Méteo / FLux temporel et rumeurs


2016
Le flux mène au 16 février 2016.
En europe et en France en particulier, la météo est déréglée. Les températures sont au dessus des normes et on a plutôt l'impression d'être au printemps. Partout ailleurs dans le monde, la météo est conforme aux normes.

De nombreuses failles temporelles émergent, partout sur le globe, et d'anciennes figures qu'on croyait disparues refont surface. Les surhommes, désormais appelés "super héros", sont maintenant de notoriété publique et certains ont même des comics relatant leurs exploits.
Certains groupes datant de l'époque chimérique font à nouveau parler d'eux...

1934
Le flux mène au 02 janvier 1934.
A paris, le ciel est agréable et ensoleillé. A Londres, températures fraiches mais ciel dégagé. Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Un meurtrier en série sévit en ce moment à Paris, découpant les mains de ses victimes.

Une enquête est menée sur les laboratoires privés Flamel et leur soit disant "produit miracle".

Le scientifique français Henri George Ben a disparu...< /div>

1921
Le flux mène au 21 février 1921
A paris, le temps est clément, mais il fait assez sombre.
A Londres, il pleut et la température est basse.
Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Une folle rumeur court sur la résurgence d'une ethnie Fae et leur lien avec "la fée verte" reste à démontrer...

    Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

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    Nathaniel Wade

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    Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Nathaniel Wade le Jeu 28 Jan - 21:16





    Paratonnerre
    à ennuis


    Londres, 1er mars 2014.

    Je sors d’une réunion avec l’éditeur qui m’emploie. Je lui ai rendu ma traduction sur le premier volume d’une trilogie d’un auteur chinois célèbre. Il veut une traduction faite par un occidental et  non pas par un natif du pays d’origine. Il semble satisfait et c‘est tant mieux, car ce vieux débris conservateur m’a sorti de mon loft new yorkais pour un deux pièces minable dans le quartier de Chelsea à Londres. La tuyauterie fait un bruit d’enfer dès que quelqu’un ouvre un robinet quelque part dans l’immeuble, les murs sont humides et je passe sur mes colocataires à six pattes. J’avais dû quitter mon confort, car ce vieil anglais souhaitait pouvoir parler de vive voix avec ses traducteurs lors des réunions de travail. « Plus efficace » il disait. J’étais certain qu’il masquait ainsi son incapacité à utiliser le panel de possibilités qu’offre le multi média de nos jours.

    C’est bien parce qu’il me payait des honoraires scandaleux et le loyer du logement d’appoint que j’avais remis les pieds dans cette ville que j’avais fui après mon enlèvement par un groupe terroriste pour m’obliger à subtiliser un stock d’arme aussi bien gardé que les joyaux de la couronne. Si j’avais obtempéré sous la menace d’une arme sur ma tempe, j’avais fait foirer la manœuvre en « oubliant » de déplacer les percuteurs avec le reste des armes. Une petite pièce qu’ils n’ont pas vue immédiatement comme manquante, une petite pièce sans laquelle une arme devient totalement inutile. Mais le temps qu’ils s’en aperçoivent, j’avais déjà fui. Ce tour de passe-passe m’avait valu mon exil sur le continent américain et restreint mon travail sur les traductions écrites. Mais je ne me plaignais pas de ma vie qui était relativement confortable. Cette histoire remontant à quelques années, je m’étais dit que les anciens protagonistes de cette affaire devaient être loin à présent. J’étais donc revenu dans la ville qui m’avait vu naître, relativement confiant.

