russes pour envahir l’Angleterre. Le nom de Max est cité plusieurs fois ainsi que d’autres soldats. Au moins, ces enregistrements prouvent son innocence, et qu’il n’est pas le seul dans son cas à avoir subi un lavage de cerveau. J’ai envie de le tenir dans mes bras, mais cela ne sera possible que ce soir. Le couvre-feu a au moins une chose de bien, c’est que je terminerai avant la nuit tombée.



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:28


    Ensembles


    Nous passons une nuit parfaite, même si j’ai hâte que nos blessures se résorbent. J’aime l’avoir contre moi, et sentir, lorsque je bouge, une autre peau bouger à l’unisson. Même le petit désagrément ne venait pas gâcher notre nuit, à savoir une chaleur un peu excessive, et pour ça je plaide coupable, j’ai toujours eut un métabolisme actif, dégageant un peu plus de chaleur. J’imaginai le serrer contre moi pour lui donner toute la chaleur dont il avait besoin et que j’avais en réserve.
    Alors qu’il se réveille, plissant les yeux comme un chat lorsque je lui caresse les cheveux, je lui raconte ce que j’ai rêvé, et que je suis persuadé avoir partagé avec lui. Comme je m’y attendais, il ne parait pas surpris. Ou plutôt il l’est, mais en sachant que c’était possible, dans ce monde qu’on vient d’appeler à nous, et qui nous sera peut-être à portée si on y consacre suffisamment d’énergie et d’envie.

    Ce n’est pas un chat, c’est un tigre, je le sais, il n’a juste pas eut l’occasion de me le montrer, mais je me souviens dans mon rêve comme il pouvait prendre le dessus, comme il pouvait se montrer protecteur envers moi à l’hôpital, et comme, enfin, il semblait vouloir faire de ma proximité son territoire… Quant à moi, je me sentais dragon, capable de résister aux coups pour lui, capable de le réchauffer de ma chaleur, de rugir afin d’écarter tout danger de sa route.

    - Je… Je suis heureux de t’avoir rencontré Max.
    Ces simples mots valent la peine. Nous nous en sommes sortis, et ce n’était pas gagné, et à présent j’ai quelqu’un à protéger, sur qui veiller. Je n’ai pas le droit de m’imposer à lui, mais à cet instant je n’ai aucun scrupule à le faire… j’aimerai que les jours n’existent pas, pour que nous soyons tous les deux dans cette nuit, éclairé par nos lumières respectives. Il semble ému, et les paroles lui manquent, mais je comprends par le langage de son corps que je ne le laisse pas indifférent.

    Je le sens frémir contre moi, et, comme j’ai vu qu’il avait apprécié, je passe doucement ma main dans ses cheveux, lui soutirant des soupirs d’aise. Il se blottit un peu plus, me caresse à son tour, et je sens pratiquement cliqueter les rouages de son cerveau alors qu’il réfléchit surement à tout ce que je viens de lui dire. Tout est si étrange, depuis que je l’ai rencontré. Frakir n’est pas la composante la plus étrange. Que penser de cette attirance contre nature, et du fait que je la trouve normale, et du bonheur que j’ai à l’avoir dans mes bras, contre moi ?
    - Tu… tu m’as sauvé la vie Max, et… même sans cela… sache que je suis à toi, si tu veux bien de moi…

    Mon cœur bat un peu plus vite, ou un peu plus lentement, mais peu importe, il bat. Et il bat plus fortement, plus pleinement.
    -si je veux de toi ? Si je veux de toi ? Oh nate, tu n’as pas compris ? Je l’embrasse doucement, encadrant son visage de mes deux mains, le dragon regardant le tigre, chacun restant maitre de son territoire, mais demandant à l’autre de lui faire confiance, de se donner à lui.
    -si je veux de toi nate ? J’aimerai qu’il n’y ait que des nuits, des nuits comme celle-là, et qu’on soit éveillés tous les deux. J’aimerai qu’il n’y ait que des jours, des jours qui nous accepteraient comme ça. Je suis bien, près de toi, et je sais que tu pourrais veiller sur moi comme je le fais pour toi. Je… Je..

    Je me redresse, l’obligeant du coup à faire la même chose, et poursuis.
    -je ne voulais pas profiter de toi, du fait que je t’ai trouvé, perdu. Mais Nate, je suis perdu, moi aussi. Et t’avoir près de moi ne me fait pas retrouver mon chemin, mais rend cette quête insignifiante. Je me fiche de savoir où je vais. Tu tournes à gauche, je vais à gauche… Et si tu me veux pas dans tes pattes, mon petit tigre, tu ferais bien de me le dire rapidement..

    Nous rions tous les deux, puis nous embrassons de nouveau.
    Finalement nous nous habillons pour affronter cette journée. Je sais à quel point il angoisse, car c’est la première fois qu’il va être mis à contribution, et son rôle est important. Pour ma part, je connais le danger. La seule chose qui me donne une boule au ventre aujourd’hui, c’est que pour la première fois, j’ai une autre personne à retrouver quand je rentrerai.

    Alors que je vérifie mes tickets de rationnement, pour budgétiser les journées à venir, je vois Nate dépité, mais je le rassure d’un sourire.
    - Tu penses que je vais y avoir droit aussi ? Je refuse d’empiéter sur tes rations.
    -t’inquiètes pas, Nate. On fera attention, c’est tout. Tu es important, t’es mon ticket vers un avenir meilleur, je peux bien utiliser plus de ces tickets-là, après tout.
    Dans le bus, je profite de la présence de Nate, mais j’enrage de ne pouvoir être plus démonstratif. Finalement nous nous séparons, et je l’encourage d’un clin d’œil.

    J’ai mon travail, et je sais où je dois aller. Mes hommes m’attendent, comme convenu. Nous ne nous connaissons pas, les anciens ayant été tués, comme j’ai finis par l’apprendre à force de faire revenir ma mémoire à la surface. Nous patrouillons méthodiquement chaque rue, chaque ruelle, attentif à tout changement, et nous couvrons nos arrières, communiquant parfois par signe. Nous en profitons pour aider les gens que nous croisons, déblayant des gravats, soutenant quelques blessés. Cela n’empiète pas sur nos fonctions et je me sens mieux en faisant ça.
    J’ai pourtant une mauvaise impression toute la journée, comme si quelqu’un ou quelque chose nous épiait… Chaque fois que je me retourne précipitamment, j’ai la sensation d’une ombre, à la périphérie de ma vision, quelqu’un de rapide et de discret. Mais je n’ai aucune idée de la véracité de mes doutes… Je suis un peu paranoïaque depuis tous ces événements, mais je considère cela comme une bonne chose, une chose qui me fera rester en vie.

    Finalement, n’y tenant plus, je fais comprendre à mes hommes, par signe, que nous allons tendre une embuscade. Ils me regardent comme si j’étais fou, ce qu’ils doivent se dire, ayant sans doute entendu parler de ce qui m’était arrivé. J’en ai encore la trace, mes blessures encore vivaces à certains endroit, et des douleurs dans mes muscles. A la faveur d’une maison dont le toit est tombé, et qui ne comporte plus que 3 murs porteurs, nous disparaissons dans ce que je considère comme étant un angle mort pour ma chimère ou mon réel poursuivant. Les minutes passes, et je vois mes hommes s’impatienter. L’un deux se relève même. Un froncement de sourcil de ma part le remet à sa place, et nous attendons encore. Alors qu’il s’apprête à protester, je fais signe de la main de se taire, et nous tendons tous l’oreille, alerté par des pas à peines audible. La menace semblait se rapprocher.




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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:28





    Alone



    Je mange un peu à l’écart des autres. J’ai besoin de calme après l’effervescence du matin. Une bénévole m’a donné un cachet pour mon mal de crâne. Mes oreilles bourdonnent, trop de bruit dans ce centre d’écoute, je suis fatigué et mes abdos me font toujours souffrir des deux passages à tabac consécutifs. La traduction est laborieuse, les enregistrements sont souvent de mauvaise qualité. Je dois repasser sans cesse les disques pour comprendre les passages parasités. Je suis harassé, mais je persévère, car Max est impliqué dans ce que je traduis, m’aidant à me surpasser. Après les disques les plus récents, on avait repris dans le sens chronologie et pris les disques les plus anciens. J’en ai des frissons quand je repense ce qu’ils ont fait subir à leurs victimes. Dire que Max a vécu ces tortures, ce conditionnement… Max… Penser à lui m’aide à m’échapper de cette fourmilière qui grouille de gens affairés. J’oublie cet officier allemand et ce russe qui utilisent des moyens scandaleux pour parvenir à leur fin et je repense à ce que m’a dit Max lorsque je me suis réveillé peu avant l’aube. Sa sincérité m’avait touché. Je souris bêtement à mon assiette, il m’avait qualifié de petit tigre. C’est déjà plus honorable que chaton, bien que je pense plus ressembler à ce dernier qu’au fier animal du Bengale. Je ne saurais lui donner de surnom, je sais juste que je me sens bien en sa présence et que là il me tarde de le revoir. Il est comme un roc dans le tumulte où je me trouve, perdu dans une époque qui n’est pas la mienne.

    Je ne suis qu’un linguiste qui essaye de vivre sans faire trop de vague. Je ne suis pas un vaillant soldat comme Max. J’ai certes réussi à échapper à mes ravisseurs, mais c’est la peur de mourir qui m’a galvanisé. Le résultat n’est pas brillant, puisque je me retrouve projeté dans le passé… Je chipote le corn beef dans mon assiette avec ma fourchette et laisse mes pensées vagabonder. Je me remémore ses doigts sur ma peau, et la douceur de ses aveux. Une chaleur nait dans mon cœur et dans le même temps un poids me plombe l’estomac. On a fait l’amour par rêves interposés. Je ne sais pas comment une telle chose est possible, mais les détails donnés par Max sont trop concordants pour n’être qu’une simple coïncidence. Je rougis tout seul en repensant à ce qu’il m’a dit. Avoir aimé que je me donne à lui, aimer les mots que je lui ai dit, les initiatives que j’avais prises… Je n’ai pu résister… dans mon rêve. Je m’étais fait conquérant pour ensuite mieux lui laisser les commandes.

    Déjà nos câlins avant de nous endormir avaient été une douce torture. Il avait accepté ma proximité et son attirance. Mais en me réveillant contre lui qui dormait paisiblement, je n’avais pu combattre mon désir de lui. Rêve éveillé ? Éveil endormi ? Songe étrangement partagé. Il semblait souhaiter et réclamer ma présence de manière intime. Je soupire car j’ai l’impression de le trahir. Je ne suis pas franc sur mon identité et mes capacités. D’ailleurs, j’en suis où avec ça ?

    Sans tenter quoique ce soit, je tends mon esprit vers les espaces temps. Je perçois les plans, les multiples couches et leur torsion. La manière la moins couteuse en énergie est pour moi de trouver deux espaces-temps qui se croisent deux fois pour, d’une part sortir l’objet puis le ramener ailleurs. En courbant l’espace-temps comme une feuille de papier, j’amène le point de sortie où je le souhaite. Sinon, il faut que je force moi-même le croisement, c’est coûteux en concentration et en énergie. C’est ce que j’avais fait en me déplaçant moi-même alors qu’on me tirait dessus. L’urgence, le passage à tabac que j’avais subi, et la peur de mourir avaient interféré, m’emmenant dans le passé.

    Je stoppe mon test, la migraine me guète. Le médicament prit vient à peine de me soulager. Mon don revient doucement et avec lui l’espoir de retrouver mon temps, mais aussi de quitter Max… L’officier de liaison vient me chercher, on doit continuer. Je croque la poire qui constitue mon dessert et le suis. La sténodactylo assiste un autre traducteur qui officie directement casque sur les oreilles. Je remets donc un disque et prends le cahier pour écrire ce que je comprends. C’est certain que le numérique aide beaucoup avec ses avances et reculs rapides. Mais je ne me plains pas, mon crayon court sur les pages, noircissant les feuilles de mon écriture régulière. J’essaye d’être précis, mettant des notes pour indiquer l’humeur de celui qui parle quand c’est important. Le temps passe et je ne fais plus attention à la ruche autour de moi. J’ai pris un rythme de croisière et me suis adapté aux moyens donnés. Je suis dans mon élément, je traduis plusieurs langues pour une autre. Depuis tout petit, je peux passer d’une langue à l’autre sans effort, ce qui m’avait valu de me faire traiter d’extraterrestre en primaire, les autres enfants ne maitrisant que leur langue maternelle et vaguement une autre.

    Soudain, on m’arrache presque de mon siège. Le russe est en train de contacter l’officier allemand en ce moment même. Un gars me cède sa place aux écouteurs que l’on me colle d’office sur les oreilles. Je grimace, le son n’est pas filtré, mes tympans en souffrent. Je commence par noter, puis une tape sur mon épaule me fait comprendre que je peux dicter à la sténodactylo qui a été réquisitionnée. Cette écoute est primordiale vu que cela se passe sur notre territoire en ce moment même. Au fur et à mesure que je traduis, mon cœur s’emballe. Le russe demande à l’allemand pourquoi il s’obstine à chercher Max. L’autre tergiverse, ne donnant pas vraiment de raison valable sinon qu’un conditionnement plus aisé à réinstaller chez Max que sur un nouveau sujet. Mais dans ses hésitations, je sens qu’il y a plus et surtout une quantité de non-dits. Le russe le sent aussi et s’énerve. J’enrage littéralement quand l’allemand coupe net la conversation, disant qu’il a une piste.

    Je me jette presque sur l’officier de liaison, disant qu’il faut prévenir Max. Mais ce type ne comprend pas mon désarroi, me disant que l’information sera transmise et me prie de me remettre au travail avec les disques. Je veux sortir et aller prévenir moi-même Max, mais je ne sais même pas où il se trouve… Le cœur lourd, je reprends l’écoute des disques, mais je suis moins efficace car toutes mes pensées sont tournées vers un seul homme. Je comprends que ce que je mettais sur une simple attirance sexuelle est bien plus que ça. Subitement, j’ai peur de le perdre, de ne pas le revoir ce soir. J’ai besoin de certitudes, d’un futur et d’une promesse de toujours. Je veux le revoir, m’assurer qu’il n’a rien. Je constate que moi, le petit tigre, je peux m’enfler et prendre en puissance rien que pour lui. Comme la fois où cet officier allemand m’avait demandé de déplacer les percuteurs en menaçant la vie de Max si je ne m’exécutais pas. J’avais exécuté l’ordre, pris le risque de me bousiller la cervelle, pourvu que celui que… j’aime… vive. Mon futur s’annonce doux et torturé à la fois. Pourquoi faut-il que cette si belle rencontre se fasse ici, dans cette époque que je sais vouloir farouchement quitter, malgré ce que je ressens.

