Méteo / FLux temporel et rumeurs


2016
Le flux mène au 16 février 2016.
En europe et en France en particulier, la météo est déréglée. Les températures sont au dessus des normes et on a plutôt l'impression d'être au printemps. Partout ailleurs dans le monde, la météo est conforme aux normes.

De nombreuses failles temporelles émergent, partout sur le globe, et d'anciennes figures qu'on croyait disparues refont surface. Les surhommes, désormais appelés "super héros", sont maintenant de notoriété publique et certains ont même des comics relatant leurs exploits.
Certains groupes datant de l'époque chimérique font à nouveau parler d'eux...

1934
Le flux mène au 02 janvier 1934.
A paris, le ciel est agréable et ensoleillé. A Londres, températures fraiches mais ciel dégagé. Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Un meurtrier en série sévit en ce moment à Paris, découpant les mains de ses victimes.

Une enquête est menée sur les laboratoires privés Flamel et leur soit disant "produit miracle".

Le scientifique français Henri George Ben a disparu...< /div>

1921
Le flux mène au 21 février 1921
A paris, le temps est clément, mais il fait assez sombre.
A Londres, il pleut et la température est basse.
Aucune faille, jusqu'ici ne mène en dehors de ces villes. Les autres villes sont bien sur accessible, mais le flux temporel ne nous permet pas de connaitre l'état météorologique dans les autres villes.

Une folle rumeur court sur la résurgence d'une ethnie Fae et leur lien avec "la fée verte" reste à démontrer...

    Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Partagez
    avatar
    Enora Ivanova

    Célébrité : : Kristen Stewart
    Féminin Messages : 10
    Points : 16
    Date d'inscription : 26/03/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Enora Ivanova le Lun 11 Avr - 23:20

    S'étouffer avec le silence



    L'heure était aux éclats de rires, aux tintements des bouteilles, aux danses affriolantes et aux hommes titubants, ivres d'alcool et ivre d'illusions, les poumons plus remplis par la fumée de l'opium que par de l'air. La nuit battait son plein, rythmé par l'orchestre, les trompettes, la voix grave de la chanteuse, comme chaque soir. Un rituel réglé comme du papier à roulette. Il était difficile, voir impossible de trouver le sommeil dans le petit appartement au dessus du cabaret. Même si mon esprit débordait lui aussi d'opium, même s'il était vidé de toutes pensées et que mon corps tout entier flottait dangereusement dans les limbes. Pas d'autres mots pour décrire ça. Juste... le vide enfumé et son appel. Pas assez fort pour m'attirer vers le sommeil. Il fallait que je bouge, que je quitte cet... cet antre du diable. Ou du moins m'en éloigner.

    Dans la rue, il n'y avait que quelques ivrognes et leurs bruits de dégueulis, puis le bruit de mes talons et  le bruit de mes talons dans leurs dégueulis. Paris avait dû être belle, un jour. Certainement pas de nuit, en tout cas. Je soulevais les pans de mon grand manteau, les resserrais autour de moi et allumai une cigarette pour chasser l'anxiété. Pas de fume-cigarette, pas de rouge à lèvres ce soir ; ce qui était superflu avait disparu depuis longtemps. Tout le monde avait fini par disparaître, d'ailleurs. Mais il fallait néanmoins continuer à avancer, parce que comme n'avait cessé de répéter Alexandre, je n'avais rien vraiment connu de la guerre. Je n'étais même pas un dommage collatéral, à peine affectée de toute la misère, du vice et du monde d'illusions que nous essayions tous de bâtir autour de nous. Un monde dans lequel je vivais constamment, plein de lumière et de far, comme autant d'anesthésiant contre la vie entière. Un monde sans règles qui faisait l'affaire. Les rues étaient toujours aussi désertes, à peine traversées par quelques couples qui trottinaient, pressés de rentrer chez eux. Le climat du quartier n'était pas très sûr. Quelque part, je bénissais le pistolet qui reposait tranquillement dans mon sac à main, entre mes cartes de tarot. Une femme seule dans Paris n'était jamais trop prudente, surtout lorsqu'elle décidait de traverser la ville à pied, de nuit, pour se rendre à Notre Dame. La cathédrale était plongée dans les ténèbres ; c'était justement ce qu'il fallait pour descendre dans les égouts et refaire surface sous les orgues. J'avais payé l'information du passage à un catholique assez véreux. C'était grâce à lui que certaines reliques avaient terminées sur le marché noir ; et c'était grâce à lui que je pouvais m'asseoir sur l'autel en pleine nuit, dans le silence le plus complet. Je craquais une allumette et entamai une nouvelle cigarette en contemplant sérieusement la statue de Jésus. Beaucoup de questions en tête, sans aucune réponse. Et la plupart ne valait pas la peine d'être posées. Pas à un prêtre, et encore moins à une statue.