    De toute manière, je reste concentré sur le travail à faire, je n’ai pas envie de m’éterniser dans cette ville que je trouve maussade. Je ne sors donc que pour m’aérer quand mes yeux commencent à se croiser sur les idéogrammes que je dois traduire. L’histoire traitée par ces ouvrages est ennuyeuse au possible. Je viens de reposer mes documents à l’appartement et je ressors pour aller manger un bout. Mon ventre crie famine. Il faut aussi que je songe à appeler mon père, on se voit si rarement…

    ***

    A quel moment cela a merdé ? Je n’ai pas vu ce fourgon se garer près de moi. Tout s’est passé si vite, qu’avant qu’un signal alarme sonne dans ma tête, j’avais déjà rejoint Morphée. Le réveil n’est pas confortable. J’ai mal à la nuque à cause d’une mauvaise position tenue trop longtemps. Je suis ligoté sur une chaise en acier dont les pieds sont visés au sol. Un mal de crane me lancine entre les tempes, je bouge un peu, gémi de douleur et une lampe s’allume de manière brusque. Je suis aveuglé. Des gens sont là, trois ou quatre, je vois mal à cause de la lampe. Un homme me parle, sa voix bourdonne, j’annone une question, en retour je reçois de l’eau dans la figure. C’est déplaisant, mais cela a le mérite de rallumer toutes les lumières de mon cerveau.

    L’histoire se répète… On veut utiliser mon don pour un vol. Je prête à peine attention à qui ils sont, mais leur but est semblable que les autres fanatiques avec leurs armes.  Je refuse, les coups commencent à pleuvoir. Je finis donc par abdiquer, je ne suis pas un héros moi. Par contre cette fois, on ne me dit pas ce que je dois déplacer. Ils me montrent la photo d’un coffre et me donne juste un volume théorique à déplacer. Ils me font comprendre qu’ils sont au courant pour ma ruse avec le stock d’arme et me font donc travailler en aveugle. Je sens que cette affaire est mal partie. Je ne sais pas ce qu’ils veulent voler, mais vu le coffre et les dispositions de sécurité autour, le stock d’arme de la dernière fois, c’était de la rigolade… Je fais semblant de coopérer et tente de réfléchir à un plan d’évasion. Le coup est pour le lendemain, je dois sortir de là rapidement.

    ***

    Déplacer le nœud de la corde qui me retenait m’a demandé de l’adresse, car je devais faire attention de ne pas me déplacer un bout de chaire avec. J’y suis donc allé morceau par morceau, déplaçant des morceaux de corde ailleurs, sur un autre espace-temps. Je ne me donnai pas la peine de leur donner une destination finale. Le reste fut un sprint jusqu’à la porte que je déplaçai pour la repositionner juste dans mon dos. Je n’aimais pas user de mon don dans la précipitation, cela augmentait ma marge d’erreur. Mais je devais sauver ma peau. Une balle siffla à mon oreille. Je partis comme le lapin pressé d’Alice au pays des merveilles. Une fois dehors, j’eus du mal à m’orienter et filai un peu au hasard. C’était une zone industrielle déserte, une friche industrielle comme on en trouve beaucoup. Je ne savais pas où je me trouvai, le soleil était éblouissant en cette de journée.

    L’air me brûlait les poumons, je sentais les muscles de mes cuisses se raidir, la crampe n’était pas loin. Une rafale de balle me motive à accélérer. J’essaye de les freiner en leur collant des obstacles grâce à mon don, mais la course me prend bien trop d’énergie pour que cela soit efficace. Je bifurque dans une ruelle, vingt mètres plus loin je me rends compte de l’erreur, c’est un cul de sac. Je tâte le mur du fond et me concentre. Je suis fatigué, j’y vais donc par bout. Mon cœur se serre quand j’aperçois certains de mes poursuivants de l’autre côté du mur. Je suis cerné. Je me retourne dans l’intention de me rendre, mais une balle m’érafle le bras. Je dois à un ultime réflexe d’éviter la slave qui suit. Je suis coincé comme un rat. Mon cœur bat à la chamade, je vais me faire buter sans autre forme de procès. Je me suis enfuis, je suis au courant de leur plan, ils ne laisseront pas de témoin vivant.