    J’ai du mal à dissimuler mon soulagement quand il se fait l’heure d’arrêter pour pourvoir rentrer avant le couvre-feu. J’ai un mal de crâne effroyable, mais je m’en moque. Je n’ai qu’une envie : rentrer le plus rapidement possible et retrouver Max. Tout mon être se tend vers ces retrouvailles. J’imagine déjà nos jeux dans la salle de bain et le simple bonheur d’être dans la même pièce. Je m’impatiente dans le bus, ressassant mes inquiétudes. Personne n’avait pu me dire si Max avait reçu l’avertissement. Je ne savais même pas si lui et son équipe avait une radio avec eux. Le mal de tête n’améliorait pas mon humeur. Le bus me laisse à un pâté de maison du logement de Max. Je marche à pas vif pour rejoindre ce nid. Enfin j’aperçois sa maison qui se dresse dans la nuit qui tombe.



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:28


    Mon premier héros…


    L’attente est éprouvante pour tout le monde, et joue avec nos nerfs. Je dois montrer l’exemple pour mes hommes, mais j’avoue avoir une certaine appréhension, car je suis à présent sur que nous sommes suivis depuis un moment. Je suis tellement bouleversé dans mes certitudes depuis un certain temps que je ne peux être sûr d’avoir l’ascendance sur les événements qui vont arriver. Alors que je commence à me dire que mes sens me jouent un tour, et que, déjà un de mes hommes se relève, je m’apprête à ordonner qu’on se remette en route. C’est alors que je vois l’incompréhension, la surprise et finalement l’horreur se peindre sur l’homme qui était juste près de moi. A quelques millimètres près, le couteau qui s’est fiché dans son front, avec un claquement sec, gouttant à présent de sang, aurait sans doute fait subir à mon idylle naissante une fin bien peu glorieuse.

    Mes hommes crient, mais il est trop tard. Ce n’est pas un, mais 4 hommes, musclés, le visage masqué, les veines saillantes, les muscles hypertrophiés, qui se jettent sur nous. A travers leur cagoule, j’ai le temps de voir des yeux fous, emplis de sang. Ils semblent drogués et totalement insensibles à la douleur alors que, d’une torsion, j’arrive a coincer le bras de l’un deux et que je le casse, dans un craquement sinistre. Je me prends immédiatement un coup dans l’estomac, salement malmené ces derniers temps, et je ploie sous la douleur. Puis une pluie de coup me fait plier l’échine. Chacun de ces coups semble viser des parties martyrisées par mes tortures récentes, comme si ils savaient exactement ou frapper.

    Je panique, entendant mes hommes crier… J’arrive à repousser un de mes assaillants, quand soudain, je vois, médusé, un bouclier aux couleurs de l’Amérique percuter l’un des hommes drogués. Il est sonné, plié en deux, sous le coup. J’ai à peine le temps d’essayer de me relever que je vois un homme récupérer au vol le bouclier. Il est entièrement costumé, et les couleurs de son costume ne laissent aucun doute sur le pays qu’il représente. Je le vois, halluciné, bondir, frapper, s’accroupir, prendre appuis sur son bouclier, et sonner un à un ces hommes. Finalement, alors que je suis à genoux, nos assaillants sont mis hors-jeu aussi rapidement qu’ils étaient apparus. L’homme s’assure que mes hommes restants vont bien, et vient me relever, d’une poigne ferme. Ces yeux bleus acier me fixent, et il me sourit, me saluant.

    -repos, lieutenant. Je suis Captain America… Bon.. Steve. Je déteste tout ce cirque autour de ça, et nous ne sommes pas filmés, la… Je vous suis depuis un moment. Ou plutôt eux…

    Il soupire, me faisant signe de revenir à notre planque précédente.
    -ce qui m’inquiète, c’est de savoir qu’il y en a ici. Je pensai que ces rats de laboratoire exerçaient ailleurs. En savoir présent en Angleterre, c’est pas bon du tout… Vous allez pouvoir vous en sortir, soldat ?

    Je hoche la tête, toujours crispé sur mes douleurs. Je crois que certaines plaies se sont rouvertes.
    -ouais… Pardon, oui, captain… ça ira… Mais je vai pas rester dans le coin…
    Il semble me jauger, puis sourit de nouveau.
    -dur à cuire hein ? Il nous faut des hommes comme ça. Mais si vous mourrez ça ne sert à rien. Alors rentrez et dite la chose suivante à vos supérieurs : Captain America est dans le coin, et il veille aux améliorés. Ils comprendront surement. Ou alors ils contacteront des gens qui comprendront.

    Et je le vois repartir, aussi vite qu’il est apparu, d’une foulée souple et rapide. Qui est cet homme ? D’où vient-il et surtout, comment a-t-il pu sonner aussi facilement ces forces brutes qui sont tout sauf ordinaires ?

    Je fais signe à mes hommes de marquer les lieux par un fumigène, et nous embarquons l’un des hommes, qui est extrêmement lourd à porter. Mes blessures à vif m’empêchent de participer moi-même à ce transport, mais je vois que j’ai gagné le respect de mes hommes à prendre leur surplus pour les décharger. Je souffre à chaque pas, je dois faire part du message, mais ce qui me motive, et me tord les tripes, c’est de me sentir loin de Nate. J’ai besoin de sa présence, j’ai besoin de l’avoir près de moi. J’ai basculé dans un monde de folie, je ne pensai pas que la guerre engendrerait autre chose d’encore plus violent, d’encore plus chaotique. Et pourtant.. Des améliorés ? Qu’est-ce que c’était que ça, encore.

    Le chemin est long et douloureux vers la base. En route, nous recevons un message radio. Je souris de dépit en entendant que je dois faire attention, et que je risque d’être la cible de nouveau de mon bourreau. Je confirme que tout va bien, ce qui est loin d’être vrai, indique la position du fumigène, et poursuis ma route.Nous sommes rapidement pris en charge quand nous arrivons. Les infirmières me gourmandent gentiment quand je refuse leur soin, préférant me débarrasser du message pour rejoindre Nate. Il est déjà tard, et on m’informe qu’il est partit, visiblement inquiet, à ma recherche. Je ne peux m’empêcher de sourire de fierté. Mon petit tigre, j’arrive, attends-moi.

    Mon message semble agiter les hautes sphères, surtout quand je mentionne et décrit le héros qui m’a sauvé, mais je laisse le soin aux huiles de bouillir dans leur friture, je n’ai qu’une seule chose en tête, retrouver la douceur de vivre auprès de celui que.. Que… Mon cœur fait un bond.. Que je désire, que je veux choyer, que je veux rendre heureux, que j’aime… Merde ! J’en suis là, vraiment. Je ne suis pas stupide au point de nier tout ça. Je l’accepte. Comme j’accepte que son étoile éclaire mes nuits…

    Un visage d’ange me sourit, dans mon crâne. Oui, j’en suis là.

    Si je pouvais courir, je le ferais, à ce moment précis. Alors je marche, vite, la douleur n’est qu’une vieille compagne de route, après tout. Elle m’accompagne depuis si longtemps aujourd’hui.
    J’arrive près de ma maison et j’entends un jappement à l’intérieur. La porte ne tarde pas à s’ouvrir, alors que je vois une ombre s’agiter, projeté par la lumière à l’intérieur. Un visage inquiet me regarde approcher, et je lui souris, même si ça fait mal. Il s’est précipité vers moi pour me soutenir. Je lui murmure
    -tu m’as manqué, mon tigre… J’ai des choses à te dire…

    Je n’ose l’embrasser dans la rue, même si j’en ai envie. Mais une fois le seuil franchit, je me laisse aller contre lui, et je l’embrasse passionnément. Si ils sont encore sur ma trace, il est aussi en danger.
    - tu ne peux pas rester ici. Je ne veux pas te perdre. Je préfère le manque à la perte. Même si le manque va me faire un mal de chien.

    Je lui explique en détail ma mésaventure et ce que ça implique. S’ils sont sur ma trace, il ne fait pas bon être prêt de moi. Je veux qu’il soit en sécurité.
    - je ne veux pas que tu morfles à cause de moi, Nate. Tu as déjà trop subis à cause de moi. Je sais que tu es spécial, que ce nazi le sait aussi, mais la façon dont tu es spécial pour lui importe peu. Ce qui importe, c’est la façon dont tu es spécial pour moi. Je préfère souffrir de ton absence que de ta perte.

    Tout en lui parlant, je l’enserre, me déclenchant des gémissements de douleur. Je saigne encore, au torse, sur le front. Certaines plaies se sont rouvertes. Soudain je le vois très sérieux, et presque en colère.
    -tu vas la fermer ta gueule, espèce de fou ?

    Je le regarde, presque choqué, alors qu’il semble vouloir me déshabiller et s’occuper de mes plaies. Il me parle de nouveau dans des langues que je ne comprends pas, mais ces intonations contrastent complètement avec sa tirade précédente. Je n’y entends que de la douceur, aussi, pendant qu’il s’occupe de moi, je laisse ma main courir sur sa peau, lui souriant benoitement.




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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:29





    At home


    La maison de Max est sombre, aucune lumière ne filtre les volets fermés, toutefois j’entends Frakir qui jappe derrière la porte. J’ouvre avec la clé que Max m’a donnée, le chien vient immédiatement se frotter contre moi, menaçant même de me faire chuter au sol. Je m’accroupis et lui flatte l’encolure.

    - Alors ton maitre n’est pas encore rentré ? Tu vas bien Frakir ?

    Il jappe impatient et visiblement heureux de voir quelqu’un. Il me colle sa truffe humide dans le cou, je n’ai pas le cœur à le repousser car c’est le chien de Max, un chien un peu spécial. Quand je me redresse, Frakir regarde le bout de la rue. Il guette. J’entre et l’appelle. Mais il ne bouge pas.

    - Frakir, vient. Max ne va pas tarder.

    C’est plutôt moi que j’essaye de persuader plus que le chien qui me regarde et reporte son attention sur le bout de la rue. L’animal n’a visiblement pas l’intention de bouger, je laisse donc la porte entre-ouverte et pénètre dans la maison. Je m’affaire sur le poêle à bois qui est l’unique source de chaleur et sert aussi de chauffe-eau. Frakir finit par rentrer et s’affale sur le sol, à côté de la porte d’entrée pour attendre son maître. Je referme doucement et je me baisse pour le caresser encore. Ma présence semble le calmer et me rassure aussi. Peut-être que son instinct de chien lui dit que son maitre ne craint rien. Je me raccroche à n’importe quoi qui pourrait me rassurer sur le sort de Max. Ce que j’aimerai avoir un téléphone portable qui fonctionne et pouvoir l’appeler, lui parler,lui dire que je… Je laisse le chien et vais vérifier que le feu a bien pris, puis je vais remplir les brocs d’eau à faire chauffer pour le bain. Cela va mettre du temps, je m’habitue peu à peu à ce confort spartiate. A la cuisine, je commence par prendre une double dose de cachet pour calmer mon mal de tête et mes oreilles qui me lancent. Je veux être en forme pour le retour de Max, ne souhaitant pas qu’il s’inquiète pour moi, ou qu’il me croit fragile. Le silence de la maison me rappelle qu’il n’est pas encore rentré, cela m’attriste mais d’un autre côté ce silence me fait du bien après le brouhaha constant du centre d’écoute. Même Frakir semble avoir compris et ne fait plus de bruit. Je m’affaire dans la cuisine, essayant de faire un repas avec les restes. Il va falloir s’inquiéter du ravitaillement, et je ne suis pas certain que Max ait eu le temps à cela. Demain je prendrai les tickets de rationnement et m’occuperai de cette tâche.

    Je monte à la salle de bain pour me passer de l’eau sur le visage. Dans le miroir j’ai l’impression de voir un autre homme avec ces vêtements d’emprunt. Je nettoie délicatement le sang séché qui a coulé de mes oreilles. Rassuré, je retrouve un confort d’écoute. J’ai une barbe de un jour. Dans mon époque, si je n’ai pas à travailler à l’extérieur, je me rase qu’une seule fois par semaine. Ici, cela semble être synonyme de négligence. Un regard sur le coupe chou de Max me fait sourire. J’avais eu de l’appréhension en sentant la lame glisser sur la peau de ma gorge, mais les gestes de Max avaient été sûrs. Jamais je n’avais été aussi bien rasé. De plus j’avais apprécié ce moment d’intimité avec lui. C’était assez puissant comme sensation. Moi lui confiant mon cou, lui avec cet outil de mort et pourtant ses gestes avaient été si doux et délicats. Il s’était occupé de moi avec plaisir. Je décidai de ne pas apprendre à me servir du rasoir et de laisser à Max le soin de me raser, de profiter quotidiennement de ce moment à deux.

    Plus d’une heure que je suis rentré, je commence à m’inquiéter sérieusement. J’ai beau me dire qu’étant militaire, il n’est pas soumis au couvre-feu. Mais je ne peux m’empêcher de repenser à ce qu’a dit ce foutu officier allemand. J’espère que Max a été prévenu à temps… En bas Frakir attend patiemment. Ce chien est spécial… Je veux me persuader qu’il devine si son maître va bien ou pas. Je tourne en rond dans le salon et finir par m’asseoir dans le hall à côté du chien. Il pose son museau et une patte sur ma cuisse. Le dos calé contre le mur, je laisse mes pensées divaguer. Je pense à mon appartement de fonction à Londres avec ma traduction en cours. Que vont devenir mes affaires ? Je n’aime pas non plus l’idée de ne pas terminer ce travail. Si l’histoire romantique que cette trilogie raconte est insipide, le dialecte chinois utilisé, le Xiang, est intéressant à décortiquer et traduire. J’aime ce travail. Je pense à mon appartement à New York. Je languis son confort, la proximité des commerces essentiels. Je gratte la tête de Frakir et me laisse submerger par une vague de mélancolie. Max ! Où es-tu ? Je repense à ce matin, mon réveil dans ses bras. Cette pensée me réchauffe le cœur. Pour lui, je peux me passer du monde moderne. Je rougis un peu en repensant à notre rêve commun. On s’accordait si bien, prenant tour à tour l’initiative. Je ne me suis jamais donné avec une telle sincérité. Je ne renie pas mes anciens partenaires, mais c’était différent, plus tourner vers le sexe et le plaisir personnel, qu’à un réel partage. J’ai conscience que je suis en train de m’attacher à cet homme. C’est si bon et douloureux à la fois. Aimer c’est si beau et chaud, mais cela donne une nouvelle faiblesse, la peur de se faire abandonner, ou celle de perdre celui qu’on aime.

    Je suis à moitié somnolant quand Frakir s’agite et se redresse. Il bat de la queue joyeusement et jappe en regardant la porte. Je me précipite pour ouvrir. Max est là ! Mais dans quel état ! J’accours, passant mon bras sous ses aisselles pour le soutenir.