    Les bouffées se succédaient et j'avais tiré les arcanes, pour le martyre sur sa croix. Autant dire que son tirage n'était pas brillant, à croire que la magie n'appréciait pas particulièrement d'être domptée par une sorte d'être tout puissant. Qui aimerait ça ? Certainement pas quelqu'un de raisonnable, en tout cas. Je ramassais les  cartes et terminai ma cigarette : autant profiter de ma première fois dans une cathédrale pour la visiter de fond en comble, et pourquoi pas dérober un ou deux objets qui  vaudraient une fortune sur le marché noir ? Je commençai ma visite les chaussures à la main pour- éviter les échos, dans une obscurité latente, m'éloignant du chœur pour dépasser les bancs, puis tourner pour longer la façade n-

    -AIE !, couinai-je en sautillant sous la douleur. Bancs à la con !, maugréai-je en tenant mon pied.
    -Je ne crois pas que ce soit un langage adapté pour une jeune femme comme vous, lança une voix dans la pénombre.

    Je plissais les yeux pour distinguer une énorme silhouette, qui s'avançait. Je reculais au même rythme et sortit mon arme.

    -Je pense savoir parfaitement ce qui est adapté pour moi, je vous remercie. Et en l'occurrence, je sais aussi parfaitement que si vous avancez encore, je vous abats à la seconde même, prévins-je en pointant le canon sur sa tête.

    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes
    avatar
    Le Golem
    Admin

    Célébrité : : Le Golem
    Masculin Messages : 206
    Points : 274
    Date d'inscription : 02/01/2016
    Localisation : partout

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    500/500  (500/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Le Golem le Mar 12 Avr - 19:49

    Héritage familial




    La silhouette massive semble perdre de sa corpulence au fur et à mesure qu’elle avance. Peut être était-ce un jeu de lumière et d’ombres ? Toujours est-il qu’un homme, presque androgyne, bien que clairement masculin, te fais face, visiblement peu intimidé par le canon. Ou est-ce une posture ?



    Il est d’un calme olympien mais ne semble pas dégager d’agressivité… Ses mouvements sont gracieux, presque inhumains. Lorsqu’il t’adresse la parole, pour la deuxième fois, sa voix elle-même réussit à être à la fois mélodieuse et grave…
    « Vous n’avez pas à braquer cet engin de mort contre moi, mademoiselle… Vous n’êtes certainement pas venu ici par hasard, n’est-ce pas ? Et si nous nous occupions d’abord de la blessure la plus évidente ? »

    Regardant ostensiblement ton pied, tu es surprise de voir qu’il saigne, et une petite douleur lancinante te fais comprendre que tu t’es ouvert une plaie certes pas très importante, mais qu’il vaudrait mieux ne pas laisser s’infecter…

    L’homme sourit presque lorsque tu ne le lâches pas des yeux et de ton revolver… Haussant les épaules, il semble se diriger vers un cabinet attenant à la sacristie, vérifiant régulièrement que tu le suis en boitillant… L’éclairage presque mystique des lieux forme de drôles d’ombres lorsque sa silhouette en projette sur les murs... A toi qui déchire plus souvent qu’a ton heure le voile séparant la réalité d’une autre, plus sombre, plus merveilleuse aussi, tu as l’impression de voir par intermittence des ailes, mais sans déterminer de quoi elles sont faites. Certainement pas de plumes…

    « Je m’appelle Elemiah… Ce ne sera pas long » dit-il, en revenant avec des bandelettes de tissus et, visiblement, un désinfectant… Jetant un œil chagriné sur le canon que tu as toujours, tu as soudain une drôle d’impression. Pas véritablement un jugement, mais plutôt comme si tu venais de décevoir un vieil amis… Peut-être est-ce encore l’opium… Ses mains sont douces et chaudes, sur ta peau, lorsqu’il prépare le pansement. Tu ne te rappelles même pas comment il s’est approché et a commencé ses soins… Après un léger picotement désagréable, ses mains font des miracles…

    S’attardant sans doute un peu plus que nécessaire, son sourire charmant n’est sans doute pas le plus troublant… Et pourtant, en lui, il n’y a rien d’un prédateur mâle dominant… D’ailleurs, plutôt que de pousser son avantage, il arrête son œuvre, relevant la tête pour te regarder.