    L’angoisse me noue le ventre quand j’entends les pas s’approcher de la poubelle derrière laquelle je me cache. Je regarde le sol, puis autour de moi, aucune issue sinon… de me déplacer moi-même… Depuis la mort de mon petit frère, je n’ai jamais réutilisé mon don sur une personne. Je l’ai fait sur des animaux, mais je ne peux pas risquer une erreur sur un être humain. Deux mètres, la mort se rapproche… C’est de l’inconscience, je suis épuisé, j’ai mal de partout à cause des coups, une blessure au front m’aveugle presque avec le sang qui coule. La balle n’a fait qu’effleurer mon bras, mais ça fait un mal de chien…

    Je n’ai pas le choix et ouvre un trou dans l’espace-temps au moment même où mon poursuivant dépasse la poubelle qui me cachait à sa vue. La lumière s’éteint brusquement, un froid intense me fait trembler. Je n’ai jamais utilisé mon don sur moi. Je me concentre sur le sol de la cuisine de l’appartement à Londres comme destination. La sensation est étrange, mon corps ne sent aucun appui nul part, c’est comme si j’étais dans le vide, pourtant je n’ai pas la sensation de chuter. J’ai un moment de doute, j’aurai pu choisir mon appartement à New York, mais c’est trop loin. En théorie cela ne devrait pas faire de différence, mais je n’ai jamais déplacé des objets sur une si longue distance. Mes interrogations me font perdre ma concentration. L’arrivée est brutale, à la place du carrelage marronnasse attendu, je m’érafle tout un côté sur du béton brut parsemé de gravats.

    - P’tin ! je suis où ?

    J’ai la tête qui tourne et la gerbe. D’ailleurs ça n’attend pas, j’ai juste le temps de me pencher sur le côté  pour vomir ce qui reste de mon dernier repas. Je pose mes fesses sur le sol, je suis lessivé et dans un sale état. A côté de moi il y a un bout de la poubelle que j’ai emmené avec moi. Au moins j’ai sauvé ma peau. Le ciel est voilé alors qu’il faisait un super soleil. Je commence à m'inquiéter de savoir où je me trouve. Je ne suis pas certain qu’on me laisse monter dans un bus, je suis plein de sang, j’ai le côté droit tout éraflé, du sang coule le long de ma joue et mon bras… Je me redresse péniblement en me tenant au mur de brique juste à côté, mais je m’affale aussitôt sous le bruit d’une explosion. De la terre et des gravats me pleuvent dessus. Mais que ce passe-t-il ? Je m’ébroue et me relève. Je vacille, j’ai la tête qui tourne. Je marche dans la ruelle où j’ai atterri, au bout, sur une rue de plus grande importance, deux voitures noires passent à toutes vitesses. Ce sont des vieilles voitures aux calandres arrondis. Je sors mon téléphone, j’ai dans l’idée d’appeler mon père. Évidemment, je n’ai pas de réseau, pas la moindre petite barre allumée.

    Quand je débouche dans la grande rue, je crois que ma mâchoire est prête à se décrocher. Je suis en plein tournage d’un film  de guerre. Si j’en crois la tenue d’un militaire qui passe et de l’infirmière qui le suit, ils tournent un film sur la deuxième guerre mondiale. Je suis étonné de ne pas être au courant de ce tournage vu l’ampleur des décors. C’est très réaliste. Je cherche les caméras en vain. Est-ce une reconstruction historique ? Mais même, il devrait y avoir des gens… dans une tenue normale. Et l’immeuble à côté de moi est vraiment entier, ce n’est pas juste une façade. Une sirène hurle, les gens se mettent à courir. Quelqu’un passe à côté de moi et me hurle de me cacher. Il doit penser que je fais partie des figurant à cause de mes blessures…