    - Tu m’as manqué, mon tigre… J’ai des choses à te dire…

    - Moi aussi tu m’as manqué. Qu’est ce qui t’es arrivé ? Tu as reçu l’avertissement ?

    Je l’aide à entrer et ferme la porte derrière nous d’un coup de talon. Effaré, j’aperçois des taches sombres sur son uniforme. J’ouvre la bouche pour lui demander ce qui s’est passé, mais Max ne me laisse pas parler et m’embrasse fougueusement. Je ne peux que répondre à son baiser. Ses lèvres sont avides des miennes, il me plaque contre le mur de tout son poids. Je le soutiens de mes bras, car je sens sa faiblesse.

    - Tu ne peux pas rester ici. Je ne veux pas te perdre. Je préfère le manque à la perte. Même si le manque va me faire un mal de chien.

    Ne pas rester ici ?! Mon cœur chute dans mon ventre. Non, il ne peut pas me dire de partir d’ici. Alors qu’il m’explique ce qui lui est arrivé, je comprends qu’il a reçu le message d’alerte trop tard. Je maudis l’armée et ses moyens limités.

    - Je ne veux pas que tu morfles à cause de moi, Nate. Tu as déjà trop subis à cause de moi. Je sais que tu es spécial, que ce nazi le sait aussi, mais la façon dont tu es spécial pour lui importe peu. Ce qui importe, c’est la façon dont tu es spécial pour moi. Je préfère souffrir de ton absence que de ta perte.

    Ses mots me chauffent le cœur et me font mal en même temps. Il resserre son étreinte mais cela le fait souffrir. Il est temps que je prenne les rênes. Mon beau lieutenant doit se reposer et me faire confiance. Je ne laisserais pas cet allemand nous atteindre de nouveau. C’est tabou pour moi depuis que j’ai coupé Ethan en deux. « Déplacer » un être vivant me répugne, car c’est dangereux si je ne cerne pas correctement le volume à escamoter. Je n’avais jusqu’à présent jamais songé à mes capacités de cette manière, mais mon don peut-être meurtrier. La prochaine fois que cet allemand s’en prend à nous, c’est son cœur que je « déplace ». Je n’ai pas l’âme d’un tueur, mais pour protéger Max, je me sens capable de tout.

    - Tu vas la fermer ta gueule, espèce de fou ?

    Au regard surpris de Max, je me rends compte de la violence de mes propos. Mais il doit comprendre qu’il ne m’éloignera pas de lui. Mes doigts déboutonnent son uniforme pour me rendre compte des dégâts sur ses blessures. D’autorité, je passe son bras sur mon coup et l’aide à grimper jusqu’à la salle de bain. Je l’assois sur la chaise et lui délasse ses rangers.

    - Essaye de te déshabiller, je vais chercher l’eau chaude.

    Je dégringole les marches trois par trois et remonte avec les deux brocs d’eau. Cette fois-ci c’est à moi de prendre soin de lui, comme il l’a déjà fait. Max n’as pas bougé, trop las pour esquisser un mouvement. Je prépare son bain, dosant avec de l’eau froide. Puis je me retourne vers lui. Je lui parle doucement, pendant que je m’affaire à le déshabiller en douceur. Il se laisse faire ne lâchant pas mes yeux du regard, ou seulement pour regarder ses mains qui se posent sur moi. Il me caresse doucement quand ses mouvements et mon déshabillage lui permet. Quand il est torse nu, avec un linge propre et humide, je nettoie ses blessures qui visiblement ont été malmené. Lorsque je le vois tressaillir, j’embrasse sa peau en lui disant les plus belle phrases qui me viennent à l’esprit. Je n’ai même pas conscience de commencer dans une langue pour terminer dans une autre. Au-delà des mots, je lui exprime ce que je ressens. C’est mon cœur qui lui parle, choisissant le vocable le plus juste de manière instinctive.

    Doucement, je l’aide à se relever et déboutonne sa braguette. Son souffle chaud dans mon cou m’enivre de sa présence. Délicatement je fais glisser son pantalon et sons sous vêtement en plaquant mes mains sur la peau douce de ses fesses. Max se laisse faire, se cramponnant à moi, ses bras sur mes épaules. Je me baisse pour l’aider à extirper ses pieds des jambes de son pantalon, non sans avoir effleuré son intimité au passage. J’apprécie son soupir d’aise lorsqu’il se glisse dans le bain et m’inquiète de sa grimace quand il tire sur ses abdos pour s’asseoir. J’ôte ma chemise, pour être à l’aise pour le laver. Doucement je prends le tissus éponge et le passe sur son visage, ses cheveux. Mes mains ne sont que caresse et je continue de l’inonder de mots. Je descends le long de son corps, veillant à me faire léger sur ses blessures. Parfois je me penche et vient butiner ses lèvres ou son cou. J’ai le haut du corps trempé car Max passe ses bras autour de mes épaules menaçant de m’entrainer avec lui dans la baignoire. L’eau se teinte de son sang. Mais je suis rassuré, les plaies ne se sont pas aggravées juste rouvertes après l’attaque traite qu’il a subit par ces gens « modifié ». Je repense à ce que m’a dit Max, avoir compris que j’étais spécial. Sans forcément lui dire que je viens du futur, je dois lui dire ce que je suis. Mais je bloque, mes mots restent coincés dans ma gorge. Plus tard…

    Je m’aveugle à le contempler. Toute la journée j’ai pensé à ce moment. Alors qu’il proteste encore et veut me mettre à l’abri, je le fais taire d’une manière qu’il ne peut esquiver. Mes lèvres cherchent les siennes avec avidité et ma main s’est égarée entre ses jambes.

    - N’imagine pas m’éloigner de toi Max. Tu es la seule raison qui me donne un espoir de survie ici. Ce matin tu m’as dit que si je tournais à gauche, tu suivais. Sache que je me ferai plus collant que ta propre ombre. Je veux bien aider au centre d’écoute seulement si je sais te retrouver le soir.

    Max ne me répond pas en parole, mais en gestes. Ses mains cherchent à me retirer mon pantalon. Je l’aide et le rejoint dans la baignoire faisant monter le niveau de l’eau. Il pensait me tenir dans ses bras, mais j’abuse de ma vaillance pour me coller dans son dos et le serrer contre moi.

    - Tu es blessé Max, dis-je en murmurant à son oreille.

    Frakir qui bien entendu ne nous a pas lâchés, s’est rapproché et a posé son museau sur le rebord de la baignoire. Je l’éclabousse un peu, il jappe de contentement. Je me sens bien ainsi, la tête de Max calée dans le creux de mon épaule. Je vide le reste d’un broc pour réchauffer l’eau. Ma joue posée contre la sienne, le serrant dans mes bras, je pourrais rester ainsi une éternité.

    - Max, à deux on sera plus fort. Je ne laisserais pas ce type te faire du mal. Je…

    Je n’arrive pas à continuer. Jamais une telle haine ne m’avait envahi le cœur, me donnant des envies de meurtre. Les doigts de Max dessinent des arabesques sur mes cuisses, mes bras. Je le serre doucement contre moi. Il est certainement plus fort que moi, mais là je veux qu’il se sente en sécurité, protégé. Je parle du repas qui attend au chaud sur le poêle, de ses pansements à refaire.




    © Fiche par Mafdet MAHES



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:29


    Retrouvailles


    J’ai une étrange impression, un étrange sentiment. Chaque fois que je le retrouve, ce tigre étrange et envoutant, j’ai la sensation de combler un vide immense, et de vivre quelque chose de juste, comme si mon histoire avec lui était une épreuve, une quête, dont la récompense n’est autre que celle de l’accomplir. A peine le seuil de la porte passé, je m’étais jeté sur lui à corps perdu, et son baiser répondit au miens de façon passionnelle. Je voudrais tant lui dire des choses rassurantes, et vivre, simplement, gouter à la paix et à ses lèvres, à la victoire d’avoir vaincu ces allemands, et à celle d’avoir conquis son cœur. Je m’emballe, je m’emballe, perdu dans ses bras, ses cheveux sont une jungle qui me cache de mes ennemis et de mes doutes. Je respire leur odeur, et celle de sa peau, je gémis de douleur et de joie, je suis un noyau naturel, animal, et je cours dans cette jungle qui n’existe, à ce moment précis, que pour moi. Je m’abreuve, j’ai soif de ses baisers, je me cache du soleil à l’ombre de ces cils.

    Je n’ai conscience du fait que j’attendais ce moment qu’à l’instant ou je le vis, mais je me rends compte avec une certaine frayeur que son absence me diminue, que je me sens incomplet sans lui. Je n’ai pas l’habitude de ça, je ne sais pas l’expliquer mais je sens à l’œuvre des forces qui me dépassent, et que je ne maîtrise que lors de mes rêves. J’ai une pensée folle : et si ce ne sont pas des rêves ? Et si j’ai vraiment foulé ces contrées que je vois maintenant à chaque fois, cette étrange marelle que j’ai franchis, dont les lignes de forces me combattent et m’encouragent. Repenser à cette dernière me fait rougir et ravive mon envie. Je ne me rends même pas compte que Nate m’a emmené en haut, et aidé à enlever mes habits afin de me soigner.
    - Essaye de te déshabiller, je vais chercher l’eau chaude.

    Je l’entends partir, et je me regarde, mes plaies rouvertes, mais moins douloureuses que la première fois. Je suis las, si las, que je n’esquisse aucun geste, assis, attendant le retour de Nate. Je lui souris, alors qu’il prépare le bain, et qu’il me rejoint enfin, s’inquiétant visiblement pour moi. Sa voix me berce, douce, sensuelle, et je ne le quitte pas du regard, mon désir grandissant alors qu’il me déshabille lentement. Ma main cherche à se rassurer. Il est bien réel, sa peau est douce, à portée. Il nettoie mes blessures, et me dépose des baisers alors que je tressaille, la douleur courant sur mes muscles et ma peau. Il me parle dans des langues que je ne comprends pas, mais dont les sons me soignent, me rassurent, me promettent.

    Il m’aide alors à me relever, et j’ai un sourire fripon à lui proposer, qu’il remarque aussi, rougissant un peu. Lorsque qu’il me débarrasse de mes derniers morceaux de tissus, mon envie est sans équivoque, et il s’amuse à la frôler, la durcissant de plus belle. J’aime son contact, j’ai envie de lui, de le prendre dans mes bras, de vivre ce que j’ai vécu en rêve la nuit dernière. Ici, chez moi, chez nous, il n’y a personne pour nous l’interdire. Je me glisse cependant avec plaisir dans le bain, et la douleur se rappelle à moi alors que je m’étire, mais pour autant mon désir n’est pas calmé, au contraire. Ses mains me soignent, me lavent, m’excitent et ses baisers sur mes lèvres ou sur mon cou sont un délice.
    Je n’arrive pas à me refreiner, mes bras se posent sur son torse aussi souvent que ses mouvements me le permettent, ou sur ses épaules. J’ai envie de l’entrainer avec moi. Mais je n’oublie pas le danger qu’il coure s’il reste près de moi. Je tente de le lui redire, mais il me fait taire, m’embrassant intensément, alors que sa main à saisi mon sexe, me rendant fou de désir pour lui.
    -N’imagine pas m’éloigner de toi Max. Tu es la seule raison qui me donne un espoir de survie ici. Ce matin tu m’as dit que si je tournais à gauche, tu suivais. Sache que je me ferai plus collant que ta propre ombre. Je veux bien aider au centre d’écoute seulement si je sais te retrouver le soir.
    Je le regarde, les yeux humides.
    -je veux pas que tu t’éloignes, Nate. Je te veux. Près de moi. Je te veux, tout simplement.

    Il ne peut avoir de doute sur mon envie puisque sa main tient toujours l’illustration de mes propos, alors je lui fais comprendre que je ne tolérerai plus son éloignement, même si il n’est que minime à ce moment précis. Je commence à lui défaire son pantalon, et il me facilite la tâche, avant de me rejoindre, nu, dans son envie pleinement exprimée, elle aussi. Mais il me surprend de nouveau, alors que je pensai le tenir dans mes bras, pour le protéger et l’aimer. Il inverse les rôles, le tigre dompte le dragon, et ce dernier est bien trop usé par les combats pour se battre une dernière fois. Cette bataille était de toute façon perdue au moment où Nate m’avait laissé l’embrasser. Au moment ou il m’avait laissé le sauver. Au moment où il m’avait sauvé.

    - Tu es blessé Max, dit-il en murmurant à mon oreille.

    Son souffle est une douce torture, et Frakir arrive à nous faire rire alors qu’elle jappe joyeusement, comme si elle approuvait notre rencontre.
    -j’ai peur, Nate. Je te veux près de moi, mais j’ai peur. C’est plus grand que ce que je croyais.
    Nous rions alors que j’enserre sa virilité, donnant un autre sens à ma phrase.
    -plus sérieusement, j’ai peur que ça nous dépasse.
    -Max, à deux on sera plus fort. Je ne laisserais pas ce type te faire du mal. Je..
    Il n’arrive pas à finir sa phrase aussi je le caresse, m’éloignant de son intimité, puis y revenant, déclenchant des ondes de plaisir que sa peau communique directement à la mienne. Il me parle doucement, du repas qui nous attend, des pansements à refaire. L’eau est un peu rosée de mon sagn, mais la douleur est suportable. L’envie frustrée en revanche ne l’est pas du tout. Je prends alors sa main et la dirige vers mon désir, l’enserrant de nos deux mains, pendant que ma main libre vient chercher son cou et que je me tords pour l’embrasser. Nous ne tardons pas à gémir ensemble, et à bouger de façon sensuelle. Nos corps sont chauds, l’eau et le savon nous permettent des jeux agréables, mais je n’y tiens plus. Au pris d’une certaine douleur, je me retourne, puis le soulève presque à bout de bras, afin qu’il s’installe à califourchon sur moi. L’eau déborde, mais je m’en fiche.