    « et si nous parlions des autres blessures ? Si vous le souhaitez ? ».

    De nouveau ce regard, presque transcendant, et tout dans son attitude est dichotomique. Une force contenue, une douceur réelle, mais au service d’un homme de pouvoir, semble-t-il…


    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes



    avatar
    Enora Ivanova

    Célébrité : : Kristen Stewart
    Féminin Messages : 10
    Points : 16
    Date d'inscription : 26/03/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Enora Ivanova le Jeu 14 Avr - 1:32

    S'étouffer avec le silence



    L’homme qui s’avançait était exactement le genre de personne qu’on s’attendait à croiser dans une cathédrale. De jour, tout du moins. Mais certainement pas de nuit, et certainement pas avec le calme qui semblait l’habiter. Chacun ses points forts, je suppose. Moi j’avais mon arme, lui sa plénitude, bien. Nous verrions bien qui irait le plus loin. Force était d’admettre qu’il avait un atout en plus : sa beauté, qui se dégageait à la fois dans ses gestes et dans la voix grave qui s’échappa de ses lèvres presque féminines. Son corps n’était plus aussi imposant. Il avait, encore une fois, une morphologie semblable à celle d’une femme. Une pensée plutôt inadaptée à ce lieu de prière mais plutôt adaptée à mon lieu de travail me traversa l’esprit avant de disparaître.

    -Vous n’avez pas à braquer cet engin de mort contre moi, mademoiselle…

    J’haussais un sourcil en ricanant franchement. Bah tiens. J’étais impatiente de savoir ce qu’il comptait faire de moi une fois qu’il aurait compris que le seul but de ma présence ici était de me remplir les poches. Car malgré sa douceur et sa patience, il était certain qu’il possédait une force presque intimidante.

    -Vous n’êtes certainement pas venu ici par hasard, n’est-ce pas ? Et si nous nous occupions d’abord de la blessure la plus évidente ?

    Je… Qu’est-ce qu’il sous-entendait, par là ? La blessure la plus évidente, c’est… oh. Mon pied. Une grimace à peine visible déforma mes traits. J’avais entendu des rumeurs, comme tout le monde, sur des soldats blessés d’une plaie à l’allure inoffensive qui avait finie par se gangréner. A ce problème, s’il n’était pas rapidement soigné, deux solutions : l’amputation ou la mort. Et loin de moi l’idée d’en préférer une. Mais ce n’était pas avec la vague promesse de m’éviter un sort funeste que l’inconnu allait gagner ma confiance. J’avais mon revolver soigneusement en main et l’espace d’un instant, je me surpris à regretter d’avoir laissé Soarele, mon chiot, endormi sur mon lit. Pourtant, comme pour attiser ma curiosité, l’homme commence à s’éloigner. Je ne sentais rien de potentiellement dangereux, alors je le suivis en claudiquant, sans le lâcher du regard. On pouvait beaucoup apprendre en observant la démarche des Hommes. Séducteur, prédateur, renfermé, malade… Mais les ombres pouvaient en dire tout autant. Et celle de cet homme-là n’était pas normale. Un Jinn ? Je savais pertinemment que ce n’était pas ce qu’il était vraiment. Il fallait pourtant que je me raccroche à un terrain connu. Et les Jinn, métamorphes bons et sages s’apparentaient le plus à ce qui émanait de lui.

    -Je m’appelle Elemiah… Ce ne sera pas long, m’assura-t-il en disparaissant quelques instants avant de revenir avec des soins.

    Elemiah… instinctivement, je sus que ce nom aurait dû me dire quelque chose. Le problème, c’était que ce n’était pas le cas. Je suivis son regard jusqu’à sur mon canon et baissais les yeux automatiquement, de… de honte. Je le rangeais presque automatiquement avec la désagréable impression d’avoir déçu, mais déjà, ses mains s’affairaient sur mon pied. Le revolver rangé, j’établis le constat que je n’avais pas prononcé un seul mot depuis quelques temps déjà. Loin de me préoccuper, j’avais plutôt l’impression d’être avec un vieil ami, sans qu’une conversation ne soit nullement utile. C’était étrangement agréable, comme son sourire rassurant et charmant. Je décidais d’ajouter, à mon identification du Jinn, la carte de l’Ermite.

    -Et si nous parlions des autres blessures ? Si vous le souhaitez ?