    L’avion qui me survole arbore la croix gammée du Reich… La reconstruction historique s’arrête là, la bombe qui tombe est bien réelle… Je m’en rends compte à l’explosion dès qu’elle touche le sol. Le souffle me renverse. Je rebrousse chemin et retourne dans la ruelle presque à quatre pattes. Une frayeur sans nom me prend les tripes. Assis par terre, je me tiens la tête entre les mains. J’essaye de me calmer et de réfléchir posément. Le vent m’amène une feuille de journal qui se coince entre mes jambes. Je la prends et lis la manchette. Des larmes me brûlent les yeux. La date qui s’étale en caractère gras me renseigne sur le lieu où j’ai réapparu. Si je suis toujours à Londres… je me trouve pendant la période du Blitz quand la Luftwaffe a pilonné la capitale anglaise pendant plusieurs mois. La une du journal qui montre des photos de Londres dévasté date du 28 février 1941… J’ai fait un bond en arrière de soixante-treize ans ! Mon don a merdé. Est-ce à cause de l’état de fatigue ?

    Une nouvelle explosion fait de nouveau pleuvoir des gravats sur moi, je me protège la tête avec les bras. Je suis perdu. Je pense à mon téléphone portable bien inutile, tout comme ma carte bancaire. J’essaye de saisir les fils du temps, mais j’ai tout de suite la nausée. Et si mon don ne marchait pas dans cette dimension ? Nouvelle pluie de poussière, je rentre la tête dans mes épaules. Soudain une main se pose sur mon épaule. Je sursaute et recule précipitamment comme un animal acculé. Je m’entaille la paume des mains


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    Max Corey

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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:18



    Passé l’ivresse, passée l’ardeur
    Dont les fruits n’ont plus de saveur
    […]
    Lassé de mentir, de faire l’acteur
    Quand on est plus à la hauteur

    Restent les murs porteurs
    Des amis en béton
    […]
    Pour surmonter ses peurs
    Ou vaincre ses démons

    - Nate, j’ai pas de très bonnes nouvelles… Tu as du entendre…. Il va falloir tout barricader, et se terrer jusqu’à demain matin. Avec ces consignes, mes hommes ne viendront pas ce soir… Je ne suis même pas sûr qu’ils viennent. Il faudra surement les rejoindre nous-même demain…

    - Ok, on les rejoindra...

    Je vis pourtant dans une époque trouble, la balle qui devait m’atteindre en plein front aura fini sa course dans le mur qui se trouvait derrière mon dos quand je me suis « déplacé » à l’infime seconde près. La vie me punit-elle pour avoir fui la mort, me replongeant dans les dangers ? Suis-je condamné à mourir ? Est que ce cauchemar éveillé n’est que la conséquence d’avoir osé braver la mort. Mon abattement doit être visible sur mon visage, Max essaye de me rassurer.

    - T’inquiètes pas, Nate. Je te lâche pas. Aide-moi à tout barricader, puis je veillerai en bas, tu pourras dormir tranquillement dans mon lit. Je serai bien sur le canapé.

    Son dévouement est admirable. Mais je dois lui dire… Qu’il est vain de me protéger. Je deviens persuadé que je n’ai pas à être en vie. Je suis une anomalie dans ce temps. Ma présence est un non-sens. Je ne fais que lui apporter complications et tracasseries alors que ce beau lieutenant a ses propres soucis. Son amnésie lui vient certainement de cette blessure au front. Je l’aide néanmoins à barricader la maison, non pour moi, mais pour sa sécurité à lui… Je suis voué à mourir prochainement, c’est d’une évidence flagrante. La mort se rattrape comme elle peut, en me collant dans une situation de condamné.

    - Je dors là, comme ça tu peux dormir sur tes deux oreilles…

    Non ! Je ne sais quoi lui dire. C’est à moi de veiller, à moi de me prendre la prochaine balle. Les jappements du chien me sortent de ma torpeur, il semble bien décidé à nous veiller. Je ne sais pas si je suis heureux ou dépité par la situation. L’idée de dormir de nouveau serré contre Max est promesse d’apaisement, mais en me collant à lui est-ce que je ne le mets pas en danger ?