    -le repas restera un peu au chaud. Je te veux. Maintenant. Ce soir. Cette nuit. Toujours.
    Ma bouche le parcoure, cou, lèvres, têtons, nombril, sexe, pendant que mes mains lui caressent le dos, les fesses, les hanches, ma virilité aux portes de son intimité, hésitante. Il finit par m’aider, ses yeux me brulent, me consument. Je n’ai qu’une hésitation, avant de plonger en lui, et je pense n’avoir jamais connu un tel plaisir, alors que nous bougeons à l’unissons, nos deux corps arqués, peau, eau, sang, désir, j’ai envie de prolonger le plaisir le plus longtemps possible, et je trouve instinctivement comment faire, me calant sur son sourire, ses râles, les miens, ses yeux, ses muscles et sa peau qui semblent jouer la partition que j’ai composée pour lui. C’est une Ode, un addagio, que nous forçons à devenir Andante, Allegreto, Vivace, puis de nouveau Lento, Largo, alors que nous nous abandonnons l’un à l’autre. Nos râles sont délivrance, et nous restons un moment l’un contre l’autre. Je crois même m’abandonner complètement, alors que des larmes coulent sur mon visage. Mon tigre le remarque, me souris, et dans ce paganisme que nous avons initié, goute mes larmes puis de nouveau mes lèvres…

    -et si nous allions manger ? Lui dis-je. J’ai envie d’être en forme pour tout à l’heure. Nous rions tous les deux, alors que nous sortons de l’eau. Son corps nu est lové contre le mien, debout, et nous nous enserrons l’un l’autre, sans savoir lequel des deux veille sur l’autre à présent.




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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:29





    Retrouvailles


    Max me fait part de ses craintes, nous baignons au sens propre comme au sens figuré dans un maelstrom de crainte, de douleur et de désir. J’aime le sentir appuyé sur moi. Je l’entoure de mes bras, de mes jambes. Il est fort et bien plus puissant que moi, il est guerrier alors que je suis plus en retrait. S’il le faut, je me battrais, la force des sentiments permet de soulever des montagnes. Dans ce bain chaud où nos mains se font aventureuses, j’aime penser qu’il est ce général des armées qui se bat en première ligne et que je suis celui qui assure ses arrières. Voluptueusement, je suis des lèvres la courbure de son cou, je me cambre quand, par une contorsion du coude, il m’enserre le sexe. Il a depuis un moment levé toutes ses barrières morales et accepté son envie de moi, accepté mon regard luxurieux sur son corps. Tout en lui m’invite à des pensées indécentes. J’ai faim de lui, de ses mains qui caressent avec lascivité mon bas ventre. Avec fascination, mon regard est attiré irrémédiablement vers son envie qui se gonfle. Mais au-delà de l’envie du corps et de la chaire, je sens une harmonie, une concordance entre nous. Un accord que je n’ai jamais ressenti avec quelqu’un d’autre. C’est comme si mon erreur d’aiguillage dans l’espace-temps, prenait toute sa pertinence dans nos mains jointes sur la virilité de Max.

    Sa main qui attrape ma nuque, ses lèvres qui cherchent les miennes, ma réponse passionnée, font la congruence de ce moment. Nos corps ondulent l’un contre l’autre, jouant une chorégraphie tribale qui nous fait vibrer et râler de plaisir. Nos doigts glissent sur la peau de l’autre, s’amusant à dessiner des arabesques compliquées dans la mousse qui nous couvre. J’oublie le temps, la guerre et nos blessures, reste lui et moi. Mais le dragon ne se satisfait pas de sa place et se montre conquérant en se retournant et en me portant presque à bout de bras pour m’installer à califourchon sur son ventre. Frakir recule pour éviter une vague qui manque de l’arroser. Je ris et regarde Max. Son initiative et son assurance me plaisent. Je tais mon inquiétude sur ses blessures et la douleur qu’il doit ressentir. Je panserai son corps plus tard.

    - Le repas restera un peu au chaud. Je te veux. Maintenant. Ce soir. Cette nuit. Toujours, murmure-t-il.

    - Je te veux aussi Max, dis-je en répondant à son baiser.

    Ses caresses me font me tendre et onduler. Je reste à l’aplomb de son sexe, à sa portée mais pas tout à fait. Nous avons arrêté de parler, un autre langage, celui du corps, narre tous ce qu’on veut dire à l’autre. Je ferme à demi mes paupières sous ses effleurements sensuels. Alors quand nous n’y tenons plus tous les deux, je m’abaisse un peu. Son regard semble me demander la permission, d’un même geste nous nous unissons. L’eau savonneuse aidant, le plaisir est immédiat. Je m’arcboute et me cramponne pour qu’il ne s’éloigne pas tout de suite. Je veux le garder en moi, j’accepte sa présence. Mais le désir et l’envie reprennent leurs droits. Je scrute son corps qui se meut en cadence, ses abdos qui se contractent, son regard si clair qui se perd dans le mien. D’une main, j’enserre la sienne qui caresse mon lingam fièrement dressé. Je n’ai pas honte de mon envie de lui, ni du plaisir qu’il me procure. La volupté que je lis dans son regard trouve écho dans le mien. Notre danse s’emballe, nos souffles courts se mêlent. Ma peau s’électrise d’avance de la jouissance qui arrive. Nous venons presque en même temps dans une exaltation du corps et de l’esprit. Faire l’amour, car c’est bien de cela dont il s’agit, se donner de l’amour, se donner à l’autre. Et quand je m’abandonne enfin dans ses bras totalement essoufflé, je me sens en accord avec cet acte avec Max. La joue sur son torse, je savoure ses caresses légères sur mon dos et mes fesses. Alors que je lève les yeux pour me noyer dans son regard, je vois ses larmes. Son émotion est à son paroxysme, mais il ne détourne pas le regard. Avec un sourire aimant je viens boire l’eau de ses yeux. Son étreinte se resserre sur ma peau qui frissonne avec le bain qui refroidit.

    - Et si nous allions manger ? Dit Max. J’ai envie d’être en forme pour tout à l’heure.

    - Où mon beau lieutenant trouve-il autant de ressources ? Demandé-je en l’aidant à sortir du bain.

    Nous ne formons qu’un corps pour le séchage. J’ai autant de gestes d’attention qu’il en a pour moi. Le sol est glissant à cause de l’eau renversée. Mais on s’en moque. L’idée d’être ensemble prévaut. J’ai une pointe au cœur en pensant au « toujours « énoncé par Max. La menace qui pèse sur nous est bien réelle. Et si Max pense en être l’épicentre, j’ai le sentiment que la cible a changé. Je deviens un danger pour cette époque. Je me fais toutefois une promesse, celle de ne pas tenter de revenir à mon époque tant que je sens Max en danger avec cet allemand.

    Le repas fait l’objet d’autres jeux. Je lui donne la béquée, Max se laisse faire non sans m’avoir attrapé et collé sur ses genoux. On a l’air de deux idiots avec ces jeux d’amourachés. Mais on s’en moque, personne est là pour nous regarder et nous juger. Je range la salle de bain pendant que Max s’occupe de la cuisine. J’en profite pour prendre le nécessaire pour refaire ses pansements.

    Lorsqu'il monte me rejoindre à l’étage, déjà ses mains se posent sur mes hanches. Je fronce les sourcils et prends une grosse voix.

    - C’est l’heure de vos pansements Lieutenant Corey.

    Je me dégage et lui indique la chambre du pouce avec un faux air de sergent revêche. Mais je me transforme bien vite en infirmier dévoué. Je me fais doux sur ses blessures et remet ses pansements en place.

    - Bon, il faut éviter de gesticuler, dis-je en me reculant pour juger de mon travail.

    Vu le sourire de Max, je comprends que je parle en l’air. Je lève les yeux au plafond, désabusé, mais mon sourire me trahi. Il crochète ma main pour m’attirer à lui. Max m’appelle son tigre. Je me demande où il a bien pu trouver une analogie entre cet animal splendide et moi. Assis sur le lit, il m’a ramené vers lui, collant ses lèvres entre les pans de ma chemise ouverte, sur mon ventre, ses bras ceinturant mes hanches.

    - Tu as besoin de repos !

    Son regard me dit toute la fièvre qui l’habite. Mon guerrier n’est pas prêt au repos. J’encadre son visage entre mes mains et plonge mon regard dans le sien. Je pense que c’est le moment d’une certaine honnêteté envers lui.

    - Max, je suis effectivement particulier et je crois que le danger pour tout le monde ici, pourrait bien venir de moi, ou du moins à cause de moi…

    Je me penche et l’embrasse pour faire taire ses protestations. Mes mains se perdent sur sa nuque et ses cheveux encore humides.

    - Sache juste que je suis sincère avec toi, tout à l’heure c’était tout à fait magnifique. J’aime ton contact et ta présence, sur ma peau ou en moi.

    Ma franchise le fait un peu rougir, je ne l’en trouve que plus beau, plus juste.

    - Max, je ne peux te promettre un « toujours » car cela serait égoïste de ma part vis-à-vis du monde qui nous entoure. Je… je serais là tant que je te saurais en danger.

    Au plissement de ses yeux, et la légère contracture de ses muscles, je sais qu’il s’inquiète et se questionne. Je ne peux pas me permettre d’être plus clair sans risquer de créer un paradoxe potentiel. Je connais l’avenir de ce pays, si je parle, je peux le modifier et par ricochet influer sur ma propre naissance. Et si les allemands m’attrapent, ils arriveront à me faire parler, car il suffit de menacer Max pour me rendre docile… Ce constat qui se fait dans ma cervelle, m’amène à une autre décision, froide et calculée, celle de tuer ce type grâce à mon don. Il semble n’avoir rien dit à son correspondant russe. Je dois le tuer avant que ma nature ne s’ébruite et encore il n’a pas encore compris que je viens de l’avenir. Je bascule Max sur le lit, à moins que cela soit lui qui m’entraine. Que c’est bon d’être contre son corps, de sentir sa chaleur et la fermeté de ses muscles, la douceur de son étreinte et la passion de ses baisers. J’ai peur de ses questions, peur de le blesser. Ai-je le choix ?





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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:30


    Retrouvailles


    A deux nous composons une poésie païenne. Il connait le secret, le chemin de traverse, l’instant à préserver. Je n’aurais jamais imaginé connaitre un tel plaisir. Il va au-delà de la chair, même si il prend racine dans nos deux corps. Mon âme chante, mais j’ai peur qu’elle soit seule. Il suit la musique, il danse notre rythme commun, mais je sens que quelque chose l’empêche de créer notre chanson à tous les deux.

    Mais rien ne pourra ternir ce moment. Et j’ai tellement hâte d’être de nouveau en communion parfaite avec lui. C’était la première fois pour moi, et à aucun moment je n’ai douté, à aucun moment je n’ai eu peur ou honte. Malgré les blessures, et mon avenir incertain, je suis heureux, et l’idée de revivre ça chaque soir que la vie m’accordera avec lui me laisse enfin en paix avec mes questions sans but ni raison.

    Je revois en boucle son regard au moment où il m’a accepté, et je suis encore troublé par ce don.
    - Où mon beau lieutenant trouve-il autant de ressources ? Demande-t-il lorsque je lui fais part de mes projets pour ce soir.
    -ta présence, toi… C’est uniquement quand on est loin de quelqu’un à qui l’on tient qu’on se rend compte du manque…
    Alors que nous sommes collés l’un à l’autre, nous séchant mutuellement, il me sourit, visiblement touché par mes paroles. Mes mains semblent irrésistiblement attirées par son corps, j’ai tellement besoin de son contact, que ça en devient presque étrange. Alors que la salle de bain est ravagée par nos ébats, nous prenons soin l’un de l’autre. Je regrette presque le moment ou nos deux corps redeviennent deux corps, séparés. Mais j’avoue avoir été mis en appétit, et de plus d’une façon, alors que nous descendons pour profiter du repas qu’il a préparé.

    C’est amusé que je le laisse me donner à manger, alors que je l’ai pris sur mes genoux, lui caressant le dos, les cuisses, pendant qu’il prend soin de moi. La sensation est agréable, je ne crois pas me rappeler qu’on est pris soin de moi de la sorte. On se moque gentiment l’un de l’autre, et de ce que les gens pourraient penser s’ils nous voyaient ainsi. Finalement, Nate part ranger la salle de bain et je m’occupe de la cuisine.
    -c’était délicieux, lui dis-je alors que je monte le rejoindre. Je rajoute à son oreille
    -le repas aussi… Il éclate de rire, puis prend une voix de reproche alors que je place mes mains sur ses hanches.
    -C’est l’heure de vos pansements Lieutenant Corey.

    Je me laisse faire, profitant de nouveau de ses soins attentifs. Je me sens bien, euphorique. Je me demande quel facétieux dieu païen l’a mis sur mon chemin, et j’ai peur qu’il me le reprenne à présent. J’aimerai que cette fichue guerre soit terminée pour envisager quelque chose de serein avec lui. Mais je sais que nous sommes en danger. Je prends la décision de veiller sur lui, coute que coute… Mais il va falloir que je trouve un moyen de le faire sans qu’il s’en rende compte… Je commence à percevoir son envie d’indépendance et sa fierté. Mon tigre..
    Alors qu’il me force à aller dans la chambre, je me laisse faire, amusé par son attitude.
    - Bon, il faut éviter de gesticuler, dit-il enfin, me regardant. Je ne peux m’empêcher d’avoir un regard fripon et un sourire de circonstance. Il est juste irrésistible, je ne vois pas comment je pourrai rester stoïque à côté de lui. Je finis par l’attirer contre moi, déjà en manque de son contact. Je l’embrasse, mes lèvres parcourant son abdomen, son torse. Mes mains se font conquérantes, et possessives.

    - Tu as besoin de repos !
    Je le désire. Encore plus que tout à l’heure, si c’était possible. Il me rend fou de désir… Pourvu que cette folie ne se soigne pas. Soudain, il devient plus sérieux, encadrant mon visage de ses mains.
    - Max, je suis effectivement particulier et je crois que le danger pour tout le monde ici, pourrait bien venir de moi, ou du moins à cause de moi
    -je.. je comprends pas, nate..
    Mais il ne me laisse pas finir, m’embrassant. Et c’est en rougissant que j’écoute la suite.
    - Sache juste que je suis sincère avec toi, tout à l’heure c’était tout à fait magnifique. J’aime ton contact et ta présence, sur ma peau ou en moi.
    Je le caresse, appréciant la douceur de sa peau, la franchise de ses mots.
    - Max, je ne peux te promettre un « toujours » car cela serait égoïste de ma part vis-à-vis du monde qui nous entoure. Je… je serais là tant que je te saurais en danger.