    Instinctivement, je croisais mes bras sur mon ventre, sourcils froncés, prête à ressentir  la colère qui s’abattait toujours sur moi lorsque quelqu’un –encore plus un inconnu-, osait insinuer que j’avais été visée, et touchée par le malheur. Pourtant, il n’en était rien. Les effets de l’opium n’avaient pas l’air entièrement dissipés…

    -Je m’appelle Enora… hm hm, fis-je en éclaircissant ma gorge. Juste Enora. Et je ne pense pas avoir droit à une... confession ?

    C’était plus dur de se confier que de parler commerce. Et vu que je n’avais jamais fait ça qu’avec Alexandre…

    -Vous voyez, c’est bizarre. Vous vous doutez bien de ce que je suis venu faire ici, en pleine nuit, non ? Vous avez déjà été victime de vol. Et pourtant, c’est ce que je ne comprends pas, avec vous, vous tous, c’est que vous offrez la paix même aux plus coupables. …Vous seriez même capable de l’offrir aux boches, soupirai-je après de longues secondes. Pourtant ils ont fait des veuves, des orphelins sans pères, accusai-je en frôlant mon ventre des doigts. Mais je vous l'accorde, il n’y a pas beaucoup de chose que je comprends, en ce moment.

    Allumer une cigarette me démangeait, mais la peur de décevoir l’homme, Elemiah, était toujours trop présente. J’avais l’impression d’être redevenue une  gamine au pied du mur. C’était idiot.


    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes



    monstres invisibles
    Qu'elle que soit l'intensité de l'amour qu'on croit éprouver pour quelqu'un, on fait un pas en arrière quand la flaque de sang commence à se rapprocher d'un peu trop près.    • Chuck Palahniuk
    avatar
    Le Golem
    Admin

    Célébrité : : Le Golem
    Masculin Messages : 206
    Points : 274
    Date d'inscription : 02/01/2016
    Localisation : partout

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    500/500  (500/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Le Golem le Ven 15 Avr - 9:23

    Héritage familial




    L’inconnu semble satisfait de ta décision. Rien n’a changé sur son visage, à peine, peut être, un léger sourire, mais c’est plutôt une conviction profonde que tu as… La blessure à ton pied se fait vite oublier et c’est avec une retenue et une élégance presque érotique qu’il te remet délicatement tes chaussures, s’assurant que le bandage ne frotte pas trop, suffisament serré pour ne pas provoquer des désagréments, mais pas trop pour ne pas couper la circulation…
    -Je m’appelle Enora… hm hm, Juste Enora. Et je ne pense pas avoir droit à une... confession ?

    Son rire franc et mélodieux est aussi clairement inhumain… C’est en plantant ses yeux dans les tiens que tu remarques leur fascinante particularité. Gris clairs, mais parsemés d’argents…
    « je ne suis pas ce genre de personne, mademoiselle… Celui qui pourrait vous entendre sur ce point … n’est pas la pour le moment… »

    « Vous voyez, c’est bizarre. Vous vous doutez bien de ce que je suis venu faire ici, en pleine nuit, non ? Vous avez déjà été victime de vol. Et pourtant, c’est ce que je ne comprends pas, avec vous, vous tous, c’est que vous offrez la paix même aux plus coupables. …Vous seriez même capable de l’offrir aux boches, Pourtant ils ont fait des veuves, des orphelins sans pères… »

    Il ne manque pas de voir ton geste mais attend patiemment que tu aies finit…
    « Au contraire, vous parcourez un chemin que peu de gens peuvent parcourir… Il y a sans doute nombre de choses que vous comprenez qui n’est pas accessibles au commun des mortels…Voler des reliques ou des œuvres, ici, vous rapportera un peu d’argent… Vous pourriez avoir cet argent de bien des façons, mais vous VOULEZ prendre des choses aux autres, n’est-ce pas ? Je ne vous juge pas. En vérité, je comprends… »

    Il t’aide à te redresser, et, toi qui est habitué à ces choses, tu sens comme une « aura » autour de lui… Tu n’arrives pas à déterminer si c’est bon ou mauvais, et puis de toute façon ces notions sont relatives…
    « Votre besoin de voler est impérieux… Nous avons parfois une illusion de libre arbitre… Mais ma présence ici, ce soir, prend soudain un sens lorsque je vous voit… Ma présence, tout comme votre besoin, est régit elle aussi par un besoin impérieux… Je suis aveugle, vous voyez… Alors, voyez ! »