    Quand Max se déshabille, je ne peux m’empêcher de laisser traîner mes yeux. Dieu qu’il est désirable… Mais je me souviens de sa déception de constater qu’aucune fiancée ne l’attendait dans sa maison. A mon tour, j’ôte les vêtements qu’il a eu la gentillesse de me prêter et viens me glisser entre les draps à ses côtés. Je frissonne quand ma peau entre au contact des draps froids. Est-ce ma dernière nuit ? Me réveillerai-je seulement au matin ? Je n'ai pas mémoire que les allemands avaient pu infiltrer l’Angleterre avec des groupes armés. La paranoïa me gagne. L’histoire ne se modifie-t-elle pas juste pour m’abattre ? Quand je lève les yeux sur Max qui m’observe, la main calée sur sa joue, j'ai envie de me blottir contre lui pour y cacher ma détresse et cette certitude de n’être qu’en sursis et que toute tentative de survie est vouée à l’échec.

    - Tourne-toi, sur le ventre… Me dit-il doucement.

    J’obéis sans poser de question, puis quand je sens ses mains me frictionner le dos, je comprends qu’il a pris mes tremblements pour un signe de froid, alors que c'est de la pure terreur. Est-ce de la lâcheté que d’avoir peur de mourir ? Ses mains sont fermes sur ma peau, chaude et presque douce. Mes tremblements finissent par s’estomper. Je me laisse bercer par cette caresse, m’imaginant d’autres intentions plus douces pour oublier ma peur. Je m’endors bien après Max, rassuré par le poids de son bras sur mon dos et de la chaleur de son corps collé au mien. Je me persuade qu’il ne pouvait y voir là qu’un simple geste fraternel.



    Il fait sombre, non c’est l’obscurité totale. J’ai froid, mon corps semble flotter. Je suis nulle part, ou plutôt dans une sorte de néant. Je crie, j’appelle, mais le son de ma voix semble être aspiré dès qu’il passe mes lèvres. Puis je comprends l’horreur. Je me suis « déplacé » dans le néant. Je suis nul part, en dehors du temps. Je ne sens pas mon cœur battre, je… ne peux pas bouger… Je suis prisonnier d’une éternité immuable, conscient mais comme mort. Je vais devenir fou à passer l’éternité dans le noir, seul, enfermé dans mon corps. Je hurle, mais mon cri n’est que silence. L’enfer n’est pas le monde plein de flammes dont l’homme se fait souvent la représentation. Non, l’enfer est vide, l’enfer est le zéro absolu, l’enfer est solitude et immobilité…



    ......


    Je refuse ! Je rejette ce destin ! Je veux vivre et aimer. Je veux voir les couleurs d’une aube partagée à deux, partager le chant d’une mésange et le gout d’un pain qui sort du four. Je veux rire et pleurer. Je veux exister.



    J’entends un bruit, perçois un léger mouvement. Je me retourne et vois deux magnifiques yeux verts qui me regardent.


    La nuit est calme. Une sueur glacée me couvre le corps. A mes côtés Max respire à un rythme régulier. Son souffle contre ma nuque me rassure, il bouge un peu dans son sommeil. Je serre sa main que j’avais fini par prendre dans mon sommeil, son bras toujours calé sur mon dos. Il est une réalité rassurante. Doucement je me retourne pour lui faire face. La chambre est juste éclairée par la lueur obombrée de la lune. J’observe le visage de Max, ses traits au repos, il est magnifique. J’hésite et tergiverse. Que puis-je faire contre un destin si celui-ci m’est imposé ? Alors je décide de profiter du moment, c’est peut-être le dernier, ou le premier d’une longue vie. Je suis perdu, égaré dans un temps qui n’est pas le mien. Avec une infinitude de douceur, je passe ma main sur sa hanche et vient la caler au creux de ses reins. Mon genou vient couvrir sa jambe qu’est légèrement remontée en appuis stable sur le lit. Mes lèvres se collent à la racine de ses cheveux sur son front. Tempi si je me fais rejeter quand il se réveillera, mais l’illusion d’être deux le temps d’un moment me permet d’appréhender ce futur incertain un peu plus sereinement. Tout ceci n’est peut-être qu’une mise à l’épreuve.