    Je reçois un coup de couteau dans le cœur. Se pourrait-il qu’il soit véritablement un ange gardien ? Qu’il puisse repartir un jour m’est insupportable. Rester tant que je suis en danger ? Mais pourquoi, Nate…
    Je prends une décision froide, folle, tellement romantiquement folle que j’en ai froid dans le dos. Alors qu’il m’entraine dans de nouveaux ébats, mon esprit échafaude déjà une solution. Il faut que je prenne des risques calculés. Pour que je vive, encore. Pour que je puisse vivre pour lui. Mais je décide de me mettre en danger, de provoquer le danger, pour qu’il soit la, pour qu’il ne parte pas…
    Alors que le plaisir nous laisse épuiser, et qu’il s’est endormis sur moi, je le serre, lui murmurant
    -je te laisserai pas partir… j’ai suffisamment de sang pour en dépenser pour toi…
    Je ne sais pas s’il m’a entendu. Je m’en fiche.. Il se resserre contre moi.
    (…)

    Les jours passent, dans un plaisir perpétuel de le retrouver le soir, dans une angoisse perpétuelle de le voir partir. Les semaines passent, sans que jamais nous nous lassions l’un de l’autre. Les mois passent, et mon Tigre se fait une réputation au sein des renseignements. Je suis fier de lui, et je n’ai plus de nouvelles des Allemands particuliers qui m’avaient fait un lavage de cerveau. Alors, chaque fois que je suis suffisamment remis, je plonge volontairement dans les ennuis, me porte volontaire pour des missions dangereuse. Je gagne à la fois le respect de mes nouveaux hommes et une réputation de tête brulée. Est-ce du courage ? De l’inconscience ? Ni l’un ni l’autre. Je ne veux pas le perdre, alors je verse mon sang pour qu’il puisse être la, s’occuper de moi. Mes blessures semblent étrangement guérir de plus en plus rapidement, sans que je puisse savoir pourquoi. De son côté, je sens que Nate c’est endurcis. La douceur de ses gestes, de ses yeux est remplacée par une froide détermination. Je ne sais pas ce qu’il a en tête, mais nos deux corps savent se reconnaitre. Et puis un soir, alors que je me suis offert à lui comme il s’est offert à moi, nous voila tous deux à terre, dans la cuisine malmenée par nos ébats, et il me pose une question, un air sérieux.
    -tu fais quoi Max ? Tu croyais pouvoir me cacher ça ? Je m’inquiète pour toi, je me suis renseigné. Ils disent que tu prend des risques fous… Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu te met en danger ainsi ?

    Je le regarde, le regard déterminé.
    -pour que tu restes… Il semble choqué par mes propos. Pendant quelques instants, il ne réagit pas du tout, les yeux brillants.
    Et puis soudain, il me secoue sans ménagement, me traitant de pauvre fou, et profite du moment ou je suis médusé par sa réaction pour m’embrasser passionnément, sur tout le corps. Je comprends certains mots qu’il prononce, ils ne sont pas flatteurs pour moi, mais il y glisse des mots passionés. Je comprends que je lui fais de la peine, et mes excuses viennent très vite.
    -nate, je suis désolé, je ne voulais pas te peiner, juste te garder… Je n’ai jamais ressenti ça. Et tu es le premier avec qui j’ai.. Le premier avec qui….
    Ses lèvres sucrées m’empêchent de terminer.




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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:30





    Des ennuis non bénéfiques


    Cette première fois avec Max reste un souvenir précieux. Au petit matin, je m’étais réveillé blotti contre lui avec un sentiment de plénitude dans le cœur. Je sais que j’avais bouleversé sa vie et ces certitudes. Toutefois, Max n’était que douceur et délicatesse avec moi. Il savait aussi se montrer conquérant et impérieux et me faisait confiance dans cet amour interdit. La routine qui s’installa était merveilleuse. Chaque jour, j’avais hâte de le retrouver et la réciproque me réchauffait le cœur. C’était la surprise de savoir s’il était rentré avant moi ou pas. Ses missions lui imposaient des horaires chaotiques. Mais je l’attendais toujours. Quand il devait rentrer tard, il se débrouillait pour me passer le message par la radio qu’il avait dans le salon.

    Je m’étais enfin acheté des vêtements et je gérais l’intendance de notre foyer. Quand Max n’était pas là, Frakir me collait comme une ombre. Il aurait pu s’enrouler autour de moi qu’il l’aurait fait. C’est idiot à dire, mais me faire accepter par le chien de Max me donnait comme une certaine légitimité à ses côtés.

    Au centre de renseignement, j’avais ma place. Comme je m’y attendais, le russe et l’allemand ont fini par ne plus se parler, après l’opération Barbarossa où l’Allemagne envahit l’union soviétique en juin 1941, se retournant contre son allier, marquant les prémices de la folie des grandeurs d’Adolf Hitler. Je sers souvent d’interprète avec les russes qui sont maintenant nos alliés. La présence des français avec le général de Gaulle me rend encore plus utile. Ma polyvalence linguistique, me vaut d’être appelé pour les réunions importantes.

    Je me suis habitué aux moyens de l’époque et joue pleinement mon rôle de jeune homme célibataire. Je me suis inventé une « amie de cœur » perdue dans les méandres de ma mémoire, pour justifier ma réserve auprès de mes collègues féminines. Je suis à l’écoute de chacun et de ce fait je me fais rapidement un réseau d’ami qui camoufle mon « amitié » avec Max. Je le nomme toujours comme celui qui m’a sauvé la vie et qu’il a à mes yeux, autant de valeur qu’un frère, sinon plus. Je crois que la dactylographe qui m’avait épaulé au début n’est pas dupe. Mais elle semble suffisamment m’apprécier pour taire ses doutes. Parfois elle me charrie un peu, quand je parle de ce que j’ai l’intention de cuisiner le soir pour « mon lieutenant ». En fait, au sein de l’équipe chargée des traductions, ils ne semblent pas choqués par mes réflexions de « ménagère ». Mon caractère doux et conciliant assortis à mes capacités linguistiques extraordinaires font que j’ai gagné leur respect même si je leur parle du prix prohibitif du kilo de pomme de terre. Ce n’est pas la même chose dès que j’ai affaire avec ceux de l’armée. Ils me respectent parce que je leur suis utile, mais je comprends dans les sous-entendus, qu’un homme un vrai, a une arme à la main. Bien évidemment, je ne peux pas leur dire que je n’ai pas besoin d’arme pour tuer une personne…

    J’avais attendu un mois avant de vraiment recommencer à utiliser mon don. D’essais en essais, je m’enhardissais sur les distances et le volume de ce que je "déplaçais". J’étais déterminé à retrouver le chemin de mon appartement à New York. Car si j’avais bien l’intention de me « déplacer » dans cet appartement miteux de Londres, une fois rentré, hors de question que je reste en Angleterre. Mais pour l’instant, Max s’était de nouveau fait blesser. A croire qu’il aimait que je joue les infirmiers. Ça me désolait de voir son corps ainsi meurtri. Mais il ne semblait pas s’en inquiéter, ravi que son tigre s’occupe de lui. Je râlai, lui demandant de se préserver. Mais je le cajolais un peu plus pour soulager ses douleurs.

    Un jour où je savais que Max ne rentrerait pas avant tard le soir, je finis par aller voir ce qui serait dans le futur mon logement de fonction. Je fus étonné de voir un panneau « vacancy » accroché à la fenêtre. Le concierge me confirma qu’il était bien à louer. La famille qui vivait là avait préféré se reculer à l’intérieur du pays, à l’abri des bombardements allemands. A ma demande de visiter, elle me donna simplement la clé.

    C’est étrange de monter ces marches que je connais mais dans le futur. Je vois ainsi la peinture d’origine, la rambarde de bois qui sera remplacée par du fer forgé. Le carrelage dans l’entrée est le même. C’est lui que j’avais visualisé lors de mon déplacement raté… Les tuyaux du chauffage central ne font pas le tour des plafonds comme dans mon temps. Un poêle à bois trône dans le salon. Je m’imprègne du lieu. Quand j’ouvre le balcon, j’ai subitement un flash. Dans l’appartement que je connais en 2014, il manque un barreau à la rambarde... Le premier signe de mon passage soixante-treize plus tôt… Je regarde la clé sur ma paume droite et me concentre. Je visualise sa forme et me concentre sur le barreau de fer encore intact. Une forme identique apparait sur ma paume gauche. Ensuite je déplace ce qui reste du barreau vers une zone de la ville qui a été bombardée. L’évidement en forme de clé n’aurait pas manqué de se faire remarquer.

    Je rends la clé à la gardienne, lui disant que ce n’était pas impossible que je repasse. Le plus simple aurait été que je loue l’appartement. Mais cela aurait été suspect que je paie pour un lieu dans lequel je n’habiterais pas. Quand je rentre ce soir-là, Max est déjà à la maison, la tête vaguement enrubannée par un bandage sanguinolent. Je reporte mes tests pour « déplacer » quelque chose vers mon ancien appartement pour plus tard. J’ai un blessé à soigner...

    La routine reprend, mais je m’inquiète pour Max. Je ne comprends pas comment il fait pour se blesser autant. Un jour, à l’occasion de la pause déjeuner, je file au QG de son unité. Je connais un peu de monde et notre aventure avec les allemands est connue. J’arrive donc facilement à voir le supérieur de Max. Je lui fais part de mon inquiétude, de ses blessures fréquentes. Avec stupeur j’apprends que Max se porte régulièrement volontaire pour des missions périlleuses et s’il a le respect de ses paires, il a aussi une réputation de tête brûlée. Je demande à ce qu’on le freine, mais le capitaine est navré de me dire qu’ils ont besoin de tels volontaires. Que cette période de guerre, ne se prête pas à l’économie de soi…

    C’est dérouté que je rentre le soir. Pourquoi fait-il cela ? Il risque sa vie. Je comprends son besoin d’aider et de faire son travail, mais n’a-t-il pas une raison qui le pousserait à être plus prudent ? Moi ? Ne suis-je pas plus important ?

    Quand je rentre, Max, qui a eu un jour de repos, m’accueille avec tant de chaleur et de tendresse que je ne n’ai pas le cœur à le questionner. L’odeur qui me parvient aux narines me dit qu’il nous a préparé à manger. Sa blessure à la tête devait être bénigne car cela semble déjà avoir bien cicatrisé. C’est vrai qu’il est robuste avec tout ce qu’il subit. Je fais honneur à son repas, le questionne pour le lendemain et le genre de mission qu’il va avoir. Max élude ma question en m’attrapant contre lui et en m’embrassant. Sa fièvre d’amour est communicatrice et je le laisse m’emporter dans un tourbillon de sensation, surtout qu’il s’offre à moi. Je le désire tellement, que j’oublie ma frustration et lui fais l’amour avec fougue et douceur à la fois. C’est si bon de l’avoir dans mes bras, de sentir sa chaleur et son souffle sur ma peau.

    Nous reposons, nus sur nos vêtements qui nous isolent du carrelage de la cuisine. La passion et l’envie nous avaient empêchés de monter à l’étage. Alors que Max repose contre moi, reprenant sa respiration, mes angoisses reviennent.

    - Tu fais quoi Max ? Tu croyais pouvoir me cacher ça ? Je m’inquiète pour toi, je me suis renseigné. Ils disent que tu prends des risques fous… Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu te mets en danger ainsi ?

    Je l’entends soupirer doucement. Visiblement, il s’attendait à mes questions. Il lève le visage et me regarde déterminé.

    - Pour que tu restes…

    Je ne comprends pas tout de suite, puis je me rappelle ce que je lui ai dit quelque mois avant, après notre première fois. C’est insensé ! Se mettre en danger, juste pour que je reste près de lui. La colère m’anime, je le secoue, le traitant de tous les noms. Les langues se mélangent, je lui dis que sa vie est précieuse, qu’il n’a pas le droit de jouer avec ainsi. Puis je l’embrasse car sa folie me montre l’attachement sans faille qu’il a pour moi. Il est prêt à tout par amour.

    - Nate, je suis désolé, je ne voulais pas te peiner, juste te garder… Je n’ai jamais ressenti ça. Et tu es le premier avec qui j’ai.. Le premier avec qui….

    Je le fais taire avec mes lèvres. Je sais bien ce que je suis pour lui. Le premier homme avec qui il a fait l’amour. Le premier homme pour qui il ressent de l’amour.

    - Max promet-moi de ne plus risquer ta vie de manière absurde.

    Quand il me dit qu’il veut bien promettre si moi je promets de rester. Je n’ai pas le choix, et lui mens. Je me persuade que c’est pour son bien, car j’ai vu sa détermination. Elle le mènera à la mort s’il continue ainsi.

    ***

    Les jours ont passé. Je m’entraine plus que jamais. Il faut que je m’en aille, car c'est impératif et attendre commence à me faire souffrir à cause du chagrin que je vais inexorablement causer à Max. Hier, j’ai réussi à « déplacer » un grand carton dans l’appartement qui sera le mien dans le futur. L’étape suivante, sera de l’envoyer en 2014. Il me semble que c’est plus facile en étant dans cet appartement. Je n’ai pas à tenir compte d’une distance, mais juste de l’espace-temps. Je décide de ne pas utiliser mon don pendant une semaine afin d’être « chargé à bloc ».

    ***

    Ce samedi s’annonce radieux. L’Angleterre n’est plus la cible des bombardements, le front russe demande trop de ressources au Reich. Il y a une fête organisée au mess des officiers. Max y est convié en tant que lieutenant méritant. Je crois qu’ils vont lui coller une médaille. L’idée me rend amer car je connais les raisons de sa bravoure. Je suis également invité comme plusieurs civils loués pour leur service à la patrie.

    Je suis tout de même ravi de pouvoir participer à cet évènement avec Max. C’est si rare en ce temps de guerre que cela ne se refuse pas. J’ai soigné ma tenue pour l’occasion. En nous voyant arriver, Max ficelé dans son uniforme impeccable et pour une fois exempt de blessure, et moi avec une chemise blanche au col officier et les manches remontées à mis bras, une collègue me dit que j’ai toujours un look « avant-gardiste ». Si elle savait… Que cette mode du pantalon à pince m’horripile, que mes slims me manquent…



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:30


    Retrouvailles


    Je sais qu’au fond de moi j’attendais cette confrontation. A vrai dire, je ne sais pas comment il a su pour moi et les risques que je prenais, mais je suis heureux que ce soit le cas. Maintenant qu’il me secoue, m’insulte et m’embrasse, je sais que j’ai eu tort de ne rien lui dire, mais j’ai la conviction d’avoir agi selon un mode que j’ai autrefois utilisé. Je suis prêt à souffrir et me mettre en danger pour lui. Et cela va bien au-delà du plaisir que j’ai découvert près de lui, et que je redécouvre à chaque fois. Je l’aime. J’en suis sûr à présent. C’est quelque chose que je n’ose pas lui dire, pas maintenant, et je sais que nous ne pourrons jamais vivre ce sentiment pourtant véritable. Après cette guerre, je sais ce qui nous attend. La reconstruction, l’avenir du pays, deux hommes ensemble n’y ont pas leur place.