    Et soudain, c’est comme lorsque tu as des visions sur les cartes, l’homme s’écarte un peu de toi, et il t’apparait autrement. A nul autre que toi, cette vision aurait été effrayante, mais elle est en vérité magnifique. L’homme qui se dresse à présent devant toi est plus athlétique, torse nu, le bas du corps dans une armure d’acier et deux grandes ailes sublimes, mais semblant faites de métal, accrochant les lumières des bougies et les reflets des vitraux… A bien y regarder, elles sont elle-même faites de métal et de vitraux. Son regard est toujours aussi fascinant et il a à présent une longue chevelure noire comme l’ébène… Une carte est tombée de ta poche. Tu sais qu’il n’y a pas de hasard…

    (tu peux, au choix : faire un test : cognition + mystique , difficulté 15. Pour ça, il te suffit de répondre, et de choisir, en bas, de jeter 3 dés de compétences. Miss karma viendra nous donner le résultat.
    Tu peux aussi, en plus, utiliser ton pouvoir « Etoile » pour ajouter +3 aux tests si tu le souhaites. Ce pouvoir durera une scène, ou moins (il suffit d’indiquer si tu veux l’utiliser à un niveau inférieur)




    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes




    avatar
    Enora Ivanova

    Célébrité : : Kristen Stewart
    Féminin Messages : 10
    Points : 16
    Date d'inscription : 26/03/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Enora Ivanova le Jeu 21 Avr - 12:22

    S'étouffer avec le silence



    Les gitans disaient souvent que les yeux étaient les fenêtres de l'âme, ce qui était souvent la cause de nombreuses disputes, nourries généralement par l'alcool. Fallait-il conclure de cette théorie que l'aura ne comptait pas ? Et qu'en était-il, lorsqu'on rencontrait une jeune fille charmante, aux yeux plus doux que la neige elle-même, et que notre instinct nous chuchotait de la fuir ? La réponse n'avait pas été établie et donc, le mystère restait entier. Moi, j’y croyais. Bonnes ou mauvaises, les intentions des gens se reflétaient dans les yeux des gens. Mais les pupilles de cet homme là, si tenté qu’il soit humain, ne reflétaient pas la bonté ou la méchanceté. Elles étaient beaucoup plus complexes, un mélange de bonté, de malice et d’autre chose sur lequel je n’arrivais pas à mettre d’adjectifs. Ce n’était pas faute d’essayer – ma curiosité était piquée à vif. D’après ses paroles, il n’avait rien à faire ici non plus : ce n’était pas un homme d’église. Cependant, je doutais que nos raisons se relient ne serait-ce qu’en un seul point.

    -Au contraire, vous parcourez un chemin que peu de gens peuvent parcourir…  Il y a sans doute nombre de choses que vous comprenez qui n’est pas accessibles au commun des mortels… Voler des reliques ou des œuvres, ici, vous rapportera un peu d’argent…
    -Pas qu’un peu, m’exclamai-je sans pouvoir me retenir. Hm. Excusez-moi.
    -Vous pourriez avoir cet argent de bien des façons, mais vous VOULEZ prendre des choses aux autres, n’est-ce pas ? Je ne vous juge pas. En vérité, je comprends…

    Ma curiosité continuait de accroître au fil de la conversation. J’étais douée pour lire les gens, à travers les cartes, les lignes de mains. Peu importait le support : c’était mon domaine, trouver le désir le plus profond chez un individu pour pouvoir m’en servir à mon avantage. C’était ce que je faisais quotidiennement. Or, Elemiah semblait doter du même don. Et visiblement à un niveau bien supérieur au moins, puisqu’il savait ce que je faisais. Il y a sans doute nombre de choses que vous comprenez qui n’est pas accessibles au commun des mortels… Personne ne balançait ça de but en blanc dans une conversation normale. Mais avait-elle été normale ?
    Comme un parfait gentleman, l’Ermite me tendit sa main pour m’aider à me redresser.  Son aura ne m’avait pas échappée, mais elle s’accentuait au contact de sa peau. Un personnage difficile à cerner… ce n’était pas dans mes habitudes. Et son aura, elle aussi, n’était ni bonne ni mauvaise. Ni noire ni blanche, comme une grisâtre sentimentale. Je me demandai un instant s’il n’était pas l’un de ses soldats hantés qui ne sortaient qu’à la nuit tombée, un fou qui comptait sur ses bonnes manières pour me faire baisser mes défenses en attendant de passer à l’attaque.

    -Votre besoin de voler est impérieux… Nous avons parfois une illusion de libre arbitre… Mais ma présence ici, ce soir, prend soudain un sens lorsque je vous vois…

    Je reculai d’un pas, les yeux plissés. Ses paroles étaient loin d’être anodines. Quelque chose était sur le point de se passer et ce serait loin d’être sans conséquence. Bonne ou mauvaise, je ne savais toujours pas, et instinctivement, je fis un autre pas en arrière.