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    Re: Les ennuis peuvent-ils être bénéfiques ? PV Nathaniel Wade & Max Corey

    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:23



    Je me cale contre Max comme un amant aimant. Sa chaleur m’irradie m’apportant un bien fou, celle d’une présence. Je n’ose bouger ma paume contre ses reins, de crainte de le réveiller et de gâcher ce moment. Il a quand même dû sentir mon approche dans son sommeil, car il balbutie encore ces mots étranges et bouge légèrement. La prononciation est altérée mais les mots me semblent cette fois-ci un peu plus familiers. Je n’ai pas le temps de chercher plus loin, car Max vient d’ouvrir les yeux. Son regard d’un vert si pur me regarde… tendrement ? Je vais pour bafouiller une excuse quand son bras me ramène avec force contre lui. Là, je ne peux m’empêcher de faire glisser ma main le long de son dos et d’aller me perdre sur sa nuque et ses cheveux courts. Max s’active, caressant ma peau et quand ses lèvres viennent se poser sur les miennes, j’oublie ma peur et lui rend son baiser. Il m’enlace avec une passion qui fait naitre une douce chaleur dans mon ventre, je colle mes hanches aux siennes. Je sens ses mains qui m’explorent et frémis à chaque contact. Sa bouche au creux de mon cou m’électrise, ma respiration se fait plus courte, je lui rends ses caresses. Quand ses mains empoignent mes fesses, un maelström de sensations m’envahit. Et lorsqu'il passe une jambe entre les miennes, je l’accroche d’une jambe pour la garder contre moi et agrippe mes bras dans son dos. On bascule tous les deux dans une ardeur chaude et sensuelle. Je suis heureux que finalement, il se laisse aller avec moi, mettant de côté les aprioris de l’époque. Ses mains sont douces et fermes, ses gestes sont la promesse d’un paradis de sensation. Je me tends contre lui, nos peaux se consument à se toucher. Nos envies, pressées l’une contre l’autre, battent le rythme de nos cœurs. Le regard à la dérive, j’accueille ses baisers et ses caresses. Un jappement qui vient du rez-de-chaussée vient briser cette harmonie.

    Le retour à la réalité est brutal autant pour Max que pour moi. Son air affolé, le rouge sur ses joues, ses excuses et précisions sont d’autant de coups de poignard. Est-ce la blessure à sa tête qui lui donne ce comportement ? Mais, j’ai l’amertume de constater que cet égarement ne m’était pas destiné. Un frisson glacé me sert le cœur. Je me secoue quand je le vois sortir de la chambre torse nu, sa chienne est devenue hystérique en bas. J’entends le bruit des coups sur la porte, la peur revient me traverser comme une lame de fond. La voilà la sentence, la mort qui me rattrape. Je me lève et m’habille, chaque geste me semble lourd comme si la pesanteur avait augmenté. Je me lève enfin et sort de la chambre tel un condamné à mort. Alors que je descends l’escalier, j’entends la discussion qui se déroule en bas. Ce sont les hommes de Max. Je les maudis, car sans leur interruption, Max ne se serait pas réveillé et je pourrais être encore dans ses bras bercé par cette illusion de désir.

    - Merde ! Max ! C’est moi, Dean ! On est venu à 4 voir ce qui se passait… Tu ne réponds à aucun de nos messages… pardon, mon lieutenant… Excusez-moi, mais nous nous inquiétions…

    - Je ne comprends pas, répond max, il y avait un couvre-feu !

    - Un couvre-feu mon lieutenant ? Mais pourquoi ? Ça ne va pas, mon lieutenant ?

    La dernière phrase m’inquiète, je finis par descendre plus rapidement. Max semble avoir un malaise, un de ses hommes le soutient. En me voyant, le cliquetis des armes raisonnent. On me tient en joue… une nouvelle fois. Voilà, c’est vraiment la fin, c’est peut-être mieux ainsi, car il n’y a pas pire qu’un… je regarde Max… qu’un sentiment non partagé. Est-ce mon supplice suprême ? Me faire vivre ce que je n’ai encore jamais vraiment ressenti, enfin je le crois, juste avant de m’arracher la vie.