    Mais il y a autre chose qui me trouble. Je sens que mon corps, lui aussi, semble être le siège de forces que je ne maitrise pas. Que je ne maitrise plus. Je ne me voile pas la face, nous sommes confrontés à des éléments qui ne sont pas naturels. Nate est spécial à plus d’un titre, et Frakir semble faire fit des lois fondamentales… Quant à moi, je semble guérir plus vite, et je commence à voir des choses, ou en imaginer, qui deviennent réelles. Je sais que je ne suis pas fou, sauf de bonheur en sa présence, donc je dois être moi aussi particulier. Frakir est peut être une clef qui ouvrira le coffre ou je renferme mes secrets…

    Nate me bouscule. Nate me cri dessus, me réprimande. Nate m’embrasse, nate me rend heureux.
    -Max promet-moi de ne plus risquer ta vie de manière absurde.
    Mes yeux brillent dans les siens, il attend une réponse, une promesse. Moi aussi.
    -alors reste, mon ange, mon tigre. Reste auprès de moi. Ce n’est pas un chantage, c’est une supplique. Je ne me suis jamais senti aussi bien, aussi entier, depuis que je me réveille à tes côtés, depuis que chaque pièce de cette maison est devenue un autel Payen sur lequel nous nous adonnons à des rites si plaisants…
    Il accepte, je souris, le monde est parfait.
    -a bien y réfléchir, je ne suis pas sûr qu’on est chamboulé tant que ça le salon…
    Il éclate de rire alors que je l’emmène, dans mes bras, nos deux corps nus reprenant déjà de la vigueur…

    Alors que les jours passent, je tiens ma promesse, mais je développe d’étranges aptitudes physiques. Tout d’abord, j’ai l’impression d’avoir des réserves incroyables d’énergie. Je ne m’essouffle presque pas pendant les exercices habituels, je peux soulever des charges de plus en plus lourdes, certains hommes font même des paris auquel je me prête volontiers, car tout moment léger est bon a prendre. Les cartes géopolitiques se redistribuent, certains ennemis deviennent des alliés. Mais il en est un qui ne change pas.
    Finalement, mes exploits de tête brûlée me valent une distinction, et je suis bon pour une remise de médaille officielle, ainsi que des recommandations de service. Une fête est organisée pour l’occasion, et nous sommes conviés, Nate et moi, avec les honneurs. Je suis fier de lui et je le lui dis. Alors que nous nous apprêtons pour l’occasion, je l’embrasse en lui nouant sa cravate, car il le faisait d’une façon bien étrange, quoique stylée et moderne. J’ai depuis longtemps cessé de lui donner des leçons pour le rasage, car je sais que ça lui fait plaisir que je le fasse pour lui, et nos jeux n’ont pas cessé de dériver après ça, à chaque coup.

    Il est impeccable, et j’ai envie de le déshabiller immédiatement.. Je suis incorrigible, selon ses propres termes. Finalement nous nous rendons sur place, et aussi bien Nate que moi sommes les cibles de compliments de la gent féminine. Nous jouons tous les deux le jeu, avec un pincement au cœur, et nous accordons même quelques danses pour faire bonne figure.
    Finalement, à l’occasion d’un verre levé, je suis appelé pour recevoir ma médaille de bravoure, sous les applaudissements. Alors que je suis la cible des projecteurs, et du photographe qui immortalise cet instant, j’insiste pour prendre une photo avec Nate. Je fais des efforts démesurés pour ne pas l’embrasser alors qu’il se prete au jeu, puis je suis bon pour un discours.

    Mais, alors que je commence ce dernier, récitant mes phrases comme si j’avais toujours fait ça, je remarque Nate qui semble intrigué, voir alerté, par un mouvement, plus loin, près de la scène d’orchestre. C’est avec un sentiment de danger que je le vois partir et avec une angoisse encore plus forte que je remarque une silhouette qui me dit quelque chose s’enfuir, nate sur les talons !
    Merde ! Je suis coincé, finissant mon discours au plus vite, l’amputant de quelques phrases, et avec un sentiment d’urgence vissé au corps. C’est avec précipitation, louvoyant entre les compliments et les verres de champagne tendus que je file à la recherche de nate. Je ne le vois nulle part, et, la peur au ventre, je me glisse par les couloirs attenants à la scène, remarquant des portes ouvertes. Mais nate et la personne qu’il poursuit ont de l’avance, et j’ai soudain une très mauvaise apréhension alors que j’accélère le rythme pour le retrouver. Je sais, je suis sur que quelquechose d’important, de déterminant est en train de se jouer. J’entend, au loin, un homme parler en allemand, puis en anglais. Je reconnais cette voix honnie ! Nate, mon dieu, ne prend pas de risque… je t’en supplie…





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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:31





    Mortelle décision


    Max a tenu sa promesse. Il me revient entier chaque soir. Cela m’apaise de savoir qu’il ne fait plus le casse-cou pour que simplement je reste près de lui. Je m’en veux de lui avoir menti, surtout après sa supplique. Je suis sa faiblesse à tout point de vue. Il est devenu accro à nos caresses, nos ébats n’ont plus de freins. Sur ce point on s’accorde parfaitement. Mais je ne sais pas ce qu’il en est de son cœur. Je n’ose moi-même pas trop m’interroger sur ce que je ressens. Cela rendrait encore plus difficile mon objectif de partir quand je serais certain qu’il ne risque plus rien. J’ai tût à Max que l’officier allemand avait de nouveau utilisé sa radio pour échanger avec sa base de l’autre côté de la Manche. Il employait des mots sibyllins, mais je comprenais parfaitement ce qu’il suggérait et ce dont il était conscient : l’existence de gens comme moi, des mutants et de leurs capacités fort intéressantes en pleine guerre. Il me visait et avait compris comment me rendre docile : s’en prendre à Max…

    ***

    Ce jour est un jour de fête. Je suis heureux de mettre de côté la guerre l’espace d’une après-midi et d’une soirée. Max est magnifique sanglé dans son uniforme. Il a défait mon petit nœud de cravate et s’affaire à le refaire. Je n’aime pas le nœud Windsor qu’il me fait, qui a pour moi une connotation très vieillotte. Mais je me laisse faire, car j’aime bien qu’il s’occupe de moi. Quand nous sommes ensemble, Max est toujours attentif et prévenant. Il aime se faire protecteur et un peu dominant. Je lui laisse le rôle avec plaisir car je ne vois aucune faiblesse de ma part à le laisser me raser ou me faire un nœud de cravate complexe autour du cou. Je sais aussi qu’il ne me sous-estime pas pour autant. Notre entente est si parfaite, que j’en ai le cœur serré de savoir que je vais le blesser et me blesser moi-même par la même occasion.

    Une fois que je suis paré, je vois à la lueur mutine dans les yeux de Max qu’il n’a qu’une envie… me déshabiller. Depuis qu’il s’est enfin lâché avec moi, il est devenu insatiable, comme s’il rattrapait le temps perdu. D’ailleurs, je ne sais toujours rien de ses origines. A-il encore ses parents ou de la famille quelque part ? En riant, j’enlève ses mains qui se sont accrochées à mes fesses en le traitant d’incorrigible. C’est donc en garçons sages que nous arrivons à la fête qui est aussi en notre honneur. Les filles du service radios me sautent dessus avec un monceau de compliments sur ma tenue plus habillée qu’habituellement. Je vois une ombre passer dans le regard de Max et profite d’une petite cohue pour lui serrer discrètement la main. Cependant il joue son rôle de héros du jour. C’est un après-midi dansant. Nous invitons les jeunes femmes à danser. J’ai un peu de mal et tente de caler sur ce que fait Max après qu’une de ces demoiselles ait fortement rougi alors que je la serrai comme dans un slow. L’époque est plus prude que la mienne, on se contente de leur faire tourner leur jupe, mais pas question de coller leur poitrine contre votre torse.

    C’est avec un net soulagement que j’entends que Max est demandé pour recevoir les honneurs qu’il mérite. Je lève mon verre avec les autres pour saluer le valeureux guerrier. J’en ai rajouté une couche disant qu’il héberge une âme égarée comme moi. L’Angleterre a besoin de héros pour rassurer sa population, alors un photographe est là afin d’immortaliser l’occasion. Je souris quand Max m’attrape et insiste pour être pris en photo avec moi. Je fais toujours l’andouille dans ces occasions, mais le selfie débile n’est pas pour tout de suite. Je garde donc une pose sobre et souris à l’objectif. Max a posé sa main sur mon épaule, la pose se veut fraternelle, mais je sais que la pression de sa main signifie autre chose.

    Je m’éloigne avec un clin d’œil, alors qu’il est bon pour faire un petit discours. L’ambiance est bonne enfant. Certains de ses compagnons d’arme le charrient un peu. Je suis étonné de l’aisance avec laquelle il parle. C’est du blablas de grand discours, le genre de grandes phrases pompeuses qui sont dites dans ces occasions. Mon regard vagabonde sur l’assistance. Finalement je connais pas mal de monde, je reconnais le médecin militaire qui m’avait soigné, l’infirmière qui changeait mes pansements. Une silhouette m’intrigue, alors que les gens écoutent Max ou se parlent entre eux à voix basse, ce qui est presque une ombre, semble vouloir se fondre dans le décor. Cette manière de tenir son visage baissé, cette carrure d’épaule… je m’approche un peu pour discerner les traits de cet homme qui m’intrigue. Nos regards se croisent et mon sang ne fait qu’un tour. Ce maudis allemand a le culot de venir jusque ici. Je vais pour crier et alerter les militaires qui sont autour de moi, mais l’autre bourreau me fait signe que non puis désigne Max. Je comprends la menace, si je le trahis, il prend Max comme première cible. Il se faufile entre les gens et s’engouffre dans une porte. Il faut que cette menace cesse, je le suis donc, d’abord doucement pour ne pas alarmer les invités, puis une fois dans le couloir je me mets à courir.

    L’allemand a peu d’avance, je force sur mes jambes pour le rattraper. Il ne prend même plus la peine de refermer les portes derrière lui. Je connais un peu le bâtiment, avec un peu de chance je vais arriver à le coincer. Je suis un linguiste, pas un soldat. Je n’ai pas la bravoure de Max, mais… je l’aime. J’ai beau me voiler la face, mais je sais bien ce que je ressens quand je suis dans ses bras. Et l’amour amène à des actes fous et insensés. Je n’ai jamais tué quelqu’un de ma vie. Ethan était condamné à mourir. C’est l’impact sur le sol qui l’a tué, j’ai juste… augmenté sa souffrance avec mon intervention involontaire.

    J’entre dans ce qui est un dortoir. L’allemand file par une porte au fond. Il est fait comme un rat, ce sont les douches, il n’y a pas d’issue. Je m’approche doucement, je ne suis pas armé et l’allemand me le fait savoir en se découvrant. Il pointe son arme sur moi d’un air triomphant et arrogant.

    - Vous êtes une personne fort intéressante monsieur Wade, dit-il dans un anglais très correct.

    - Vous ne nous lâcherez pas n’est-ce pas ?

    - Vos capacités pourraient vous rendre riche monsieur Wade.

    - Je ne cherche pas la richesse.

    - C’est bien dommage car cela aurait été plus plaisant pour vous que de me suivre par la force des choses. Vous ne voudriez pas qu’il arrive un malheur au Lieutenant Max Corey, non ?

    - Il n’arrivera pas de malheur à Max, répliquai-je d’une voix ferme.

    J’ai en mémoire mes cours de biologie du lycée, puis je suis allé à la bibliothèque récemment pour mémoriser des planches d’anatomie en prévision de cet instant. Je ne suis pas un meurtrier, mais je ne laisserai personne blesser Max. Et je sais pertinemment que si je pars sans lui régler son compte, il s’en prendra à Max. Je plisse les yeux sous l’effort. Tout ce passe rapidement. L’officier allemand comprend ce que je m’apprête à faire, et quand son cœur apparait dans ma paume, il a eu le temps d’appuyer sur la gâchette. Une vive douleur me brule le flanc. Je tombe à genou en entendant un cri, c’est la voix de Max qui arrive avec précipitation. Le cœur de ce fumier pulse encore dans ma main. Avec angoisse je vois le regard de Max sur l’organe sanguinolent. Il se doute que je ne suis pas tout à fait normal, je le lui ai confirmé sans préciser ce en quoi je suis différent. J’ai peur de sa réaction, à ses yeux je suis un gentil pas un assassin. Je me redresse péniblement et balance l’organe qui a cessé de battre dans la cuvette des toilettes les plus proches. D’un pas chancelant et en me tenant le côté, je me retourne vers Max.

    - Il ne te fera plus de mal, dis-je avec difficulté

    Max me soutient alors que je manque de m’évanouir. La douleur est horrible, mais la blessure n’est pas mortelle.

    - Pardon Max…



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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:31


    Derniers moments


    Je perds du temps, à essayer de savoir où est parti Nate. Mais je sais l’urgence. Je suis persuadé, comme si un lien fort me le révélait, comme si je m’étais accroché à lui dans tous les sens du terme, qu’il est en danger, ou en tout cas qu’il court vers ce danger.
    Et pourtant, alors même que je cours, m’arrête, tend l’oreille pour essayer de me repérer, j’ai les images de la soirée en tête. Tous nos clins d’œil , son sourire, sa joie alors que les hasards des danses nous faisaient nous rencontrer. Les verres partagés, les toasts à nos noms et ses yeux si pétillants, si pleins de promesses. J’aurai aimé danser avec lui, mais ce n’était pas possible. Pour qu’il y ai un après, pour que ce soir existe, il faut que je le retrouve, et vite.

    De nouveau, les images. La photo, je revois la photo que nous avons prise ensemble, il faudra que je la récupère auprès du photographe. J’étais si fier d’être à ses côtés. Mon tigre. Comme il avait grandi, comme il avait pris ses aises. Il avait gagné le respect de toute l’unité, grâce à ses capacités hors normes. Ses capacités… Je sais qu’il n’est pas tout à fait comme nous.. Mais je commence à me demander ce qu’il en est de moi. Frakir, mes blessures qui guérissent, les poids de plus en plus lourd que je soulève apparemment sans effort, et ces mots qui dansent dans ma tête. Des mots forts, qui transportent autre chose qu’un sens, qui ont une force au-delà de la matérialité, j’en suis à présent sur.
    Les couloirs et les portes se succèdent et j’arrive finalement à ce qui ressemble à un dortoir, vu de loin. Je les entends. Nate. Et LUI ! Non ! Encore ? J’enrage, alors que je m’approche. Si il ose toucher à un seul cheveu de Nate, je le tue, à main nues s’il le faut, mais je le tue.
    - C’est bien dommage car cela aurait été plus plaisant pour vous que de me suivre par la force des choses. Vous ne voudriez pas qu’il arrive un malheur au Lieutenant Max Corey, non ?