    -Ma présence, tout comme votre besoin, est régit elle aussi par un besoin impérieux… Je suis aveugle, vous voyez… Alors, voyez !

    Il fit lui aussi un pas en arrière et la pièce sombre fut soudain balayée par un tourbillon de lumière et de reflet. Les… C’était… Je glissais une main dans mes cheveux et l’autre dans ma nuque sous la surprise, la bouche entrouverte. P*tain... Wow ! Ses ailes prenaient naissance dans son dos, là où tombaient en cascade des cheveux longs, charbonneux. Ses muscles se dessinaient partout sur le haut de son corps, jusqu’à ses hanches, avant d’être dissimulés par une armure. Un ange. Son regard envoutant continuait de faire son travail envouteur, mais certainement pas assez pour m’empêcher de baisser les yeux sur la carte à mes pieds. Un sourire triomphal orna mes lèvres lorsque je la ramassais du bout des doigts.


    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes



    monstres invisibles
    Qu'elle que soit l'intensité de l'amour qu'on croit éprouver pour quelqu'un, on fait un pas en arrière quand la flaque de sang commence à se rapprocher d'un peu trop près.    • Chuck Palahniuk
    avatar
    Miss Karma
    Maitresse du Karma
    Maitresse du Karma

    Célébrité : : Karma is Karma
    Féminin Messages : 12
    Points : 12
    Date d'inscription : 05/02/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    100/100  (100/100)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    500/500  (500/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Miss Karma le Jeu 21 Avr - 12:22

    Le membre 'Enora Ivanova' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé de compétence' :

    Résultat : 5, 2, 1
    avatar
    Le Golem
    Admin

    Célébrité : : Le Golem
    Masculin Messages : 206
    Points : 274
    Date d'inscription : 02/01/2016
    Localisation : partout

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    500/500  (500/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Le Golem le Mar 26 Avr - 10:03

    Héritage familial





    Réussite (pil poil) !

    Ce n'est pas une réelle surprise, bien que tu penses avoir vu juste en associant l'Ermite à Elemiah. Mais la carte que tu ramasses est celle du Pape. L'intermédiaire entre le divin et le terrestre, le messager, le garant des pouvoirs... Comme chaque fois que tu regardes tes cartes, des détails se révèlent spécifiquement. Les reflets étranges qui apparaissent parfois sur ton jeu semblent former les mêmes ailes de vitraux que la vision que tu as eut de celles d'Elemiah.

    Imprégnée de mysticisme, tu te rappelles qu'Elemiah est effectivement le nom d'un ange. Tes vastes connaissances dans ce domaine, la magie qui coule dans tes veines te remémorent ses attributions :

    Il fait partie des seraphins, il possede le pouvoir de purifier, de comprendre la destiné et d'aider les humains à accomplir cette destinée, en leur donnant les pouvoirs nécéssaires.
    Il est autorité suprême sur la colère.
    Cette colère qui t'anime depuis si longtemps, qui te donne de la force mais te pourris la vie, également.
    Lorsque tes yeux rencontrent ceux d'Elemiah, tu comprends qu'il n'est pas la pour te juger, mais t'aider. Ces yeux sont brulants, et son sourire est comme un baume au coeur...

    "oui... Nous avons quelque chose a faire. J'ai besoin de toi, comme tu as besoin de moi, même si tu penses sans doute que ce n'est pas le cas... Tu arpentes une voie qui te permet d'aider les êtres comme moi.. Tu t'en doutes depuis longtemps, il me semble. Mais il y a sur cette terre des êtres qui ne sont ni tout à fait divins , ni tout à fait démoniaque, ni tout à fait humains... Nous n'avons pas le droit d'intervenir directement, sauf quand un grand déséquilibre est sur le point d'arriver. Et c'est le cas... La mort grignotante arrive, et menace de tout détruire sur son passage. Que m'importe tes larcins, mais en m'aidant tu t'aideras toi aussi. Cette colère que tu ressens, je puis la nourrir ou l’apaiser.."

    Il est tel que tu l'as vu dans ta vision. L'homme magnifique, terrifiant sans doute, pour d'autres que toi, avec ces ailes à présent repliées, entrelacs de métal et de vitraux.

    "a minuit, ce soir, les portes vont s'ouvrir. Des ombres dévorantes viendront prendre des vies et des aspirations et tu es une des rares à pouvoir leur barrer la route. Je ne t'y obligerais pas, c'est ton choix, tes pouvoirs. Mais je peux t'épauler si tu souhaites prendre part à ce combat."