    - Du calme, repos !

    La voix de Max claque, les hommes reposent leur arme d’un seul geste. Mon cœur fait du yoyo dans ma poitrine.

    - Je vous présente Nathaniel Wade. Je l’ai sauvé des ruines, au moment du dernier bombardement. Il a été assez gravement touché, et j’ai moi-même reçu une balle qui m’a éraflé le crâne. Je crois que nous nous sommes mutuellement sauvés la vie… Il…

    Ce regard… Une fraction de seconde, nous sommes tous deux ramenés à quelques minutes avant. Il y a un siècle…

    - Il est amnésique, allez y mollo avec les questions les gars. Je me porte garant de lui. Il m’a veillé… Il parle plusieurs langues, c’est un linguiste, il est précieux, veillez sur lui encore mieux que sur moi ou sur vous-même, c’est compris ?

    Max s’est repris, c’est le soldat qui parle, le lieutenant. Il continue de me protéger, se porte garant de ma personne alors qu’il ne me connait pas. Ses gars me saluent dans un mouvement parfaitement synchrone qui ne laisse place à aucune improvisation. Mon moment privilégié avec Max est bel et bien terminé.

    - Salut, dis-je.

    - Qu’est-ce qui vous amènent les gars ? Où sont les autres ? Demande Max.

    Il y eut un moment de flottement puis celui qui s’appelle Dean prend la parole.

    - C’est que… Mon lieutenant, il n’y a plus que nous… On est recherché, vous vous ne rappelez pas ? On a déserté, on voulait juste protéger les gens d’ici, et plus tuer d’autres personnes… C’était votre idée… On devait se rejoindre ici…

    L’ambiance se fait de plomb, Max se laisse tomber au sol désemparé. Sa mémoire défaillante le laisse totalement démuni face à ce qu’il vient d’entendre… Cette manière d’appuyer les r et d’aspirer ses h… C’est léger, et ressemble à un accent local, mais je n’arrive pas à déterminer la région de Grande Bretagne dont Dean est originaire. Une truffe humide me pousse la main, je baisse les yeux. Frakir me regarde. Ses oreilles sont couchées vers l’arrière. La chienne a peur. J’écoute ce que disent les hommes de Max, sa chienne vient de se poser devant lui, sa position est clairement protectrice, elle me regarde avec insistance. Le regard de cet animal me trouble. J'intercepte un échange de regard entre ces gars. J’ai comme un doute, je détecte un malaise, comme si ma présence gêne. J’aperçois l’arme de Max posée sur une chaise, celle où il rangé sa veste de treillis.

    Si apprendre qu’il est déserteur me soulage un bref instant, je me souviens de ce qu’on faisait à ces soldats qui fuyaient le front. La cours martiale est impitoyable. Déserter l’amènerait à une mort certaine.

    Quand on croit que l’on est condamné à mourir à brève échéance, on ne réagit pas de manière réfléchie, le temps même semble élastique. Doucement je prends la veste de Max avec la visible intention d’aller la lui coller sur les épaules. L’angle d’un tapis est l’excuse de ma maladresse, je heurte un des gars présents, un qui n’a encore pas ouvert la bouche.

    - Es tut mir leid! Dis-je en souriant avec un air gêné.

    - Es gibt keinen Schaden, me répond-il sur le même ton.