    - Il n’arrivera pas de malheur à Max, réponds mon tigre.
    J’entend l’allemand hurler de douleur, puis tirer. Non ! Alors que je me précipite dans la pièce, j’ai une vision d’horreur sous les yeux.
    -nate ! Il est a genoux, un cœur sanguinolent dans la main. Je n’y comprend rien, choqué de ce que je vois. Il me regarde, une grande tristesse dans le regard. Je suis toujours sous le choc alors que je le vois jeter le cœur de l’allemand, j’en suis sur à présent que je vois ce dernier agoniser, dans les toilettes.
    - Il ne te fera plus de mal me dit-il, alors que je le soutiens, au moment où il s’évanouit. Son pardon est noyé dans ma crainte. Ma crainte de ce qu’il est, ma crainte de le perdre. Cette dernière est la plus forte.
    Mes mains tremblent alors que je vois le sang s’étaler sur son si beau costume. Le bruit ne va pas tarder à attirer des gens, et j’ai besoin d’aide. Je prends le pistolet de l’allemand, et lui tire une balle dans la tête. Je protège Nate. De la sorte, les gens ne se poseront plus de questions. Je relâche ensuite l’arme, et la repose au sol.

    Je prend ensuite nate dans mes bras, ce qui me rappelle notre fuite, il y a si longtemps déjà, de cette demeure ou nous étions torturés. Les infirmières toutes pomponnées sont les premières à réagir, alors qu’elles demandent aux gens de faire de la place. Nous sommes emmenés en urgence dans cet hôpital que je déteste, et mon rapport est déjà tout prêt. Volontairement j’ai laissé à Nate le rôle de héros qu’il mérite. L’allemand était la, il s’en est pris à Nate, qu’il exécrait pour avoir donné un avantage à notre unité. Il a tiré sur ce dernier, mais Nate a réussit à lui prendre son arme et à lui tirer dessus. Plus personne ne dira quoi que ce soit sur son manque de courage… Mes yeux foudroient les premiers qui osent me poser d’autres questions, et je me retrouve enfin seul avec lui.

    Par chance, la balle n’était pas fichée profondément. Il a pu être recousu et un pansement propre mais impressionnant couvre à présent sa blessure… Les infirmières m’ont cependant prévenu, il risque de souffrir quelques jours, et il mettra un moment à s’en remettre. Je serre la mâchoire, mais je n’ai plus personne à punir pour ça.
    Avec l’accord des infirmières, nous sommes conduit en voiture chez moi, et sitôt la porte fermée, je le prend de nouveau dans mes bras pour l’accompagner dans la chambre et l’allonger. Mon baiser sur son front me renseigne sur son état. Il est fiévreux. Qui est-il ? Il a un pouvoir. Un pouvoir que cet allemand convoitait. Et pour l’obtenir, il m’a menacé moi. Mais alors, cela veut dire que Nate tient vraiment à moi ? J’aimerai faire quelque chose pour lui. Je le déshabille, prenant milles précautions, et regarde son pansement, que je dois déjà changer. J’embrasse sa peau, autour, comme si cela pouvait faire quelque chose.

    Alors que je change son pansement, j’enrage de ne pouvoir faire plus. Je me déshabille à mon tour, et viens me coucher contre lui, pour lui apporter ma chaleur, mon amour.
    Je lui murmure à son oreille.
    -je t’aime Nate. N’en doute pas une seconde. Peu importe ce que tu es, ce que tu peux faire, je t’aime.
    Son gémissement m’indique qu’il m’a entendu, mais pour autant, il n’arrive pas à se réveiller. La douleur est présente, malgré les médicaments. Les mots qui tournent dans ma tête depuis quelques temps se font plus insistants. Frakir me regarde avec un air grave que je ne lui ai jamais vu. Je sens en moi une force, quelque chose d’ancien, lié à ces mots. Je guette un assentiment alors que des lettres s’organisent dans mon esprit, et Frakir aboie, pour me faire comprendre qu’elle est d’accord.

    Mes mains forment sans que je sache d’où me vient ce savoir des arabesques compliqués, mais rapidement, au dessus de nate, alors que je prononce doucement, dans une langue qui m’est inconnue. Non.. Dans une langue que je connaissais avant, sans savoir ce qu’est cet « avant ».
    « sfussfluli »
    Un mot qui véhicule un pouvoir. Force vitale. Guérison.. Pas réellement une guérison, mais un encouragement à la guérison. Je suis estomaqué de voir que la plaie semble déjà beaucoup plus jolie, et le visage souffrant de nate se détend à vue d’œil. Je m’empresse de lui remettre un pansement, ne sachant pas exactement ce que je viens de faire… Alors je dis la seule chose qui me vient à l’esprit, en le voyant se réveiller et me sourire.
    -je t’aime, nate. Pour tout ce que tu es. Tout ce que tu es.
    Son sourire s’agrandit, et je le couvre de baisers.




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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:31





    Sur le départ...


    Je lis incompréhension dans les yeux de Max. J’ai si peur de ce qu’il va penser et de comment il va réagir en comprenant que je ne suis pas normal, que je suis un mutant. Je crains de voir son regard si aimant changer et me regarder avec horreur et dégout. Alors que je me sens défaillir alors qu’il me soutient, je me dis que cela serait peut-être bien finalement qu’il me haïsse. Cela serait plus facile pour moi de disparaitre… quand j’aurais repris des forces. La menace particulière qui pesait sur Max, celle qui était dû à ma présence était définitivement écartée. Je ne pouvais pas arrêter la guerre, ni le soustraire aux risque qu’il encourait déjà avant mon arrivée. Je l’entends prononcer mon nom alors que je sombre.

    ***

    Je me réveille dans un cocon de blancheur. Un regard vert me scrute, inquiet. Je souris car je suis heureux de voir Max près de moi… J’avais si peur qu’il s’éloigne du monstre que je suis. Je viens de tuer un homme de sang-froid. Avec dégout, je me rappelle la sensation de tenir ce cœur qui bat encore dans ma paume. Mais savoir Max vivant balaie mes remords et ce sentiment de culpabilité auquel j’aurais bien le temps de réfléchir plus tard.

    - Je t’aime, Nate. Pour tout ce que tu es. Tout ce que tu es.

    Mon sourire s’agrandit quand il répète sa phrase, insistant sur son sens. Il m’accepte tel que je suis. Cela fait de moi le plus heureux des hommes, même si je sais que cela est égoïste car cela signifie que je vais le blesser quand je partirai. Je m’offre à ses baisers, surpris que mon flanc ne me fasse pas plus souffrir que cela. Ceux qui m’ont soigné sont efficaces. Je referme mes bras dans le dos de Max qui s’affale sur mon corps. Son poids me réconforte et me rassure. J’écrase une larme discrètement. L’idée de partir me tue de l’intérieur. Je me suis promis de ne pas revenir sur ma décision quel que soit la douceur de ses caresses, ou le velours de ses mots.

    ***

    Ma convalescence et la nature des événements ont permis à Max de rester près de moi. Il se fait infirmier coquin et pare aux moindre de mes désirs. Je profite de ces jours comme si chacun étaient le dernier. Mon cœur hurle quand il me fait des promesses de toujours et à jamais. Je lui mens avec une facilité déconcertante. J’en ai honte. Mais je le veux aimant et à moi jusqu’à la dernière minute. J’agis comme un égoïste, je prends tout ce qu’il m’offre, j’absorbe son amour comme si je pouvais en faire des réserves. Alors qu’il me sert un repas insolent de richesse vu la conjoncture, je lui demande de s’asseoir. J’ai décidé de lui dire au moins ce que je suis. Évidement je vais taire le fait que je viens du futur et que je vais y retourner…

    - Max, je suis une personne qui a subi une mutation… C’est un processus naturel et concerne ce qu’on appelle le gène X.

    Max m’écoute et m’invite à poursuivre. Alors je lui dis mes capacités et lui fait une petite démonstration en faisant apparaitre sur la table son rasoir qui se trouve dans la salle de bain. Des brins de son blaireau montrent que j’ai déplacé un volume. J’essaye de rester simple sur l’explication physique. Il comprend rapidement l’atout que je pouvais être aux yeux de l’allemand. Je suis le voleur parfait. Je le rassure que je refuse d’utiliser mon don à des fins criminelles. Puis je mens sur le fait de ne toujours pas me souvenir d’où je viens, ni si j’ai encore de la famille. Max me rassure que mon don ne le gêne pas. Il me redit son amour. J’ai envie d’hurler ma frustration et ma colère. Car moi aussi je l’aime.

    ***

    Deux semaines sont passées depuis que l’allemand m’a tiré dessus. Je viens de reprendre le travail. J’ai été embarrassé quand toute l’unité d’espionnage m’a applaudit quand je suis arrivé. Max avait tiré dans la tête de l’allemand pour me couvrir. Il m’avait même laissé l’honneur de cet acte de bravoure.

    Le soir en rentrant, je fais un détour par l’immeuble qui sera le mien dans plusieurs dizaine d’année. Je me faufile sans que la concierge me voit. L’appartement est toujours à louer, ce qui m’arrange bien. J’entre avec la clé que je me suis faite avec un des barreaux du balcon. Je prends le temps de déambuler dans les pièces et finis par m’asseoir sur le carrelage de l’entrée. Je sais que dans le futur, cet endroit est dégagé de tout objet ou meuble. Je ferme les yeux et me concentre sur les lignes du temps. Je ne sais pas comment m’y prendre pour changer d’époque. Je cherche donc et scrute inlassablement les plans temporels. Je n’ai pas un pouvoir où il suffit que je clause des doigts comme certains super héros qui arrivent à faire tout et n’importe quoi sans effort ni contrepartie.

    Je suis obligé de revenir. Parfois quand la concierge est présente, je me déplace moi-même pour atteindre l’appartement. La première fois que je l’ai fait, j’avais une boule de peur au ventre. Mais finalement, j’arrive à gérer ce type de déplacement assez facilement. Je rentre le soir fatigué. Max me demande de me ménager, mettant cela sur le compte de ma récente blessure et au travail que j’ai repris. Nos nuits sont chaudes et passionnées. Je m’enivre de sa présence et de son corps. Je me donne à lui sans condition, sans frein. J’essaye de mémoriser son odeur, je cartographie sa peau des yeux et des doigts. Quand il est avec moi, je suis constamment souriant, je lui montre le meilleur de moi-même. Le sourire de Max est radieux, je le sais heureux de ma présence. Je fais si bien l’acteur… Mon masque tombe quand je me sais seul, alors mon visage laisse apparaitre ma souffrance morale et un désespoir sans fond.

    ***

    J’ai trouvé ! Mais je suis bien moins content qu’Archimède dans sa baignoire. Cette après-midi, j’ai enfin compris et trouvé le plan temporel que je vise. J’y ai envoyé une boite d’allumette et fait venir mon mug que je sais posé sur le rebord de la fenêtre. Voir cet objet qui m’appartient et qui vient du futur me conforme dans ma douloureuse décision. Cette nuit sera la dernière avec Max…

    ***

    Je suis rentré tôt, je prépare un repas à ma façon. C’est un cadeau d’adieu, j’espère que Max appréciera cette cuisine du futur. Je me suis changé, choisis des vêtements qui me rapprochent de mes habitudes de mon époque et qui font sourire Max par leur côté avant-gardiste et original. Je ne sais pas si cela lui plait, où s’il me trouve à son gout quoique je porte. Mais ce soir, pour notre dernière nuit, je veux être moi. J’ai refait cent fois le mot que je compte laisser. J’en ai écrit des pages et des pages m’excusant et implorant son pardon, lui demandant de m’oublier. Mais j’ai fini par tout bruler dans le poêle et me suis contenté de quelque chose de plus simple.

    Frakir qui est resté silencieux jusqu’à présent s’agite. Max est de retour. Il me sourit et m’enlace en arrivant. Plonge son nez dans mon cou, me dit que je sens bon, comme l’odeur qui s’échappe de la cuisine. Quand il voit la table dressée avec tant de recherche, il me demande en quel honneur est-ce. J’élude en lui rétorquant qu’il n’y a pas besoin d’avoir un prétexte pour lui faire plaisir… Il aura bien le temps demain pour se rendre compte…

    Avec surprise et étonnement, il goute ce que j’ai préparé. Quand il me demande d’où je connais de telle recette, je lui montre mon crane, disant que c’est des réminiscences de ma mémoire verrouillée. Il est surpris par certain mélange, mais fait honneur à mon repas. Le bain commun est le prétexte à des préliminaires qui préludent à un embrasement.


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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:31


    one last night


    Plus tard, je me rappellerai de ce moment. Il reviendra me hanter, me réconforter, m’apporter la douleur des questions. Pourquoi ? Pourquoi Nate ? Et... Comment te portes-tu ? Une dernière nuit. Une dernière nuit ensemble, qui me fera toucher du doigt l’absolu. Une dernière nuit qui me suivra comme une ombre, que je n’enfermerai pas dans un écrin, que je laisserai vivre, mais que je chérirai aussi longtemps que je vivrai.

    Alors que je lui dit enfin mon amour, non pas avec des artifices, comme des mots écrits sur son corps ou des fuites sémantiques, il me sourit. Je sais ce qu’il a fait, et je n’avais pas tort de le comparer à un tigre. Il a été capable de tuer. Pour moi. Je vois à son regard qu’il a peur que je le fuis, pour ce qu’il est. C’est tout le contraire. Le simple fait qu’il ait presque honte de ce qu’il a fait ne le rend que plus précieux à mes yeux. Il y a quelque chose, enfouis en moi, qui s’est réveillé avec les mots que j’ai prononcé pour l’aider à guérir. Quelque chose de guerrier, qui parle à mon corps, à mon sang.

    Alors qu’il referme ses bras sur moi, j’ai la réponse à une question que je ne me posais pas. Tout devient clair, limpide, lumineux. Mes baisers tracent une nouvelle route sur son corps, que je connais parfaitement, que je redécouvre pourtant à chaque fois. Un grain de beauté ici, un frémissement sensible la, sa pomme d’adam, sa barbe, que j’entretiens pour lui et ses yeux qui cachent tant de mystères.
    Les jours suivants défilent bien trop vite, mais je n’en ai conscience qu’aujourd’hui, alors que la peau a fait place au vide. Vide au creux de mes bras. Vide dans mon cœur. Vide. Ce jour la je lui ai préparé un repas de fête. J’ai puisé dans mes ressources, et les jours d’après seront sans doute fait de privations, mais ce n’est pas important. J’ai tout préparé, mis les petits plats dans les grands. Alors que nous partageons ce repas, Nate semble vouloir m’avouer quelquechose.
    -Max, je suis une personne qui a subi une mutation… C’est un processus naturel et concerne ce qu’on appelle le gène X.

    Je lui fais signe de continuer. Je comprends sans vraiment le faire, comme si une clef me manquait.
    Alors que je fronce les sourcils, mon rasoir apparait soudain sur la table. C’est mon rasoir, aucun doute possible. Je sursaute, ne m’y attendant pas. Son explication me fait pousser un soupir de compréhension inquiet.
    -je comprend mieux. Entre leur mains, tu aurais pu… Tu aurais pu les faire gagner… Tu pourrais nous faire gagner… Il ne faut pas que ça se sache !
    Je lui prend les mains.
    -nate, je veux pas qu’on t’utilise. Pas comme ça.. Il ne faut pas en parler. Même pour nous. Même si ça nous fait gagner. C’est trop… Je veux pas !