    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes



    avatar
    Enora Ivanova

    Célébrité : : Kristen Stewart
    Féminin Messages : 10
    Points : 16
    Date d'inscription : 26/03/2016

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    100/500  (100/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Enora Ivanova le Lun 16 Mai - 0:32

    S'étouffer avec le silence



    Mon cerveau se remettait lentement du choc que j’avais eu en découvrant le véritable visage d’Elemiah. Longs cheveux sombres, musculature sèche, et surtout, ses ailes. Mon pressentiment à son sujet n’était donc pas lié à l’opium, ce qui était… plutôt rassurant. Ce qui ne l’était pas, en revanche, c’était les paroles qu’il prononçait. Que je puisse avoir besoin de quelqu’un était une chose plus que probable, même si je n’étais pas encore prête à l’avouer tout haut, voir à l’avouer tout court. Mais qu’un ange, un séraphin puisse avoir besoin de moi… pourquoi ? J’avais des capacités, oui, pourtant j’étais loin d’être la meilleure dans mon domaine. Arnaquer les clients en leur tirant les cartes, je savais le faire les yeux fermer : mais Elemiah ne semblait pas avoir l’envie, ni le besoin, d’une petite fraudeuse qui se débrouillait  pour maintenir ses affaires à flot.

    -…La mort grignotante arrive, et menace de tout détruire sur son passage…

    Ca n’avait pas l’air d’être le genre de mission qu’on avait plaisir à accepter. Des soldats, peut-être, mais certainement pas une civile. J’étais prête chaque soir à dégager les clients un peu trop saouls et insistants. La mort grignotante, c’était loin d’être pour moi.

    -Que m'importe tes larcins, mais en m'aidant tu t'aideras toi aussi. Cette colère que tu ressens, je puis la nourrir ou l’apaiser…  à minuit, ce soir, les portes vont s'ouvrir. Des ombres dévorantes viendront prendre des vies et des aspirations et tu es une des rares à pouvoir leur barrer la route.

    La mort grignotante et maintenant des ombres dévorantes ? Je reprenais mon sac, m’appuyai sur mon pied souffrant pour en estimer la douleur. Elle était faible. Bien : j’étais prête à fuir une énième responsabilité. Ouais, c’était sûrement un peu lâche. Mais qui ne le serait pas face à autant de menaces ?

    -Je ne t'y obligerais pas, c'est ton choix, tes pouvoirs. Mais je peux t'épauler si tu souhaites prendre part à ce combat.

    Le timbre de sa voix avait changé. A peine. Seulement, j’avais appris à déceler ce genre de chose grâce à Alexandre. Ou à cause de lui, selon le point de vue. Peu importait : ce timbre de voix-là était presque implorant, et c’est ce qui me fit retourner sur mes pas. Les bras croisés sur ma poitrine, je jaugeais Elemiah dans toute sa splendeur. Son regard était assuré, sa posture tout autant. Dans le pire des cas, qu’est-ce que je perdais ? Mon enfant était mort, mon mari était mort, les clients de l’Absinthe n’étaient que des morts en sursis eux aussi. Je jetais un coup d’œil à ma montre. Bientôt minuit. Mon instinct m’intimait de ne pas suivre l’ange, aussi puissant pouvait-il être, comme un faible murmure aux accents suppliants. Et pourtant. Pourtant, je pouvais aussi sentir mon corps brusquement réveillé par l’abondance de magie et d’excitation, mais aussi par la peur. Je fis disparaitre la distance qui me séparait du séraphin en quelques enjambées bien plus assurées que je ne l’étais en réalité. J’appréhendais le reste de la nuit, mais comme souvent, la curiosité était le plus fort des moteurs.

    -Je ne suis pas sûre d'être le genre de personne que tu recherches, prévenais-je sans tact. Mais il est bientôt minuit, et je suis là. Alors autant y aller.