    J’ai le temps de m’accroupir devant Max, Frakir s’est un peu décalée sur le côté. Je pose doucement la veste de Max sur ses épaules, il me regarde totalement perdu. Ses sourcils se crispent quand il aperçoit son arme dans ma main. Discrètement, je l’avais embarquée avec sa veste. Je le regarde en souriant gentiment, comme un ami qui veut être réconfortant. Je sens la tension dans mon dos s’intensifier. Je me fie aux réactions du chien juste à côté, elle montre les crocs. Les soldats viennent de comprendre que leur compagnon vient de les trahir en me répondant en allemand. Je parle cette langue sans aucun accent depuis l’âge de cinq ans. Je la maitrise comme ma langue natale. De ma main de libre, je caresse le front de Max, l’autre serre l’arme la cachant aux autres par mon corps. J’essaye de me rappeler les déformations, et ses intonations sur les diphtongues et je tente le gallois.

    - Max ? Sie sind Feinde.

    Il me regarde étonné. Je n’ai pas plus le temps, la chienne gronde les babines retroussées. Je me relève, me retourne face à ses hommes et me plante devant Max, les jambes un peu écartées. Tenant l’arme à deux mains, je vise ostensiblement la tête de ce Dean. C’est lui qui parle le plus depuis tout à l’heure. Leur chef ? La réponse est immédiate, ils me visent à leur tour. Je ne peux dévier mon regard pour savoir si Max comprend la situation. Une lueur mauvaise dans le regard du type qui me vise, me fait comprendre qu’il va me descendre. Ils sont quatre et même si le chien va visiblement m’aider, je n’aurais le temps que d’en descendre un. Leur mission est quasiment suicidaire, ils n’ont aucune crainte de mourir. Et je dois avouer, qu’à cet instant précis, moi non plus. C’est comme si je m’étais fait une raison. Ma seule préoccupation est de protéger Max. Son arme ne me sert à rien, sinon qu’à gratter quelques secondes. Mon don…

    - Was möchten Sie Max? Demandai-je d’une voix dure.

    Je me concentre, c’est comme attraper de l’air avec les mains. Mon front se couvre de sueur. Je vais y arriver ! Non, je dois y arriver. Un bourdonnement me lancine et enfin une tasse oubliée sur un meuble se met à vibrer, prouvant que mon don n’est pas éteint. Mais c’est bien trop faible, ce n’est pas avec ça que je vais les stopper. La suite semble se passer comme dans un ralenti alors que la réalité ne dure que deux secondes. Je baisse le bras et lâche l’arme aux pieds de Max, écarte les doigts. Je vois leurs mains raffermir leur prise sur leur arme, leur index amorce le mouvement sur la gâchette. Les percuteurs… je l’ai déjà fait sur une grosse cargaison et de bien plus loin. Ici, la distance est ridicule et ils ne sont que quatre. Mais je suis si faible, mon don si ténu, la douleur me vrille le corps…

    J’entends le claquement des armes dont on presse la détente. La terre semble vaciller quand je me sens chuter. Je grimace de douleur lorsque mes genoux rencontrent brutalement le sol. Dans ma vision périphérique, je vois Frakir bondir et attaquer, la douleur suivante vient de mon épaule, puis ma joue touche à son tour le sol. Ma main s’ouvre dans le prolongement de mon bras, libérant quatre pièces de métal minuscules qui vont rouler sous un meuble. J’entends des cris de rage, et de douleur, le chien qui grogne. Mes oreilles raisonnent du bruit des armes qui claquent dans le vide, inutilisables. La nuit me recouvre, j’oublie même que j’existe.

    Le soleil est à son zénith, l’herbe est haute dans ce grand champ. Je cherche Ethan qui s’est caché en s’aplatissant dans l’herbe.

    - Ethan !

    Je crie, mais il ne répond pas. J’ai beau me hisser sur la pointe des pieds, l’herbe le cache.

    - Tu sais que Betty-saucisse à une culotte rouge avec des ronds verts ?

    Son rire m’indique sa position. Je cours de toutes mes forces et le trouve enfin… mais Ethan n’a plus quatre ans mais onze, le béton d’un trottoir a remplacé l’herbe verte. Le sourire que je vois est celui de la mort.





    © Fiche par Mafdet MAHES



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    Message  Max Corey le Jeu 28 Jan - 21:24