    Je lui embrasse les mains, puis il les passe, attendris, dans mes cheveux. Je me rapproche, et nous profitons simplement de notre proximité alors que je renouvelle mon amour par les mots et les gestes.
    Était-ce ce soir ? Cette nuit ? non… C’était plus tard, les jours sont passés, deux semaines peut-être. Deux semaines avant ce vide absolu, cette perte absolue.

    Mes rêves reviennent, et j’ai de plus en plus la certitude que ce monde existe, et que je le connais. Frakir semble m’observer, et devient de moins en moins vivace, comme si elle s’éteignait. Je le berce de temps en temps dans mes bras, alors qu’elle gémit, et me lèche le visage. Elle semble me faire des adieux, et ça me tord les tripes. Quant à Nate, il ne se ménage pas au travail, et je le sermonne gentiment pour qu’il se repose un peu plus. Nos nuits sons extatiques. Plusieurs fois dans la nuit, nos corps ont si faim l’un de l’autre. Et la plénitude est une récompense à notre dévotion, à nos prières charnelles. Nous prions un dieu, un dieu que nous créons ensemble.
    Alors, c’est cette nuit-là, n’est-ce pas ? Oui. Dans le désert de souffrance que je parcoure maintenant, je reconnais les étoiles. C’est cette nuit-là. La dernière. Je m’approche d’une oasis que je sais ne plus jamais pouvoir atteindre. Il est la, comme ce soir-là. Dans ses vêtements si particuliers. Je respire son odeur, me perd dans la texture de ses cheveux. Tous ces détails qui font que je ne l’oublie pas, qui sont encore vivace, même maintenant. Ce qu’il avait préparé, ces saveurs exquises.

    Puis son sourire malicieux, mais cette tristesse dans les yeux. Nos habits qui s’éparpillent au fur et à mesure, sur les marches, mes mains qui lui arrachent des soupirs de satisfaction. Nos deux corps, bouillant d’envie, dans l’eau du bain.
    Une dernière nuit. Une dernière nuit ensemble, qui me fera toucher du doigt l’absolu. Une dernière nuit qui me suivra comme une ombre, que je n’enfermerai pas dans un écrin, que je laisserai vivre, mais que je chérirai aussi longtemps que je vivrai. Je ne suis plus rien, je suis lui, je le parcoure, il est en moi, je suis en lui, mes mains le font se rapprocher, gémir, crier de plaisir, tout comme il le fait avec moi. Pour une raison que je comprends maintenant, nous atteignons un paroxysme d’extase, que je ne connaitrai plus jamais, avec quiconque d’autre que lui.
    Je me suis endormis en le tenant dans mes bras. Je me suis réveillé en tenant du vide, avec un papier. Un putain de papier sur l’oreiller. Que j’ai lus, déchiré, reconstitué, relus…

    Je n’ai su que plus tard ce qu’a fait Frakir. Elle était allée le trouver, alors qu’il partait, qu’il me laissait, et lui avait tendu mon médaillon. A l’intérieur de celui-ci, j’y avais placé un dessin de moi, alors que je ne me connaissais pas ce talent. C’était une reproduction, pleine de détails, de la photo que nous avions pris ensemble à la soirée ou il avait tué pour moi. J’ai pour ma part la photo originale, qui me brule les yeux chaque fois que je la regarde.

    Les jours suivants me laissent meurtris et détruit. Je cherche en vain Nate. Je fais semblant de le faire, car je sais qu’il est partit ailleurs, et que je ne le retrouverai plus jamais. Mais je dois être convainquant auprès de mon unité pour qu’il soit considéré comme perdu… On me réconforte, et je comprend aux phrases de certaines infirmières qu’elles ont compris ce qu’il est pour moi.
    Je suis mort, terne, et je cherche, au fond à mourir, en reprenant les missions périeuses. Mais je ne meurs pas. Je guéris même de plus en plus vite. Un soir, n’en pouvant plus, je rentre chez moi. J’ai une image de rasoir en tête. Je ne guérirai pas de ça.
    C’est la que je trouve Frakir, presque inerte, sur le canapé. Je me précipite vers elle, et son gémissement me déchire le cœur. Je la berce pendant presque un quart d’heure, sentant son dernier souffle venir. Alors que tout se termine, j’assiste éberlué à sa disparition, elle perd de sa matière, rétrécis, change, se disperse. Quand tout est finit, un déclic se fait. Elle est à mon poignet, elle luit d’une lueur d’argent, et je sais qu’elle aurait dû être ainsi depuis le début. Frakir. Je caresse le bracelet tressé du bout du doigt, et je sens son amour me revenir. Frakir… Merci. Elle devient alors invisible, et mes pensées se débloquent d’un coup.

    Ambre. Les Cours. Et moi. Maximus d’AmbreCour, Duc des Marches de l’Ouest, Comte du Kolvir, et prince du chaos. Regardant une nouvelle fois la photo qui me fait si mal, je me rappelle ce que je suis, ce que je peux faire. J’ouvre la porte de ce qui n’est pas chez moi, ne l’a jamais été. Ou plutôt ne l’a été que le temps de vivre avec Nate. Je marche. Au prochain croisement, je trouverai des fleurs bleues.. Puis elles seront plus grande, et la nuit fera place au jour. Toujours plus loin, toujours plus loin.. Vers Ambre… Vers ma vie… Je te retrouverai, Nate, j’en fais le serment. Quellquechose dans mon sang bout à cette décision. La parole d’un fils d’Ambre à force de loi. Je le retrouverai, ou je mourrai en essayant, je me suis lié moi-même à cette vérité. Frakir pulse à mon poignet. Je sais, ma frakir. Je suis en danger. Mais je les braveraient tous pour lui.





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    Nathaniel Wade

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:32





    Immeasurable pain


    La pire des décisions est celle qu’on n’a pas prise. J’ai pris la mienne et cela me brise le cœur et l’âme. Max est pourtant une évidence. Je n’ai pas besoin de raisonnement, ni de réflexion pour le savoir. Mon corps l’a choisi. Nous nous accordons si parfaitement. J’ai aimé notre progression, Max qui s’étonne et découvre cette attirance. Le cheminement qu’il fait et l’acceptation totale et sans compromis de ce lien entre nous, l’accord de nos corps et de nos cœurs. Dans ses bras, je me sens vivre et vibrer. Il est le premier à m’émouvoir ainsi. J’ai chaviré dans tous les sens du terme. Depuis la mort du nazi, nos nuits sont une course pour s’aimer. L’a-t-il senti, cette décision que j’ai prise ? Car Max est autant fébrile que moi dans nos ébats. Je m’imprègne de son corps et de sa présence. Je m’enivre de son parfum et cache mes larmes dans l’oreiller alors qu’il me serre dans ses bras. Je me déteste dans ce rôle d’acteur que je joue bien trop facilement. Ce n’est pas moi, pas mon caractère que de mentir et tromper. Mais je sais que je ne pourrais jamais encaisser sa douleur si je lui avouais ma résolution. Alors comme le lâche que je suis, j’abuse de lui, de son amour pour moi. Je prends ce qu’il me donne, lui vole son air.

    C’est pour cette nuit. Dans un faux aveu, j’essaye d’être moi-même, dans ma manière de m’habiller et dans les plats que je lui ai préparé. Les yeux de Max sont mon miroir. Je me vois comme lui me voit, beau et désirable. Sa sincérité me touche et me torture à l’image de ma tromperie. Frakir d’habitude si enthousiaste reste assis silencieux. Il sait. Quand mon regard croise celui du chien, je comprends qu’il sait que j’ai deviné ses pensées. Cependant, je ne lis aucune accusation dans ses yeux d’habitude si expressifs. Frakir semble connaitre et accepter ma décision de partir. Comment et pourquoi je pense cela, je n’en ai aucune idée. Le chien de Max a ressuscité et changé d’apparence une fois. Il est spécial et étrangement, cette bizarrerie n’a jamais vraiment été évoquée entre Max et moi. Comme si lui et moi voulions éviter les sujets trop anormaux.

    Les mains de Max m’offrent une douce torture quand il me porte jusqu’à la salle de bain. Encore une fois nous inondons les lieux de nos jeux. Après le lit se fait à nouveau champ de bataille. Notre ardeur ne semble pas avoir de fin. Je me donne à lui sans retenue et me soude à son corps. Il n’y a plus d’endroit ni d’envers, ni de haut ou de bas. Nous ne sommes qu’un seul et unique corps. Quand il s’offre à moi, je me fais doux et conquérant à la fois. Je le prends et me donne. Nos souffles erratiques sont à la mesure de nos cœurs qui s’affolent. Quand je jouis enfin, je cache de nouveau mes larmes dans les draps défaits. Mon cœur s’embrase et se fissure. Je ne pense pas à demain, ni à la minute suivante. Je veux oublier, là dans ce lit, blotti dans les bras de Max qui ne tarde pas de s’endormir.

    Les minutes s’égrènent, assassines. Elles tuent mon bonheur et celui de l’homme que je chéris. Je serre la mâchoire à m’en blesser les dents pour me retenir de sangloter alors que je me délivre de l’emprise du bras de Max. Sa respiration est calme, je devine ses traits apaisés à la lueur de la lune gibbeuse. Je dépose sur l’oreiller mon message. C’est une insulte à son amour et sa confiance. Mais je ne veux pas qu’il pense qu’il m’est arrivé quelque chose. Je sais que ces quelques mots vont le blesser, mais j’ai eu beau tourner le problème dans tous les sens, je n’ai rien trouvé de moins cruel.

    Dans la pénombre, je ramasse mes affaires et me rhabille. Devant le chantier de la salle de bain, je prends le temps de ranger. Je ne veux pas lui laisser cette corvée alors qu’il sera certainement foudroyé par mon départ. Sans bruit je descends au salon et récupère mon portefeuille et mon téléphone portable, que j’avais glissé dans le tiroir d’une commode. Max ne s’est jamais approché de ses objets qui lui auraient fait se poser un tas de questions sur moi. Un tas de détails me reviennent. Je me rends compte qu’il m’a accepté sans poser de question. Alors que je me dirige vers la porte d’entrée, je vois Frakir qui semble m’attendre. Assis devant la porte, il a le médaillon de Max dans la gueule. Il se lève et le pose devant moi sur le sol. Je m’accroupis et le prends délicatement. Je regarde le chien et lui gratte l’encolure. Il émet un cri plaintif et me pousse la main du museau. J’ouvre le boitier du médaillon, mon cœur se serre à la vue de l’image qui s’offre à mon regard. Ce n’est pas une photo, mais le dessin semble si réaliste que j’en ai le souffle coupé. Je regarde deux visages souriants, Max et moi quand le photographe nous a immortalisés. Je ne me sens pas le droit d’emporter cet objet, et Frakir doit le sentir car il repousse de nouveau ma main contre ma poitrine.

    - Ok, murmuré-je.

    J’entoure le chien de mes bras pour un dernier au revoir et sors sans me retourner. L’air dehors me semble glacial. D’un pas lourd, je marche vers ma destination. Je songe au message que j’ai laissé sur l’oreiller… « Pardon. Je t’aime. Nate. » Que dire de plus ?

    Je suis enfin arrivé. L’immeuble est silencieux. Discrètement, je gravis les étages, déverrouille la porte de mon futur appartement et referme avec soin derrière moi. J’inspire un bon coup et m’assois sur le carrelage de l’entrée. Je m'interdis toute autre pensée que celle de mon retour dans mon temps. Doucement je ferme les yeux et vide mon esprit en me faisant attentif à mon environnement. Je visualise l’espace autour de moi, puis plonge mes pensées à la recherche de l’espace-temps qui m’intéresse. Quand je l’atteins enfin, je prends une grande inspiration, comme si j’allais plonger et par ma simple volonté, me « déplaçe » vers ce Londres de 2014. Un « pop » retentit à ma disparition.

    Je vois la luminosité à travers mes paupières close. J’entends le bruit de la circulation et la télévision du voisin. Je n’ouvre pas les yeux immédiatement. Je suis lessivé, l’effort mental que ça m’a demandé m’a donné un sacré mal de crane. Quand enfin j’ouvre les yeux sur mon monde, je m’aperçois que mon appartement est sans dessus-dessous. J’ai eu de la visite pendant mon absence. Avec un saut au cœur, je me demande combien de temps il s’est écoulé depuis ma disparition dans le passé. Je redresse la télévision et l’allume sur une chaine d’information. Cinq jours… J’ai passé des mois avec Max et me revoilà dans mon époque qui n’a bougé que de cinq malheureux jours. Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

    Alors que le cœur lourd, je range le chantier qu’est mon appartement, je comprends que c’est ceux qui m’ont tiré dessus qui sont venus là. Rien n’a été volé, ils ont juste saccagé les lieux de dépit de ne pas me trouver. Je plonge dans la gestion de ce problème pour m’éviter de penser à Londres 1941 et son beau lieutenant qui doit être mort maintenant. J’appelle mon client et logeur et lui explique que je ne reste pas dans cette ville que je qualifie de dangereuse. Je ne lui laisse pas le choix que de discuter des avancées de mes traductions via le net et qu’il est hors de question que je mette ma vie en danger pour ce travail.

    Il me faut une semaine pour organiser mon rapatriement sur New York, ranger et emballer mes affaires. Puis, j’ai autre chose à faire avant de quitter ce pays… J’appelle le bureau des affaires militaire et leur demande s’ils savent si le Lieutenant Max Corey est encore en vie, ça lui ferait pas moins de 98 ans et sinon où il serait enterré. On me fait patienter. Je me demande ce que je ferai si jamais on m’apprenait qu’il était toujours en vie. A-t-il finalement eu des enfants ? Un sentiment de jalousie m’anime sur cette famille hypothétique. Mon interlocutrice me reprend en s’excusant de l’attente. Je ne sais pas si je dois me réjouir ou pas de ce qu’elle m’apprend. Je raccroche après l’avoir remercié et m’assois sur le sol. Max a été porté disparu pas très longtemps après ma propre disparition. Des larmes me brouillent les yeux. J’ai tant d’hypothèses pour expliquer ce fait que j’en ai la tête qui tourne. A-t-il succombé à la guerre ? L’allemand avait-il des complices ? Max s’est-il mis volontairement en danger….

    ***

    Mes yeux regardent dans le vague par-delà le hublot de l’avion qui me ramène chez moi. Ma tristesse est infinie.

    Je suis le propre instrument de mon malheur.

    FIN DU RP


    © Fiche par Mafdet MAHES




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