    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes



    monstres invisibles
    Qu'elle que soit l'intensité de l'amour qu'on croit éprouver pour quelqu'un, on fait un pas en arrière quand la flaque de sang commence à se rapprocher d'un peu trop près.    • Chuck Palahniuk
    avatar
    Le Golem
    Admin

    Célébrité : : Le Golem
    Masculin Messages : 206
    Points : 274
    Date d'inscription : 02/01/2016
    Localisation : partout

    Feuille de Personnage
    karma ::
    5/5  (5/5)
    Mes pouvoirs et gadgets:
    Réputation:
    500/500  (500/500)

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Le Golem le Ven 20 Mai - 11:37

    Héritage familial





    Elemiah te regarde avec attention. Il semble satisfait de voir que tes visions te guident bel et bien, et tu penses qu’a tout autre que toi, il n’aurait pas montré sa véritable forme. D’après ses dires, il n’est pas tout à fait un ange, mais une sorte d’hybride. Peut être que les anges n’existent pas et que c’est tout simplement un homme dérangé exposé au radium ou encore une émanation venant de l’autre monde, d’où tu sais puiser une partie de tes pouvoirs. Toujours est-il qu’il correspond complètement à un ange, mais un ange guerrier. Quels sont vraiment ses pouvoirs ? Ces ailes de vitraux ne sont-elles pas fragiles ?

    Il semble cependant empli de compassion, sa tête penchée vers toi, attendant ta réaction, analysant sans doute les affres de tes pensées et de tes craintes. Il n’y a nul jugement dans son attitude, mais une certaine candeur, quelque part, il est plus humain que bon nombre de personnes que tu as déjà croisé dans ta vie.

    Même lorsque ton premier geste est de partir, il se contente de t’observer en silence, prêt, semble –t-il , à accepter ton choix, même si ce dernier ne correspond pas à sa demande. Lorsque tu le soumet à ton propre jugement, il sourit, et ses ailes se déploient à demi, comme si elles étaient une extension de son émotion. Il semble flatté que tu t’intéresses à lui. Lorsque tu t’approches de lui, son sourire s’élargit et il y a comme une chaleur dans l’église autrement bien plus froide. Les reflets passants à travers ses ailes et leur vitraux sont incongrus, mais plaisants.

    -Je ne suis pas sûre d'être le genre de personne que tu recherches. Mais il est bientôt minuit, et je suis là. Alors autant y aller.

    « Nul n’est sur de la personne qu’il ou elle est. C’est les occasions qui font de nous ce que nous sommes. Je n’ai pas toujours été celui qui se dresse devant toi. Mais je suis heureux d’avoir de nouveau quelqu’un à mes côtés, même si c’est pour un soir, une nuit ».. T’agrippant doucement par la taille, il déploie ses ailes magnifiques et s’envole, avec toi comme passagère étrange. Tu appréhendes le moment ou, semble-t-il, vous allez percuter le vitrail de la sacristie, mais vous passez simplement à travers, et vous retrouvez sur le toit de l’église, dehors.

    « Ça a commencé ». Dit-il, pointant du doigt les alentours. Au début tu ne vois rien, mais petit à petit, tu repères les lampes de rues s’éteindre une à une, et, quand ta vision s’habitue à cette nouvelle pénombre, tu remarques des formes mouvantes, comme des nuées. Le silence oppressant se fait entendre, bientôt suivit par des cliquetis, des grignotements et des petits cris, comme des centaines et des centaines de rats.

    Mais point de rats ici, uniquement des « choses » grouillantes, et à présent des cris d’humains alors qu’elles attaquent.

    « Je vais retenir la nuée. Mais tu dois trouver la Bête. C’est elle qui les dirige. Je sais que tu pourras la contrôler, tu as ça dans ton sang. Et la faire courir à sa perte. Je te protégerai, je ne tolérerai pas que quiconque vienne s’en prendre à toi. Sur le toit de l’église, tu es en sécurité. Je plonge dans mon combat, prépare toi au tien »

    Et il plonge, comme un aigle, une grande épée de vitrail à la main, à une vitesse ahurissante. Le fracas du combat ne tarde pas, alors qu’Elemiah tranche dans la nuée, ce qu’il avait appelé la mort grignotante. Il émet une lumière colorée, si bien que tu peux voir, même d’ici, qu’il est rapidement blessé. Du sang bien réel coule de son torse, ses bras, sa joue, et pourtant il ne flanche pas, tranchant la masse et faisant des ravages. Les pauvres gens qui ont été victimes sont réduits à l’état de chair sanguinolente, les autres se sont barricadés, priant sans doute le mauvais ange.

    Tu es certes a l'abri sur le toit.. Mais comment trouver ton ennemi ? Tu ne peux t'empêcher de repérer les issues, et tu vois effectivement que tu pourrais descendre facilement, en t'accrochant au fait puis aux interstices du mur. Mais que faire ?


    POOL KARMA :
    5/5
    © Fiche par Mafdet Mahes





    Contenu sponsorisé

    Re: Recouds-toi jusqu'à te refermer.

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 22 Aoû - 1:51